Archives de catégorie : Tourisme

Une ville animée et habitable

Pour modifier son image de capitale administrative ennuyeuse, la Région, la Ville et des associations ont multiplié les grands événements. Ils ont attiré de nombreux touristes. Plaisirs d’hiver, Bruxelles -les -Bains, Tapis de fleurs, Ommegang, WE de la bière, Jazz WE, Brussels Sumer Festival, Zinneke Parade, Gay pride, 11 juillet, Foire du Midi, Couleur Café … il se passe toujours quelque chose à Bruxelles. Mais cela, c’était avant la Covid-19. Depuis lors, ce sont des événements de plus petite taille qui ont vu le jour un peu partout. Faut-il s’en réjouir ou le regretter ?

Les grands événements, qui se situent presque toujours en centre-ville, attirent un tourisme de masse dont bénéficient évidemment les hôtels, les cafés et restaurants, qui procurent de nombreux emplois, comme rappelé dans un récent billet. Ces événements apportent cependant aussi leur lot de lourdes nuisances sonores et de désagréments lors des montages et démontages subis par les habitants. Cette année, pour cause de Covid-19, ils donc ont été remplacés par une multitude de petits événements, répartis dans les très nombreux quartiers de toute la Région. Ils y ont souvent renforcé la convivialité, sans nuire à la qualité de vie de leurs habitants. En route pour la ville multipolaire ?

On aura pu profiter des Summer Pop, comme autant de petites fêtes de village. On s’est installé dans les confortables sièges de Bronks Plein Air, aménagés pour la détente au Marché aux Porcs. Au Quartier Saint-Jacques ce sont des chaises jaunes qui ont invité à la pause dans toutes les langues, mais ce seront surtout les toutes premières Jacqueries qui animeront les rues pittoresques du quartier ce samedi et encore les deux suivants. Mais ce n’est pas tout, il se passe bien d’autres choses en cette fin d’été, vous les trouverez résumées ICI et LA et encore LA, sans compter le trilingue Bruzz Culture.  Bien du plaisir à partager.

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Quel tourisme après la pandémie ?

La raréfaction des touristes et des congressistes, suite aux divers confinements et aux mesures sanitaires, pose la question de l’avenir des grands congrès et des citytrips. L’impact sur l’industrie hôtelière, comme sur les restaurants et cafés, a été aussi dramatique que brutal, tant au niveau économique qu’au niveau de l’emploi. Faut-il pour autant tout mettre en œuvre pour revenir au tourisme de masse et à la multiplication des congrès de prestige ? Même s’ils rapportent des devises et créent des emplois non délocalisables, l’impact de ces activités sur la consommation d’énergie fossile – notamment celle de l’industrie aéronautique – vont nécessairement devoir être pris en compte, tout comme la qualité de vie des habitant.e.s de la ville.

A Bruxelles, le centre historique s’est transformé en vue d’accueillir toujours plus de touristes. Il a laissé se multiplier les offres des snacks et de bars à bières, laissé des espaces comme la rue de l’Etuve ou l’Ilot Sacré rivaliser avec Disneyland. Tout cela avec la collaboration des compagnies low cost, des logements airbnb et des grands événements, dont l’impact sur le caractère habitable de la ville et la raréfaction des logements à louer n’a pas toujours été bien évalué. Mais voilà, nous sommes tous touristes à l’occasion, à la côte, dans les Ardenne ou à l’étranger, et il n’est pas question question de nous en empêcher.

Une réflexion ne s’impose-t-elle cependant pas avant de se lancer tête baissée dans une reproduction du passé ? Le tourisme n’est pas une industrie. Venise se rebiffe et se réinvente. Berlin demande à qui appartient la ville ? Paris veut rendre le tourisme durable. A Barcelone le tourisme est le principal problème de la ville. Bruxelles ne pourra échapper à cette réflexion. Des Etats généraux du Tourisme bruxellois ? Pourquoi pas ? Un sociologue partisan de la décroissance du tourisme et le président de l’Office du tourisme de Paris débattent ICI de la « touristification » du monde, du « surtourisme » et des dégâts écologiques et économiques qu’ils peuvent entraîner. Soyez-en certains: ils divergent. Affaire à suivre.

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Le futur vert de Bruxsels

Le futur vert de la ville est déjà là. Oui, la rivière Molenbeek a refait surface, je l’ai croisée. Depuis plusieurs années, l’administration Bruxelles Environnement s’efforce de remettre nos cours d’eau enterrés à ciel ouvert et de relier des espaces verts entre eux pour favoriser les déplacements de la faune et pour développer la biodiversité. Un maillage vert et bleu. Les résultats des différentes étapes sont désormais bien visibles et chacun peut déjà en profiter. Le nord de Bruxelles a désormais aussi son « Bois de la Cambre ».

