Archives pour la catégorie Tourisme

Pourquoi survoler Bruxelles ?

Les traînées de condensation que vous voyez sur cette photo récente montrent à quel point le ciel de Bruxelles est survolé. Bien sûr, ces avions sont à plus de 8.000m d’altitude, ne s’entendent pas et n’émettent que de la condensation de vapeur d’eau – contrails – laissée par les réacteurs et supposée inoffensive. Nous y reviendrons. Mais est-il bien indispensable que ces avions – en transit au-dessus de la Belgique – viennent survoler intentionnellement une ville d’un million d’habitants ?

Le principe de précaution exigerait évidemment d’exposer le moins de personnes possible aux risques de crash ou de perte de réacteur, statistiquement faibles mais pas nuls. Au quotidien, les nuages artificiels que ces survols créent en altitude peuvent couvrir de vastes surfaces de ciel, persister durant plusieurs heures et nous priver de soleil, tout en ayant un impact non négligeable en termes d’effet de serre et de réchauffement climatique global. De plus, certains experts estiment qu’il ne s’agit pas seulement de traînées de condensation, mais aussi de « chemtrails » constitués de produits chimiques « aérosols » dangereux.

Par ailleurs, personne ne souhaite être exposé aux nuisances sonores et aux résidus de combustion des décollages et atterrissages d’un trafic aérien qui ne cesse de se développer, notamment à la faveur d’une exonération de taxe sur le kérosène et de TVA sur les billets. Ne devrait-il pas aller de soi qu’on ne survole aucune zone densément peuplée ? et qu’on indemnise ou exproprie les victimes résiduelles ? Avec des pistes de décollage situées à moins de 2 km de la ville la plus densément peuplée du pays, l’aéroport urbain de Zaventem ne devrait-il pas être contraint de revoir ses couloirs aériens pour être conforme aux règles européennes et aux heures de sommeil ? Devant l’inertie des ministres réformateurs Galant et Bellot, il y a du travail en perspective pour le prochain gouvernement fédéral et de la vigilance à maintenir pour le gouvernement bruxellois.

Avion, train ou voiture ?

__________________________________________

Par les temps qui courent, la RTBF a cru bon de faire une comparaison entre modes de transport. Le calcul des émissions de carbone dépendant de nombreux paramètres, elle s’est basée sur des chiffres disponibles sur le site internet de la SNCF, ainsi que sur le calculateur mis au point par greentripper.org. Sans oublier que le comparatif a ses limites : prendre l’avion nécessite de se présenter à l’avance pour l’enregistrement, le temps d’un trajet en voiture est lui aussi souvent allongé par des bouchons, des travaux ou des pauses…

Trois exemples:

Bruxelles – Paris (distance: 312km)

  • En train, la durée de votre trajet s’élève à 1h35 pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 2,6 kg.
  • En avion, votre trajet s’étalera sur 55 minutes pour une émission de CO2 proche de 32 kg pour un aller-simple
  • En voiture, la durée de votre voyage est estimée à 3h30 de route pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 40 kg.

Bruxelles – Londres (distance: 372km)

  • En train, la durée de votre trajet s’élève à 2h55 pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 4,2 kg.
  • En avion, comptez 1h15 de voyage pour une émission de CO2 estimée à 44 kg.
  • En voiture, la durée de votre voyage est estimée à environ 5h pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 40 kg.

Bruxelles – Genève (distance: 793km)

  • En train, la durée de votre trajet s’élève à 5h20 pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 6,8 kg.
  • En avion, comptez 1h15 de voyage pour une émission de CO2 estimée à 68 kg pour un aller-simple.
  • En voiture, la durée de votre voyage est estimée à 8h pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 90 kg.

Comment la Ville se prépare au réchauffement ?

photo du blog mickaellebogosse

Le parc aquatique Océade était très populaire parmi la population bruxelloise. Plus de 250.000 visiteurs cette année. C’était la seule piscine en plein air de la Région et elle ne coûtait rien au contribuable ! Mais il faut bien parler au passé, puisque Océade a été contraint de fermer en septembre, que les toboggans sont partis en Roumanie pour 152.000 euros et qu’un impressionnant chantier fait de pelleteuses et de grues est à l’oeuvre ICI. D’ici la fin du mois, il ne devrait rien rester, pas même Mini Europe, sauf … 15.000m3 de gravats à évacuer.

