Archives de catégorie : Europe

Happy Monday: Bruxelles en histoires

Résidence principale des familles aristocratiques qui s’y sont succédé au gré des mariages et de quelques batailles, Bruxelles a vu défiler depuis 10 siècles, les comtes de Louvain, le ducs de Brabant, les ducs de Bourgogne et enfin les Habsbourg d’Espagne et ceux d’Autriche. Séduits par la ville, ils ont tous choisi de s’installer sur les hauteurs du Coudenberg (place Royale). Charles Quint s’y plaisait beaucoup et y régnait déjà sur une grande partie de l’Europe. Les ruines de son palais sont aujourd’hui visitables à l’initiative de notre lecteur Michel Van Roye. Le pouvoir aime manifestement Bruxelles. L’Europe, l’OTAN, la Flandre et la Fédération Wallonie Bruxelles ont aussi choisi d’y installer leur siège. La dynastie Saxe-Cobourg et Ghota y règne toujours en son palais.

 La grande Histoire de Bruxelles se mêle volontiers aux petites histoires. Un livre malin et rigolo résume: « Bruxelles. Histoire en histoires« . Conçu pour les enfants, il est ludique, bourré d’anecdotes et fort bien illustré. Un beau cadeau de Noël pour tous ces enfants dont Bruxelles n’est pas nécessairement le passé. Mais détrompez-vous, les adultes y trouveront aussi leur compte et apprécieront la magistrale ligne du temps qui s’y déplie. Promis: vous y apprendrez toutes et tous quelque chose.

C’est à Isabelle de Pange et ses collaboratrices, que nous devons ce très précieux travail didactique. Quand je vous aurai précisé que c’est Roel Jacobs qui a été le re-lecteur historique de leur travail, bon nombre de professeurs y trouveront sans doute des repères pour leurs cours d’Histoire. A partir de l’Histoire de Bruxelles – et des traces que tous ses envahisseurs y ont laissées – on peut presque retracer toute l’histoire de l’Europe et mieux comprendre l’importance des chartes communales, qui furent les garantes d’une certaine autonomie de nos villes.

Happy Monday: Bruxsels champion !

Un peu de légèreté et de réjouissance en ces derniers jours de vacances …

Street Football. Mehdi Amri n’a que 18 ans, mais ce jeune Bruxellois vient de réaliser son rêve ultime au Danemark: il est devenu champion du monde senior de Panna foot, après l’avoir déjà été dans le groupe des moins de 16 ans. Cette discipline de football freestyle se déroule un contre un. Le joueur doit ainsi tenter de passer son adversaire via des mouvements acrobatiques pour marquer un but. Celui qui marque le plus de buts au bout de trois minutes s’impose. Il est désormais le meilleur du monde.

Célibataires. Pour Big 7 Travel, Bruxelle compte beaucoup de célibataires et ils sont parmi les plus nombreux en Europe à télécharger des applications de rencontre. La vie nocturne dans notre ville est vue comme détendue et légèrement plus calme que celles des autres cités européennes. Les endroits pour rencontrer un ou une partenaire ne manquent cependant pas. Si Stockholm figure en tête du classement, notre ville se trouve à une honorable 12ème place sur la liste des 50 meilleures cités européennes pour les célibataires.

Coopération. Généralement pointées du doigt pour jouer cavalier seul, nos Régions sont arrivées à s’entendre avec l’Europe pour lutter ensemble contre plusieurs espèces exotiques envahissantes, végétales et animales. Lorsqu’elles prolifèrent, elles éliminent des espèces locales et constituent une menace de premier ordre pour la biodiversité. Elles ne connaissent évidemment ni frontières régionales, ni linguistiques. Nos trois régions et l’Europe ont constitué un enveloppe de 7 millions à ce projet de lutte dénommé Life Riparias.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20633

photos 1 et 3 extraites de BX1

Les jeunes paieront-ils le prix ?

Paieront-ils le prix des dettes que nos gouvernements accumulent « pour sauver l’économie » ? Une politique que l’Europe a soutenu et continue à soutenir. La Banque centrale européenne (BCE) ne prévoit pas d’atténuer son soutien d’urgence pandémie et pourrait maintenir les taux d’intérêt bas au-delà de mars 2022. Les économistes craignent que les prochaines générations n’aient à payer la facture.

Business AM consacre un article documenté à cette situation inédite qui se prolonge. « Les économistes d’ING résument la politique monétaire actuelle: la banque centrale injecte de l’argent frais dans l’économie en achetant des obligations et des titres, il n’y a plus de limites. L’abandon progressif du soutien d’urgence et la perspective d’une hausse des taux d’intérêt ne semblent plus être programmés et deviennent une « nouvelle normalité ». Qu’en pense la génération Covid ?

