Archives de catégorie : Commerce

Nous marchons pour le Climat

… tiens, on se voit ce samedi à 13:30 au pied de la tour Belfius place Rogier ?
Nous rejoindrons la Marche pour le Climat qui a besoin de nous toutes et tous
pour former cette « masse critique » qui contraindra la classe politique à agir avec détermination et sans retard

Malbouffe Valley

C’est ainsi que la DH titre son article décapant consacré au piétonnier du centre-ville. Alors qu’il est un axe touristique majeur du centre historique, il échoue à installer un Horeca qualitatif. Sur un trajet de 1 700 mètres rejoignant les stations Anneessens – Fontainas à Rogier, c’est le temple de la malbouffe. S’ajouteront bientôt  encore un KFC et un G La Dalle. Au total, une quinzaine de fast-foods et six snacks proposent un menu s’éloignant chaque jour un peu plus d’une alimentation équilibrée.

Outre l’image que la Ville donne de la capitale du pays et de l’Europe, on ne peut s’empêcher de se rappeler que selon Sciensano, un Bruxellois sur deux est déjà en surpoids. A Lyon, la mairie vient d’interdire le cordon-bleu, jugé nourriture trop transformée. Alors que la ville de Bruxelles est propriétaire d’un grand nombre d’espaces commerciaux, on compte sur les doigts d’une main les établissements qui proposent une cuisine de qualité à des prix corrects. Trop de graisse, trop de sel, trop de sucre et si peu de légumes, finissent par poser un problème de santé publique. Il ne faudra pas 10 ans pour en voir le résultat sur toute une génération.

Le grand nombre de personnes qui arpentent le piétonnier démontre cependant chaque jour son utilité. Défendre ce nouvel espace public ne doit pas nous empêcher de critiquer le manque de vision pour une offre commerciale variée et de qualité, de relever un entretien trop peu performant, ni de constater l’absence de règles pour un bon usage du piétonnier et de personnel proactif pour les faire respecter. Cela n’a pas seulement été souligné par la DH, mais aussi par un article  de La Capitale et un reportage de BX1. Après son énorme investissement, la Ville peut mieux faire pour valoriser ses Ramblas et y attirer un public issu de toutes les communes et au-delà.

photo Flickr cc de notre célèbre « mitraillette »

Quels taxis voulons-nous  ?

On parle beaucoup du Plan Taxi de Rudi Vervoort qui tarde à venir *, on parle des propositions des taxis bruxellois  et de celles d’Uber, on entend les craintes des chauffeurs qui restent dans une insupportable incertitude, mais on n’entend rien à propos des utilisateurs de taxis. A croire qu’on a inventé le transport rémunéré uniquement pour créer de l’emploi. Dans la mobilité de demain le taxi pourrait occuper une plus grande place, s’il évolue et tient compte des besoins des Bruxellois. Une alternative occasionnelle à la voiture personnelle ? Un choix de société.

Qu’ont fait les taxis bruxellois du quasi monopole dont ils ont bénéficié pendant tant d’années ? Il a fallu l’arrivée d’Uber pour que des taximen créent enfin Victor Cab et se dotent d’une application performante. L’acceptation des cartes de crédit et l’obtention d’un ticket de course officiel restent toujours très aléatoires, tout comme l’itinéraire le plus court. Le métier ne serait pas rentable, mais ils se revendent à prix d’or les licences qu’ils ont reçues gratuitement de la Région. Ils peuvent bloquer toute la ville avec 100 véhicules et s’en servent en négociation. Ils vont manifester ce jeudi matin, tandis qu’Uber suspendra son App.

Si les utilisateurs des taxis bruxellois et des locations de voitures avec chauffeur LVC  (Uber, Heetch, …) accordent de l’importance à la protection sociale des chauffeurs – comme à celui des coursiers de Deliveroo – ils attendent aussi de la Région de mettre de l’ordre dans le secteur, sans revenir à la situation monopolistique, qui n’a pas été à l’avantage des utilisateurs. Ils attendent toujours l’arrivée des compteurs intelligents, qui délivrent des tickets officiels ou des factures et luttent contre le travail en noir. Ils attendent également un incitant pour des taxis non polluants, de préférence à l’hydrogène, pour des raisons d’autonomie et de recharge rapide. Les utilisateurs ne peuvent être négligés dans ce véritable bras de fer bruxellois. 

image extraite d’une vidéo de BX1

Quelle gestion des déchets ?

L’image d’une ville et la façon dont elle est perçue sont étroitement liées à sa propreté. Les quartiers populaires, où trop de détritus s’entassent dans les rues, sont stigmatisés et dévalorisés. C’est à partir de la situation de Cureghem, que Brussels Studies livre une analyse trilingue de la question sensible de la propreté des quartiers populaires de Bruxelles. Elle part du principe que les enjeux vont au-delà du contrôle et des sanctions et que des solutions peuvent être mises en place localement, à partir d’un travail de terrain et d’ateliers avec des acteurs locaux. Bruzz aussi y consacre un article.

L’étude s’en prend à deux idées reçues: le manque de civisme des habitants et usagers de ces quartiers ou un défaut de contrôle de la part de l’administration locale. Deux facteurs explicatifs:  – la fonction d’accueil transitoire de ces quartiers pour des populations précarisées, qui engendre une fréquence très élevée des déménagements  – une activité commerciale très dynamique, qui s’avère responsable de l’accumulation d’importants volumes de déchets résiduels et emballages de toutes sortes. A la chaussée de Mons, une multitude de restaurants ethniques, de bars et de magasins de primeurs, accumulent beaucoup de déchets, mais des responsabilités publiques éclatées empêchent une réponse adéquate à cette situation.

L’information insuffisante ou inefficace de la population semble liée à une communication inadaptée des consignes de la part de Bruxelles-Propreté ainsi que dans le contrôle et le suivi par les autorités locales. Deux solutions émergent des ateliers: la création de circuits alternatifs de collecte et de récupération des matériaux par l’intermédiaire d’une plateforme physique d’une part et, d’autre part, l’amélioration de la coordination entre les organismes publics par la mise en place d’un·e gestionnaire de quartier, chargé·e de perfectionner la collecte des déchets et le service de nettoyage des rues. 

Photo by Jon Tyson on Unsplash

Faut-il jeter vos téléphones chinois ?

C’est la consigne données par le ministère de la défense de Lituanie et reprise dans un article de Business AM. Il conseille de ne plus acheter de smartphones chinois et de jeter ceux qu’on possède déjà. Cet avis fait suite à un rapport du gouvernement indiquant que ces appareils ont des capacités de censure intégrées. « L’option de censure a été désactivée pour l’Union européenne, mais peut être activée à distance à tout moment », peut-on lire dans le rapport.

Les appareils Xiaomi ont une capacité intégrée de détection et de censure de termes tels que « Tibet libre », « Vive l’indépendance de Taïwan » ou « mouvement démocratique ». Le rapport indique que la liste des termes pouvant être censurés par les téléphones Xiaomi – y compris le navigateur internet standard – contient actuellement 449 termes en chinois et est constamment mise à jour.

Une faille de sécurité a également été découverte dans le téléphone P40 5G du chinois Huawei. Les appareils de OnePlus, semblent avoir passé le test lituanien. La Chine et la Lituanie sont à couteaux tirés depuis quelques temps déjà et cela ne devrait pas les rapprocher.

The Times – Lithuania Minsitry Defence