Archives pour la catégorie Environnement

Des quais plus verts et plus bas

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Le  canal est le seul cours d’eau qui traverse entièrement la ville à l’air libre. Son niveau est très bas dans le centre pour permettre aux péniches de passer sous nos nombreux ponts. Il faut souvent se pencher pour  y voir couler l’eau. La seule manière de remédier à cette situation serait d’abaisser certains quais. Cette intention figure dans le texte de l’accord de majorité qui affirme vouloir « renforcer le lien entre l’espace public, l’eau et la nature ».

Une fois de plus, Bruzz est le premier média à annoncer que le gouvernement vient de discuter de l’étude de faisabilité réalisée par deux bureaux d’étude pour l’abaissement du quai de Péniches et  des Armateurs à hauteur du bassin Vergote. L’espace y est assez large et central pour verdir ces quais et les abaisser par paliers. Le gouvernement espère inclure ces projets dans l’accord de collaboration avec Beliris, dont la bruxelloise Karine Lalieux (PS) a aujourd’hui la tutelle.

Ce scénario favoriserait l’extension du parc Maximilien et inclurait la construction d’un nouveau complexe sportif Vergote. La possibilité d’une cafétéria avec une terrasse au bord de l’eau est en cours de discussion. Le point le plus bas du quai serait environ à deux mètres de moins qu’il ne l’est actuellement. Vous en saurez plus en lisant l’article de Bruzz ou sa traduction avec DeepL.com sous la photo.

simulation extraite de l’article de Bruzz

Vous protéger du Covid-19

Il semble probable que nous devions encore cohabiter un certain temps avec divers coronavirus. Plusieurs sociétés proposent donc différents systèmes de désinfection de l’air plus ou moins sérieux. Alternatives Santé a fait une analyse comparative et a retenu un matériel efficace pour la désinfection de nos lieux de vie et de rencontre. Aucun dispositif ne dispense toutefois d’ouvrir ses fenêtres en grand, au moins 10 minutes 3 fois par jour, en faisant un courant d’air (avec une porte ouverte, par exemple).

La firme Signify (ex-Philips Ligthing) sort du lot, avec un luminaire de désinfection intérieure par UV-C (1), qu’elle vient de mettre au point à destination du grand public pour une centaine d’euros en exclusivité sur Amazon – Philips Lampe de désinfection UV-C (2). La lampe ne fonctionne que lorsque personne ne n’occupe la pièce. Son utilisation est très sécurisée: un décompte préalable permet de quitter la pièce avant sa mise en route et un détecteur de mouvement interrompt le processus si quelqu’un rentre dans la pièce. 

Le temps d’exposition est ajusté aux dimensions de la pièce (compter 45 minutes pour un salon de taille moyenne). Les surfaces exposées sont ainsi désinfectées des virus, des bactéries, des moisissures et a fortiori de l’air de la pièce. Selon le fabricant, la lampe ne génère pas d’ozone, ni de toxiques secondaires. Le retour des vraies rencontres en présence pourrait être pour bientôt.

(1) Morawska L. et al. –  « It Is Time to Address Airborne Transmission of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) » Clinical Infectious Diseases (juillet 2020)
(2) Efficacité prouvée sur des surfaces contaminées par des gouttelettes de virus SARS-Cov2 dans l’étude Storm, N. et al. « Rapid and complete inactivation of SARS-CoV-2 by ultraviolet-C irradiation », Scientific Reports (décembre 2020) 

Une jonction verte

La ville de Bruxelles a chargé le Bureau Bas Smet d’élaborer un plan directeur pour faire de la cicatrice de la jonction nord-midi une véritable forêt urbaine. Pour l’équipe de l’architecte paysagiste, ce vaste espace public doit avant tout devenir plus vert et plus frais. « Il y a 100 ans la construction de la jonction ferroviaire a provoqué une rupture dans le centre de la ville. Aujourd’hui, nous pouvons transformer cette zone centrale en un paysage urbain avec lequel nous allons créer un microclimat. »

