Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

A propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Sauver un espace vert en péril

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La ville de Bruxelles a lancé son Plan Canopée en vue développer et protéger le patrimoine arboré public. L’échevine des Espaces verts, Zoubida Jellab (Ecolo), veut rendre la ville plus résiliente et plus agréable à vivre. Elle précise que la question de l’arbre en ville, ou plus largement celle de la nature, constitue un axe désormais central dans les politiques urbaines. Elle veut rédiger une « Charte de l’Arbre » et même créer un poste de « Boommeester ». On ne peut évidemment que s’en réjouir. Cependant, à ce jour, tout ce que l’on constate c’est davantage d’arbres abattus que d’arbres plantés. Nous avons déjà signalé ICI les 128 platanes abattus avenue de Stalingrad et les 397 de la cité administrative.

Voilà que les habitants de Laeken nous signalent le projet de lotissement d’un site naturel remarquable. Ancienne pépinière du Domaine royal, on y retrouve toujours des fruitiers anciens et des arbres remarquables. A 10 minutes de la place Bockstael et à proximité du merveilleux Jardin du Fleuriste, se trouve le Mont Donderberg. Un poumon vert de 2,6 hectares qui n’a jamais connu de constructions. A l’état sauvage depuis plus de 50 ans, la faune et la nature y ont pleinement leurs droits. Les photos rassemblées sur le site établi par les riverains vous en diront plus sur son caractère exceptionnel et sur la beauté des chemins vicinaux qui seront éradiqués.

Certes, la Ville et la Région manquent de logements et se sont engagées à en construire. Bourgmestre et échevins ont développé leurs arguments dans la presse, mais les riverains rétorquent point par point. Ils sont résolument positifs et présentent d’autres solutions que celles du promoteur. Rien n’est perdu, puisqu’une Commission de Concertation doit se réunir en mars. Vous pouvez encore agir de deux manières: en signant cette pétition et en marquant votre opposition par mail à urb.commissionconcertation@brucity.be au plus tard ce jeudi 25 février. Un mail contre le projet HOP4 : PU-H13892020 et un contre la suppression des chemins vicinaux : SPEC-H212020).

Happy Monday: un traitement disponible

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Maintenant que la vaccination a démarré au fil des livraisons négociées – non sans problèmes – par la Commission européenne, plus personne ne parle des résultats prometteurs d’un traitement précoce de la Covid-19. Enfin, presque personne, puisque le docteur Maskens vient précisément d’adresser une lettre ouverte au ministre de la Santé à ce sujet.

L’imervectine est une molécule déjà ancienne, utilisée chez nous contre la gale. Passée dans le domaine public, elle est bien connue du monde médical et peu couteuse. Faute d’un traitement spécifique, lors des premiers symptômes Covid-19, un médecin généraliste bien informé pourrait la prescrire sans danger. Mais voilà, l’imervectine en comprimés n’est pas disponible sur le marché belge. Les pharmaciens n’ont pas le droit de stocker ce médicament, mais pour répondre à une ordonnance, les pharmaciens les plus débrouillards commandent les comprimés de la marque Stromectol en France et ils sont livrés dans les 2 jours.

En attendant la découverte d’un médicament spécifique (?), ne serait-il pas urgent d’autoriser la vente du Stromectol et de rendre au médecin généraliste sa liberté de choix, pour soigner ses patients et tenter d’éviter leur hospitalisation ? Vous voilà informés et en position d’en parler avec votre médecin traitant, si vous deviez déceler les premiers symptômes de la Covid-19.

informations confirmées par deux docteurs en médecine bruxellois

 

Raser l’immeuble Proximus au Sablon ?

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Bien qu’il ne s’agisse pas d’une architecture exceptionnelle, pourquoi raser cet immense immeuble en parfait état, alors qu’il pourrait être rénové ? Pourquoi imposer au quartier un charroi de longue durée pour évacuer tous ces matériaux et que faire de ces gravats, alors que tout le monde parle d’économie circulaire et de construction durable ? Rénover cet immeuble de bureaux en logements est parfaitement possible et rentable. Aménager une série ininterrompue de commerces au rez-de-chaussée pourrait favoriser un lien plus agréable entre le haut et le bas de la ville.

