Archives pour la catégorie Commerce

Le coeur de ville vous attend

Mais non, pas de cohue, on ne se bouscule pas au centre ville et les boutiques ont relevé leurs volets pour nous proposer tout ce qu’il faut pour égayer les jours de fête qui s’annoncent. Bien sûr, la rue Neuve un samedi après midi c’est à éviter, mais la Grand-Place et son sapin géant font rêver calmement les enfants et leurs parents tout au long de la semaine, et du rêve nous en avons bien besoin. Le WE l’entrée est désormais bien encadrée pour y éviter la foule. Y aller en transports en commun est bien sécurisé, sinon des parkings bien fléchés attendent les voitures jusqu’en plein centre.

Que ferions-nous sans les arrivages de poissons et coquillages de Mer du Nord ? sans la boutique Champigros, ou le boulanger Charli, le boucher Dierendonck, les mets exotiques de Chinatown, les merveilleux de Fred, les vraies gaufres de Bruxelles de Dandoy, les thés du Palais des Thés et ceux de la Maison du Thé et de Nong Cha, les cafés fraîchement torréfiés de Corica, les plantes de Gruun et la jungle de Brut, les bijoux de Courrier Sud, les secrets de Lady Paname, les créateurs de Dansaert et les boutiques de vêtements d’exception du Marché au Charbon, les tenues ethniques d’Alizari, … ? et puis tant d’autres boutiques spécialisées, qui n’existent qu’en centre ville et ont besoin des visiteurs de tout Bruxelles.

La Ville n’a pas lésiné sur les moyens pour illuminer et enchanter la cité. Après un nouveau mois de fermeture, les boutiques ont enfin pu réouvrir et disposer tout ce qu’elles avaient prévu pour les traditionnelles fêtes de fin d’année. Si nous voulons les revoir en 2021, il faut revenir en centre ville maintenant, pour les soutenir face à Amazone et autres géants multinationaux. La situation était déjà difficile, mais là, il en va de leur survie et de près de 10% de l’emploi bruxellois  (y compris l’horeca). Il en va de l’avenir du coeur historique de notre ville. Il en va du plaisir que nous pouvons nous offrir sans risques au cours de cette pandémie qui s’éternise. Rendez-vous en ville.

BX1 a consacré un bref reportage aux illuminations dont ces deux photos à Fontainas et Monnaie

 

Légaliser le cannabis à Bruxelles

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A Bruxelles, 2.402 PV ont été dressés de janvier à septembre 2020 pour possession ou vente de « drogues illégales » sans trop de distinctions. Une augmentation de 30% par rapport à 2019. Près de 400 « dealers » arrêtés. En matière de cannabis, 22% des Bruxellois de 15 à 64 ans déclarent en avoir déjà consommé, 34% chez les moins de 25 ans. Des chiffres moins précis pour l’usage des drogues légales (bière, vin, alcool). Personne ne souhaite évidemment que ses proches deviennent dépendants de drogues – légales ou non – mais il faut arrêter l’hypocrisie et l’argent noir. Philippe Close appelle à sortir les jeunes consommateurs des réseaux criminels, en créant des magasins d’État et non privés (1) pour la vente contrôlée du cannabis.

“Nous dépensons des millions d’euros pour lutter contre le trafic de cannabis alors que les parquets ne poursuivent plus en dessous de 100 grammes”, constate le mayeur de Bruxelles, qui relève « les policiers perdent leur temps à courir derrière les fumeurs de pétards et les dealers”. L’interdiction se révèle manifestement contreproductive. Dans notre pays, un tiers des détentions est lié aux stupéfiants tel que définis par la loi. Si on y ajoute une circulaire et la pratiques des juges, cela devient difficile d’y voir clair. Infor-Drogues et Bruxelles-J tentent de faire le point, sans pouvoir généraliser les pratiques: interdit mais laissé à l’appréciation des juges. Le Soir y a consacré un important dossier en 2019. Prospective Jeunesse s’interroge aussi sur l’avenir des jeunes dealers de rue.

Un million de Belges affirme avoir déjà consommé du cannabis. Ils font partie de toutes les classes d’âge et de toutes les catégories sociales. Des pays comme le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, le Canada, l’Uruguay et certains états américains ont mis fin à la prohibition et établi leur propre système de vente de cannabis avec des résultats encourageants. Une carte blanche et une pétition ont été lancées pour une légalisation des «cannabis social clubs». Une société sans drogue est un mythe. Ne va-t-il pas falloir que la coalition Vivaldi tranche cette question qui est à l’agenda depuis longtemps et qui demande de la clarté ?

(1) article de L’Echo accessible pour les lecteurs qui s’inscrivent gratuitement et sans engagement

Une monnaie bruxelloise

Vous connaissez la Zinne? Elle vaut un Euro, existe en diverses coupures, mais n’est utilisable que dans les 19 communes de la Région de Bruxelles. C’est une monnaie volontairement locale, pour favoriser les circuits courts. Le but est de s’assurer que la Zinne reste dans l’économie réelle, sans être captée par une banque ou être l’objet de spéculations. Si vous croyez dans une économie éthique, elle pourrait vous plaire, vu qu’elle favorise l’économie circulaire plutôt que linéaire et qu’elle crée du lien. Mise en route en 2019, elle est bien détaillée ICI et n’a pas tardé à se développer progressivement dans la mouvance d’un nouvel esprit coopératif bruxellois.

