Archives de catégorie : Environnement

Happy Tuesday: vacances en ville

Nous revoilou. Sans doute avez-vous passé de bonnes vacances ? Mais qui peut se permettre de partir deux mois ? Bon nombre de Bruxellois ne peuvent d’ailleurs pas partir du tout. Faute de piscines en plein air, certaines communes ont pris des initiatives ludiques et humides. La ville de Bruxelles n’a pas été en reste avec son Festival In the Streets, ses nouveaux espaces pour les jeunes et avec la finale belge de beach volley organisée place de la Monnaie et sur le piétonnier sous un beau soleil, mais par une température caniculaire, qui commence heureusement à baisser.

Dès ce 16 août, le Plan Good Move est entré en application dans tout le pentagone. Pas facile à intégrer, il est détaillé ICI. Davantage de place pour les piétons, pour les enfants et pour les déplacements  deux roues, mais de nouvelles habitudes à prendre pour les automobilistes et les livreurs. Tout le centre-ville reste accessible, mais le trafic de transit n’est plus le bienvenu et renvoyé sur la petite ceinture. Un moment d’adaptation difficile à passer, heureusement encore en période de vacances.

Les berges du canal commencent à fleurir ! C’est l’heureux résultat des « radeaux flottants » qui ont été déposés sur l’eau et ont vite été envahis par une flore et une faune, qui semblaient n’attendre que cela pour revenir en ville. Longtemps réduit au rôle de simple voie navigable, le canal commence à tenir son rôle de principal cours d’eau de Bruxelles … en attendant de pouvoir y nager un jour.

photos extraites des reportages de BX1 et de Bruzz

Happy Monday: vacances pour tous ?

Où que vous soyez, bruxsels future ne viendra pas vous déranger pendant vos vacances.
Le blog se met aussi en congé pour un mois.
Nous vous retrouverons avec plaisir à partir du mardi 16 août.
Joyeuses et sobres découvertes ?

Je vous avais annoncé les progrès des trains de nuits, ils viennent d’être complètement démentis par une analyse de Bruzz, traduite ICI  pour vous. Peut-on espérer que le ministre Ecolo Gilkinet prenne la chose en main avec ses collègues européens ?

Je vous avais aussi déclaré un peu vite que l’hydrogène n’émettait pas de gaz à effet de serre, mais un lecteur attentif explique qu’il en émet quand même indirectement. Heureusement la substitution de l’hydrogène aux énergies fossiles a un bilan climatique nettement positif.

photo estivale de bertvthul pour Pixabay

Pourquoi sommes-nous survolés ?

Certains quartiers de Bruxelles sont à nouveau fortement survolés, de jour comme de nuit. Pourquoi envoie-t-on les avions de Zaventem au-dessus de la ville la plus densément peuplée du pays ? N’y a-t-il pas moyen d’impacter moins de monde ? Une nouvelle étude d’incidences, exigée par la justice et résumée ICI, présente 9 scénarios dont 7 renvoient les nuisances vers des espaces moins densément peuplés de Flandre. Les habitants du Noordrand s’y opposent violemment avec le support de leurs politiciens.

On peut les comprendre, mais l’aéroport est situé en Flandre et c’est le gouvernement flamand qui délivre les permis qui ont autorisé les extensions de cet aéroport mal situé. C’est aussi lui qui refuse d’instaurer des normes de bruit, pour ne pas gêner l’aéroport. C’est lui encore qui s’est aussi opposé – en son temps – au transfert de l’aéroport à Chièvres et mis Beauvechain au frigo. Les élus de Flandre semblent privilégier l’économie et l’emploi plutôt que la santé de leurs habitants.

Dans une carte blanche (pas encoure publiée) je m’insurge contre cette politique flamande, qui exige une « répartition équitable » des survols qui ne tient pas compte des densités de populations survolées. C’est la Flandre qui autorise l’extension de l’aéroport de Zaventem, mais c’est Bruxelles qui devrait en assumer une part importante de nuisances. Plutôt que de tenter de se décharger d’un certain nombre de survols sur Bruxelles, les électeurs du Noordrand ne seraient-ils pas mieux avisés de s’en prendre au laxisme de leurs élus ?

Fini les gaspillages ?

A l’heure où l’on s’inquiète de nos réserves de gaz et de notre production d’électricité en vue de l’hiver prochain, ne faut-il pas commencer par faire le tri entre l’essentiel et l’accessoire en matière de consommation d’énergie ? Si les Bruxellois ne veulent pas être rationnés, il va falloir suivre le calendrier (zoomable) établi par la Région. Mais ne faut-il pas immédiatement mettre fin à d’évidents gaspillages aussi inutiles qu’éhontés ?

Par exemple: cela a-t-il encore un sens aujourd’hui « de brûler de l’essence pour pouvoir créer des émotions fortes en faisant tourner des voitures en rond », comme le proposent les compétitions de Formule 1 ?  Un article du journal canadien Le Devoir conclut : « La F1 nous montre notre fascination pour cette machine automobile qui a décuplé notre capacité d’agir, mais aussi notre capacité de nous nuire. » Francorchamps appréciera.

Plus près de nous, qu’est-ce que la Région attend pour interdire de chauffer les terrasses dès cet hiver ? Et pourquoi ne pas éteindre l’éclairage des monuments à partir d’une heure du matin ? Quant au fédéral, pourquoi le ministre Ecolo Gilkinet n’interdit-il pas immédiatement les vols de très courtes distances, comme Paris, Amsterdam et Londres, bien desservis en trains à grande vitesse ? Après, il faudra passer à l’isolation des bâtiments publics et privés, mais cela sera une énorme tâche de bien plus longue haleine.

La science est-elle neutre ?

Ingénieurs, architectes, agronomes, médecins se réclament à juste titre de leurs connaissances scientifiques pour justifier leurs interventions et leur pouvoir. Mais les sciences diffusées dans l’enseignement supérieur et universitaire sont-elles neutres et donc apolitiques ? La récente protestation d’une poignée d’ingénieurs, fraîchement diplômés, a fait resurgir la question. Au service de promoteurs, de constructeurs, de l’industrie agroalimentaires ou pharmaceutique, ces jeunes scientifiques trouvent-ils leur place ? sont-ils entendus ? sont-ils écoutés ?

The Conversation consacre une analyse intéressante de cette prise de conscience nouvelle, qui touche un certain nombre d’étudiants, mais qui questionne aussi le contenu des cours, l’éthique et la critique qui devraient les accompagner. « Vivement critiques du modèle économique capitaliste, du secteur industriel jugé néfaste sur le plan écologique et des promesses techno-scientifiques présentées comme des instruments de préservation de l’ordre existant, les propos tenus révèlent une dimension revendicative peu répandue au sein d’un corps professionnel qui exprime généralement un faible intérêt pour les questions d’ordre social et politique. »

Les étudiants évoquent « souvent le besoin de comprendre les effets écologiques des technologies étudiées et formulent explicitement la demande que cette dimension soit abordée au sein des enseignements techniques. Ils s’adressent aussi aux directions des écoles et sollicitent l’intégration de cours en sciences humaines et sociales dans les cursus afin d’acquérir des connaissances réflexives et critiques au sujet des sciences, des techniques et de leurs interactions avec la société. » Qu’en est-il dans nos haute écoles et universités ?