Archives pour la catégorie Commerce

En finir avec les punitions générales

Faute de repérer les vrais coupables de la propagation du Covid-19, c’est l’injuste punition générale qui s’applique à tous les établissements horeca, au secteur culturel et sportif, aux commerces dits « non essentiels »…  Une carte blanche de trois scientifiques – parue dans Le Soir – a fait beaucoup de bruit ICI et LA. Elle  propose une stratégie à la fois plus juste et présentée comme plus efficace.

Selon Marius Gilbert (l’expert préféré des Bruxellois)  “Il est temps de sortir de cette logique d’ouverture ou de fermeture aveugle. Lors du premier déconfinement, on n’avait pas le temps de réfléchir autrement. Mais un an plus tard, on a des masques, des tests, des connaissances scientifiques bien plus larges sur les méthodes de transmission du virus.”

 A Bruxelles, un établissement de la Grand-Place se dit prêt pour le label « Covid safe« . Neuf nouveaux extracteurs d’air ont été installés dans l’établissement pour permettre une meilleure désinfection de l’air, et ainsi éviter la propagation du virus à l’intérieur. Ce label ne sera toutefois pas actif tout de suite: un test est actuellement mené à la Ville pour vérifier l’efficacité de cette solution.

Reste à voir ce qui sera décidé ce matin par le fédéral et les entités fédérées en conclave.

photo extraite de la vidéo de BX1

Pourquoi ils boudent l’hydrogène ?

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Il n’y a pas que la Région bruxelloise qui boude l’hydrogène comme carburant de l’avenir, les constructeurs automobiles européens sont sceptiques face à l’hydrogène. Ou plus exactement, ne veulent pas que les voitures à hydrogène fassent de l’ombre à leurs voitures électriques, pour lesquelles ils ont dépensé des millards pour développer des batteries et une chaîne internationale d’approvisionnement. Pour que leurs investissements soient rentables, ils doivent vendre au moins 100.000 voitures électriques par an ! Les voitures à hydrogène ne sont donc pas bien vues et les villes priées de s’équiper de bornes de rechargement.

Selon eux, pour ce qui est des voitures personnelles, il faudra au moins attendre 2030 pour que l’hydrogène, en tant que carburant, devienne réellement intéressant. Son coût est encore beaucoup trop élevé par rapport à l’électrique ou aux carburants fossiles. Pour le directeur général d’Air Liquide, qui produit de l’hydrogène: taxis, bus, trains, bateaux, véhicules utilitaires légers, tout ce qui revient à un point fixe ou retourne à un point fixe est déjà un bon candidat. L’article de Business AM vous en dira un peu plus. Et ICI, toutes les voitures à hydrogène déjà disponibles.

Mais tout cela, c’est en faisant l’impasse sur la politique des constructeurs asiatiques, qui savent pourquoi ils misent sur l’hydrogène et comptent bien inonder le marché européen. Toyota propulse sa Mirai à hydrogène sur le marché belge en la rendant 20% moins chère et lance un appel aux autorités: l’utilisation des véhicules à hydrogène devrait se faciliter à mesure que les marchés amélioreront leurs infrastructures, que le nombre de stations-service augmentera et que les gouvernements et les autorités locales introduiront de réglementations en faveur d’une mobilité plus propre. A bon entendeur, salut ! … sans oublier que – même à l’hydrogène – la voiture est toujours un objet encombrant et trop souvent non indispensable dans l’espace urbain

la nouvelle Mirai à hydrogène de Toyota

S’habiller différemment ?

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Depuis la pandémie, les Bruxellois semblent acheter moins de vêtements. Une bonne nouvelle pour la planète ? Pas nécessairement pour Alternatives Economiques, qui poursuit dans son article: les arrière-boutiques sont pleines de stocks à écouler coûte que coûte. C’est ainsi que fonctionne la « fast fashion »: fabriquer en masse, à bas coût, des collections sans cesse renouvelées, puis pousser les consommateurs à les acheter.

« Et si cela ne marche pas, on jette. Combien de vêtement ont ainsi fini à la poubelle parfois même avant d’avoir été portés ? Difficile de le savoir, car les marques ne s’en vantent pas. Depuis 2013, H&M aurait jeté 12 tonnes de vêtements chaque année. En Europe, selon Oxfam,  4 milliards de tonnes de vêtements sont jetées chaque année, après n’avoir été portés qu’entre sept à dix fois en moyenne ».

