Archives de catégorie : Environnement

Happy Monday: un meilleur environnement.

Fini les tours. Dans cet article, la Région confirme qu’il n’y aura en tout cas plus de tours supplémentaires dans le quartier européen. Le coûteux projet d’implantation de tours de l’architecte Portzamparc à la poubelle. Reste la très contestée tour The One, qui continue à gâcher la perspective sur les arcades du Cinquantenaire depuis l’avenue de Tervueren. Mais qui s’intéresse aux perspectives à Bruxelles ? à part Quartier des Arts et Défi ?

Une eau plus propre. En cas de très fortes pluies, les eaux usées – mêlées aux eaux pluviales – se déversent directement dans la Senne et dans le canal, sans passer par le système d’épuration. L’association Canal it Up suggère d’éviter d’utiliser les toilettes dans ces circonstances extrêmes. S’il pleut très fort, retenez-vous … et contribuez personnellement à l’assainissement de notre rivière et à la pureté d’un canal qu’on souhaite un jour voir nageable.

Des éoliennes en ville ? Cela peut sembler saugrenu, mais la société française Unéole de Ronchin, proche le la Belgique, a conçu une plateforme énergétique mixte, qui peut se déposer sur n’importe quel toit plat. Elle produit de l’énergie grâce au soleil et au vent. Récupérer l’énergie des vents perturbés de la ville fut un défi, qui a nécessité la conception d’un autre type d’éolienne. Pari réussi, qui vient s’ajouter à l’énergie fournie par les panneaux photovoltaïques qui recouvrent la plateforme.

Un finaliste bruxellois. Né à Anvers de parents congolais, Jérémie Makiese vit à Bruxelles. Il est parfait bilingue et fier d’avoir pu représenter la Belgique à la finale de l’Eurovision avec son « Miss You ». Voilà encore un zinneke dont Bruxelles peut être fière, même si la finale a été marquée par la volonté de distinguer l’Ukraine. Plus qu’un symbole.

La fin du gaz et après ?

Bruzz a consacré un article de fond à l’énergie du futur à Bruxelles. Il est traduit ICI pour vous. A mi-mandat, le gouvernement bruxellois a effectué un bilan et va jouer à fond la carte du climat. Il s’agit notamment de travaux d’isolation de tout le parc immobilier, qui avait déjà été annoncés, avec les primes correspondantes. À partir de janvier 2023, les primes à l’énergie pour les chaudières gaz à condensation disparaîtront pour en dissuader l’installation. Plus efficaces sur le plan énergétique, elles ont l’inconvénient de fonctionner avec des combustibles fossiles.

Il s’agit de nous rendre moins dépendants de ces coûteuses énergies importées, à effet de serre incontesté. Les primes pour les pompes à chaleur, les panneaux solaires et l’isolation seront maintenues. À partir de 2025, ces solutions neutres en CO2 deviendront obligatoires pour les nouvelles constructions et les rénovations importantes. En 2030, Bruxelles souhaite que tous les bâtiments publics soient chauffés sans combustibles fossiles et, d’ici 2035, tous les autres logements devraient suivre.

Mesures indispensables, mais dans la pratique, il sera difficile de se passer du gaz. Dans les bâtiments mal isolés, une pompe à chaleur est moins efficace. Les Bruxellois qui ont investi dans l’installation d’une chaudière à condensation, le faisaient pour 25  ans, et n’apprécieraient pas de devoir la remplacer trop rapidement par une pompe à chaleur. Une formule de leasing, plutôt qu’un achat complet, pourrait être une solution rentable. La création de réseaux de chaleur collectifs existe déjà et ses extensions prometteuses sont à l’étude.

Bruxelles climatiquement neutre

Depuis le 28 avril, Bruxelles a été retenue  par la Commission européenne avec Anvers, La Louvière et Louvain, parmi les 100 villes sélectionnées sur 377 candidats, pour tendre vers la neutralité climatique d’ici 2030. Ces villes pionnières seront invités à élaborer des « contrats ville climat », prévoyant un plan global de neutralité climatique dans tous les secteurs, tels que l’énergie, les bâtiments, la gestion des déchets et les transports.

