Archives pour la catégorie Culture

Le futur de notre cerveau

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Nous n’utilisons qu’une partie restreinte de notre cerveau. La tentation est donc grande de tenter de le développer et de « l’optimaliser ». De nombreux articles à propos des connexions et des stimulations que peut subir notre cerveau. Articles scientifiques, commerciaux et de science fiction. Elon Musk n’est pas en reste, avec des tests sur des singes au cerveau connecté, qui arrivent à contrôler un ordinateur à partir de leur cerveau. L’article de L’Echo en dit plus ICI.
Sur Internet, les offres de stimulation cérébrale fleurissent: on peut trouver, en vente libre et pour des sommes relativement modique, des dispositifs qui permettraient de stimuler électriquement et de façon non invasive certaines aires du cerveau.

Cette pratique – au départ médicale – est censée doper les capacités cognitives, comme la mémoire, le raisonnement, le langage, y compris chez des sujets sains. Cette technique est populaire chez certains étudiants, qui pensent ainsi améliorer leurs résultats aux examens. A l’analyse, il semble cependant que les effets positifs recueillis, relèvent plutôt de l’effet placebo.
The Conversation fait le point sur ces stimulations de nos neurones.

Pour l’instant, ces différentes techniques sont surtout utilisées pour contrecarrer un état pathologique, psychiatrique ou neurologique, et elles obtiennent des résultats. Ce n’est évidemment pas la même chose que d’« améliorer » un état normal.
Sur le plan éthique une vraie réflexion ne s’impose-t-elle pas, avant le permettre à l’homme d’intervenir sur son cerveau, au risque de jouer à l’apprenti sorcier ou de virer vers le transhumanisme ? La revue Sciences Humaines se livre ICI à une analyse en profondeur.

 

Quel rôle pour l’école aujourd’hui ?

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Quel rôle pour l’école aujourd’hui à Bruxelles et dans les pays démocratiques ?Enseignants, parents, étudiants, gouvernants et entreprises s’interrogent. C’est une question fondamentale qui – à ce stade – se situe davantage au niveau philosophique et politique que pédagogique.
A Bruxelles, pour sauver l’école, la Fédération Wallonie Bruxelles planche sur son pacte d’excellence – qui fait l’objet de critiques et de justifications. Le pacte francophone confirme un tronc commun jusqu’à 15 ans, tandis que la Communauté flamande met l’accent sur une identité flamande forte (1) basée sur un « canon » à enseigner à tous, mais ne veut plus d’un tronc commun. Les jeunes Bruxellois néerlandophones devront faire un choix entre le général, le technique et le professionnel dès la fin de la 6e secondaire.

Transmettre le savoir disponible à tous a longtemps été le rôle essentiel de l’école démocratique. Depuis la propagation rapide d’Internet, l’information pour tous et l’ouverture sur le monde se sont répandues et ont changé la donne. Le rôle d’éducation de l’école devrait en sortir renforcé et le développement urgent de l’esprit critique permettre de lutter contre la propagation virale de fake news. Des chercheurs de Standford se sont livrés à une analyse de la situation, le magazine Vice en a fait le résumé. De son côté, La Main à la pâte publie un livre pratique à l’usage des enseignants désireux de développer l’esprit critique de leurs étudiants.

En marge de l’évolution du rôle de l’école, se développent aussi des centres de formation privés au minerval élevé et souvent basés sur les nouvelles technologies. L’intelligence artificielle y a fait son entrée, comme l’évoque ce reportage glaçant de jeunes enfants chinois dotés de leur casque IA, alors que retentit le signal d’alarme de la protection de notre mémoire interne.

