Archives pour la catégorie Urbanisme

Happy Monday: des bâtiment recyclés

Oups ! C’est le brouillon que vous avez reçu dimanche …Voilà l’article mis à jour.

En 2014 déjà, il a été demandé aux architectes de Fearon Hay de transformer un immeuble industriel délabré des années 50 de Taiwan, en un boutique hôtel atypique. Ils ont choisi d’intégrer le plus grand nombre possible des éléments existants, en reprenant le caractère original du bâtiment industriel et brut. Plus de photos ICI.

Le SOF Hotel garde le charme de cette structure industrielle, avec des éléments de mobilier en bois naturel, de grandes enceintes en verre et des jardins sporadiques qui offrent une mise à jour minimale et moderne à cette ancienne usine. Un recyclage réussi et un minimum de déchets. La formidable idée de l’agence est d’avoir gardé les structures délabrées et les anciennes plantes mortes pour une ambiance renouveau post-apocalyptique.

Le recyclage de l’ancienne salle des guichets de la CGER, rue du Fossé aux Loups, s’est réalisé dans le même esprit, pour donner naissance au Food Market Wolf. Moins de déchets et plus d’atmosphère inédite. Le succès semble être au rendez-vous.

Happy Monday: des bâtiments recyclés

En 2014 déjà, il a été demandé aux architectes de Fearon Hay de transformer un immeuble industriel délabré des années 50 de Taiwan, en un boutique hôtel atypique. Ils ont choisi d’intégrer le plus grand nombre possible des éléments existants, en reprenant le caractère original du bâtiment industriel et brut. Plus de photos ICI.

Le SOF Hotel garde le charme de cette structure industrielle, avec des éléments de mobilier en bois naturel, de grandes enceintes en verre et des jardins sporadiques qui offrent une mise à jour minimale et moderne à cette ancienne usine. Un recyclage réussi et un minimum de déchets. La formidable idée de l’agence est d’avoir gardé les structures délabrées et les anciennes plantes mortes pour une ambiance renouveau post-apocalyptique.

Le recyclage de l’ancienne salle des guichets de la CGER, rue Fossés aux Loups, s’est réalisé dans le même esprit, pour donner naissance au Food Market Wolf. Moins de déchets et plus d’atmosphère inédite. Le succès semble être au rendez-vous.

Bruxelles électrique

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« Gaz à tous les étages », c’est bientôt le passé. Amsterdam prévoit d’éliminer complètement l’utilisation du gaz naturel domestique d’ici 2050. Pourquoi certaines villes envisagent-t-elles d’éliminer le chauffage et la cuisson au gaz naturel pour lutter contre le changement climatique ? Pourquoi l’électrification des bâtiments et l’élimination du gaz dans les maisons neuves devient désormais une tendance de fond ? L’électricité serait-elle nécessairement verte sur le lieux de production ?

Le magazine américain Curbed consacre un article bien documenté à cette question, qui pourrait bien modifier radicalement la distribution d’énergie dans les constructions neuves comme dans les rénovations. Le groupe privé BDL livre une synthèse. Si la production d’électricité verte est encore très insuffisante en Belgique (surtout en Flandre), elle tendra cependant à le devenir, alors que la production de gaz naturel tendra nécessairement à se raréfier dans les prochaines décennies, malgré les tentatives de séduction opérées par les fournisseurs de gaz, à la suite des fournisseurs de mazout, encore plus inquiets.

Bruxelles s’éclaire déjà de plus en plus en LED et 45% de l’électricité que consomme notre ville est d’origine verte. Le futur fera sans doute la part belle aux plaques de cuisson à induction pour cuisiner, aux pompes à chaleur électriques pour se chauffer par le sol – par géothermie si l’habitat est groupé – et à la voiture électrique partagée, pour se déplacer. Si l’éolien et le photovoltaïque progressent dans le pays, ils sont encore loin de pouvoir fournir l’énergie verte nécessaire pour alimenter tout cela et pour produire l’hydrogène nécessaire pour d’autres applications.

 

L’espace public en débat

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Trop longtemps accaparé par l’automobile – jusque sur les trottoirs – l’espace public est en transition. Il se se soucie davantage de tous ses usagers, avec une priorité pour les plus vulnérables. Le partage de l’espace public sera au centre du débat, qui suivra une nouvelle projection du beau film de Luc Jabon: « Bruxelles, une traversée urbaine ».

Une rue, ce n’est pas seulement une artère publique où l’on se déplace. Elle recèle à la fois des enjeux urbanistiques, culturels, économiques, politiques et parfois même poétiques ou franchement drôles. A quel prix Bruxelles se métamorphose-t-elle ? Quel est son futur ? Comment les citoyens tentent-ils se réapproprier leur espace urbain ?

Questionner ces enjeux sera l’objet d’un débat, modéré par Philippe Van Parijs, philosophe (UCLouvain et KU Leuven), membre de l’Académie royale de Belgique, initiateur de Picnic the Streets, en présence du réalisateur Luc Jabon et avec la participation de Benoit Moritz, architecte urbaniste, professeur à la Faculté d’Architecture de l’ULB, coordinateur de Metrolab Brussels, membre de l’Académie royale de Belgique, Isabelle Pauthier, députée au Parlement bruxellois, directrice jusqu’en 2019 de l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines (ARAU) et Luckas Vander Taelen, journaliste, professeur à la Erasmushogeschool – RITS, auteur de « Brussel. Een stad waar ik van hou »  (2019).

Ce sera le jeudi 13 février de 18h à 20:30 à l’Auditorium Albert II du Palais des Académies, rue Ducale 1. Participation gratuite. Inscription à info@academieroyale.be avant le 10 février.

Implanter du logement social, mais où ?

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Se loger est un besoin primaire et devrait être un droit.
Une étude de Brussels Studies a fait le point sur le logement à Bruxelles, produit un diagnostic, des enjeux et des cartes ICI. C’est parce que le montant des salaires les plus bas et des indemnités de remplacement ne permettent pas à de nombreuses familles d’accéder à un logement privé, qu’il est toujours indispensable que les communes et la Région construisent et entretiennent d’urgence des logements sociaux abordables et de qualité.

La Région de Bruxelles disposait en 2016 de 36.117 logement sociaux, alors qu’il y a près de 40. 000 familles bruxelloises inscrites et éligibles pour un logement social.  Nicolas Bernard fait une analyse de la situation ICI.  Alors oui, il faut construire du logement social. Vite et bien. Particulièrement dans les communes qui n’en disposent pas ou peu. C’est essentiel pour assurer une mixité sociale et éviter les ghettos, qui se répercutent jusque dans la population des écoles.

A Molenbeek, à Anderlecht ou dans le Pentagone, faut-il encore construire un seul logement social ? On y trouve déjà une concentration bien trop forte. C’est une remarque des habitants eux- mêmes et un obstacle au retour des classes moyennes en ville, pour assurer une meilleure mixité. N’en déplaise à ceux qui n’y voient que « gentrification ». Par contre, il est urgent d’y rénover le parc existant – 10% du parc est inhabitable selon la RTBF – et d’en diminuer les consommations, dont les charges peuvent parfois excéder le montant du loyer, faute d’isolation.