Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

A propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Happy Monday: à Solvay à 15 ans

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Oui, Sallah Eddine sera accueilli à Solvay Brussels School à 15 ans. Il a commencer par étudier en autodidacte, mais a finalement décidé de rejoindre l’Athénée Royal de Woluwe-St-Pierre-Crommelynck. Il n’y a pas encore terminé ses études secondaires, mais il vient d’apprendre qu’il a réussi l’examen d’entrée présenté à Solvay, pour entamer des études d’ingénieur de gestion. Ce jeune homme, qui refuse d’être considéré comme un génie, sera cependant le plus jeune étudiant de l’ULB, selon cet article de La Capitale et ce reportage de BX1.

Il a étudié seul à la maison, mais a aussi trouvé le temps de s’amuser avec ses copains. Il apprend juste plus vite que les autres. Comme il n’a pas de diplôme validant son année, Sallah a a décide de s’inscrire à l’Athénée et y recommence sa 3e secondaire. Il y prépare, en parallèle, le jury du 3ème degré pour obtenir le CESS, diplôme qui valide les secondaires. Trois parcours en un. Mais pour cela, il faut avoir 16 ans ou avoir le CE2D … Le préfet des études lui propose donc de passer l’examen d’entrée pour suivre des cours à l’ULB. Sallah profite du confinement pour s’y préparer et le 3 septembre la bonne nouvelle tombe dans sa boîte: il est admis à Solvay.

Il a beaucoup bossé pour en arriver là, reconnaît le préfet qui ajoute: « C’est la preuve que quand on veut, on peut”. Mais il a aussi été fort bien soutenu par sa famille et par ses professeurs, qui lui faisaient confiance. Très mature, parfois un peu trop au goût de sa maman, Sallah n’a pas peur d’entrer dans la cour des grands. Plus tard, il rêve d’être entrepreneur et de créer sa propre société.

un jardin sur les toits

Il devrait faire beau ce WE, une occasion de découvrir la vue magnifique que l’on a sur tout Bruxelles, ou presque, depuis « le jardin » éphémère qui s’est installé sur le toit de l’ancien bâtiment d’Actiris. L’entrée est gratuite et se fait à partir de 13h par la rue du Marché aux Poulets (à côté du Delhaize). Prenez l’ascenseur jusqu’au 7ème … de toute façon il ne monte pas plus haut.

Impact du coronavirus sur Bruxelles

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Les mesures prises par nos différents gouvernements pour gérer la crise sanitaire déclenchée par l’arrivée du Covid-19 ont eu un impact considérable sur la vie quotidienne des Bruxellois et n’ont pas fini de nous surprendre.

Le groupe de réflexion Aula Magna organise trois rencontres centrées sur l’impact de la crise sanitaire à Bruxelles sur la mobilité, sur le maintien de l’ordre et sur la fonction bureau. Elles se tiendront le samedi de 10 à 12 h à l’Université Saint-Louis, dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire. L’inscription sera gratuite, mais obligatoire. Plus de précisions suivront.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez déjà noter dans vos agendas

Samedi 3 octobre:  Impact sur la mobilité dans et autour de Bruxelles et développement de la mobilité douce.

Samedi 7 novembre: Impact sur le maintien de l’ordre dans l’espace public à Bruxelles, recrutement et formation du corps de Police bruxellois.

Samedi 5 décembre: Impact sur la fonction bureau à Bruxelles suite au développement rapide du télétravail.

 

Déchiffrer les nouvelles du coronavirus

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Nous sommes envahis. Nous sommes saturés et voulons penser à autre chose. Ne savons plus qui croire. Avez-vous remarqué que les médias utilisent de plus en plus des « personnes réelles » pour humaniser les nouvelles qu’ils destinent à leur public, supposé s’intéresser davantage aux récits personnels qu’aux statistiques arides. Introduire un article par un récit tiré de la réalité fait d’ailleurs souvent partie de l’enseignement donnée à chaque étudiant en journalisme, particulièrement dans le monde anglo-saxon.

The Conversation s’est penché sur cette pratique dans un article original en anglais, traduit ICI en français. Il relate un reportage, qui met en scène deux femmes qui continuent de souffrir des mois après avoir contracté le Covid-19. L’interview était poignante et mémorable – assez sans doute pour faire peur au lecteur et l’obliger à porter un masque en permanence. Mais la réalité, c’est que la plupart des malades du coronavirus ne deviendront pas des malades de longue durée. Selon les données disponibles, il faut généralement deux semaines pour se remettre d’un cas bénin et six semaines pour un cas grave. Bien que les scientifiques ne comprennent pas encore totalement le COVID-19, le taux global de récupération du virus se situe entre 97% et 99,75%.

La presse a fait aussi grand cas du premier enfant de moins de 5 ans à mourir du virus, en Caroline du Sud. La nouvelle a fait le tour du monde. Les scientifiques affirment cependant que les enfants de cet âge ont neuf fois moins de risques de mourir du COVID-19 que les jeunes adultes et 270 fois moins de risques que les personnes dans la cinquantaine … Serons-nous dupes de cette tactique courante dans le secteur de l’information qui mise sur la « piste anecdotique » – pour lancer un article d’actualité ou un journal télévisé, destiné à attirer notre attention, en nous écartant trop souvent de l’essentiel ?

 

Vous renforcez votre immunité ?

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Je ne suis pas médecin et je ne trancherai donc pas la question de la part d’immunité innée et d’immunité acquise chez l’être humain. Ni de savoir si l’on peut renforcer son immunité. Certains scientifiques estiment que le système immunitaire adaptatif, ou acquis, produit une réponse spécifique à un antigène (une substance reconnue comme étrangère à l’organisme) particulier (virus, bactéries…) et garde une mémoire de cet antigène, ce qui permet une réponse plus efficace lors qu’une prochaine exposition. Cela ne serait pas sans intérêt par les temps qui courent.

Jean-Paul Oury est un universitaire rédacteur en chef de The European Scientist. Il est spécialisé dans les questions transdisciplinaires qui lient la communication, la technologie et la politique. Il vient de signer un article en anglais à propos du livre (1) du Dr Aseem Malhotra qui déclare : La meilleure défense contre le Coronavirus est l’optimisation de la santé métabolique. En voici la traduction française avec DeepL. Le Dr Malhotra a excusé les grands médias de ne pas avoir remarqué le rôle de la nutrition dans l’issue des cas de Covid-19. L’obésité, le diabète et d’autres maladies métaboliques ont entraîné une augmentation des taux d’hospitalisation, ce qui a accablé les systèmes de Santé. Un message de santé publique tout aussi fort, sinon plus important, devrait maintenant être « manger de la vraie nourriture, protéger le système de santé et sauver des vies ».

TestAchats se montre très sceptique faute de preuves scientifiques irréfutables. Les militants d’une vie saine et naturelle – comme La Vie Claire –  avancent des pistes pour mieux résister au nouveau virus. Dans La Santé par les Plantes la Docteure Véronique Traynard se montre plus scientifique. Et 24 Heures n’hésite pas à titrer « L’immunité est la seule arme contre le Covid-19 ».
Et à Bruxelles, que faisons-nous en dehors du masque, du lavage des mains et des distances physiques ?

(1) The 21 Day Immunity Plan