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Terrasses: stop ou encore ?

Lorsqu’il était encore interdit de consommer à l’intérieur des cafés et restaurants, l’immense majorité des Bruxelllois.e.s a approuvé l’autorisation de déploiement des terrasses dans l’espace public. Une manière de soutenir le secteur horeca en crise et de nous permettre de nous retrouver. Des centaines d’emplacements de parking sont devenus subitement des lieux de rencontre temporaires improvisés et parfois abondamment fleuris. Et même si certains ont exagéré leur emprise sur les trottoirs, la ville s’en est trouvée transformée et souvent plus conviviale, avec de petits airs de Ramblas.

Fin septembre, il était prévu de mettre fin à cette mesure liée à la lutte contre le Covid-19. On a aussi parlé de  fin octobre et même de décembre 2022. Qu’en sera-t-il ? Le secteur horeca souhaite sa prolongation, voire même son approbation définitive. Parmi les usagers de ces terrasses, un certain nombre sont aussi favorables au maintien de cette mesure. D’autres estiment cette emprise sur la voie publique excessive et critiquent la réduction de largeur des trottoirs et l’accroissement des nuisances sonores, qui deviendront plus redoutables quand la fermeture à 01h sera levée.

On parle peu de la fin de ces terrasses provisoires dans les médias. Stop ou encore ? On pourrait bien décider de ne pas décider et « oublier » le caractère temporaire de la mesure. Nos 19 échevins du Commerce pensent déjà à leur réélection et n’entendent pas faire de peine aux établissements horeca. Plutôt que des mesures générales, ne serait-il pas plus judicieux d’analyser les situations au cas par cas ? Là où il n’y a pas de gêne, pourquoi ne pas maintenir l’autorisation ? Là où il y a gêne pour les riverains ou pour le passage des piétons et des personnes moins valides, il faut en revenir à la situation pré-covid. Il est temps d’y penser, même s’il sera difficile d’établir des critères objectifs et de gérer la situation.

Photo by Johan Mouchet on Unsplash

Quel avenir pour votre voiture ?

Si c’est une diesel, dans un peu plus de 8 ans, elle ne pourra plus circuler à Bruxelles, ni d’ailleurs dans la plupart des pays européens. 5 ans plus tard ce sera pareil pour les voitures à essence. Il va donc s’agir de penser à une alternative, lorsqu’il sera question de remplacer votre véhicule. Le meilleur choix pour la qualité de l’air de la ville et pour la planète sera toujours la voiture que l’on ne remplace pas. Si elle vous est cependant absolument indispensable, la voiture électrique sera compétitive pour les courts trajets, elle dispose de moins d’autonomie, d’un temps de rechargement fort long et de batteries aussi lourdes que difficiles à recycler. De plus, elles utilisent des quantités très importantes de métaux sur lesquels les Européens n’ont aucune maîtrise (Ni, Mn, Co, Li, …)

Bientôt, il y aurai davantage de voitures à hydrogène, qui ne rejettent que quelques gouttes d’eau. Tandis que les constructeurs européens se centrent sur la voiture à batteries,  Toyota (Japon) et Hyundai (Corée du Sud) entrent en concurrence avec des voitures à hydrogène de série et la Chine abandonne la voiture à batteries au profit de l’hydrogène à coups de subventions. C’est dire si dans quelques années les prix vont chuter et les rendre plus accessibles. Reste la question de l’approvisionnement. Si le plein se fait en 3 minutes, Bruxelles ne dispose d’aucune station de remplissage. Les plus « proches »  à Zaventem et à Hal. La Région ne semble pas avoir l’intention de susciter l’installation d’une station sur son territoire, alors qu’elles se multiplient en Europe. L’Echo livre son état des lieux.

Et pourtant, la STIB va tester un bus à hydrogène et Bruxelles Propreté un camion de ramassage. En Allemagne Hyundai investit dans le développement de stations à hydrogène et  la police a réceptionné sa première  Hyundai Nexo à hydrogène, pour diminuer le niveau de pollution des villes. Toyota a déjà fourni 600 taxis à hydrogène à Hype pour Paris. Hype veut en installer 60 à Bruxelles, mais tarde à voir venir un appel d’offre régional pour de nouvelles licences. En matière d’énergie, c’est l’offre qui crée la demande et la Région aurait bien tort de mettre tous ses œufs dans le même panier: celui de la voiture à batteries. Et l’usager, lui il veut pouvoir effectuer un choix libre. Affaire à suivre.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20578

photo  Zaventem Air Liquide Benelux

Se déplacer en toute liberté

Même si la « ville à 15 minutes » entend limiter fortement les déplacements nécessaires pour se rendre au travail, à l’école ou aux commerces de base, les citadins que nous sommes auront toujours besoin de se déplacer dans la métropole pour rejoindre de grands espaces verts, pour aller au théâtre ou au cinéma, pour aller au concert ou pour découvrir les saveurs des cuisines du monde de la ville et de sa périphérie. Si la voiture individuelle reste encore le moyen le plus commode pour avoir accès à tous ces lieux, les alternatives – moins énergivores, moins polluantes et finalement plus civiques – se multiplient.