C’est Bruzz qui reprend cette bonne nouvelle annoncée par l’échevine de l’Urbanisme Ans Persoons. « Nous voulons réaménager cette zone au cours de la prochaine décennie afin qu’elle devienne un modèle en Europe en terme de plantation d’arbres, de collecte d’eau et de mobilité douce. Nous voulons rendre ce quartier plus agréable à vivre et à visiter, mais nous allons aussi augmenter la résilience de Bruxelles à l’avenir. »

Il s’agit d’une mission de 3,5 ans, en collaboration notamment avec Espaces Mobilité et le professeur Eric Corijn de la VUB. Avec la participation de partenaires culturels et sociaux, la mission doit déboucher sur un plan directeur contraignant pour les futures constructions et aménagements. Toutefois, le Bureau Bas Smets fera lui-même des propositions pour deux zones réservées: la place de l’Albertine et l’espace public proche de la gare centrale, dont vous voyez déjà une première esquisse dressée par les paysagistes.

documents Bureau Bas Smets copyright et actualités belges/archives Le Soir.

Notre eau, une ressource périssable

Jadis, à Bruxelles, la seule eau potable était… la bière. Aujourd’hui, imperturbable, l’eau potable coule du robinet à volonté. Elle semble inépuisable. La « journée de l’eau » est une  occasion de rappeler que le sous-sol de Bruxelles est peu aquifère. Bois de la Cambre et Forêt de Soignes produisent à peine 3% de nos besoins, qui se chiffrent à près de 100 litres par jour par citoyen. Plus de 60 millions de m3 par an, comme le rappelle le document que Bruxelles Environnement a consacré à l’eau que nous consommons et à sa surveillance.

Avant d’arriver chez nous, l’eau doit être pompée, acheminée, traitée, distribuée via un réseau de km de canalisations, qui nécessitent un entretien constant. Une fois consommée, l’eau doit être collectée et épurée avant d’être renvoyée vers le milieu naturel. Le reportage de la RTBF en dit plus sur la fragilité de tout ce processus et sur la nécessité d’être parcimonieux avec cette précieuse ressource. Plus nous consommons d’eau potable, plus nous déversons d’eaux usées qu’il va falloir traiter… et plus élevée sera logiquement notre facture.

Si on pourrait espérer que les quelques premiers m3 soient gratuits – comme un droit universel d’accès à l’eau – Il n’est est rien. Cependant, le système de tarification est progressif. Le prix de l’eau augmente exponentiellement, chaque fois qu’un palier de consommation est dépassé, selon le principe pollueur/payeur. Garantie pure, notre eau est 200 fois moins chère que l’eau en bouteille et sans production de déchets. Après deux heures au frigo, le goût du chlore qui la protège aura disparu. Une rondelle de citron ou une feuille de menthe achèveront de la rendre désirable. A votre santé.

> Merci à WordPress… pour ses bouleversements techniques sans préavis

photo du jet par Hebi B pour Pixabay et captation à Modave par Athénée Royal d’Ouffet

Happy Monday : un nouveau tram rapide

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Il n’existe aujourd’hui aucune alternative à la voiture à proximité de l’autoroute A12, qui relie Willebroek/Anvers à Bruxelles Nord. Les navetteurs sont toujours coincés dans leur voiture le long des embouteillages quotidiens de l’A12 et de l’entrée de Bruxelles. Le projet de 2018 de « sneltram » De Lijn était toujours bloqué par des recours au Conseil d’Etat.

Un article en français de VRT NWS confirme que le Conseil d’État a rejeté les divers recours, mettant fin à la contestation du projet. Les permis nécessaires vont pouvoir être introduits et un entrepreneur pourra être désigné. Un projet qui implique un investissement de quelque 450 millions d’euros, qui marque la confiance de De Lijn dans l’attractivité de la capitale. Le chantier du « sneltram » devrait débuter dans le courant de l’année 2023. Son parcours et ses arrêts sont détaillés ICI.

Les navetteurs pourront se rendre de Willebroek à Bruxelles-Nord en transports en commun en 35 minutes. Bonne nouvelle pour eux et aussi pour les habitants de la périphérie de Meise et de Grimbergen. Un arrêt « touristique » devrait également permettre aux Bruxellois de se rendre rapidement au merveilleux Jardin botanique de Meise. Bruxelles devrait également y gagner en diminution de la congestion et en qualité de l’air.

un tram rapide le long de l’autoroute A12 photo VRT NWS