La géothermie est-elle rentable ?

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Suite à la question soulevée par un lecteur – qui pense qu’une installation géothermique ne se trouve pas à moins de 40.000 euro – il est nécessaire de faire le point au profit de tous les lecteurs. Le coût d’une telle installation est évidemment variable en fonction de la taille du logement et de la nature du sol disponible pour forer.

Le site français Je change estime qu’il faut compter environ 1m de forage par m2 habitable à climatiser. À titre d’exemple, 2 sondes géothermiques de 50 m de profondeur peuvent suffire pour chauffer une maison de 120 m2. L’acquisition d’un dispositif géothermique représente  effectivement un coût conséquent, puisque selon Je Change, il faut compter entre 100 à 300 € par m2 chauffé. Il ne s’agit cependant pas d’une dépense, mais bien d’un investissement, à partir du moment où l’installation peut être amortie en 3 à 8 ans. C’est pourquoi la Région devrait envisager de soutenir cette transition, par des primes ou des prêts à taux réduits.

Une telle installation est évidemment plus simple à réaliser dans le cas de constructions neuves et groupées, mais est aussi praticable pour des logements anciens, lorsque la nature et la superficie du sol, ainsi que son accessibilité, le permettent. Une analyse du sol sera toujours la première démarche à effectuer, plus d’infos auprès d’Estelle Petitclerc epetitclerc@naturalsciences.be  Une information générale accessible est disponible ICI et aussi LA, déjà depuis 2010. Des réponses individualisées peuvent être fournies par SmartGeotherm, mais actuellement uniquement en néerlandais. Et puis, si vous êtes vraiment intéressé et désirez des idées, Jacques Vercruysse est le champion de la débrouillardise et peut être joint à info@geo-green.be

> à propos de canicule: voici deux compléments d’information  » La vértié, Greta et la canicule «  ainsi qu’un article paru dans Le Monde proposé par une lectrice.

 

Pourquoi aurez-vous trop chaud aujourd’hui ?

… et encore plus demain ? Parce qu’en ville on constate des températures qui peuvent aller jusqu’à 3 à 10° de plus par rapport à la campagne. L’asphalte noir et le béton des bâtiments absorbent davantage la chaleur des rayons solaires que les paysages naturels et ils restituent cette chaleur la nuit. Les arbres créent de l’ombre et ont un effet protecteur et rafraîchissant, grâce à l’eau qui s’évapore des feuilles. À l’inverse, en ville la chaleur qui provient des moteurs thermiques, des embouteillages et des systèmes de climatisation amplifient l’augmentation de température.

A Bruxelles, la minéralisation  croissante de l’espace public – chère à Henri Simons, ancien échevin de l’urbanisme à la Ville – a fait ses ravages. Elle est aussi très tendance parmi les auteurs de projets à qui l’on doit, notamment, la place de la Monnaie et la place De Brouckère, presque sans ombre et avec si peu d’eau (quand la machinerie fonctionne …). On est loin du développement du concept de « forêts urbaines » dont la canicule révèle aujourd’hui toute l’utilité.

Sur l’extrait de la carte de BuzzFeed parue dans l’article de Slate, vous voyez clairement l’ilot de chaleur continu dans le triangle urbanisé Bruxelles/Anvers/Gand. Dans une émission du mois de juin, France Inter énumère quelques timides solutions pour rafraîchir les villes, qui vont dorénavant devoir s’organiser, face à la multiplication des périodes de canicule et des records de pics de température. Un défi à prendre en charge par le nouveau gouvernement bruxellois et qui ne se résoudra pas par la multiplication d’installations d’air conditionné, chez ceux qui peuvent se le permettre, au détriment de la température de l’air extérieur, qui doit absorber leurs rejets.

 

 

 

 

Une nouvelle ligne de métro dans 40 jours

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Les rails sont posés et les trains sont là. Le 1er septembre, il suffirait de passer à la cadence d’un convoi toutes les 10 minutes, pour avoir une ligne de  » métro  » performante entre Uccle et Evere, avec extension vers Hal, Vilvorde, Malines pour les navetteurs. Les stations sont parfois basiques, mais sont prêtes à Moensberg, Saint-Job, Boondael, Delta, Mérode, Meiser, Evere, Bordet et Haren. Un test que la SNCB pourrait mettre en œuvre en collaboration avec le réseau métro STIB, pour ouvrir la ligne aux détenteurs d’un titre de transport Mobib.

