Happy Monday: le retour de l’auto-stop

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Complètement disparu des habitudes urbaines, l’auto-stop subsiste essentiellement à quelques rares entrées d’autoroutes dans le chef de quelques étudiants. L’air de rien, il pourrait refaire surface à la faveur d’une application bruxelloise, préparée par une start-up et destinée à rassembler l’offre et la demande, tout en procurant une plus grande sécurité aux conducteurs, comme aux passagers, qui ne resteront plus des inconnus. Vous ne devriez plus être gêné.e.s de lever le pouce.

La Libre détaille le récent débat avec Elke Van Den Brandt au parlement bruxellois sur ce projet. Il avait déjà été travaillé par la Commission Mobilité présidée par Anne-Charlotte d’Ursel. Une très grande majorité de partis semble prête à soutenir l’organisation de ce petit projet d’avenir.

Un auto stop plus structuré pourrait donc constituer une nouvelle offre de transport en commun – gratuite et conviviale – pour les quartiers mal desservis ou pour rejoindre rapidement une station de métro quand il pleut. Une occasion de faire des rencontres  et de limiter le nombre « d’autosolistes »,  qui sont près de 80% à être seul derrière leur volant à Bruxelles.
La formule rencontre un certain succès urbain à Lyon avec l’application OuiHop’, mais aussi avec le placement de simples panneaux de COurtVOITURAGE près de Lille et avec Rezo Pouce dans des communes rurales françaises mal connectées.

photo La Voix du Nord

La Belgique à quatre: comment y parvenir ?

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Interrogé cette fois par La Libre, Vincent de Coorebyter plaide pour une Belgique à quatre, qui permettrait indubitablement de sortir de l’ambiguïté. Mais pour lui, ce n’est pas un exercice à confier à un gouvernement fédéral. Il s’agit d’un exercice pour une législature, à mener au sein « d’une enceinte spécialement créée pour cela ».

Déconnectée de la négociation pour la formation d’un gouvernement, certains Bruxellois voient cette enceinte plutôt comme le lieu d’une délibération associant la société civile et des citoyens des quatre Régions, en vue de définir et renforcer une « maison commune » démocratique qui reconnaîtrait pleinement l’existence des quatre « peuples » régionaux qui composeraient cette maison commune.

Même si Vincent de Coorebyter croit que les partis pourraient mener à bien cet exercice (à l’exception de la N-VA et du Vlaams Belang) et que d’autres interlocuteurs estiment que les quatre gouvernements régionaux pourraient s’atteler à cette tâche, il est fort probable que dans les deux cas on se retrouverait rapidement devant des blocages politiques déjà connus.

La force de travail de Bruxelles

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Poumon économique de la Belgique, notre Ville-Région procure du travail à plus de 700.000 personnes. Quelques chiffres ICI. Une grande partie de ces emplois se situent dans le secteur tertiaire et demandent des cols blancs, souvent d’un haut niveau de qualification. L’offre d’emplois dans le domaine manuel et manufacturier est insuffisante pour absorber l’ensemble des cols bleus de la cité, dont une part reste sans emploi. L’exigence de bilinguisme et même de trilinguisme souhaitable – même si parfois excessive – est aussi un obstacle à leur engagement. 77 000 Bruxellois ont trouvé un emploi en dehors de leur Région.

Il faut se réjouir de voir près de 330 000 Wallons et Flamands venir nous prêter main forte pour occuper les emplois que nous créons … même si on préférerait les voir venir en transport en commun plutôt que seul en voiture. Voire même, assister à leur  installation dans la ville où ils gagnent leur vie ? Où restent les incitants ?

En Belgique, 85% des travailleurs trouvent un emploi dans leur propre Région et même 75% dans leur propre province. Deux exceptions: le Brabant flamand et le Brabant wallon, où respectivement 47% et 54% travaillent hors de leur province, principalement à Bruxelles.

 

Et si nous arrêtions d’enrichir les riches ?

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Billet d’humeur

Les riches de plus en plus riches, parce que nous buvons leur Jupiler, consommons leur eau en bouteille, brunchons dans leurs Pains Quotidiens multinationaux, achetons leur pétrole et portons fièrement leurs vêtements griffés LVH ou COST.

L’intérêt des consommateurs que nous sommes est-il de continuer à enrichir les Bernard Arnault, les Spoelberch, les Bettencourt, les Albert Frères ou la famille Lhoist, qui se moquent de l’Environnement et exploiteront les ressources de la planète jusqu’à épuisement … puis se tireront en Nouvelle Zélande avec leur argent du Panama, comme les magnats de la Silicon Valley, pendant que nous mangerons des racines.

Notre pouvoir de consommateur est énorme et inexploité. Il peut  forcer les délinquants des paradis fiscaux du luxe et de l’extraction à mettre la clé sous le paillasson … mais ils nous ont si bien conditionnés à les aimer et à les nourrir ! Pour des raisons de prudence, les investisseurs commencent cependant à bouder les entreprises pétrolières et certains extracteurs de terres rares. Moody’s va dégrader la note de l’entreprise pétrolière ExxonMobil: trop risqué face à la vague verte. Quelques détails ICI.

Alors chiche, on essaie de ne plus donner nos petits sous aux nantis en 2020 ?

 

Des voeux pour un projet Néo

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Sur le plateau du Heysel, Néo continue de rêver à la réalisation de son plan d’urbanisation.
Un projet indispensable pour héberger un nombre croissant de Bruxellois, évoluant à l’intérieur d’un territoire limité à 19 communes. Conçu il y a 10 ans déjà, Néo est toujours un projet du XXe siècle. Avec, en son centre, un immense temple de la consommation redoutable pour le commerce de centre ville, un grand centre de congrès permanent, dont l’occupation sera occasionnelle, une bretelle d’autoroute d’accès, des parkings supplémentaires et la fin de l’espace aquatique « nageable » prévu pour remplacer le très populaire plan d’eau Océade, chassé du site.

« En octobre, face à l’imbroglio des obstacles qui se sont accumulés, la Ville de Bruxelles faisait montre de sa volonté de remettre à plat le dossier: Néo 1 et son centre commercial (72 000 m²) assorti de 750 logements, d’un côté, Néo 2 et son centre de congrès assorti d’un hôtel de haut standing, de l’autre. Un mois plus tard, en plein salon de l’immobilier au Mapic de Cannes, Ville et Région reviennent à la charge pour faire savoir que les permis pour Néo1 seront prochainement délivrés ». IEB, fédération de comités d’habitants, donne plus de précisions dans sa newsletter.

Une action est en cours au Conseil d’Etat à l’initiative d’ONG de la société civile bruxelloise. Après audition des plaignants, le Conseil devrait très bientôt décider de suivre (ou non) l’avis positif de son Auditeur. Ce serait l’occasion pour la Ville repenser les programmes de Néo 1 et 2, pour en faire un projet d’intérêt général, plus en phase avec les besoins sociaux et économiques de la Région et de ses habitants, plus respectueux aussi de l’environnement.

Ce sont nos vœux constructifs pour un nouveau Néo 2020

vision d’artiste pour l’actuel projet Néo