Archives de catégorie : Tourisme

Ljublana au vert.

Comment d’autres villes s’y prennent pour se mettre au vert ? La capitale de la Slovénie a pris plusieurs initiatives pour réduire son empreinte carbone, grâce à l’adhésion de ses habitants. « Quand le maire a décidé de piétonniser en 2007, l’écrasante majorité des habitants y était opposée, convaincue que le centre-ville allait mourir. C’est tout l’inverse qui s’est produit : les cafés et animations ont fleuri et la population s’est réapproprié l’espace ».

Aujourd’hui, 17 hectares de zone piétonne. Pour les 120 000 habitants de la périphérie qui viennent travailler en voiture, des parkings relais ont été installés. Pour 1,30 euro, ils disposent d’un stationnement pour la journée et de deux tickets de bus. Des kavalir –  petites voitures électriques avec chauffeur – se déplacent pour véhiculer gratuitement badauds ou personnes âgées d’un point à l’autre du centre historique.

Pour trois euros annuels, les Ljubljanais peuvent emprunter l’un des 840 vélos répartis dans 84 stations. Et c’est gratuit la première heure. Ils peuvent aussi emprunter toutes sortes d’objet dans une sorte de bibliothèque. Tout n’est pas parfait à Ljublana, qui peine encore avec ses déchets et avec son afflux de touristes, mais la ville est verte et paisible. Le Monde y a réalisé un reportage photo  qui vous en dira bien plus.

Photo by Ali Nuredini on Unsplash et Matjaz Rušt pour Le Monde

Airbnb: du neuf !

Loger chez l’habitant n’est pas neuf pour les touristes aguerris, mais Airbnb et ses concurrents ont popularisé la formule et l’ont rendue beaucoup plus accessible grâce à internet. Vu le succès, un certain nombre de propriétaires y ont vu une opportunité pour tirer de meilleurs revenus de leurs biens, plutôt que d’avoir des locataires fixes avec un bail. Toute une série d’appartements ont ainsi disparu du marché locatif, alors que Bruxelles manque cruellement de logements.

Un peu comme pour les trottinettes, la formule a plu et s’est développée de manière trop anarchique. Des règles ont été édictées après coup. Une ordonnance de 2014 a imposé un enregistrement, a limité le nombre de logements  touristiques pour maintenir le parc locatif, a tenté de protéger les voisins des dérives à 10 dans un logement avec force musique et alcool, … Réguler le marché sans le tuer dans l’œuf.

Ces règles, souvent trop complexes, ont été promulguées à la hâte. Le parlement bruxellois vient d’adopter, en première lecture, des changements qui visent à simplifier la procédure. Notamment, la durée de validité de l’attestation de sécurité qui sera portée de 5 à 8 ans, l’obtention de l’accord de la copropriété  qui sera supposé acquis sauf opposition formelle, … Reste à attendre l’adoption définitive du texte.

Voler avec modération.

C’est dans Le Monde, que le patron des Aéroports de Paris  (ADP) invite les passagers à être plus raisonnables dans le voyage aérien, tant que le secteur n’aura pas été au bout de son processus de décarbonation, ce qui pourrait prendre vingt à trente ans. « Avant que nous ayons des avions propulsés soit à l’électricité, soit à l’hydrogène, soit avec des carburants durables faits à partir d’électricité verte, il faudra faire preuve de modération ». Il n’y aura pas de retour à la normale avant 2014, mais « Si demain matin le trafic aérien devait décroître, ce n’est pas une tragédie existentielle pour nous ».

Voilà un discours qui nous change des propos d’Arnaud Feist, directeur général de Brussels Airport Company, qui accumule les communiqués et les newsletters pour nous pousser à nous embarquer dans des Citytrips lointains à prix bradés. L’émission de tonnes de gaz à effets de serre et le survol à basse altitude de centaines de milliers de Bruxellois ne semblent pas l’émouvoir. Et tout cela au nom de l’économie et de l’emploi … mais surtout au profit des actionnaires du consortium étranger BAISA  (1) qui détient 75% de ses parts.

En attendant les progrès technologiques annoncés, ne serait-il pas plus sage de limiter les déplacements en avion au strict nécessaire ? De développer des lignes à grande vitesse au travers de l’Europe, en commençant par la ligne Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg, qui devrait depuis longtemps déjà relier les trois capitales européennes en TGV. Les chemins de fer sont aussi créateurs d’emploi en polluant nettement moins.

(1) Le consortium BAISA comprend le fonds de pension canadien Ontario Teachers Pension Plan (OTTP), le fonds de pension néerlandais APG, l’investisseur australien QIC, l’assureur suisse Swiss Life, le partenaire financier du secteur public de l’État de Nouvelle-Galles du Sud en Australie TCorp et le fonds d’investissement du système de retraite du gouvernement japonais GPIF.

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Pass à 9 € par mois

Cet été, l’Allemagne a expérimenté un billet mensuel de 9 euros, qui a permis à la population de voyager partout en train, en tram et en bus régional. Cette mesure s’est avérée extrêmement populaire, les trajets en train de plus de 30 kilomètres ont augmenté de 42 % par rapport à 2019. Les voyages vers les lieux touristiques ruraux de Allemagne ont presque doublé.

Les billets à super-réduction se terminent à la fin du mois d’août. Un sondage indique que près de 80% des personnes sondées souhaitent une prolongation. Certains politiciens demandent qu’ils soient prolongés sous une forme à déterminer. Créés en vue de limiter le coût de la vie et de réduire l’utilisation de la voiture, ces billets ont aussi eu un impact sur l’inflation qui aurait ainsi été réduite de 2 points.

Le ministre des Finances estime que cette subvention ne peut être financée durablement. L’offre de 3 mois a coûté environ 2,5 milliards d’euros au gouvernement. Certains se demandent si cet argent ne devrait pas plutôt alléger le fardeau de l’inflation pour les ménages à faible revenu. Les politiciens devront déterminer si l’outil vise à poursuivre la politique climatique ou à contrer l’inflation. L’article de Bloomberg – traduit ICI pour vous – en dit plus.

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Quelle image pour Bruxelles ?

Le bourgmestre de Bruxelles se réjouit du retour des touristes en ville. Il est vrai qu’ils alimentent l’industrie hôtelière, qui met au travail une grande partie de notre main d’oeuvre peu qualifiée. Cela ne devrait-il cependant pas nous dispenser de réfléchir au type de touristes que nous voulons voir revenir ? Qu’avons-nous à offrir au-delà de la bière, des frites, du chocolat et des gaufres ? Voulons-nous le retour des hordes de Chinois  tristement cornaqués par leur guide ?

La crise du Covid 19 a été l’occasion d’une remise à plat pour beaucoup de grandes villes européennes. Barcelone, Venise ou Prague se sont demandées comment changer leur image et faire du tourisme une véritable occasion de rencontre tant pour les touristes que pour leurs habitants. Moins de touristes, plus curieux et qui séjournent plus longtemps. Amsterdam n’est pas en reste et s’est montrée plus radicale.

La maire écologiste amstellodamoise est aussi une écrivaine. Elle veut désormais attirer des visiteurs pour d’autres raisons que son « pittoresque » quartier rouge et ses bars à cannabis. Fini d’être un parc à thème sans morale. Il ne faut plus que les habitants se sentent devenir étrangers à leur ville. Elle n’y va pas par quatre chemins. Si son approche vous intéresse, je vous convie à lire l’article que CityLab lui consacre et que j’ai traduit ICI pour vous avec DeepL.com