Ce projet disproportionné d’Immobel n’a pas manqué de provoquer une salutaire levée de boucliers. Au-delà des arguments mis en avant par les promoteurs du projet, il semble qu’il s’agisse avant tout de mieux rentabiliser les m2 acquis, en augmentant sensiblement le nombre d’étages. Pour ce qui est de la Région, elle semble plutôt favorable à la démolition, parce qu’elle permettrait de créer un parking public souterrain, qui serait une monnaie d’échange pour la suppression du stationnement sur la place du Sablon.

Oui, la place du Sablon doit devenir piétonne et arborée, malgré la grogne de certains commerçants, principaux utilisateurs de ce parking en plein air. Non, il ne faut pas creuser un parking de plus en centre ville, alors que les parkings Poelaert et Albertine sont à 300m et loin d’être saturés. Le comité Quartier des Arts s’est opposé  à cette démolition. Le comité Sauve Lebeau Sablon aussi et il vient de gagner une manche  à la Cour constitutionnelle. Le BRAL résume l’enseignement tiré de la récente commission de concertation qui a exigé d’Immobel un autre projet. La bataille n’est cependant pas encore définitivement gagnée, si vous voulez lui donner du poids, vous pouvez vous joindre ICI à une pétition, que près de 4000 personnes ont déjà signée.

la rue de Ruysbroeck, avec à l’arrière plan les tours du projet Immobel

Terrasse ou balcon, sinon rien !

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La ville du futur promet une terrasse ou un balcon pour chacun. Pas indifférent à nos remarques et aux doléances de tous ceux et celles qui ont vécu le confinement sans contact avec l’extérieur, Pascal Smet (one.brussels) réagit. Il entend profiter du nouveau Règlement Régional d’Urbanisme (RRU) en cours de rédaction, pour imposer un balcon privé ou un espace extérieur commun (rattaché au bâtiment ou sur le toit) pour tout nouveau projet de construction. Il faut s’en réjouir et pourquoi n’en profiterait-il pas  pour exiger une verdurisation des toitures ou des façades ?

Le Comité scientifique logement a rendu son rapport au gouvernement bruxellois. Il préfigure une nouvelle vision de l’habitat à Bruxelles, suite au réchauffement climatique et à la crise sanitaire du Covid-19. L’Institut bruxellois de statistiques (Ibsa) a constaté que les communes du croissant pauvre furent les plus touchées par la surmortalité due au Covid-19. Les causes sont multiples: moins de télétravail, plus de comorbidité mais aussi et surtout, le bâti.

« Les appartements sans terrasse ou balcon, c’est terminé à Bruxelles » titre La Libre. Il faudra cependant encore attendre 2023 pour que le nouveau RRU soit terminé et entre en application. Dans Bruzz, le secrétaire d’Etat encourage les promoteurs et les développeurs à intégrer, dès à présent, les nouvelles recommandations, qui correspondent manifestement à une demande du marché immobilier. Et pour les bâtiments existants, des solutions existent, comme par exemple, les réalisations de l’entreprise familiale Ferro Concept ou les toitures vertes du Groupe Leclerc architecture.



Aérez, aérez, aérez !

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Il n’y a pas que la série de gestes barrières avancés par le gouvernement. Pour vous protéger et protéger les autres du coronavirus, ouvrez les fenêtres plusieurs fois par jour pour changer l’air, qui se charge de gouttelettes imperceptibles, dénommées aérosols, qui peuvent transporter le virus sur de longues périodes à votre insu.

Peut-être vous rappelez-vous, que dès le mois d’août, nous avons publié un billet à l’initiative d’un lecteur-ingénieur, qui préconisait déjà de mesurer la teneur en CO2 de votre lieu de vie, de votre lieu de travail ou de la classe de votre enfant. il existe un petit appareil très simple et peu coûteux qui peut vous signaler qu’il est temps d’ouvrir la fenêtre. En voici un exemple, mais vous en trouverez beaucoup d’autres sur internet  à la rubrique détecteur de dioxyde de carbone (CO2). Un niveau correct se situe autour des 700 ppm, au-delà, il est temps d’aérer pour limiter les risques de contamination.

Aujourd’hui, le gouvernement impose ce capteur de CO2 aux salons de coiffure qui ne peuvent ventiler en permanence et c’est une mesure utile. Le Soir consacre un article à cet équipement et estime qu’il s’agit là d’un élément incontournable d’un futur déconfinement.