Ce rêve est une suggestion d’un certain nombre de comités de quartier riverains du parcours. Vous pouvez lire leur communiqué de presse ICI. Ils proposent une ligne de « métro » directement utilisable et presque sans frais, plutôt qu’une nouvelle ligne 3 sans rapport coût /bénéfice et  qui ne serait opérationnelle qu’en 2030, après des travaux pharaoniques qui vont perturber de nombreux quartier et tuer des noyaux commerciaux comme Stalingrad. Tout cela pour un coût prévisionnel de près de 2 milliards d’euro (très probablement dépassé), qui va grever le budget régional pendant plus de 10 ans, selon un autre communiqué de plusieurs spécialistes. Un tel projet pour ne diminuer finalement le nombre de voitures que de … 0,6 %, d’après un dossier établi par le BRAL.

Je vois déjà les ingénieurs de la SNCB sortir leur calculette, pour nous expliquer que c’est impossible pour toute une série de raisons techniques et financières, que ces amateurs des comités de quartier ne maîtrisent évidemment pas. Difficile sans conteste. Impossible certainement pas, si la volonté politique y est. On pourrait réduire les temps morts aux terminus, affecter les trains Desiro achetés pour le RER à ce test, collaborer avec la STIB pour Mobib, lancer une campagne d’information. Après 6 mois d’activité, une évaluation devrait décider de l’avenir de cette ligne 26 newlook, qui pourrait être une alternative à la voiture individuelle et pourquoi pas aux livraisons en camion qui pourraient s’effectuer de nuit vers des dépôts ? On peut rêver d’un monde meilleur et plus vert … et il est  parfois à portée de main.

 Desiro photo Siemens

 

 

 

 

 

 

 

 

Happy Monday: la transition est au menu

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Bruxelles à un gouvernement. Ce n’est pas banal. Un gouvernement qui promet de se lancer dans la transition écologique et sociale indispensable pour le futur de Bruxsels et de l’espèce humaine. Il annonce aussi des pratiques de gouvernance plus transparentes et davantage de participation citoyenne. Il faut s’en réjouir … et le croire sur parole, parce que le budget pour y parvenir n’est pas encore établi, ni garanti et que de nouvelles taxes pour l’alimenter semblent exclues.

En trois paragraphes, impossible de livrer une analyse des 130 pages de déclarations d’intention, du nouveau gouvernement, mais certains médias s’y sont attelé. J’en ai sélectionné trois pour vous: l’analyse de L’Echo, celle de Bruzz et celle du Soir .

Sur le plan social pas trop de craintes, le PS omniprésent depuis 30 ans à l’expérience et dispose de ses relais dans  toutes les administrations. Sur le plan environnemental Ecolo/Groen – plus démunis – devront être vigilants pour que cet ambitieux programme se concrétise. Avec une présence verte dans 14 communes, une nouvelle répartition des compétences entre les communes et la Région devrait pouvoir voir le jour. Beaucoup est aussi attendu des « Etats Généraux » et des « Contrats Ecole » annoncés et que nous suivons de près.

 

Du neuf pour les propriétaires et locataires

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La presse a ausculté la centaine de pages de l’accord de gouvernement. Il contient, notamment, de nombreuses propositions qualifiées d’ambitieuses en matière de logement, pour pallier le manque de logement moyen et de logement social. L’Echo n’a pas tardé à les analyser. Peut-être êtes-vous concerné en tant que (futur) propriétaire, en tant que bailleur ou comme locataire (social) ?

Extraits. Diverses mesures pour faciliter l’accès à la propriété. Le régime des droits de succession sera modernisé et simplifié. La rénovation durable du bâti sera encouragée grâce à la révision des régimes fiscaux existants. L’accès au crédit du Fonds du logement va être simplifié et assoupli. Un régime fiscal favorable en matière de droits d’enregistrement pour l’acquisition d’une nouvelle habitation propre et unique. Un régime fiscal plus favorable en matière de droits d’enregistrement. Vous en saurez plus en découvrant cet extrait de l’analyse menée par L’Echo. 

Le parc immobilier bruxellois étant relativement ancien, la plupart des bâtiments sont de véritables passoires énergétiques, responsables à eux seuls de deux tiers des émissions de gaz à effet de serre à Bruxelles. En vue de réduire ces émissions de 35% d’ici 2030, tous les bâtiments bruxellois devront disposer en 2025 d’un certificat C de Performance énergétique des bâtiments (PEB). À l’avenir, il servira de base à l’établissement d’un plan de rénovation personnalisé pour chaque bâtiment, avec un upgrade énergétique obligatoire tous les 5 ans. Là aussi L’Echo s’est livré à une analyse détaillée des mesures qui vont s’imposer aux propriétaires, pour respecter nos engagements européens en matière de climat.