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Happy Monday: la nature s’invite en ville

Nager en plein air. Oui, en juillet/aout, il y aura finalement deux piscines en plein air – avec maîtres-nageurs et cabines – grâce aux militant.e.s de Pool is Cool et de la commune d’Anderlecht. Une vraie piscine gratuite sera aménagée le long du canal à hauteur du bassin Biestebroeck (bus 84, M° Saint-Guidon). L’autre c’est à l’étang nageable de Neerpede ,déjà en activité (tram 81 et bus 46). 

Plantes et couleurs. Ce sont les plantes qui servaient jadis à teindre les tissus qui sont mises en valeur au nouveau Jardin Kaleïdogarden, installé depuis peu près du Parc du Bempt à Forest. Les teintureries, le drap écarlate et les tapisseries, furent des artisanats qui ont fait la réputation et la richesse de Bruxelles, du Moyen-Age à la Renaissance. Avec des interventions artistiques colorées, ce jardin didactique vous en dira plus sur notre flore tinctoriale (Bus 50).

Des légumes de la ferme … qui nourrissent plus de 400 personnes. Et un potager collectif et une quarantaine d’agneaux. C’est au Chant des Cailles, qui est toujours en péril à cause d’un projet de construction sur un tiers de sa surface. Allez-y voir les maraîchers au travail ou un dimanche pour une assiette fermière (voir pdf ci-dessous). Le dimanche 6 juin vous pourrez acheter des plantes aromatiques et couper des fleurs. Votre présence sera aussi un encouragement pour le maintien de ce site exceptionnel (M° Demey. Bus 41 et 95)

Tweetez nature en ville

photos étangs de Neerpede, piscine Biestebroeck et nouveau Jardin Kaleïdogarden

Un Musée du Chat ?

Ouverture prévue pour 2024, le Musée du Chat vient de recevoir son permis pour la construction d’un bâtiment à la gloire du Chat de Philippe Geluck, à proximité de la place Royale. Même parmi les fans du Chat, des questions se posent à propos de cette initiative promotionnelle, financée en grande partie avec l’argent du contribuable. Un Musée du Cartoon Belge, pourquoi pas ? Mais il y a déjà le Centre Belge de la Bande Dessinée pour l’accueillir. Et puis pourquoi un musée spécifique consacré à l’autopromotion d’un seul dessinateur de presse ?

A 18 millions d’euros, le budget fut un sacré challenge. Il sera financé pour moitié par la Région bruxelloise et à hauteur de 4,5 millions par la vente d’œuvres de Philippe Geluck, notamment les Chats de bronze exposés en mai sur les Champs-Élysées. Restent 3,5 millions à provenir de sponsors divers, tandis que l’auteur offrira une partie de ses planches originales aux collections de la Région de Bruxelles-Capitale.

Une pétition circule depuis dimanche pour demander à la Région d’abandonner ce projet. Elle a déjà recueilli plus de 1.700 signatures en trois jours. Vous pouvez la signer ICI. Parmi les artistes à l’initiative de cette démarche, on entend des voix s’étonner de ce projet très individuel, alors que des dizaines d’oeuvre d’artistes modernes reconnus et appréciés dorment dans les caves du musée de la rue de la Régence, faute d’un Musée d’Art Moderne ou d’un Musée du Surréalisme à Bruxelles.

Détection immédiate du virus

Très inattendu, c’est d’un article du JakartaPost indonésien – reproduit ci-dessous – que nous parvient cette découverte étonnante: un analyseur d’haleine est en mesure de détecter immédiatement les porteurs du coronavirus avec 89 à 92% de fiabilité. Déjà utilisé pour les voyages, les aéroports (photo à l’appui) et même pour l’accès à certaines salles de spectacle, ce test est plus rapide et moins coûteux (moins de 2 $) qu’un test PCR, avec une fiabilité à peine inférieure aux 95 à 96% du PCR.