Vous achetez votre pain en Zinnes chez votre boulanger, il va acheter sa farine en Zinnes chez son fournisseur local, qui va aller dans un restaurant qui accepte les Zinnes et qui  va lui-même acheter son pain en Zinnes. La boucle est bouclée. Mais comment obtenir des Zinnes ? Suffit de vous les procurer dans l’un des 39 comptoirs de change actuels. Très prochainement il devrait y avoir un système plus simple de monnaie électronique sans papier. Aujourd’hui vous pourrez déjà dépenser vos Zinnes dans 180 commerces et services qui adhèrent à la monnaie locale bruxelloise. La Ville de Bruxelles va aussi distribuer des bons d’achat en Zinne. 

Après avoir mis fin aux monnaies nationales de la plupart des pays d’Europe pour les remplacer par l’Euro – monnaie unique – on est en droit de s’étonner de l’arrivée d’une monnaie ultra locale. Un repli patriotique qui s’explique. Lourdement affectés par la crise sanitaire et les ventes internet des multinationales, de nombreux artisans et commerçants sont au bord du gouffre, malgré les aides fédérales et locales. La Zinne devrait participer à une relance économique locale et booster les commerces de proximité, qui ne peuvent disparaître.

 

 

 

Echapper à la Covid-19

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Les pressions se font de plus en plus fortes sur le politique, pour la réouverture des magasins non essentiels et pour une « permission de minuit à Noël », malgré le risque de perdre les premiers bénéfices engrangés par les mesures actuelles. Les médias vous en parlent tous les jours et en milieu de journée, ils vont vous annoncer ce que le Comité de concertation aura décidé pour votre fin d’année. On sait ce que la Région wallonne va proposer, mais on se sait encore rien de ce que Rudi Vervoort va défendre au nom des Bruxellois.

Le vaccin – ou plutôt les vaccins – sont présentés comme nos sauveurs et les compagnies pharmaceutiques ont pris le risque de les mettre en fabrication, sans attendre de faire l’objet de parution dans des revues scientifiques relues par des pairs et sans avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché de l’Europe ou de l’U.S. Food and Drug Administration. N’est-il pas étonnant que tout soit misé sur l’espoir d’un vaccin efficace, pourtant conditionné par une impressionnante série de « si »  et dont l’effectivité reste à démontrer, selon le professeur australien Nicholas Wood ? Et rien – ou si peu – sur la recherche d’un traitement. Pourtant, après 30 ans, toujours pas de vaccin contre le VIH, ni d’ailleurs contre l’Hépatite C, mais par contre, des traitement très efficaces.

Faute de traitement pour nous protéger, outre les gestes barrières, il nous reste notre système immunitaire. Celui qui est inné et celui qui est acquis. On n’en parle sans doute pas assez, alors que de nombreux spécialistes recommandent de renforcer notre immunité. La  Vitamine D (en doses journalières ou hebdomadaires) pour compenser une faible exposition au soleil. La Vitamine C naturelle et en complément alimentaire (plus efficace, mais plus cher en formule liposomale) et le Zinc comme oligo élément quotidien (Zincotab par exemple). Et puis l’huile essentielle pure de Ravintsara (Pranarôm par exemple) à utiliser sans modération, en application sur les poignets, en inhalation ou en diffusion. Je vous fais grâce des nombreuses études disponibles, mais je m’en voudrais de ne pas vous avoir parlé de ces mesures préventives disponibles.

 

Nos arbres nous appartiennent

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La forêt de Soignes produit près de 20.000 m³ de bois chaque année. Dans un billet de février de cette année, nous devions déplorer que plus de 75% des troncs sont exportés vers la Chine en camion et puis en bateau. Une partie de ce bois nous reviendra plus tard transformé en meubles. Tout cela, alors que le secteur de la construction en région bruxelloise à lui seul importe 60 000 tonnes de bois par an. Cette aberration semble heureusement appartenir au passé et on peut s’en réjouir.

C’est face à cette absurdité, que Stephan Kampelman –  économiste et spécialiste en économie circulaire à l’Université Libre de Bruxelles – s’est lancé dans la coopérative Sonian Wood Coop, dont la mission phare est : Keep it local. Il n’y avait pas de filière locale du bois en région de Bruxelles. Tout le monde adhérait à l’idée de valoriser localement la forêt, mais certains avaient des doutes quant à la faisabilité économique de l’activité. Notre levée de fonds participative a permis de faire une « proof of concept ». Nous avons réalisé un cycle d’opération à petite échelle pour montrer que c’est possible de rassembler le secteur du bois. Nous mettons en vente le bois sec que nous avons acheté l’hiver passé grâce à notre levée de fonds collaborative. La demande est forte, les utilisateurs sont heureux d’acquérir du bois de la région.

Selon nos projections, d’ici fin 2020, nous n’aurons plus de bois sec à proposer à la vente. Nous sommes déjà en train d’acheter des nouveaux lots de bois à scier et à faire sécher cet hiver. Le bois venant de la partie bruxelloise de la forêt de Soignes est vendu aux enchères par Bruxelles Environnement. Nous avons acheté le premier lot il y a quelques semaines. C’est sans doute la première fois depuis très longtemps qu’un acteur bruxellois achète un lot aux enchères pour le valoriser localement sous forme de bois de sciage. En savoir plus ICI sur be circular.

photo be circular be.brussels