Archives pour la catégorie Culture

Happy Monday: de l’info en continu

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À partir du 2 septembre, à  tout moment, quand vous le désirez, vous pourrez disposer d’informations en continu sur une nouvelle chaîne de télévision et de radio belge francophone, appelée LN24. Ses fondateurs promettent d’être indépendants, innovants et irrévérencieux. Ils ont de bons antécédents, mais on jugera sur pièce.

Johan Condijts a quitté L’Echo, dont il était le rédacteur en chef, pour se lancer dans cette aventure audiovisuelle en compagnie du journaliste Martin Buxant. Ils seront entourés d’une équipe qui comptera 48 personnes d’un âge moyen de moins de 30 ans. Ils pourront aussi compter sur les chroniques de trois gloires du paysage audiovisuel: Patrick Poivre d’Arvor, Christine Ockrent et Franz-Olivier Giesbert.

L’Echo vous explique ICI comment ils commencent à fourbir leurs armes et si vous voulez déjà les voir en action, c’est par LA.  Le capital initial , de 4,5 millions d’euro, provient des trois fondateurs: Joan Condijts, Martin Buxant et Boris Portnoy, ainsi que de quatre partenaires financiers assez inattendus: Belfius-Insurance, Ice-Patrimonials (Jean-Pierre Lutgen, le frère de l’autre), Besix  Group et Giles Daoust, administrateur délégué de Daoust et Title Media. La chaîne vivra uniquement des revenus de la publicité.

 

Vers une maison en autarcie

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Un couple de retraités s’est fait construire une maison en pleine ville, qui lui permet de produire sa nourriture, d’assurer la rétention des eaux pluviales, de se ventiler de manière naturelle, de laisser entrer la lumière mais en se protégeant du soleil direct. Construite en hauteur, sur une parcelle étroite, « son apparence oscille entre jardin, ferme et maison ». Vous pouvez la découvrir en photo ICI.

C’est à Kuala Lumpur, et – sans hiver – ses 40 espèces de plantes comestibles ne dorment évidemment jamais, y compris les bananiers. Le couple ne compte pas en rester là et veut faire évoluer la maison vers encore plus d’autonomie en collaboration avec le cabinet d’architecture malaisien formzero, qui a d’autres réalisations à son actif.

N’est-on pas là en route vers la maison du futur ? Faite de simplicité, d’empreinte écologique légère et prête à affronter l’augmentation du prix de l’énergie et de l’alimentation.
Merci à la lectrice qui me l’a fait découvrir.

photo Ameen Deen

Happy Monday: des fleurs des champs chez vous ?

 

Des bouquets de fleurs oubliées, cueillies dans la région ou chez de petits producteurs bio, et vendus directement au consommateur, en circuit court. C’est une initiative lancée voici un an par deux amies, un peu sur le modèle des paniers de légumes bios, comme elles le confient dans un article de la RTBF, qui insiste sur la très faible empreinte écologique du projet.

Pour la récolte, elles disposent de trois immenses jardins avec des bleuets, des pavots, des centaurées, des verbena, des aromatiques aussi, comme le romarin ou la sauge … De la graine au bouquet, tout est fait maison: semer, repiquer, cultiver, composer les bouquets, qui sont confectionnés en fonction des commandes, afin d’éviter le gaspillage. Les clients viennent les chercher le vendredi fin de journée. Les fleurs tiennent une bonne dizaine de jours sans problème … mais c’est dans la région de Charleroi que se situe Dansons la Capucine.

Qu’à cela ne tienne, Bruxelles n’est pas en reste, même si l’offre semble un peu plus sophistiquée. Haut les coeurs vient livrer ses fleurs à vélo dans les 19 communes. On s’abonne pour un bouquet par mois, ou deux, ou trois …  Mais il y a aussi Origaniques qui cultive un beau concept dans le Sud de Bruxelles et puis encore la Boutique 12, où s’installe le poète des fleurs oubliées, tous les vendredis et samedis chez Hunting and Collecting au 17 rue des Chartreux. Une journaliste dit ICI tout le bien qu’elle pense de ce nouveau concept. Vous pouvez évidemment aussi faire un tour à vélo le long du canal vers CERIA et faire votre récolte personnelle.

photos Dansons la Capucine

 

L’intelligence artificielle capable de deviner

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Un développeur américain a mis au point une forme d’intelligence artificielle qui “ efface ” les voitures des rues, comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo ci-dessous. Ce n’est pas encore parfait et peut sembler à la portée de n’importe quel utilisateur de Photoshop, mais en vidéo c’est une autre affaire. Il ne s’agit pas seulement de repérer et de gommer des voitures en mouvement, mais aussi de reconstituer automatiquement le paysage qu’elles cachent. Un logiciel peut donc aussi  » deviner «  !  Voir la vidéo d’une minute ICI.

Cet exploit n’a été rendu possible que grâce à l’intelligence artificielle, et même grâce à deux réseaux antagonistes génératifs (GAN) qui permettent au programme de “ deviner ” le paysage qui se cache derrière le véhicule effacé. Une technique qui associe deux réseaux neuronaux indépendants, et dont les résultats sur de simples photos sont bluffants. C’est l’Huffingtonpost qui relève ce travail encore au stade expérimental.

Avec ce programme, on peut se permettre de rêver, en imaginant concrètement une ville libérée de ses voitures, dont le programmeur “ ne voit pas l’utilité ” dans une ville moderne aux multiples moyens de transport alternatifs dont il y a encore beaucoup à dire et à réguler.
S’il compte encore travailler sur le programme avant de le partager, l’auteur prévoit à terme de rendre le code public. La lectrice qui nous a transmis l’information, ne peut toutefois manquer de se demander ce que ce programme permettra en termes de fake news, lorsqu’il tombera dans des mains malveillantes. Un procédé qui peut faire froid dans le dos.

La foi ne fait pas la loi

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Alors que la majorité des Belges étaient baptisé.es et que beaucoup fréquentaient les églises catholiques ou protestantes, la loi – qui s’impose à toutes et à tous – a finalement consacré la séparation de l’Etat et de l’Eglise, après une longue histoire retracée dans un texte très personnel de Robert Calmon, publié par Wikisource.

A Bruxelles aussi, la liberté de culte est garantie et même subsidiée par l’Etat, mais son exercice reste subordonné au prescrit de la Constitution et aux lois du peuple belge. «La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne veut pas faire la loi» écrivait Le Soir en 2016. C’est une condition essentielle pour le maintien d’un État démocratique impartial.

Il y a plus de trois siècles déjà, la philosophie politique de Spinoza disait en conclusion, que le but de l’état de société est la paix et la sécurité. « Le meilleur État, par conséquent, est celui où les hommes vivent dans la concorde, et où la législation nationale est protégée contre toute atteinte ». Le droit au respect des croyances, des opinions ainsi que des diverses minorités qui composent la ville, constituent la base d’une démocratie urbaine saine. Y adhérer n’est-il pas un devoir pour toutes celles et tous ceux qui désirent continuer à vivre en paix avec les autres citoyennes et citoyens bruxellois.