Archives de catégorie : Environnement

Nous marchons pour le Climat

… tiens, on se voit ce samedi à 13:30 au pied de la tour Belfius place Rogier ?
Nous rejoindrons la Marche pour le Climat qui a besoin de nous toutes et tous
pour former cette « masse critique » qui contraindra la classe politique à agir avec détermination et sans retard

Happy Monday: le retour des activistes Climat

Le 9 août, le GIEC lançait un nouveau signal d’alarme, face à aux risques sans précédent que court l’humanité. La débâcle occidentale en Afghanistan a eu tôt fait de prendre la place ce rapport alarmant dans les médias. Fort heureusement, des voix commencent à s’élever pour exiger une priorité  absolue à la lutte contre le changement climatique. Les 41 morts en Wallonie et l’ardoise des inondations, comme le bilan des incendies plus au Sud, constituent des avertissements qui ne peuvent plus être ignorés. Toutes les autres priorités – même le budget en équilibre – n’auront plus lieu d’être, si la priorité climatique n’est pas rencontrée. Que ceux et celles qui ne sont toujours pas convaincu.e.s lisent  l’analyse de Dominique Méda.

Deux bonnes nouvelles nous réjouissent en ce début de semaine. L’intervention d’un Paul Magnette en colère qui fustige « ceux qui vivent enfermés dans le monde d’avant ». Ce n’est pas le président de parti qui parle à la RTBF, mais l’homme qui vient d’avoir 50 ans et a accumulé quelques années d’expérience à l’ULB. … Si vous pouvez écouter cette petite vidéo – à partir de la huitième minute – vous entendrez le message d’un homme aux abois. Sinon, en voilà un résumé. La co-présidente Ecolo lance aussi sa mise en garde dans La Libre.

La seconde bonne nouvelle, c’est la mobilisation des jeunes et de la société civile qui organisent à nouveau une grande Marche pour le Climat ce dimanche 10 octobre. La première depuis le début de la Covid-19. Le nombre de participants sera capital pour avoir un impact déterminant sur la classe politique.

Participer. Plusieurs d’entre vous suggèrent de se regrouper avec vos slogans autour du calicot bruxelsfuture. Un rendez-vous est fixé à 13:30 au pied de la tour de la place Rogier. Y serez-vous ? Merci de répondre à l’adresse bruxselsfuture.com. Vous ne me laisserez quand même pas tout seul ?

Revoir des étoiles

La nuit, un halo blanchâtre flotte au-dessus de la ville. De toutes les villes. La pollution lumineuse fait moins parler d’elle que celle de l’air ou de l’eau, mais elle est omniprésente et les LED à basse consommation l’ont encore amplifiée. Selon un article documenté du journal Le Monde, elle provoquerait des perturbations majeures dans le cycle de vie des animaux et des plantes, mais pourrait également affecter le rythme de sommeil et la santé mentale des êtres humains. En plus de masquer à peu près totalement les étoiles et le ciel nocturne.

C’est à la fois pour lutter contre la pollution lumineuse et pour des raisons d’économies d’énergie que Strasbourg est devenue pionnière dans la diminution de la luminosité artificielle. Il faut un peu d’attention pour découvrir le secret de l’ambiance feutrée qui règne désormais dans la vieille ville. On y éclaire davantage les espaces destinés à la marche, le reste peut passer à la pénombre. Sur l’une des rives d’un canal illuminé de douces lueurs colorées, dans les ruelles résidentielles ou sous le couvert des arbres, s’étalent de grandes taches de semi-obscurité. L’éclairage des nombreux bâtiments historiques s’éteint à 1 heure du matin. L’âge des villes sans sommeil toucherait-il à sa fin ?

Dans certaines villes, l’intensité de la lumière augmente automatiquement lorsque des piétons arrivent. A Strasbourg, les nouveaux éclairages diffusent une lumière chaude, à l’intensité modulable selon les heures de la nuit. Si l’ambiance mystérieuse et presque féérique étonne, l’éclairage urbain ne se laisse cependant pas réduire sans susciter certaines angoisses. La lumière reste synonyme de sécurité dans l’inconscient collectif. « Il ne faudrait pas sous-estimer ce sentiment d’insécurité, même s’il n’y a pas d’augmentation des agressions. Le risque, c’est de voir les femmes déserter l’espace urbain» .

photo de Guillaume Chauvin figurant dans l’article du Monde

Quels taxis voulons-nous  ?

