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Bruxellois, sortez masqués

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Vous protégez les autres de vos postillons et vous êtes protégés des leurs, si tout le monde porte le masque. Une double barrière et une question de civisme. Pourtant, Maggie De Block déclare: « Cela n’a pas de sens scientifiquement » … sans doute parce qu’elle n’a pas assez de masques et qu’elle les réserve (à juste titre) aux personnels de santé. La Belgique peut en acheter et est capable d’en fabriquer. Ce n’est pas une raison pour nous mentir. Cela limite la confiance qu’on peut lui accorder pour la gestion de la crise.  Aura-t-elle un jour des comptes à rendre ? Bouli Lanners se fâche très fort pendant une minute.

Jean-Luc Gala, professeur de médecine UCLouvain: « si les stocks étaient suffisants, la question ne se poserait pas: porter un masque fait partie des moyens pour lutter contre la transmission du virus. Les difficultés d’approvisionnement poussent les citoyens à en fabriquer eux-mêmes ». Le professeur se fait couturière pour vous dire comment faire ICI.

En France, contre l’avis du gouvernement, l’Académie de médecine vient de recommander « le port généralisé du masque, y compris pour des modèles moins perfectionnés que celui des soignants. Il est établi que des personnes en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l’infection. Le masque devrait même être rendu obligatoire pour les sorties pendant la période de confinement et lors de sa levée ». La Libre confirme un probable revirement du gouvernement français.

Je ne dirai rien de plus, mais moi, je sors masqué, pour me protéger et protéger les autres.

 

Soudain, une envolée

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Soudain, un lecteur nous laisse ces quelques mots en anglais.
Ils sont simples à comprendre, mais si nécessaire, DeepL les a traduits ICI pour vous.

Suddenly

Suddenly, we slept in one world and woke up in another.
Disney has no more magic and Paris is no longer romantic.

Suddenly, in New York everyone sleeps.
And the Great Wall of China is no longer a fortress.

Suddenly, hugs and kisses become weapons.
Holding hands and walking the parks become outlawed.

Suddenly, not visiting aging parents and grandparents becomes an “act of love”.

Suddenly, our bombs and machine guns, our tanks and artilleries begin to gather dust.

Suddenly, we realised that power is with God alone. And that money has no value when it can’t even buy you toilet paper.

Suddenly, we have been put back in our place by the hands of the universe.

And we’ve been made aware how vulnerably “human” we truly are, when faced with a microbe so powerfully inhumane.

And here in the silence of my room. From a massive city that remains silence
Long for a kiss, long for a hugs. Only God knows when it will come…

Les Guignols et les Maîtres des lieux

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En revoyant cette séquence des Guignols de l’Info qui interviewent le dirigeant d’une multinationale pharmaceutique face à la crise de la grippe aviaire, on comprend mieux pourquoi tant de lobbies se sont rassemblés pour mettre fin à la série. Profitez bien de ce petit flash-back de moins de trois minutes.

Tout le monde n’est pas inconditionnel de la Plume de Thomas Gunzig à la RTBF, mais ce billet de quatre minutes pourrait vous plaire. Oui, face à ce minuscule virus, nous sommes bien peu de choses, nous qui croyions être les maîtres du monde et avoir définitivement dompté la nature.

Et pour  bien débuter cette semaine, voilà une petite vidéo de moins de 2 minutes de l’humoriste Tom Villa, qui a détourné une scène mythique de la rom-com anglaise avec ses pancartes dans Love Actually. On attend avec intérêt la version féminine de ce confinement en couple …

Arn Quinze a réalisé cette énorme toile colorée qu’il va offrir pour égayer l’hôpital Jan Palfijn

 