Brupass et Brupass XL, vous connaissez ? C’est le nom du ticket unique pour vous rendre à n’importe quel arrêt des véhicules de la STIB,  des TEC, de De Lijn et de la SNCB. Avec les cartes 10 voyages Brupass vous payerez 1,5€ pour accéder à toute la zone bleue de la carte. Avec le Brupass XL ce sera 2€ par voyage avec accès supplémentaires aux arrêts de la zone rouge. Carte à acheter aux points de vente habituels  de la STIB ou à télécharger sur votre carte Mobib. Tous les détails ICI et LA. Pas possible cependant de réserver ainsi une voiture partagée, un vélo ou une trottinette en libre-service. L’application commune ne sera disponible qu’en 2022.

Les villes de Mulhouse et d’Helsinki prétendent toutes deux être les premières à offrir une application qui permet d’organiser tous ses voyages en un seul clic, quels que soient les divers modes de transport choisis. Là, on se rapproche de la mobilité du futur, qui propose pour chaque destination les modes de transport les plus adéquats avec une facturation en fin de mois. C’est ce que l’on appelle dans le jargon de la mobilité multimodale MaaS, autrement dit Mobility ass a Service. La STIB teste actuellement avec vous Move Brussels, qui est un service de ce type.

photo SNCB et Carte STIB

Logements ou espaces verts ?

Controverses bruxelloises

Limité à ses 19 communes, l’espace disponible de la Région de Bruxelles s’avère restreint et précieux. La ville ne peut (heureusement) s’étaler sans fin. L’utilisation du sol suppose donc des choix. Choisir c’est renoncer. Pallier à la pénurie de logements ? ou répondre à la demande d’espaces verts de proximité des habitants ? Les controverses et les polémiques ne manquent pas, de la Ferme du Chant des Cailles à la Friche Josaphat et des logement sociaux supplémentaires à Molenbeek aux excès de « gentrification » des rives du canal.

Le manque de logements sociaux dans certaines communes et de logements conventionnés pour la jeune classe moyenne, justifient les permis de construction durable accordés par la Région sur les dernières friches disponibles. Des groupes de pression environnementaux ou partisans de l’entre soi retardent ou limitent leur mise en oeuvre, tandis que la rareté de l’offre de logement abordable contribue à l’augmentation constante des prix. Pourquoi pas l’ajout d’un ou deux étages sur des immeubles existants ? la réhabilitation de très nombreux immeubles à l’abandon ? la transformation des bureaux excédentaires en logement ? tout cela sans emprise sur le sol.

Le manque d’espaces verts de proximité dans certains quartiers justifie une opposition au lotissement d’un certain nombre de terrains, quand ce n’est pas au nom du maintien de la biodiversité. Une densification harmonieuse de la ville ne permettrait-elle pas le maintien d’espaces verts existants tout en évitant de miter complètement la campagne de la périphérie de Bruxelles ? Le retour d’une certaine agriculture nourricière peut-elle justifier l’existence des 3 hectares de prairies pour faire paître 5 vaches en ville ? Des choix judicieux ne s’imposent-ils pas eut égard aux pressions exercées par le lobbies du béton tout comme par les adeptes du « not in my backyard » ?

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20269

photos be sustainable brussels et BX1

Détecter la présence du virus

Dans des lieux clos, comme nos salles de classe, un café ou une salle de réunion, il peut être important de détecter à temps la présence du virus de la covid-19, afin de prendre les mesures nécessaires: aérer la salle ou évacuer les personnes présentes. Ou au contraire, pouvoir poursuivre les activités sans contraintes particulières, si le virus n’est pas présent.

Des chiens avaient déjà été dressés pour reconnaître les personnes porteuse du virus. Elles ont donc une odeur distincte, qui résulte de changements dans les composés organiques volatils (COV) qui composent l’odeur corporelle, générant ainsi une « empreinte » olfactive. Aujourd’hui ce sont des chercheurs de la très sérieuse London School of Hygiene & Tropical Medecine qui viennent de mettre au point des capteurs qui détectent cette empreinte olfactive des infections au COVID-19, avec une précision allant jusqu’à 100 %.

Vous en trouverez tous les détails dans cet article publié par la London School. La traduction en français avec DeepL.com est disponible dans le pdf en bas de page. Un autre article scientifique en anglais, analyse de plus près le monitoring de la qualité de l’air, tandis que Neonmag livre en français une vulgarisation plus accessible. Cette découverte pourrait évidemment ouvrir la porte à la détection rapide d’autre virus connus ou à venir. Il faut cependant préciser, que malgré la qualité de l’étude des chercheurs de la London School en collaboration avec la société RoboScientific Ltd et Durham University, cette publication n’a pas encore été  formellement revue par des pairs.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20075