Archives de catégorie : Projets

Quels sont les atouts de Bruxelles ?

On s’est déjà beaucoup penché sur ses défauts et ses manquements, cette fois c’est sur les atouts de Bruxelles que portera la rencontre organisée par Brupartner. Ce « webinaire » se déroulera entre l’heure du midi par Zoom. Quels sont les clichés dont souffre Bruxelles ? Sont-ils fondés ? Quels sont en réalité ses atouts ? Bruxelles a-t-elle besoin d’une nouvelle vision, comme celle de devenir capitale européenne de la culture ? Quelles sont ses forces en matière d’urbanisme, d’environnement et autres ? Quel est le projet des « Zinneguides » ?

Pour introduire le sujet, on entendra Eric Corijn, un lecteur du blog que vous connaissez déjà bien et qui préside aussi l’ASBL Brussels 2030. Il rappellera un diagnostic devenu “classique”, mais plaidera surtout pour une ambition et une vision plus intégrée de notre Ville-Région. On entendra ensuite Erim Acikgoz spécialiste du Quartier Nord. Il abordera le sujet par le prisme insolite du passionnant projet des « Zinneguides », dont vous saurez beaucoup plus ICI.

Cela se passera en ligne le lundi 29 novembre de 12:30 à 13:45 et vous aurez, bien évidemment, l’occasion d’interroger les deux personnes qui introduiront le sujet, mais aussi de faire part de vos propositions. Informations et inscription au webinaire gratuite mais obligatoire ICI.

photo Zinneguides

Une semaine de 4 jours

Semaine de 34 heures, week-end de trois jours avec un lundi ou vendredi de libre: la banque anglaise Atom pense avoir trouvé la solution pour un meilleur bien-être au travail, et pour garder ses employés. Travailler (un peu) moins pour le même salaire. Moins par semaine, mais plus par jour. D’une semaine de 37 heures et demie, ils passent à 34 heures. Donc de 7 heures et demie par jour, leur journée est désormais de 8 heures et demie.

La semaine de 4 jours a le vent en poupe. Business AM rappelle que début octobre, la Vivaldi a réfléchi à cette introduction, mais à ce stade du projet – qui doit être soumis au patronat et aux syndicats – il s’agirait toujours de prester 38 ou 40 heures, avec la possibilité de les répartir sur quatre jours, au lieu de cinq.  La semaine de 32 heures répartie sur quatre jour fait partie des grands projets de la gauche. Mais elle n’est manifestement pas à l’ordre du jour.

Des études ont été menées en Islande, où la semaine de quatre jours avait été un franc succès. Au Japon également, Microsoft avait fait des tests, et a vu la productivité augmenter de 40%. « Mais cela ne peut pas se faire sans d’autres changements, sinon l’exposition au stress sera encore accrue, et le stress est déjà la première raison d’absence au travail ».

Happy Monday: vers une autre économie bruxelloise

La bonne nouvelle, c’est que la Région de Bruxelles-Capitale dit vouloir entamer sa transition vers une économie à la fois locale, circulaire, sociale et démocratique. On ne demande qu’à la croire. La Région commence par une Semaine de la Transition Economique, qui débute ce lundi. Reste à voir quels moyens et quelles aides seront mis en place pour arriver à des résultats tangibles.

Qu’est-ce, concrètement, que la transition économique ? Comment lancer une activité économique qui s’y inscrive ? Quels outils pour inciter les entreprises ? Durant une semaine, conférenciers expérimentés et intervenants inspirants vont se relayer au cours de nombreux événements, pour présenter les orientations de la transition régionale et inviter les acteurs bruxellois à s’inscrire dans le mouvement. Le programme est ICI et si vous n’êtes pas disponible, vous pouvez prendre part à la discussion sur les réseaux sociaux avec le #EconomicTransitionWeek.

