Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

À propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Jancovici, vous connaissez ?

Jean-Marc Jancovici est un ingénieur sorti de Polytechnique qui enseigne et qui s’avère être un vulgarisateur hors pair. Il remplit les auditoires. Il veut changer le monde et s’y emploie. Il a créé The Shift Project, Carbone 4, publié plusieurs livres, dont un album de bande dessinée didactique: Le monde sans fin.

Selon lui, le modèle des sociétés occidentales est voué à la décroissance. Basé sur l’extraction de tout ce que la terre possède et plus particulièrement sur des énergies provenant essentiellement des combustibles fossiles, il n’est pas pérenne et doit donc changer ou disparaître.

Même si ses affirmations à propos du nucléaire civil et sur l’avenir de l’hydrogène lui ont valu des critiques, il donne du monde actuel et de son avenir lié à l’évolution du climat une image globale et rassurante. Il sait ce qu’il faut faire. Le fera-t-on ?

14 objectifs, 64 mesures.

Bruxelles n’est pas une ville propre, la faute à ses services publics et à ses habitants. Alain Maron vient de lancer la mise en application de son plan pour que cela change. Il mise notamment sur la coordination (absente) entre les différents services communaux et régionaux, mais aussi sur des « Managers de la propreté » par zone, pour plus de cohérence. Il dégagera 80 millions en 3 ans pour que l’opération Clean Brussels arrive à ses fins.

Les sacs éventrés, les empilements de sacs aux coins de rues, l’absence de poubelles rigides, de mauvais jours de collecte pour les commerces, les rues salies après collecte, … autant de constats citoyens quotidiens, que les Managers de la propreté devraient confirmer et résoudre. La coordination entre Communes et Région devrait être enfin structurée. Des résultats devraient être visible avant la fin de l’année prochaine.

Sacs sortis le mauvais jours, mégots jetés en rue, dépôts clandestins, … les citoyens ont aussi leur responsabilité dans l’état de malpropreté de leur ville. Des actions éducatives sont prévues, y compris dans les écoles, mais aussi de la répression sous forme d’amendes, avec bientôt perception immédiate. BX1 et Bruzz en disent plus.

Une fête gâchée.

Ce qui devait être une fête pour les Bruxellois d’origine marocaine s’est vite mué en une action violente de près de 200 jeunes, bien décidés à troubler l’ordre public à tout prix. Ils jettent ainsi l’opprobre sur toute la communauté marocaine de Bruxelles, privée du plaisir d’une victoire bien méritée, face à des Diable Rouges quelque peu usés et finalement peu inspirés.

Certains se demandent s’il va falloir supporter longtemps la présence d’un certain nombre d’individus sauvages, que leur propre communauté réprouve ? La ministre de l’Intérieur interroge: “Comment devrions-nous traiter les personnes qui ne veulent pas s’inscrire dans notre société ?“.

Les caméras de surveillance devraient permettre d’identifier plus que la dizaine d’émeutiers arrêtée en centre-ville. Il y a aussi ceux des places Etangs Noirs, Bara et Pavillon. Ce sera à la Justice de s’en occuper. Peut-on espérer qu’elle le fasse rapidement, pour que cela ait un sens et ne contribue pas à accroître un sentiment d’impunité ? En attendant, on peut se réjouir de voir des supporters du Maroc s’attacher à nettoyer les espaces ravagés.

photos Twitter (Klaas Geens)

Happy Monday: le biochar, nouvel or noir ?

Les Bruxellois produisent énormément de déchets, mais ils les trient de mieux en mieux. Nos déchets organiques devront bientôt être obligatoirement placés dans des sacs oranges pour pouvoir être traités. Cette biomasse d’origine végétale est aujourd’hui utilisable comme source d’énergie.

Cette biomasse pourrait aussi être traitée par pyrolyse pour produire une sorte de charbon biologique, appelé « biochar ». Il est déjà utilisé en agriculture pour augmenter la qualité des sols, mais il permet aussi de lutter contre le réchauffement climatique par séquestration à long terme de carbone atmosphérique dans les sols. Un double bénéfice, bien décrit dans cet article du magazine Horizons.

Le biochar se différencie du charbon de bois par son utilisation directe dans le sol, plutôt que comme combustible. Au lieu de libérer du CO2 dans l’atmosphère lors de la combustion, il agit comme un puits de carbone. Un lecteur, professeur à l’ULB, nous livre ICI ses commentaires et soulève quelques questions intéressantes.

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Obstacles à l’isolation.

Capitale pour le futur de Bruxelles, l’isolation thermique pose problème. Si les travaux d’isolation à l’intérieur d’une maison ou d’un appartement ne demandent généralement pas de permis, ils posent cependant de nombreux problèmes techniques, dont dépose et repose des radiateurs, déplacement de canalisations, re-positionnement des interrupteurs et prises, ponts thermiques, sans compter la perte de place occasionnée par des moyens d’isolation pouvant atteindre 20 cm d’épaisseur.

Si l’isolation par l’extérieur du bâtiment pose peu de problèmes pour la façade arrière, il n’en va pas du tout de même pour la façade avant. Si elle est classée, il est exclu d’obtenir l’autorisation de la recouvrir de nouveaux matériaux. Même non classée ou protégée, la façade avant, dans une rue de maisons mitoyennes, ne va pas pouvoir empiéter de 20 cm sur le trottoir.

On se trouve devant un véritable dilemme: alors que l’isolation des logements est indispensable pour des raisons de facture énergétique et de diminution des gaz à effet de serre, elle s’avère impossible pour des raisons urbanistiques. La RTBF consacre un article bien documenté sur cette question. Le nouveau règlement d’urbanisme devrait prévoir un certain nombre de dérogations. En attendant, mieux isoler sa toiture reste immédiatement possible pour diminuer la source principale de perte de calories. Le programme Renolution et Homegrade peuvent apporter un soutien financier et technique.