Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

A propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

L’hydrogène réunit ses partisans

Il y a quelque temps déjà, une lectrice se demandait à quoi pouvaient bien servir nos soliloques à propos de l’avenir de notre ville. Autant prêcher dans le désert. Aujourd’hui, nous sommes 544 à partager des visions d’un futur que nous voulons désirable. Mieux encore, certain.e.s n’hésitent pas à diffuser nos idées auprès de leurs relations ou de responsables politiques. Depuis peu, des lecteurs et lectrices ont décidé de passer de la réflexion à l’action. Réunis pour faire le point entre passionnés et scientifiques pour voir comment agir pour assurer un avenir à l’hydrogène à Bruxelles. Ils ont déjà un RV fixé avec le cabinet d’Alain Maron.

La Région semble tout miser sur la voiture électrique et l’installation des milliers de bornes nécessaires au long rechargement de leurs volumineuses batteries. Contrairement à la Flandre et à la Wallonie, Bruxelles ne mentionne pas l’hydrogène dans le plan de relance qu’elle a introduit à l’Europe. La compétition entre la voiture électrique à batteries et celle à pile à combustible (hydrogène) ne fait que commencer. La Chine abandonne la voiture électrique au profit de l’hydrogène et les provinces se ruent sur les subventions. Le Japon n’est absolument pas en reste.

La Commission Européenne ambitionne de positionner l’hydrogène comme une énergie incontournable à l’horizon 2050 pour les transports. Au point que les voitures à pile à combustible pourraient détrôner les modèles électriques à batterie … que 18% de propriétaires américains se mettent déjà à revendre, à cause du temps de rechargement. Les jeux ne sont pas faits. Bruxelles aurait tort de mettre tous ses oeufs dans le même panier et de ne pas miser aussi sur des stations à hydrogène.

Pour rejoindre le groupe Bruxelles Hydrogène il suffit d’adresser votre demande à cette  adresse.

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Caméras corporelles et police

Les drames et incident récents entre citoyens et police ont fait resurgir la question du port de caméras corporelles par les agents. Tant sur le plan juridique, éthique et financier, des questions semblent encore rester non résolues pour en généraliser l’usage.

Aux USA, 25 États qui ont reçu des subventions pour l’achat de caméras corporelles permettant de filmer les interactions avec le public. Selon une étude récente, les avantages pour la société et les services de police l’emportent largement sur les coûts de ces caméras. Elles montrent une baisse du recours à la force par la police. Parmi les services de police étudiés, les plaintes contre la police ont diminué de 17 % et le recours à la force par la police, lors d’affrontements mortels ou non, a baissé de près de 10 %.

Le coût des caméras corporelles de la police peut s’élever à plusieurs milliers de dollars par agent, étant donné que les coûts comprennent l’achat et l’entretien de l’équipement, le paiement du stockage de l’énorme quantité d’informations que les caméras peuvent collecter et la formation des agents. L’étude affirme cependant que la valeur monétaire des avantages des caméras corporelles – les économies générées par une réduction des plaintes des citoyens et des incidents de recours à la force évités – ainsi que les réductions de coûts qui pourraient résulter de la diminution du nombre d’enquêtes, sont très significatives. Le pdf traduction de l’article de CityLab en dit plus.

Une Belgique à cinq ?

La future et probable Belgique à quatre, vous connaissez: Bruxelles, Flandre, Wallonie et Ostbelgien. Mais on oublie souvent un autre acteur: l’Etat fédéral. Un pouvoir qui est élu directement et qui conserve des leviers importants liés à la solidarité, tels que certaines parties de la sécurité sociale et le pouvoir fiscal, sans compter les fonctions régaliennes et la gestion de la dette. Un Etat qui gagnerait d’ailleurs à réinstaurer une circonscription fédérale, qui permettrait aux citoyens de tout le pays de réélire ou de sanctionner des ministres fédéraux en fonction de leurs prestations.