Par quoi sera remplacé Océade ? par rien. Rien d’équivalent, mais le développement du projet commercial et résidentiel NEO de la Ville. Il y était bien question d’un « étang nageable » ou d’une piscine au théâtre américain, mais rien n’est garanti à ce stade. N’est-il pas étonnant qu’Ecolo/Groen, arrivé au pouvoir à la Ville, accepte la poursuite du projet NEO et de son centre commercial d’un autre temps ?

Avec le réchauffement climatique et les canicules à répétition, la plupart des villes  commencent à multiplier les plans d’eau et plantent des arbres pour plus de fraîcheur. Ici, la Ville supprime la seule piscine en plein air de la Région et s’apprête à couper 749 arbres pour faire place à NEO
il restera toujours la très belle piscine extérieure chauffée du David Lloyd Clubs … pour les privilégiés qui peuvent en être membres.

photo parcplaza.net

 

Happy Monday: une nouvelle place Royale

__________________________________________

La place Royale est la  » Grand-Place «  du haut de la ville. Elle mérite d’être mise en valeur, de jour comme de nuit et de se réconcilier avec les piétons. Une rénovation en discussion depuis 20 ans. Beliris vient de présenter un projet en Commission de Concertation, ce 26 septembre. Une occasion pour la société civile de découvrir les plans et de donner son avis sur un projet à propos duquel elle n’a nullement été impliquée. Les interventions furent nombreuses, riches et constructives. Un magnifique exemple d’intelligence collective.

Les intervenants constatent que la place est un lieu de passage et non un lieu de destination. Le projet présenté ne modifie en rien cette situation. Il fait d’une laide place stérile, une belle place stérile. L’asbl Quartier des Arts fait une proposition alternative très détaillée et illustrée que vous découvrirez ICI. Toute la place est piétonne dans l’esprit de la place Vendôme à Paris. Le tram et les automobiles sont invités à la traverser avec juste l’espace nécessaire, mais rien de plus. De nombreux intervenants soutiennent ce projet alternatif. Les tenants d’un classicisme plus formel comme l’ARAU ou Mont des Arts s’y opposent. Il est aussi proposé de placer le prince de Ligne au centre de la place du siècle des Lumières et d’offrir la statue de Godefroy à Bouillon ou a Baisy-Thy ou Boulogne, dont il serait natif.

Des intervenants demandent également de retirer les feux rouges pour en faire un vrai rond-point avec large marquage pour les passages piétons. Marie-Laure Roggemans, de l’asbl Mont des Arts, suggère que les vitrines soient utilisées et animées. Des bancs et des terrasses devraient être placés pour inciter à la détente et à la flânerie.

La Commission de Concertation devait remettre son avis vendredi dernier, mais la décision est reportée … faute de consensus. L’espoir de ne plus voir les piétons cantonnés sur des trottoirs rectilignes reste à portée demain, si la Commission ne s’en tient pas à une conservation historique rigide, que même Paris a abandonnée pour rendre la place Vendôme aux piétons et lui redonner vie.

Projet Quartier des Arts suivi par les plans de Beliris et de la place Vendôme à Paris.

Ci-dessous, le projet Beliris avec trottoirs rectangulaires élargis.

Plus bas, la place Vendôme à Paris, entièrement piétonne avec une voie de circulation centrale et une simple desserte locale autour de la place.

 

Sans voitures, mais pas sans événements

Nous étions habitués aux nombreuses animations qui émaillent joyeusement la journée sans voiture bruxelloise dont Bruxelles champêtre bio, le Waterbus gratuit sur le canal, le Bike Circusde très nombreuses initiatives communales et citoyennes dans les quartiers, le lancement de la semaine de la Mobilité  et même la présence bienvenue des nouveaux acteurs de la mobilité alternative.  Aujourd’hui certains se demandent s’il est judicieux de programmer à le même WE une série d’événements supplémentaires que les Bruxellois ne pourront suivre tant l’offre est multiple

Faut-il absolument que la riche Journée du Patrimoine se tienne le même jour ? Cette année on y ajoute la Fête de la bande dessinée au parc de Bruxelles et sa Balloons Parade , le Salon Bike Brussels à Tour et Taxi , Folklorissimo à la Grand-Place, Zotday et ses sports extrêmes à la Bourse, Wanderlust – Brussels Beer Project Beer Festival à l’avenue du port, le Eye Contact Experiment au parc de Bruxelles … et j’en passe, parfois des plus inédits.

Faites votre choix et un beau dimanche quand même à toutes les Bruxelloises et les Bruxellois curieux et motivés par l’avenir de leur ville.