Ces villes bénéficieront de subventions et d’assistance de l’Europe dans le cadre de Horizon Europe pour réaliser leur programme. Un budget de 360 millions d’euros est disponible pour la période 2022/23. La Commission invitera les villes à élaborer des contrats de ville climatique spécifiques. Frans Timmermans, responsable du pacte vert, déclare « avoir hâte de découvrir les solutions que les villes vont élaborer pour conduire leurs administrés et leurs entreprises vers un avenir plus vert».

Pour sa part, Margrethe Vestager désire « mettre un terme à notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles et procurer à nos citoyens des bénéfices tels qu’un air plus propre et une réduction de leurs factures énergétiques. Nous pouvons soutenir leur ambition grâce au budget de l’UE consacré à la recherche et à l’innovation ». Nous attendons de voir les projets  qui seront présentés par Bruxelles et particulièrement pour les factures énergétiques.

Happy Monday: 4 bonnes nouvelles

Plus besoin de permis. Certains travaux sont maintenant dispensés de permis d’urbanisme. Isoler sa toiture, poser des panneaux solaires, décorer un mur avec une fresque, créer une toiture verte, utiliser une partie du logement pour une profession libérale, … Le gouvernement bruxellois a fixé de nouveaux arrêtés qui dispensent de permis ces travaux d’importance minime. Des précisions ICI.

Bons trieurs. Les Belges trient de plus en plus leurs déchets. Recycler ses piles est aussi devenu une (bonne) habitude en Belgique. Leur nombre bat des records : 3631 tonnes de piles ont été récoltées en 2021, mais seulement 149 tonnes à Bruxelles, qui dispose cependant de 2200 points de collecte. Il ne faut plus que nos piles finissent dans l’incinérateur.

Iles flottantes. Sortes de radeaux végétalisés, les premières viennent de faire leur apparition sur le canal. Ces plantes dépolluantes doivent permettre d’améliorer la qualité de l’eau, d’offrir plus de place à la faune et à la flore. La chaleur excessive du canal sera aussi absorbée et le dispositif écologique donnera au canal des allures de rivière naturelle. De belles simulations de Luc Schuiten ICI.

Un pont en lin  C’est une première et c’est aux Pays-Bas, avec la collaboration de la VUB et de la KUL. Ni béton, ni acier, ce pont est constitué de matériaux composites de récupération et de  fibres de lin. Si vous voulez en savoir plus, allez donc voir ICI, c’est étonnant et prometteur.

Un futur pour l’architecture

Construire pour qui ?

Au Bard College dans l’Etat de New York, l’architecture est envisagée sous l’angle d’une méthode critique, et non comme une profession dédiée à la construction d’abris. Plutôt que des visionnaires créatifs à l’échelle mondiale, ses praticiens sont plutôt présentés comme des fonctionnaires assaillis dans une chaîne mondiale de production de ressources et de consolidation des richesses – souvent du mauvais côté de l’histoire. Ce petit Collège d’arts libéraux d’Annandale-on-Hudson est connu pour sa philosophie éducative peu orthodoxe.

C’est une rupture par rapport à la plupart des formations en architecture, où les écoles visent à former des professionnels prêts à concevoir des appartements, des bureaux et des écoles, grâce à un mélange de compétences techniques et d’artisanat artistique, déployé le plus souvent de manière apolitique. Ici, ils sont formés pour interroger la façon dont l’architecture est pratiquée et ce qu’elle produit. L’objectif du programme, selon le co-directeur Ross Exo Adams, est d’inculquer une « culture spatiale ».

A Bruxelles aussi, on peut s’interroger sur la formation des futurs architectes de la ville. « Vont-ils continuer à concevoir l’architecture pour un monde donné », se demande le co-directeur du Bard. « L’architecture est toujours censée résoudre les problèmes dans le meilleur des cas, voire les renforcer la plupart du temps. Nous n’avons pas d’autre choix que d’imaginer un monde différent, car le monde dans lequel nous vivons est en train de mourir ». Il en dit plus dans cet article de Bloomberg CityLab  traduit ICI pour vous.

“An Atlas for Housing Justice,” a project called Housing and Collective Care. Photo Bard