Dans une opinie à De Tijd, Willem Sas estime qu’entre l’unitarisme et le confédéralisme/séparatisme, il existe une troisième voie, qui est déjà suivie par la Suisse, l’Allemagne, le Canada et les États-Unis: le fédéralisme territorial classique. Pour lui, c’est la seule solution, si l’efficacité devient réellement notre principe directeur plutôt que l’idéologie ou l’urgence politique, comme dans les précédentes réformes de l’État. Il s’en explique fort bien dans la traduction pdf en bas de page.

La semaine dernière c’est Re-Bel qui organisait un séminaire virtuel à propos d’une Belgique basée sur quatre Régions. Animé par Béatrice Delvaux (Le Soir) et Karel Verhoeven (De Standaard) on y a entendu Sven Gatz, ministre bruxellois Open VLD et Paul Magnette président du PS. Paul De Grauwe et Philippe Van Parijs de Re-Bel en ont tiré les conclusions. Les slides chiffrés se retrouvent dans le pdf en bas de page et vous pouvez réécouter le webinaire complet ICI.

Un Musée du Chat ?

Ouverture prévue pour 2024, le Musée du Chat vient de recevoir son permis pour la construction d’un bâtiment à la gloire du Chat de Philippe Geluck, à proximité de la place Royale. Même parmi les fans du Chat, des questions se posent à propos de cette initiative promotionnelle, financée en grande partie avec l’argent du contribuable. Un Musée du Cartoon Belge, pourquoi pas ? Mais il y a déjà le Centre Belge de la Bande Dessinée pour l’accueillir. Et puis pourquoi un musée spécifique consacré à l’autopromotion d’un seul dessinateur de presse ?

A 18 millions d’euros, le budget fut un sacré challenge. Il sera financé pour moitié par la Région bruxelloise et à hauteur de 4,5 millions par la vente d’œuvres de Philippe Geluck, notamment les Chats de bronze exposés en mai sur les Champs-Élysées. Restent 3,5 millions à provenir de sponsors divers, tandis que l’auteur offrira une partie de ses planches originales aux collections de la Région de Bruxelles-Capitale.

Une pétition circule depuis dimanche pour demander à la Région d’abandonner ce projet. Elle a déjà recueilli plus de 1.700 signatures en trois jours. Vous pouvez la signer ICI. Parmi les artistes à l’initiative de cette démarche, on entend des voix s’étonner de ce projet très individuel, alors que des dizaines d’oeuvre d’artistes modernes reconnus et appréciés dorment dans les caves du musée de la rue de la Régence, faute d’un Musée d’Art Moderne ou d’un Musée du Surréalisme à Bruxelles.

Aux arbres, citoyens !

A Bruxelles, on nous parle beaucoup des arbres que l’on compte planter, mais fort peu de ceux qu’on abat, ou qu’on laisse abattre, pour toutes sortes de bonnes et de moins bonnes raisons. Il est des villes où chaque arbre est reconnu comme un être vivant. Numéroté et centralisé, il dispose de sa fiche d’identité, de son état de santé et parfois même d’un dispositif qui lui permet d’envoyer un message pour dire qu’il a soif … A Bruxelles, les arbres dépendent du bon vouloir de 19 communes et d’une Région.

Vu que le territoire de notre Région est toujours limité à ses 19 communes et que nous manquons de logements et d’écoles, la pression est forte sur tout espace vert qui pourrait être utilisé pour recevoir du bâti. Rehausser des habitations d’un ou deux étages (on ne parle pas ici d’une tour) ou reconvertir des bureaux en logements, pourraient éviter la destruction d’espaces verts, dont nous avons un urgent besoin.

Devenus les emblèmes d’une planète qui souffre de la présence humaine, les arbres font l’objet d’un engagement citoyen croissant: comme le résume fort bien le pdf français en bas de page, tout comme les actions menées tant en Flandre qu’en Wallonie. Un peu partout, la société civile multiplie les initiatives pour protéger les arbres, pour les faire parler, pour créer des mini forêts et même des forêts comestibles, pour replanter des espèces indigènes comme Extinction Rebellion. Nous avons la chance de pouvoir jouir de la forêt de Soignes et du bois de la Cambre, il nous incombe d’en prendre soin. Chaque carré d’herbe, chaque clairière, chaque sentier est laissé à la sauvegarde des citoyens, qui n’emmènent pas toujours tous leurs déchets …