Mis au point par des chercheurs en physique et en pédiatrie de l’université Gajah Mada de Yogyakarta, GeNose fonctionne un peu comme un alcootest. A partir d’un prélèvement d’haleine, un procédé d’intelligence artificielle détecte (comme un nez) les composés volatiles qui sont spécifiques de la personne contaminée Covid-19 après analyse d’échantillons de 600 personnes positives. Une version scientifique de nos chiens renifleurs.

Bien qu’approuvé par le gouvernement indonésien et mis en service, des doutes subsistent encore quant à son exactitude, en raison du manque de transparence dans son développement. A ce jour, les essais n’ont fait l’objet d’aucune publication examinée par des pairs. Une publication est cependant annoncée pour mai de cette année. Si les résultats sont confirmés, cette découverte ne devrait pas manquer de changer la donne à Bruxelles, comme ailleurs dans le monde.

Des quais plus verts et plus bas

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Le  canal est le seul cours d’eau qui traverse entièrement la ville à l’air libre. Son niveau est très bas dans le centre pour permettre aux péniches de passer sous nos nombreux ponts. Il faut souvent se pencher pour  y voir couler l’eau. La seule manière de remédier à cette situation serait d’abaisser certains quais. Cette intention figure dans le texte de l’accord de majorité qui affirme vouloir « renforcer le lien entre l’espace public, l’eau et la nature ».

Une fois de plus, Bruzz est le premier média à annoncer que le gouvernement vient de discuter de l’étude de faisabilité réalisée par deux bureaux d’étude pour l’abaissement du quai de Péniches et  des Armateurs à hauteur du bassin Vergote. L’espace y est assez large et central pour verdir ces quais et les abaisser par paliers. Le gouvernement espère inclure ces projets dans l’accord de collaboration avec Beliris, dont la bruxelloise Karine Lalieux (PS) a aujourd’hui la tutelle.

Ce scénario favoriserait l’extension du parc Maximilien et inclurait la construction d’un nouveau complexe sportif Vergote. La possibilité d’une cafétéria avec une terrasse au bord de l’eau est en cours de discussion. Le point le plus bas du quai serait environ à deux mètres de moins qu’il ne l’est actuellement. Vous en saurez plus en lisant l’article de Bruzz ou sa traduction avec DeepL.com sous la photo.

simulation extraite de l’article de Bruzz

Plus vite qu’en avion et moins cher ?

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Qui est plus rapide que l’avion ? Le train à sustentation magnétique, que les Chinois viennent de mettre au point. Il pourra atteindre la vitesse de 620 km/h et ils s’efforceraient même de porter cette vitesse à… 800 km/h. De quoi rivaliser avec la plupart des avions actuellement en service. Et cela sans compter le gain de temps lié à la proximité des gares urbaines et du temps d’embarquement réduit. Pour ce qui est du prix, tant que le kérosène des avions ne sera pas taxé comme les autres carburants, la concurrence restera faussée.

La réputation de l’avion plus rapide que le train est mise en doute par une étude de l’UCL qui prouve le contraire. En 2017, près de 4 millions de passagers ont pris l’avion alors qu’ils auraient pu gagner du temps et réduire leur empreinte carbone en prenant le train. En 2018 déjà, le comparateur de voyages en ligne GoEuro (aujourd’hui Omio) avait listé dix liaisons pour lesquelles les trajets en train étaient plus intéressants. Elles dégageaient un gain de temps, allant de 1h à plus de 3h20 par trajet.

La reprise 
« comme avant » du trafic aérien ne peut plus être d’actualité et l’accompagnement de la reconversion des salariés (notamment vers le rail) devient donc une priorité. L’extension des aéroports ne peut plus être autorisée. Alternatives Economiques s’en explique ICI. Même aux USA, où l’avion et la voiture sont les grands maitres, Joe Biden veut relancer le trafic ferroviaire dans son pays. Cela passera forcément par la création de premières lignes à grande vitesse.

Il ne faudrait donc pas que les aides européennes à la relance économique servent à développer un secteur aérien très polluant, qui doit accepter de devenir complémentaire au rail pour les très longues distances.

photo extraite du site Voyager à petit prix qui compare aussi les modes de transport