Happy Monday: les service essentiels restent assumés

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Non, ils ne peuvent pas télé-travailler. Ils et elles travaillent de leurs mains. Oui, ils ont plein de raisons de se confiner chez eux et de prendre soin de leur famille. Mais elles sont sur le pont et eux aussi. ils font rouler nos bus. Elles soignent les malades. Ils ramassent nos ordures. Elles sont à la caisse du supermarché. Ils balaient nos rues. Elles réassortissent les rayons. Ils conduisent leur taxi. Elles nous tiennent informés, …

A Bruxelles, il y a du courant électrique, l’eau coule du robinet, le tram roule et la nourriture arrive sans interruption. Cela ne va pas de soi en ces temps de confinement. Il faut en remercier tout ce peuple de Bruxelles à notre service. Pas de gros salaires, un travail pas toujours justement reconnu, c’est au courage de ces travailleurs et à ces travailleuses de l’ombre que notre vie en confinement à Bruxelles reste vivable. Nous ne les en remercierons jamais assez. Pourquoi ne pas leur dire: « merci d’être là », lorsque nous les croisons ?

Devant l’adversité les solidarités surgissent de partout. Vous pouvez demander ou offrir des services bénévoles sur un site dédié de facebook. Les Bruxellois font preuve  de beaucoup d’inventivité. Et tous les soirs à 20h, si vous ouvrez vos fenêtres ou allez au balcon, vous verrez vos voisins qui applaudissent ou font de la musique pour remercier le personnel soignant, mais il faut y associer toutes les autres personnes qui sont modestement à notre service et rendent la vie en ville possible. Merci à elles et à eux. Merci à vous.

Applaudir le corps médical mais aussi tous les autres métiers de service
illustration RTBF et Ville de Bruxelles et ICI « Eux ils soignent » une petite vidéo d’une minute et demi

Le Covid-19 pour les nuls

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Nous sommes toujours confinés et il fait nettement plus frais. Une occasion d’essayer d’en savoir plus sur ce virus qui transforme nos vies ? Au-delà de l’actualité quotidienne, voici des informations de première main, par des scientifiques de premier plan, qui diffusent des connaissances précises, mais dans des termes accessibles à toutes et à tous. Si vous pouvez libérer une heure, installez-vous et écoutez ICI, plein écran, la conférence passionnante du professeur Philippe Sansonetti, sur le site du Collège de France. « Chronique d’une émergence annoncée « . Un scientifique et un érudit qui sait parler simplement.

Puisque les épidémies sont inévitables, apprenons à les anticiper, déclare Eric Muraille, biologiste Immunologiste à l’ULB. « Il serait avisé de considérer l’épidémie de Covid-19 comme un test de résilience pour notre système économique et nos services de santé et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Cessons de vivre dans le déni ». Dans un article, paru en français dans The Conversation, Eric Muraille demande le refinancement des services publics de santé et l’abandon d’une gestion court-termiste, basée sur le modèle des entreprises privées. Le 12 mars, même Emmanuel Macron déclarait « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ».

Sur le plan politique, Jean-Dominique Giuliani, qui préside la Fondation Robert Schuman, publie « Les 7 défis capitaux pour vaincre le virus ». Un article qui démontre la nécessité de construire une Europe de la Santé. Comme une évidence lorsqu’il s’agit de protéger le citoyen,
Et à Bruxelles, un collectif de la librairie Berthelot à Forest s’est livré à une véritable réflexion de fond à partir de l’épidémie qui nous confine … et nous laisse sans doute le temps de lire.

>>>  last minute: dans les dernières lignes de son article, Le Soir révèle que les dépistages ont pu être réalisés plus massivement en Flandre. Est-ce bien digne Madame De Block ? Ce choix politique expliquerait pourquoi il y a plus de Flamands détectés positifs (ce qui ne se traduit pas dans le nombre de morts). Les comparaisons entre Régions ne sont pas réalistes si la politique de test n’est pas claire et les chiffres ne sont pas rendus publics. Les dépistages sont fondamentaux, la Corée du Sud l’a démontré. Rapport quotidien dans Sciensano.