Archives de catégorie : Culture

Habiter autrement.

On ne parle pas ici de yourtes, de tipis ou de tiny houses, peut compatibles avec l’habitat urbain, mais d’autres manières urbaines d’habiter la ville, sous différentes formes d’habitat collectif. La plus répandue parmi les jeunes est la « colocation » ou la vie en « communauté ». Une réponse pragmatique au renchérissement des loyers. Certains logements neufs sont parfois conçus pour ce mode de partage, qui n’échappe pas toujours au statut de cohabitant.

D’autres formes d’habitat groupé commencent à émerger, non sans quelques difficultés. Il s’agit de personnes ou familles qui ont un projet  de vie en commun. Elles acquièrent ou louent un grand espace pour le réaliser, le plus souvent en autogestion. Nous y reviendrons prochainement. Vous en saurez déjà plus lors des journées porte ouvertes organisées les 19 et 20 septembre.

Parmi d’autres formes de cohabitation on trouve: l’habitat solidaire – parfois inclusif – l’habitat intergénérationnel, l’habitat seniors et l’habitat « kangourou », souvent 2 unités où un ménage prend soin de l’autre, parfois de manière contractualisée. Tout cela est détaillé ICI. Il y a aussi quelques « Community Land Trust », qui peuvent apporter du soutien. Ils visent à faire de la terre un bien commun et non une marchandise.

Les Fagnes à Bruxelles.

Profondément marqué par la disparition de paysages entiers des Hautes Fagnes, l’historien David Van Reybrouck confesse une émotion vive face à cet été, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. « Tous ces morts suite aux canicules, tous ces hectares brûlés, toute cette bêtise humaine, cette paralysie politique… Et savoir que tout cela était su à l’avance ». Il s’inquiète des alertes lancées depuis des décennies par les climatologues et les scientifiques qui sont demeurées lettre morte.

Déjà très marqué par l’incendie de Notre-Dame de Paris, par le 40 victimes des inondations de la Vesdre, il veut rendre visible le désastre des Hautes Fagnes. C’est l’endroit le plus visible du dérèglement climatique, mais nous allons l’oublier d’ici quelques semaines. Il veut monumentaliser ces instants. Il faut faire trace dans l’espace public.

David Van Reybrouck veut remplir toute une salle des Musées royaux avec les cendres, les charbons et les branches brûlées récoltées dans les Fagnes. Remplir une salle du musée pour avoir une œuvre d’art misérable, qui nous rappellera jour après jour à ce qu’on a fait. Il en dit plus à la RTBF.

Fédération Wallonie Bruxelles en faillite ?

Il ne peut y avoir de véritable faillite, mais malgré les pénibles économies prévues, le déficit de 2026 s’élèvera encore à 1,6 milliard d’euros, pour des recettes qui avoisineront les 13,5 milliards d’euros. La FWB dépensera donc environ 12 % de plus que ce qu’elle perçoit. Financée uniquement par dotations, elle ne peut lever aucun impôt et les économies réalisables ne suffiront pas à assainir la situation.

Ce sont Isolde Van den Eynde et Jan Wostyn qui l’affirment dans la presse flamande. Pour eux, une fusion entre le gouvernement wallon et celui de la Communauté française est la seule manière de sortir de l’impasse. Deux gouvernements pour quatre millions de francophones, c’est un luxe, mais aussi un fardeau. Ce changement exigerait cependant une réforme de l’État, qui ne se fait du jour au lendemain. L’agence de la dette tire  aussi la sonnette d’alarme.

Les milieux académiques de Flandre sont convaincus de la nécessité de cette réforme. Ils s’étonnent de voir cet aspect largement absent du débat dans les cercles francophones. Serions-nous à nouveau « demandeurs de rien » ? de crainte de payer cher un changement pourtant inévitable. La communauté flamande est aussi en déficit, mais il est absorbé par le budget du gouvernement flamand, dont elle fait partie.