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La Senne en justice ?

L’espèce humaine, avec ses 8 milliards d’individus, constitue-t-elle une arme de destruction massive pour la nature, que « nous traitons comme des toilettes » ? C’est Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, qui l’a déclaré dramatiquement en ouverture de la COP15 sur la biodiversité à Montréal ? Que peut-on espérer de cette rencontre, à laquelle aucun chef d’Etat ne participe en dehors de Justin Trudeau ? L’article de la RTBF en dit plus sur ce possible « suicide par procuration ».

Pas réjouissant tout cela, même si fort peu contesté scientifiquement. Le futur de Bruxelles en dépendra bien évidemment aussi, même si la connaissance et la prise de conscience progressent pas à pas. La tâche d’information va devoir être enfin assurée par nos écoles et nos universités. La classe politique va devoir oser prendre les mesures nécessaires, même si elles sont très impopulaires. On l’a bien vu avec les contestations au plan Good Move, certes perfectible, mais fondamentalement indispensable.

Lisez bien jusqu’au bout : la Senne pourrait bientôt vous attaquer en justice ! Accorder des droits à la nature, la doter d’une personnalité juridique, afin qu’elle puisse se défendre en justice en son nom propre ?  Ce projet percole actuellement dans plusieurs partis. Du jamais vu. Conférer des droits à un arbre, à une forêt, à un glacier ou encore à une rivière, revient à remettre à cause le principe même de la supériorité de l’homme sur la nature, de sa volonté de la maîtriser. Vous en saurez bien plus ICI.

De Téhéran à Bruxelles.

Pendant qu’à Bruxelles, des femmes revendiquent le droit de porter le hijab (voile) au travail et à l’école, à Téhéran, des femmes veulent avoir le droit de ne pas le porter … « Sans la police des mœurs dans les rues, vous voyez plus de femmes se promener sans hijab. Presque comme si elles pouvaient décider par elles-mêmes. Je pense que c’est une amélioration. » affirme Fatemeh dans un article d’Euronews. D’autres points de vue de femmes musulmanes bruxelloises dans cet article du Soir.

« Ni obligation, ni interdiction », un slogan plus que jamais d’actualité. Reste la question de la neutralité exigée du personnel des services publics et des écoles officielles, qui ne peut évidemment se limiter aux apparences. Il subsiste aussi les critères de recrutement d’un certain nombre d’entreprises, comme les banques par exemple, en matière vestimentaire et même d’apparence, comme pour les piercings ou les tatouages. Certaines de ces exigences peuvent s’apparenter à des formes de racisme.

De manière plus générale, en Belgique, la neutralité est notre manière de marquer la séparation entre l’Eglise et de l’Etat. Elle se distingue nettement de la laïcité à la française. Cette neutralité est-elle inclusive ou exclusive ? Pour le Collectif Yallah, elle est émancipatrice, comme il le défend dans cette carte blanche. Un point de vue auquel tout le monde n’adhère pas.

Quelle Flandre ?

Par-delà les clichés et les idées reçues, Joyce Azar nous révèle – en français – ce qui se passe et ce qui se pense en Flandre, sans aucun tabou. Une Région démystifiée. Après 19 ans de présence sur le site la VRT en français, c’est avec passion qu’elle va continuer à nous diffuser régulièrement ses messages. Via Daardaar, le média en ligne qui traduit le meilleur de la presse flamande en français et dont elle est co-fondatrice et éditorialiste en chef. Via son émission dominicale à la RTBF. Via une série d’articles qu’elle a rédigés pour Le Vif et bientôt via de nouveaux canaux.

Elle connaît et comprend nos deux Communautés. Elle interroge mais ne juge pas. Elle se sent belge, très belge, par rapport à d’autres qui pourraient se dire flamand, bruxellois ou wallon. Pour elle, la richesse de la Belgique repose sur la complémentarité des différentes communautés.

Joyce Azar est une grande dame, que Bruxelles peut être fière d’héberger. Née à Beyrouth, mais arrivée bébé à Anvers avec ses parents qui fuyaient la guerre civile, elle est parfaite bilingue et même polyglotte. A 18 ans, elle débarque à Bruxelles pour suivre des étude de journalisme à l’ULB. Sophie Lejoly en dresse ICI un portrait très sensible.

photo VRT

Happy Monday, ça bouge !

 

Des cours de Climat. Une première mondiale: l’Université de Barcelone impose désormais un cours obligatoire sur la crise climatique pour obtenir son diplôme. Une formation indispensable pour toutes et tous, quelle que soit la faculté. L’article de la RTBF en dit plus. Peut-on espérer une initiative semblable dans nos universités bruxelloises ?

Maintenir des guichets conviviaux. La Région vient de publier une ordonnance « Bruxelles numérique ». Fort bien. Encore faudrait-il que cela ne se fasse pas au détriment d’un accueil humain au guichet des administrations. Aujourd’hui pour un rendez-vous à la commune ou à la banque, pour trouver du travail ou inscrire son enfant à l’école… l’informatique est devenue incontournable. Une grande partie des citoyens – pas équipés ou compétents – a du mal à accéder à ses droits. Lire et Ecrire vous invite à manifester  en faveur des guichets ce mardi 6 décembre à 13h à l’Albertine.

Des déchets utiles. Quatre jeunes sociétés bruxelloises rivalisent d’ingéniosité pour trouver un nouvel usage à nos déchets. Elles récupèrent des invendus pour produire de la nourriture saine pour les animaux, une autre en fait des préparations culinaires en bocaux, une troisième des panneaux rigides avec des sacs en plastique. La dernière récupère des cheveux chez les coiffeurs pour produire des « paillassons » qui absorbent huit fois leur volume d’hydrocarbures (marées noires) ou de graisse. Elles s’expliquent au micro de BX1.

Une mobilité plus saine.

Longtemps vulnérables et réduits à la portion congrue, les deux roues ont conquis leur place dans la mobilité urbaine. Des pistes cyclables dignes de ce nom ont commencé à faire leur apparition et ont offert plus de sécurité aux usagers, comme les cyclistes quotidiens l’exigent depuis longtemps. Vélos, vélos électriques, vélos cargo, livraisons cyclistes, trottinettes, circulent sans polluer l’air, sans bruit et en consommant peu ou pas d’énergie. Voilà pour l’aspect positif.

Pas tenus de passer d’examens, souvent sans casque et sans assurance, il faut bien constater que les deux roues sont nombreux à ne pas connaître le code de la route ou à ne pas le respecter. Si la plupart des voitures s’arrêtent aux passages piétons, les vélos les franchissent allègrement, pour ne pas mettre pied à terre. Ils mettent régulièrement les piétons en danger, c’est bien visible sur le piétonnier. Vias ou le Gracq comptent-ils entreprendre quelque chose ?

Rien dit des motos. Les motards se rendent-ils compte de la gêne qu’ils occasionnent pour les citadins avec leurs accélérations aussi brutales que bruyantes, avec des pots d’échappement souvent trafiqués. Ils peuvent réveiller des centaines de personnes en une seule nuit. Quand le parlement bruxellois va-t-il enfin réglementer leurs nuisances sonores et oser braver les puissants lobbies qui les soutiennent, police en tête.