On parle beaucoup du Plan Taxi de Rudi Vervoort qui tarde à venir *, on parle des propositions des taxis bruxellois  et de celles d’Uber, on entend les craintes des chauffeurs qui restent dans une insupportable incertitude, mais on n’entend rien à propos des utilisateurs de taxis. A croire qu’on a inventé le transport rémunéré uniquement pour créer de l’emploi. Dans la mobilité de demain le taxi pourrait occuper une plus grande place, s’il évolue et tient compte des besoins des Bruxellois. Une alternative occasionnelle à la voiture personnelle ? Un choix de société.

Qu’ont fait les taxis bruxellois du quasi monopole dont ils ont bénéficié pendant tant d’années ? Il a fallu l’arrivée d’Uber pour que des taximen créent enfin Victor Cab et se dotent d’une application performante. L’acceptation des cartes de crédit et l’obtention d’un ticket de course officiel restent toujours très aléatoires, tout comme l’itinéraire le plus court. Le métier ne serait pas rentable, mais ils se revendent à prix d’or les licences qu’ils ont reçues gratuitement de la Région. Ils peuvent bloquer toute la ville avec 100 véhicules et s’en servent en négociation. Ils vont manifester ce jeudi matin, tandis qu’Uber suspendra son App.

Si les utilisateurs des taxis bruxellois et des locations de voitures avec chauffeur LVC  (Uber, Heetch, …) accordent de l’importance à la protection sociale des chauffeurs – comme à celui des coursiers de Deliveroo – ils attendent aussi de la Région de mettre de l’ordre dans le secteur, sans revenir à la situation monopolistique, qui n’a pas été à l’avantage des utilisateurs. Ils attendent toujours l’arrivée des compteurs intelligents, qui délivrent des tickets officiels ou des factures et luttent contre le travail en noir. Ils attendent également un incitant pour des taxis non polluants, de préférence à l’hydrogène, pour des raisons d’autonomie et de recharge rapide. Les utilisateurs ne peuvent être négligés dans ce véritable bras de fer bruxellois. 

image extraite d’une vidéo de BX1

Happy Monday: un passé inspirant

Le Mirano 80. L’espace d’un rêve, celui d’un film qui vient de sortir. New York avait le Studio 54, Paris le Palace, à Bruxelles une jeunesse ivre de new wave et de funk électrisait la célèbre piste tournante du Mirano Continental dès le début des années 80. Une avant-garde audacieuse et créative évoquée par ses promoteurs et par de superbes images d’archives. C’est au Vendôme que vous pourrez découvrir le film les lundi 20 et 27 septembre et le lundi 4 octobre à 19:30. A la chaussé de Louvain, le nouveau Mirano fera à nouveau briller les nuits bruxelloises à partir du 1er octobre.

Bruxelles bord de Senne. Comment vivaient les Bruxellois du 14e au 16e siècle ? Vous le découvrirez au fil de l’expo « Down the river »  (tiens en anglais) aux Halles Saint-Géry. Elles présentent l’incroyable collection de vestiges retrouvés à l’occasion des fouilles à grande profondeur, lors de la démolition du Parking 58. C’est tout un mode de vie que cette exposition retrace à travers des objets usuels et même des marques d’élégance et de raffinement. Ramenés soigneusement à la surface du port installé sur les berges de la Senne, qui reliait Bruxelles à la mer. On sait même ce qu’il y avait dans l’assiette de ces Bruxellois. C’est passionnant, c’est didactique, c’est ouvert tous les jours jusqu’à 18h et c’est gratuit.

Plus grand que nousBigger Than Us, un film résolument positif. « Une génération se lève pour réparer le monde. Partout, adolescents et jeunes adultes luttent contre la crise migratoire, démocratique ou climatique, et toute forme d’injustice. Seuls contre tous, parfois au péril de leur vie et sécurité, ils protègent, dénoncent, soignent les autres. La terre. Et ils changent tout ». Alors que tout semble s’effondrer, Flore Vasseur filme des jeunes joyeux et motivés qui nous montrent comment vivre. Ils nous disent ce qu’être au monde signifie aujourd’hui. Le film sera en salle à partir du 29 septembre : Vendôme, UGC, Le Stockel.

image extraite de la vidéo FRPremière