Afin de limiter ce gâchis, une nouvelle tendance fashion commence à émerger. Pour une mode plus responsable: ne confectionner que des vêtements qui sont réellement désirés. Des vêtements fabriqués à la demande, grâce à des pré-commandes en ligne. Plutôt que d’acheter beaucoup de pièces à bas coût qui s’abîment vite, des nouvelles firmes proposent d’investir dans de belles pièces qui seront portées plusieurs années. Pas évident pour tous ceux et celles qui ne peuvent investir dans la qualité et que l’on croise avec des sacs bruns de Primark, bourrés de vêtements neufs à prix réduits. Une association de consommateurs livre cinq bons plans pour s’babiller enfin durable.

photo extraite de l’article d’Alternatives Economiques

La guerre des taxis

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Les diverses compagnies de taxi qui opèrent sous le logo noir et jaune de la Région de Bruxelles ont longtemps pu jouir d’un monopole et d’un tarif unique très discutable. Cette absence de concurrence ne s’est pas exercée au profit des utilisateurs captifs que nous sommes. Pas toujours évident de pouvoir payer par carte de crédit, pas évident non plus de toujours bénéficier du trajet le plus court vers sa destination, ni d’obtenir une pièce officielle reprenant les éléments et le prix de la course. L’utilisateur doit s’en remettre aux meilleurs et aux pires chauffeurs de taxi bruxellois.

L’arrivée des particuliers affiliés à l’application Uber a jeté le trouble dans la profession et a crée une concurrence qualifiée de déloyale. La Région – qui vend des licences d’exploitation – impose des règles et des examens aux taximans. Il n’ y a aucune raison que les chauffeurs Uber y échappent. Ils se sont donc reconvertis en VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur) ou service limousine, tout en continuant à accepter des courses par smartphone. La Région vient de décider d’appliquer la règle: désormais les courses limousine seront de 3 heures au minimum. Fini de concurrencer les taxis.

En pleine crise sanitaire, il est permis de se demander si c’était le meilleur moment pour priver ces coursiers de revenus ? Souvent issues du chômage, ces personnes se sont reconverties en  freelance, souvent qualifiés de faux indépendants. Un débat qui n’est pas terminé, les syndicats et des tribunaux croisent le fer avec Uber, ici et à l’étranger. Travailler quand on le désire sans bénéficier de protection sociale est un choix pour certains et c’est pareil pour les coursiers de Deliveroo. Il en est même qui se disent heureux de cette liberté. On peut se demander ce que deviendront ces centaines coursiers sans revenus, qui ne rêvent pas tous de devenir des salariés. Le gouvernement bruxellois est divisé sur la mesure annoncée. Quant aux utilisateurs, leur sort n’est pas envisagé dans ce débat.

photo Brussels Star Multimedia de la vie internationale de Bruxelles Capitale

Le coeur de ville vous attend

Mais non, pas de cohue, on ne se bouscule pas au centre ville et les boutiques ont relevé leurs volets pour nous proposer tout ce qu’il faut pour égayer les jours de fête qui s’annoncent. Bien sûr, la rue Neuve un samedi après midi c’est à éviter, mais la Grand-Place et son sapin géant font rêver calmement les enfants et leurs parents tout au long de la semaine, et du rêve nous en avons bien besoin. Le WE l’entrée est désormais bien encadrée pour y éviter la foule. Y aller en transports en commun est bien sécurisé, sinon des parkings bien fléchés attendent les voitures jusqu’en plein centre.

Que ferions-nous sans les arrivages de poissons et coquillages de Mer du Nord ? sans la boutique Champigros, ou le boulanger Charli, le boucher Dierendonck, les mets exotiques de Chinatown, les merveilleux de Fred, les vraies gaufres de Bruxelles de Dandoy, les thés du Palais des Thés et ceux de la Maison du Thé et de Nong Cha, les cafés fraîchement torréfiés de Corica, les plantes de Gruun et la jungle de Brut, les bijoux de Courrier Sud, les secrets de Lady Paname, les créateurs de Dansaert et les boutiques de vêtements d’exception du Marché au Charbon, les tenues ethniques d’Alizari, … ? et puis tant d’autres boutiques spécialisées, qui n’existent qu’en centre ville et ont besoin des visiteurs de tout Bruxelles.

La Ville n’a pas lésiné sur les moyens pour illuminer et enchanter la cité. Après un nouveau mois de fermeture, les boutiques ont enfin pu réouvrir et disposer tout ce qu’elles avaient prévu pour les traditionnelles fêtes de fin d’année. Si nous voulons les revoir en 2021, il faut revenir en centre ville maintenant, pour les soutenir face à Amazone et autres géants multinationaux. La situation était déjà difficile, mais là, il en va de leur survie et de près de 10% de l’emploi bruxellois  (y compris l’horeca). Il en va de l’avenir du coeur historique de notre ville. Il en va du plaisir que nous pouvons nous offrir sans risques au cours de cette pandémie qui s’éternise. Rendez-vous en ville.

BX1 a consacré un bref reportage aux illuminations dont ces deux photos à Fontainas et Monnaie