Vous vous rappelez « La Théorie du donut » ? Kate Raworth, son auteure, sera là. Pas que des théories, vous apprendrez aussi: en 60 minutes, comment opérer la transition de votre commerce ou de votre établissement horeca vers plus de durabilité ? vous rencontrerez de jeunes entrepreneurs qui expliqueront comment ils produisent des accessoires et des remorques pour vélos adaptés à chaque activité, ou de délicieux mélanges prêts à cuisiner avec zéro déchets, ou des abonnements pour des réparations illimitées de gros électroménager et la TV, ou l’installation d’une centrale photovoltaïque sur votre bien, et même une nouvelle manière d’exercer le métier d’avocat …

Quel avenir pour le Parking C ?

Vous voyez cet immense parking situé à l’arrière des palais des expositions au Heysel ? Largement inoccupé, en dehors des rares moments de grands salons comme celui de l’Auto ou de Batibouw, il est propriété de la Ville de Bruxelles, mais se situe en Flandre. C’est là que devait se construire le nouveau stade, qui est définitivement passé aux oubliettes. C’est que l’échevin Courtois (MR) n’avait pas jugé utile de se concerter avec la Région flamande, ni avec la commune de Grimbergen, qui s’y sont opposées. Le litige avec Ghelamco, promoteur du stade, n’est toujours pas réglé.

Bruzz vient de consacrer un dossier au processus de médiation initié par le gouvernement flamand avec diverses entités concernées. Sa traduction figure ICI. La Ville de Bruxelles, Néo et Brussels Expo n’ont pas souhaité y participer à ce stade. « Cette étude n’est pas un point final, mais juste un point de départ pour de nouvelles discussions ». Il s’agit de sortir ce terrain de 20 hectares de son isolement. Quatre scénarios ont été élaborés. Les parties concernées s’accordent à conclure que le parking devrait être réaménagé en faveur d’activités mixtes et d’espaces verts.

C’est aussi toute la liaison de la Région bruxelloise avec son hinterland nord et avec le Ring qui est en question. Comme d’ailleurs l’opportunité de  construire du logement à bonne distance de ce Ring.  Comme vous les verrez dans l’article de Bruzz, la rencontre a soulevé toute une série des questions capitales pour l’avenir de ces 20 hectares isolés, sans pour autant y apporter de réponses définitives. Ce n’est qu’un point de départ pour de nouvelles discussions, lorsque des questions cruciales comme le bail foncier et la route de raccordement, auront été démêlées.

photo extraite de l’article de Bruzz

Happy Monday: une ville enfants admis

Et si la ville durable de demain était avant tout une ville faite pour les enfants ?  Et pourquoi pas par les enfants ? Le développement des villes s’est organisé presque uniquement autour de la voiture. La ville devait s’adapter à la voiture. Elle a donc mis de côté les plus petits, pour qui la ville est un espace dangereux. L’espace urbain est aujourd’hui encore loin d’être un espace de liberté, d’émancipation et de découverte pour les plus jeunes. Encore heureux ceux qui disposent d’un jardin, même si on y cultive nécessairement l’entre-soi.

Les magazines  Les Horizons et Demain la ville se sont penchés sur la question. Non pour larmoyer, mais pour faire des propositions, en commençant par repenser l’usage des biens communs. Une ville construite pour les enfants n’est pas une ville basée sur la multiplication des jardins et des jeux d’enfants. Ce n’est qu’une réponse partielle à leurs besoins d’émancipation, de découverte et de socialisation. Les enfants ont certes besoin de jouer, mais aussi de pouvoir se déplacer et s’approprier la ville en toute sécurité. Dans la rue devant chez eux, les rues d’à côté, celles à proximité de leurs lieux de rencontre où de leurs clubs de sports.

La ville d’Oslo a proposé une application mobile qui permet aux enfants de se faire passer pour des agents secrets chargés de remonter les dangers qu’ils rencontrent sur le chemin de l’école, de la bibliothèque ou de la salle de sport : “bonne ou mauvaise visibilité”, “trafic dense ou faible”, “vitesse élevée ou lente”, etc., Elle a permis ainsi de cartographier les voyages quotidiens faits par les enfants et de pouvoir améliorer leur sécurité sur ces axes prioritaires. Chez nous, la crise sanitaire a favorisé le développement de « rues scolaires », de mesures de la qualité de l’air et d’une expérience malinoise. En route vers une ville « enfants admis ».