Archives de catégorie : Environnement

Une 2 CV électrique.

La transition vers des voitures électriques – pour celles et ceux qui ne peuvent s’en passer – se trouve freinée par le prix des véhicules proposés par l’industrie automobile européenne, qui se concentre largement sur de gros véhicule lourds et couteux, qui offrent des marges confortables. Clientèle principale : les voitures de société.

Ce marché commence à saturer, mais un article en français de The Conversatiion annonce un tournant avec l’arrivée en 2028 d’une 2 CV électrique autour de 15 000 €. « La contrainte budgétaire devient un argument de marketing, la simplicité retrouve (enfin) ses lettres de  noblesse tandis que la sobriété  – développée ICI – commence à gagner en légitimité. Elle pourrait, à certaines conditions, séduire un public plus large. »

« Si les progrès technologiques permettent d’étendre significativement l’autonomie des batteries et d’améliorer les conditions de recharge, ces petites voitures sont appelées à s’imposer bien au‑delà des usages urbains, des ménages multi-équipés et des flottes d’entreprise. Elles constituent ainsi un levier crédible et structurant de la transition vers une mobilité décarbonée. » (The Conversation).

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Les parents taxis.

Pourquoi les parents deviennent des «taxis»: ils préfèrent conduire leurs enfants plutôt que de les laisser se déplacer seuls en rue. Cette surprotection parentale peut contribuer à réduire les initiatives personnelles des enfants et alimenter leur dépendance aux adultes, déplore un  article du Vif  Jouer, se mouvoir, se repérer dans l’espace public, jauger les risques ou les dangers, accroître ses capacités et sa créativité… des activités qui ont une incidence sur l’estime de soi de l’enfant et sa confiance en lui.

Réduire l’usage de la voiture et accroître l’autonomie des enfants, passera par des politiques publiques qui prendront cela en compte. En revoyant les priorités : les piétons, les vélos, les transports en commun et puis, seulement, les voitures. En aménageant mieux les abords des écoles et des arrêts de bus pour que les enfants soient toujours en sécurité, tout en permettant aux parents d’organiser leurs déplacements sans avoir recours à la voiture.

Depuis l’affaire Dutroux, les enfants ont perdu beaucoup en terme de liberté et d’autonomie. Avec nos pistes cyclables peu sécurisées, des parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo. La distance entre le domicile et l’établissement scolaire n’a cessé d’augmenter, malgré le décret mixité, destiné à rapprocher les écoles et le domicile. Le Vif va plus loin, interroge la Ligue des familles, les experts en mobilité, en urbanisme, en sociologie. Ils évoquent des pistes de solutions.

Bravo, on se débrouille.

Nos gouvernants restent muets. On le relèvera plus loin. La bonne nouvelle c’est que les Bruxelloises et les Bruxellois se débouillent. Ils et elles font comme ils peuvent avec les moyens du bord. Ceux qui peuvent se le permettre se ruent sur les brumisateurs, les ventilateurs, les rideaux isolants, voire même les climatiseurs. Les autres sur les ventilateurs de poche, les feuilles d’aluminium, les tissus mouillés, les douches froides, un plongeon dans le canal, …

« Alors que les citoyens sont écrasés et étouffés par une crise exacerbée par le réchauffement climatique, nos gouvernants, si prompts à saturer l’espace public sur les risques de guerre et les analyses budgétaires, sont totalement muets » écrit Béatrice Delvaux.  Elle interroge: « Où en est l’isolation des logements, des lieux publics et des crèches ? Où en est la verdurisation des espaces urbains, des cours d’école et des toits ?  Michel De Muelenaere en dit plus sur ces silences. L’expert Coppieters désavoue le ministre Coppieters …

Ce qui nous arrive n’est pas une surprise et se renouvellera. Si chaque parti prétend se préoccuper du changement climatique, ce n’est manifestement plus une priorité pour grand monde. Pas de plan à long terme et de maigres budgets, alors que des solutions existent. L’économie prime. La réunion de concertation canicule annulée par la Flandre. Quelques communes sortent des plans à la hâte. Après avoir minéralisé toutes ses places publiques pour y accueillir des événements, la Ville de Bruxelles sort son Plan Canicule.

Une montagne de textiles.

Chaque année, les Bruxellois donnent cinq mille tonnes de textiles collectés dans les bulles à vêtements. Ils sont souvent de mauvaise qualité. La proportion de textiles qui ne sont même plus recyclables est passée de 12,3 % en 2018 à 19,2 % en 2024. Cela fait grimper les coûts de manière considérable. Collecte et traitement deviennent difficiles à assumer pour les entreprises d’éconmie sociale.

Si une partie des vêtement sont reconditionnés et vendus dans des boutiques vintage ou de deuxième main, IsoFabric fait traiter ses rebuts en France, pour en faire des matériaux pour l’isolation des bâtiments. Une ligne de production bruxelloise coûterait au moins 10 millions d’euros et Isofabric manque de moyens.

Une aide est demandée à la Région sous forme de subsides ou d’aide au ramassage. Mais il s’agit aussi de responsabiliser les fabricants, qui doivent financer le recyclage ou la destruction des leurs vêtements, comme Récupel pour l’électro. Bruxelles tarde à appliquer la directive européenne, qui attendra 2028. La réponse d’Ans Persoons (Vooruit Brussel) en dit plus ICI. Les émissions Investigations et ARTE font le point.

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Une esplanade gare du Nord.

L’Atelier d’Action et de Recherche Urbaine (ARAU) a la fâcheuse réputation d’être toujours contre tout. Méritée ou non, cette réputation pourrait bien changer avec le retour des contre-projets. Pendant des années, l’ARAU a présenté des alternatives aux projets qu’elle combattait. Ici, l’Atelier propose autre usage pour le projet de tours « très Manhattan » présenté par les promoteurs. Un usage plus centré sur les besoins des Bruxelloises et des Bruxellois que sur le profit.

L’ARAU ne se contente pas de s’opposer aux quatre tours à construire sur la dalle devant la gare du Nord, il propose la création d’un parvis, pour mettre en valeur l’architecture de qualité de la gare du Nord, redécouverte à la faveur de la démolition du CCN. Plutôt une grande esplanade verte et bleue, qui identifie clairement ce nœud de communication de la  SNCB, de la STIB, de De Ljn, du nouveau tram 15, des taxis et des bus internationaux.

Une esplanade qui peut aussi accueillir les nombreuses manifestations qui y démarrent. Une esplanade qui inclut la belle sculpture de Tapta et se prolonge visuellement jusqu’à Tour et Taxis. La plus grande place de Bruxelles avec ses perspectives multiples. Un projet étudié dans le détail avec la collaboration d’un architecte. Cela suppose le rachat du terrain des quatre tours et un budget d’aménagement considérable . A charge de la SNCB ? du Fédéral ? de l’Europe ?