Le ParcRoi Baudouin. Vous connaissez ? Un lecteur m’y emmène. Fini le gazon tondu style terrain de golf. Une immense prairie fleurie vous accueille. Plus loin des lacs, des joncs, un jet d’eau, des jeux inédits pour les enfants et la rencontre avec une très grande diversité de canards et hérons. Plus loin, coule paisiblement le Molenbeek. Il faut souligner le travail remarquable assumé par les équipes de Bruxelles Environnement, aussi créatives que scientifiques. L’entretien et la signalétique des parcs qu’ils gèrent sont à la hauteur de leurs projets, souvent plus performants et professionnels que ceux des communes. VisitBrussels dresse un bref aperçu des lieux. 

En face, sans transition, c’est déjà le bois du Laerbeek, les marais de Jette et de Ganshoren, le Poelbos, le bois de Dieleghem … plus de 100 hectares d’espaces verts avec leur flore, leurs oiseaux et leurs lièvres qui gambadent. Mais aussi des espaces de jeux hors du commun, la Ferme des Enfants, la terrasse de la Maison Normande. On s’approche du Payottenland, cher à Bruegel. Une vraie journée de vacances à Bruxelles. Si vous ne connaissez pas, je vous convie à découvrir le site à vélo ou depuis la ligne S10, arrêt gare SNCB de Jette ou avec le nouveau tram 19 ou encore les bus 13, 14 et 88. Bien du plaisir.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20447

photos Bruxelles Environnement, VisitBrussels et Agence urbanisme Philippe Thomas

Un tourisme nouveau à Bruxelles ?

Les hôtels et leurs nombreux personnel de chambre attendent le retour des touristes, tout comme les marchands de souvenirs, les lieux de restauration et les débits de boissons. Ils ne font pas qu’attendre, ils insistent auprès des autorités et de VisitBrussels, pour un retour rapide à la situation d’avant Covid. N’est-ce cependant pas l’occasion de réfléchir sur le type de tourisme que nous souhaitons pour Bruxelles  à l’avenir ?

Un certain tourisme de masse et les hordes de visiteurs, cornaqués par leur guide, ne nous ont-ils pas montré les limites de cette activité ? que nous n’acceptons pas de qualifier d’industrie. Manque de respect pour les visiteurs comme pour les visités. La découverte de notre ville ne peut évidemment être réservée aux nantis qui dépensent beaucoup d’argent, ni même aux personnes très cultivées. Si tout le monde doit avoir le droit de visiter Bruxelles, l’offre ne peut se limiter à Manneken Pis, aux gaufres, aux frites et à la bière. Ne serait-il pas souhaitable de favoriser du lien entre les locaux et les visiteurs ?

Amsterdam a réfléchi à l’image que la ville veut donner d’elle. Elle a pris une série de mesures  intéressantes que vous trouverez dans un article de Géo et un autre plus détaillé dans le journal  Le Monde. La location touristique b&b y est  restreinte à 60 nuits maximum par an. Les beer bikes – bars à pédales – ont été interdit, de même que toute nouvelle ouverture d’hôtels et de magasins de souvenirs. « Bienvenus, pour profiter de la vie nocturne, mais pas uniquement pour fumer du cannabis et pisser dans les canaux. Non aux Anglais déguisés en pénis gonflables ». Qu’en pense VisitBrussels ? et le bourgmestre Philippe Close, partisan des grands événements et du folklore brassicole, qui attirent les foules à Bruxelles, en vue de remplir les hôtels, qui génèrent beaucoup d’emplois peu qualifiés ?

photos iStock editorial use & Youtube

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Le Palais de justice: tout savoir

Depuis plusieurs années, le palais de justice de Bruxelles a toutes les apparences d’un endroit oublié et d’une désolation : un sarcophage permanent d’échafaudages, des cascades d’eau qui déferlent à l’intérieur, des plafonds qui s’écroulent dans les salles d’audience et les greffes, des graffitis qui polluent les palissades, des arbres qui poussent sur les façades en descellant les pierres. Est-ce bien l’image que les citoyens veulent laisser de ce palais bruxellois, symbole de la justice belge et carte de visite de notre Etat de droit ? C’est la question que pose la Fondation Poelaert, dans un article du Journal des tribunaux reproduit par Quartier des Arts.

Cet article, très documenté, vous dira tout sur la situation du bâtiment et sur la réflexion approfondie de programmation, étant entendu qu’une des difficultés sera de phaser les travaux en combinant le maintien du fonctionnement des services judiciaires et la réalisation des travaux de rénovation et de transformation du bâtiment. L’objectif actuel des autorités est de terminer ce chantier pharaonique en 2040  avec une reconstruction émouvante et critique, sur base de documents anciens retrouvés. Notre passé aurait-il un futur ?

Pour en savoir beaucoup plus, voilà trois aspects détaillés et illustrés:

Restauration de l’extérieur du palais (cliquez ici)
Les travaux de sécurisation du palais (cliquez ici)
Restauration de l’intérieur du palais (cliquez ici)

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Les nouveaux échafaudages témoignent du début des travaux sur la façade principale