Archives de catégorie : Commerce

Des microplastiques partout.

Une bouteille d’eau en plastique recyclé affiche un bilan carbone bas. Elle passe donc pour un choix écologique face à une bouteille en verre. Pourtant, elle figure parmi les objets qui libèrent le plus de particules de plastique dans l’environnement. Les trois quarts de cette pollution surviendra lorsque nous n’utiliserons plus cet objet. C’est cet article de The Conversation qui l’affirme.

Sa fragmentation lente et  inéluctable en micro- et nanoparticules persistantes est particulièrement interactive avec le vivant. Ses débris envahissent l’air, les sols, l’océan et voyagent jusqu’à l’intérieur de nos organes. On en retrouve désormais dans le sang, le placenta et même le cerveau humain.

Un vêtement issu d’une bouteille en PET décyclé émet ainsi 50 % de microfibres en plus à l’usage. Le décyclage ne réduit pas l’empreinte plastique globale, il ne fait que la déplacer dans le temps en accélérant les émissions immédiates. L’empreinte plastique particulaire (EPP) devrait permettre de chiffrer le phénomène. On ne peut réduire ce que l’on ne sait pas mesurer. Tant que les particules de plastique resteront hors des radars, nos acteurs politiques continueront de viser à côté de la cible.

 

Des logements trop grands.

73% des Belges de plus de 65 ans vivaient en 2023 dans un logement sous-occupé, selon l’enquête d’Eurostat. Dans le même temps, de nombreux jeunes cherchent désespérément des habitations plus grandes, susceptibles de répondre aux besoins d’une famille. Voilà le dilemme.

Alors que l’on cherche à créer des centaines de milliers de logements supplémentaires, une partie de l’espace nécessaire existe déjà. De grandes maisons familiales, désormais occupées par seulement une ou deux personnes âgées, disposent de nombreux espaces inutilisés.

Pour elles, le logement trop grand n’est pas le principal problème, souvent c’est son emplacement. Des ménages qui se sont installés dans des lotissements ou dans des communes périphériques vieillissent aujourd’hui dans des endroits éloignés des commerces, des services de base, des transports publics et des structures de soins. Faciliter sans contraindre est la solution suggérée dans cet article très complet.

 

Réunir le haut et le bas.

A deux pas de la cathédrale, la Banque Nationale et son Imprimerie ont tenté réunir le haut de la ville au bas, suite à la balafre laissée par la jonction Nord/Midi. Tournées sur elles-mêmes par leur fonction, ces constructions ont fait des boulevards  Pacheco et Berlaimont un glacis sinistre affecté au stationnement des autocars.

Un promoteur a acquis  les 20.000 m2 de l’Imprimerie, non pour la raser, mais pour l’adapter à de nouvelles fonctions urbaines. Rejoint par Mix – à qui nous devons déjà la réaffectation de la Royale Belge à Boitsfort – ils vont s’atteler à créer au Fifty Six, 30 logements, un hôtel de 78 chambres, un salle de fitness, une piscine de 25 m, une boulangerie, deux restaurants et 5000 m2 de bureaux. BX1 et Bruzz en parlent aussi.

Avec les logements et l’école  déjà installés  en face, dans l’ancienne Cité administrative, la tentative de créer là-bas un véritable quartier reste une gageure, mais elle ne semble pas faire peut aux entrepreneurs, qui comptent aussi sur la Ville pour y aménager un véritable boulevard urbain. Petit à petit, la rupture occasionnée par la jonction Nord/Midi pourrait finitrpar se cicatriser. Plus d’images ICI.

Esquisses depuis la rue St Laurent et depuis le boulevard Pacheco

Le baiser de la mort.

C’est le titre d’un édito de Mediapart sur la situation française. Il n’est pas sans intérêt pour nous, dont le gouvernement fédéral est aussi incité à faire baisser artificiellement le prix des énergies fossiles (carburants et gaz) en en subsidiant la consommation … qu’on aimerait  bien voir baisser.

« Ne pas le faire, c’est exposer les personnes dépendant au quotidien de leur véhicule pour aller travailler dans un insupportable étau entre leur besoin de se déplacer et leur incapacité de se le permettre. C’est bien la responsabilité des gouvernements successifs, qui se sont montrés incapables de libérer les concitoyen·nes de leur dépendance aux carburants fossiles. »

Le faire, c’est pousser à la consommation et donc à une production accrue de gaz à effet de serre. A tout le moins faudrait-il cibler les publics bénéficiaires de ces mesures et d’y faire participer les géants pétroliers, qui se gardent bien de reconnaître leur part de responsabilité dans ces difficultés.

« Les scénarios de décarbonation, les plans de financement, les innovations technologiques, la motivation de grands acteurs institutionnels, la mobilisation d’une partie de la société étaient sur la table. »