(1) dans l’accord de majorité flamand « identiteit » est mentionné 19 fois, « integratie », 53 fois, et il s’agit bien d’une identité et d’une intégration dans une communauté et non dans une Région

 

Happy Monday ? une ville couverte en gestation

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350 ouvriers travaillent tous les jours sur l’immense chantier de l’ancienne Gare Maritime du site Tour et Taxis entamé en 2016. Il s’agit de restaurer et réaffecter des halles métalliques de 175 m de long, qui reposent sur des piliers de fonte de style art nouveau. La « ville couverte » réalisée par le privé, comptera 45.000 m2 destinés aux commerces, aux showrooms et à des établissements horeca. Elle disposera d’un espace central pour des marchés et des événements du type Eat Brussels et la Fête de la BD déjà inscrits. Dans les étages et mezzanines, 35.000 m2 seront disponibles pour des bureaux, dont 7 sur 10 seraient déjà loués.

Conçu pour le promoteur Extensa par le bureau néerlandais Neutelings-Riedijk – qui a déjà réalisé le MAS à Anvers – la réhabilitation de ce patrimoine industriel se chiffrera 100 millions d’euro. Il comportera également 3.000 m2 d’espaces verts et 10.000 panneaux solaires en toiture. Pour se distinguer des centres commerciaux classiques, les promoteurs veulent favoriser « l’expérience visiteurs et non des achats impulsifs » . On pourrait y passer la journée, disent-ils. Hier, le chantier était ouvert aux visiteurs et Bruzz y consacre un reportage photo à faire défiler ICI.

Tout le monde n’applaudit pas à cette initiative. ICI l’avis bilingue du BRAL. Se pose la question d’une mixité pas acquise pour cette implantation à la limite du quartier populaire « Maritime », les risques de gentrification et de hausse des loyers et la question de l’utilité d’un centre commercial de plus. Question déjà soulevée à propos du méga shopping mall de 72.000 m2 prévu par Néo au Heysel et remis en question par l’opposition récente du gouvernement flamand au tracé d’une route d’accès depuis le ring. La Nuit Blanche de samedi a permis de découvrir l’évolution de l’immense site de Tour et Taxis, appelé à devenir un véritable morceau de ville avec un grand espace vert en bordure du canal. Là aussi, des craintes se font cependant jour à propos de l’insuffisance de logements abordables et d’entreprises urbaines productives.

Deux regards, une interrogation

La réaffectation en cours de la Gare Maritime (photo Bruzz)

 

Partout poussent des bâtiments, quartiers et villes, construits à vitesse ahurissante. Leur durée de vie est si faible qu’on peut les appeler « ruines instantanées »
(photo © Thomas Garnier pour Nuit Blanche 2019)

Identité en péril

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C’est à Dublin. CityLab relate ICI la disparition de la peinture murale d’Attenborough qui a fait grand bruit, mais qui n’est pas la seule oeuvre de street art à avoir disparu des murs. Des marchés de rue ont été supprimés, des bars et lieux culturels ont été fermés. Souvent, les constructions qui les remplacent sont conçues pour les touristes. Les habitants craignent que la vitalité et le caractère de la ville ne soient définitivement dépouillés. Ils redoutent que Dublin soit totalement abandonnée aux pressions exercées par les promoteurs et l’industrie du tourisme de masse.

Autres victimes de ce mois: le Bernard Shaw, un pub et une salle de concert, Eatyard, un marché alimentaire sur la parcelle voisine, le départ du Théâtre Tivoli, un bâtiment des années 1930, qui sera remplacé par un hôtel et la démolition programmée d’un pub traditionnel populaire dans le quartier nord de la ville.

Les problèmes actuels de Dublin semblent être les effets secondaires de la popularité et du développement de la capitale irlandaise. L’économie de la ville est en plein essor. Elle a enregistré des niveaux d’emploi record au dernier trimestre de 2018, tandis que la ville s’est fixé un objectif de 3 millions d’arrivées touristiques annuelles supplémentaires d’ici 2028. L’identité et la culture de la ville sont en péril. Le tourisme de masse risque de la mener à un point de non retour. Un avertissement pour la touristification galopante du centre historique de Bruxelles ?

photo CityLab Paul Faith/AFP/Getty