Archives pour la catégorie Projets

L’hydrogène va nous transporter

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Sans autres émissions que de l’eau et sans autre bruit que le glissement sur les rails, le train à pile à hydrogène construit par Alstom est le premier train à l’hydrogène du monde à rouler avec des passagers. Testé depuis 2018 en Allemagne sur la ligne Cuxhaven – Bremervörde, près de Hambourg, il peut accueillir 300 passagers et roule en autonomie pendant 1000 km.  À partir de 2021, après deux ans de test positif, 14 trains à hydrogène remplaceront complètement la flotte des trains diesel de la ligne et d’ici 2022, 41 trains Coradia iLint fonctionneront sur deux lignes allemandes. Un article de la RTBF en dit plus.

Le train à hydrogène sera également testé pendant deux semaines aux Pays-Bas  sur la ligne Groningen – Leeuwarden. Pour la France il y aura une quinzaine de trains d’ici 2022. La Corée s’y est mise aussi, comme la Californie et Saint Pétersbourg ainsi que la Suède pour les trains marchandises. Toute l’actualité des mises en service est ICI. En Belgique, rien de concret pour l’instant et pourtant il subsiste encore une centaine de trains diesel très polluants. La direction de la SNCB se contente de dire qu’elle compte étudier cette option à l’avenir, notamment le long du canal Gand – Terneuzen.

Si la pile à hydrogène est durable et résolument verte sur le lieu de l’utilisation, la production et la compression de l’hydrogène nécessitent cependant beaucoup d’énergie électrique. Dans des pays comme l’Allemagne, celle-ci est encore largement produite à partir du charbon. Plus de 95% de la production mondiale de l’hydrogène est encore issue d’énergies fossiles, mais cela commence à évoluer favorablement.

crédit Alstom

 

 

 

 

 

 

 

https://www.alstom.com/fr/nos-solutions/materiel-roulant/coradia-ilint-le-premier-train-hydrogene-au-monde

 

Nos hêtres partent en Chine

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La Forêt de Soignes produit près de 20.000 m³ de bois chaque année. Plus de 75% des troncs seront exportés vers la Chine en camion et puis en bateau. Une partie de ce bois nous reviendra plus tard transformé en meubles. C’est un article de la RTBF qui relève cette situation aberrante.

Comment en est-on arrivé là ? La filière de transformation du hêtre en Belgique a subi de plein fouet la concurrence avec l’Asie. Les coûts de transformation du bois sont beaucoup plus élevés ici que là-bas (les charges salariales, les coûts de l’énergie, les taxes, etc.). Il reste très peu de scieries belges qui transforment encore du hêtre explique Stéphane Vanwijnsberghe, directeur du service forestier de la Région bruxelloise.

Une coopérative bruxelloise – Sonian Wood Coop – veut changer la donne et éviter cet aller et retour de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres. Elle veut exploiter le bois de la Forêt de Soignes ici. Le projet est une recherche-action menée entre autres par un chercheur en économie circulaire de l’ULB. Pour Stephan Kampelmann, « au lieu de laisser partir la valeur ajoutée en revendant la matière première à des acheteurs internationaux, il faut garder cette matière ici et créer une économie circulaire, locale ».

Vous pouvez contribuer à ce projet en participant ICI à l’achat d’un premier lot de bois de la Forêt de Soignes.

 

Happy Monday: la frugalité s’impose

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Tôt ou tard, l’humanité sera contrainte à une certaine frugalité, parce que les ressources de la planète ne sont pas inépuisables. Alors, autant prendre les devants, être parcimonieux avec les matières premières, limiter les gaspillages et favoriser le durable pour tenter de rendre cette frugalité agréable et pourquoi pas désirable ?

Un produit frugal se distingue par une concentration sur les fonctionnalités essentielles, avec une faible complexité technologique, mais avec un niveau de performance et de fiabilité élevé. Ces objets sont pensés pour être moins chers, de meilleure qualité, tout en optimisant les ressources utilisées. Le contraire de l’obsolescence programmée. Ils ne participent toutefois pas nécessairement à la réduction de l’empreinte écologique, puisqu’ils vont – à raison – permettre l’accès à des biens et services auxquels des populations entières n’avaient jusqu’ici malheureusement pas droit.

Dans des pays comme l’Inde, une grande partie de la population est contrainte à une frugalité extrême pour raison de pauvreté. Disposant d’ingénieurs et de chercheurs, le sous-continent indien peut aussi compter sur l’ingéniosité et la créativité de ses habitants pour tenter d’accéder au confort à moindres frais. Découvrez leur ingéniosité contrainte dans cet article documenté et encourageant de la revue Conversation.

 

Bruxelles électrique

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« Gaz à tous les étages », c’est bientôt le passé. Amsterdam prévoit d’éliminer complètement l’utilisation du gaz naturel domestique d’ici 2050. Pourquoi certaines villes envisagent-t-elles d’éliminer le chauffage et la cuisson au gaz naturel pour lutter contre le changement climatique ? Pourquoi l’électrification des bâtiments et l’élimination du gaz dans les maisons neuves devient désormais une tendance de fond ? L’électricité serait-elle nécessairement verte sur le lieux de production ?

Le magazine américain Curbed consacre un article bien documenté à cette question, qui pourrait bien modifier radicalement la distribution d’énergie dans les constructions neuves comme dans les rénovations. Le groupe privé BDL livre une synthèse. Si la production d’électricité verte est encore très insuffisante en Belgique (surtout en Flandre), elle tendra cependant à le devenir, alors que la production de gaz naturel tendra nécessairement à se raréfier dans les prochaines décennies, malgré les tentatives de séduction opérées par les fournisseurs de gaz, à la suite des fournisseurs de mazout, encore plus inquiets.

Bruxelles s’éclaire déjà de plus en plus en LED et 45% de l’électricité que consomme notre ville est d’origine verte. Le futur fera sans doute la part belle aux plaques de cuisson à induction pour cuisiner, aux pompes à chaleur électriques pour se chauffer par le sol – par géothermie si l’habitat est groupé – et à la voiture électrique partagée, pour se déplacer. Si l’éolien et le photovoltaïque progressent dans le pays, ils sont encore loin de pouvoir fournir l’énergie verte nécessaire pour alimenter tout cela et pour produire l’hydrogène nécessaire pour d’autres applications.

 

Le développement durable s’expose

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De jeunes entreprises bruxelloises, mais aussi wallonnes, sont à la pointe du développement durable et le feront savoir au cours d’un workshop de deux jours à l’initiative de l’Académie Royale de Belgique. Fini la discrétion et la modestie excessives des talents d’un pays moderne.

Triées sur le volet, une vingtaine  de jeunes initiatives entrepreneuriales présenteront leurs pratiques et leurs résultats dans le domaine d’une mobilité améliorée et moins polluante, d’une transition énergétique, d’une consommation sobre, d’une production moins énergivore, d’une agriculture plus saine…

Évidemment, faudra prendre congé pour pouvoir assister aux deux jours de workshop des 11 et 12 février. C’est gratuit, mais il faut s’inscrire info@academieroyale.be  Sinon, vous trouverez le nom de toutes ces jeunes pousses dans le  programme complet qui se trouve ICI.