La dette publique accumulée de la zone euro a pour la première fois dépassé la barre des 100% du produit intérieur brut. Des signes visibles: les prix des logements néerlandais ont augmenté à un rythme jamais vu depuis vingt ans et à Bruxelles aussi, l’achat d’un logement par les jeunes pourrait devenir inabordable sans le soutien financier de la famille. Faudra loger plus petit ou ailleurs. C’est sans doute à cause de la complexité de la stratégie que la génération covid ne réalise pas encore pleinement ce qui se passe et ne se révolte pas davantage contre les agissements de leurs aînés au pouvoir. Certains se sentent infantilisés et contraints de subir une grande passivité, d’autres se préparent à manifester.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20373

photo de manifestation d’origine inconnue

photo par Tumisu de Pixabay 

A quel prix nos chers vaccins ? (actualisé)

Tandis que les Bruxellois tardent à se faire vacciner et colorent la ville de rouge, beaucoup de mystère et quelques indiscrétions continuent à circuler à propos des contrats commerciaux signés par l’Europe avec des firmes pharmaceutiques, avant même l’agréation temporaire et la mise sur le marché rapide de leurs produits, faute de traitement reconnu. Un article d’Alternatives Economiques, évalue les coûts de fabrication des vaccins Pfizer et Moderna très inférieurs à leur prix de vente. Un vaccin Pfizer-BioNTech reviendrait à 90 cents et un vaccin Moderna à 2,30 dollars. Prix de vente : entre 15 et 20 dollars. Et malgré une recherche amortie, la troisième dose sera plus chère.

Ces firmes ont-elles dû faire  face à de nombreuses recherches pour pouvoir innover ? Toujours selon Alternatives Economiques, les deux innovations phares qui ont permis un développement aussi rapide des vaccins à ARN messager viennent de la recherche publique américaine, pas d’une recherche privée. Pour le brevet ARN messager de l’université de Pennsylvanie les labos n’auraient payé que 75 millions de dollars. Une somme qualifiée de ridicule.

Ces profits ne récompensent-ils pas aussi la prise de risque ? Là non plus, ça ne tient pas. Les deux entreprises ont reçu un énorme flot d’argent public, soit en aides directes, soit par les précommandes de doses, qui supprimaient le risque. Ce sont les Etats qui, en finançant les laboratoires, ont assumé le risque de dépenser de l’argent en faveur de ceux qui ne trouveraient rien (Sanofi) ou des vaccins moins efficaces (AstraZeneca, Jansen). Le coût important des vastes essais cliniques a, là encore, été payé par le public. Voilà un point de vue qui donne à réfléchir, quand on sait qu’il y a 8 milliards d’individus à vacciner en deux doses … et sans doute bientôt une troisième, tant qu’aucun des traitements qui ont sauvé des vies ne sera reconnu.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20476

Sera-t-elle électrique ou à hydrogène ?

Controverses bruxelloises

Dans un peu plus de 8 ans, les moteurs diesel ne seront plus admis à Bruxelles et 5 ans plus tard, ce sera le tour des moteurs à essence. Tant mieux pour l’air que nous respirerons, mais des citoyens commencent à s’interroger sur l’avenir de leurs modes de déplacement. Se contenter d’une seule voiture ? passer à la voiture partagée ? aux transports en commun ? au taxi ? au vélo électrique ?  à la marche ? Même si la meilleure voiture demeure celle que l’on ne remplace pas, il restera toujours un certain nombre de citoyens qui ne peuvent se passer d’une voiture personnelle ainsi que des femmes et des hommes de métier dont le véhicule est aussi l’atelier. Bientôt sonnera l’heure d’envisager des choix, encore faut-il des infrastructures alternatives qui permettent un libre choix.

La voiture électrique. Tous les constructeurs se sont mis à l’électrique et les firmes européennes misent essentiellement sur cette énergie, sauf peut être Renault. Les prix commencent à baisser, mais les recharges immobilisent toujours longuement les véhicules. Les bornes électriques ne font que de timides apparition en rue et les recharges rapides sont encore plus rares. La Région privilégie la filière électrique, bien que les recharges vont longuement immobiliser des places de parking et que les batteries restent très lourdes et limitent l’autonomie réelle, qui tourne autour des 350 km. Le recyclage de ces batteries s’avère aussi laborieux.

La voiture à hydrogène. Les constructeurs asiatiques s’y sont mis et se promettent d’envahir le marché de l’hydrogène avant 2030. Faire le plein dure moins de 5 minutes. Les réservoirs sont sécurisés et – moins lourds que les batteries – ils permettent une autonomie de plus de 700km. Zaventem et Hal étant les seules stations « proches », les utilisateurs restent rares et les prix prohibitifs. La société Hype – qui a doté Paris de plus de 600 taxis à hydrogène – veut placer 60 taxis à Bruxelles et installer une station H2 ouverte à tous. Le Région refuse toujours de leur accorder des licences, dont un règlement ancien limite le nombre. Lourde responsabilité.

Des lecteurs de ce blog ont constitué le Collectif Hydrogène Bruxelles pour pousser la Région à tout mettre en oeuvre pour favoriser l’installation d’un réseau de stations à hydrogène. Un communiqué de presse a déjà suscité un article dans La Capitale et un sur BX1, qui vient aussi d’effectuer un bref reportage. Un billet de Marc Oschinsky pourrait suivre sur la RTBF.

photos Turbo et extrait du reportage BX1