Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

À propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Votre avis sur la STIB.

La STIB fait souvent l’objet de commentaires, surtout quand elle accuse des retards ou est défaillante. Aussi, quand son personnel nous prend en otage par des grèves, plutôt que par des opérations de transports gratuits, aussi efficaces pour alerter la direction de la STIB. Important quand on sait la place que les transports en commun vont devoir  occuper comme alternative à la civilisation de l’automobile personnelle.

Soyons de bon compte, le réseau de la STIB est assez complet et performant. Les retards de ses trams et bus qui ne disposent pas de sites propres sont le plus souvent liés au fait qu’ils se trouvent englués dans la circulation automobile ou bloqués par un camion stationnant en double file. Avec très peu de feux de circulation télécommandés par les véhicules de la STIB, ils prennent aussi régulièrement du retard.

D’accord ou pas, vous avez l’occasion d’émettre votre avis. Remplir le questionnaire qu’elle a établi avec Ipsos et Bruxelles Mobilité va vous prendre 10 minutes, mais elles seront utiles en vue d’améliorer le réseau et d’optimaliser les fréquences des véhicules. Une occasion de vous manifester comme citoyenne ou citoyen de Bruxelles.

Les plantations du futur.

Une Bourse aux Plantes Sauvages se tiendra ce samedi 19 novembre sur le site de Tour et Taxis. Un rendez-vous incontournable pour les Bruxellois épris de nature et de plantes bien de chez nous. Planter local, c’est un geste en faveur de la biodiversité, mais c’est aussi une preuve de sens pratique. C’est la promesse de devenir un jardinier urbain accompli et de réussir son compost.

Les plantes locales sont adaptées aux conditions climatiques de notre pays. Elles ont généralement besoin de moins de soins et d’entretien, de plus elle se pollinisent et se ressèment naturellement. Les papillons et insectes en raffolent. Graines, plantules de fleurs, jeunes arbres, petits fruitiers, plantes grimpantes seront au rendez-vous pour votre jardin, votre terrasse ou votre balcon.

Rendez-vous à la Gare Maritime, 11 rue Picard de 10 à 16h. L’entrée est gratuite et le prix des plantes est laissé à votre appréciation et selon vos moyens. Le payement s’effectue uniquement en cash. Apportez vos sacs et vos paniers. C’est Natagora qui organise l’événement, un gage de qualité et l’assurance d’y trouver informations et conseils spécialisés. Tous les détails ICI.

Réchauffement en cours.

Les changements climatiques sont aussi perceptibles à Bruxelles et l’action climatique en cours est insuffisante. Selon Transitions et Energies, cela va reporter sur les générations futures une part bien trop élevée des engagements de réduction d’émissions. Un scénario inquiétant à mesure que le temps passe. L’enjeu des prochaines étapes de la négociation climatique sera par conséquent d’aller vers un scénario plus rassurant, en accélérant les transitions énergétiques et en isolant les logements.

Les gaz à effet de serre (GES) que nous avons produits sont toujours stockés dans l’atmosphère et compte tenu de l’inertie de ce stock, il faut de vingt à trente ans, pour que la baisse des émissions impacte significativement ce stock. Le temps d’une génération. Le réchauffement climatique est donc bien une affaire générationnelle. L’article de Transitions et Energies la détaille et avance 3 scénarios possibles.

En 2050, la génération Covid aura 30 ans. Le climat qu’elle connaîtra sera largement déterminé par le stock de GES dans l’atmosphère dont elle a hérité en 2020. Le réchauffement moyen aura dépassé 1,5 °C, quel que soit le scénario considéré. Elle devra faire face à des impacts plus sévères que ceux du monde à 1,2 °C prévalant lors de sa naissance. C’est après 2050 que les conditions climatiques divergeront fortement suivant les trajectoires d’émission et la couleur des scénarios retenus.

L’arbre du souvenir.

Le 2 novembre, des Bruxelloises et des Bruxellois se sont rendus ensemble au cimetière de Bruxelles et à celui de Schaerbeek, pour rendre hommage aux personnes mortes dans la rue en 2022. Sans « chez soi », des hommes et des femmes n’ont eu que la rue pour dernière demeure. La ville a veillé à leur organiser des funérailles dignes et des citoyens s’en sont souvenus.

C’est face à l’Albertine, à côté de la Gare Centrale, que s’est fixé le rendez-vous. Au pied de « l’arbre du souvenir ». Cet arbre qui porte le nom et l’âge des disparus posés sur des oiseaux de couleur. Un arbre chargé de boules de verre qui reflètent la ville, qui fut leur demeure. A la fois émouvant et joyeux. Bruxelles se souvient. Le vrai tombeau des morts est la mémoire des vivants.

Du haut de ses 101 ans

Edgar Morin sera le grand invité de l’hôtel de ville de Bruxelles, ce mercredi 16 novembre à 19:30. Philosophe et sociologue, ce grand penseur profitera certainement de l’occasion pour nous inviter à nous « réveiller » et nous sortir de ce qu’il appelle un « somnambulisme généralisé ». Cette sorte d’inconscience qui lui rappelle celle qu’a connu le monde de 1933 à 1940 et qui a conduit à la deuxième guerre mondiale.

A 100 ans révolus, Edgar Morin s’est senti le devoir de publier un court manifeste à l’impératif, Réveillons-nous ! (Denoël), pour nous alerter sur l’urgence à agir face à la crise de l’humanisme et à la crise écologique. A quelques jours près, il aurait pu ajouter « et face au retour de la guerre en Europe »… C’est Le Soir qui a publié cela début mars, dans un article qui donne largement la parole à Edgar Morin.

Il y prône une « nouvelle politique humaniste de salut public ». Le principe est de changer de voie, c’est abandonner la voie dite néolibérale qui non seulement consacre l’hégémonie du capital et du profit, mais privatise les indispensables services publics. Il s’agit d’opérer progressivement le recul de l’hégémonie des puissances d’argent, de dépasser l’alternative stérile entre croissance et décroissance, de faire croître les productions utiles et indispensables aux individus, y compris les biens culturels.

Photo extraite de The Conversation / Edgar Morin à l’Unesco, le 2 juillet 2021. AFP