Archives pour la catégorie Projets

Qui va payer nos retraites ?

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À Bruxelles, dans les années 60, la plupart des personnes travaillaient jusqu’à 65 ans et disposaient pendant 5 ans d’une pension aisément « finançable », vu que l’espérance de vie s’établissait encore autour des 70 ans. Aujourd’hui – dixit Maxime Prévot (cdH) – « quatre générations cohabitent: une qui ne travaille pas encore, une qui bosse et deux qui ne travaillent plus ».

 Il ne va pas être pas possible d’augmenter indéfiniment la part contributive de cette génération au travail, pour financer les pensions et les soins de santé d’une population qui vit jusqu’à 81 ans, même si à Bruxelles, nous avons la chance de bénéficier d’une immigration jeune et d’un taux de natalité bien supérieur aux deux autres Régions. Bruno Colmant (1) parle d’un scénario à la japonaise: le vieillissement de la population crée des dépenses publiques de plus en plus insupportables. Yves Montenay (2) mène une réflexion démographique plus profonde, qui pourrait vous intéresser.

Il reste, que le statu quo est irréaliste. Ceux qui le préconisent font dans la démagogie.
Deux solutions se font jour: augmenter régulièrement l’âge de la retraite pour les personnes en bonne santé, avec adaptation des tâches et réduction progressive des heures à prester, ou déterminer un montant unique pour la retraite de tous les citoyens, vu qu’ils ont des besoins identiques (3). Une forme d’allocation universelle. Les réactions ne se feront pas attendre, mais y a-t-il une alternative crédible ? Pouvons-nous continuer à nous voiler la face ?

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(1) Bruno Colmant est professeur à la Vlerick Management School, à l’ULB et à l’UCL, et responsable de la recherche économique auprès de la Banque Degroof Petercam

(2) Yves MONTENAY est ingénieur et politologue français, il est président de l’Institut Culture, Economie et Géopolitique et administrateur de Population et Avenir (géographie humaine et questions familiales).
(3) les personnes qui ont cotisé le plus, sont aussi celles qui ont eu les salaires les plus élevés et sont souvent propriétaires de leur logement, d’une pension complémentaire et d’un bas de laine. Elles ont droit à une retraite comme tout le monde, mais y a-t-il des raisons objectives qu’elle soit plus élevée que celle des personnes qui n’ont que leur pension pour vivre ?

 

L’air conditionné ne nous sauvera pas

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La météo prévoit 27 degrés à Bruxelles. Au Rajasthan on vient d’enregistrer des températures dépassant les 50 degrés. Les Indiens, qui en ont les moyens, se sont rués sur l’air conditionné, comme le relate Libération. Résultat: un pic dans la demande d’électricité – largement issue du charbon – et énormément d’air chaud rejeté dans les rues. Des animaux et des êtres humains auraient été jusqu’à s’y entretuer pour de l’eau, selon RTBFinfo.

Face au réchauffement climatique en cours et aux possibles canicules, l’air conditionné n’est donc pas une solution généralisable à Bruxelles. C’est du côté de la conception des bâtiments, de leur isolation, d’une circulation d’air tempéré naturelle et de la géothermie qu’il va falloir se diriger sans tarder pour les constructions neuves et même pour la rénovation des bâtiments anciens. Bruxelles Environnement organise une journée d’étude le 21 juin en vue de limiter la surchauffe estivale.

Il y a des siècles, les Romains et les Grecs faisaient circuler de l’eau dans les murs de leurs villas. Dans le désert, les palais des sultans étaient déjà climatisés, grâce à des bâdgirs, sorte de cheminées attrape-vent, parfois agrémentées de jarres en terre cuite remplies d’eau qui – par évaporation – produisaient de l’air frais. Il en existe des versions modernes.  En  Provence et au Canada, des « puits provençaux «  fournissent de l’air frais en été et tempéré en hiver.  Pour les immeubles à appartements, la géothermie pourrait être une solution d’avenir, comme le pratique notamment Lausanne. Des incitants régionaux vont devoir être proposés par le prochain gouvernement pour que les Bruxellois puissent se préparer au futur.

 

Se chauffer à l’hydrogène

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Nous avons déjà abordé les promesses de l’hydrogène en vue de notre nécessaire transition énergétique. Aujourd’hui à Rotterdam, un immeuble de 25 appartements est désormais chauffé à partir d’hydrogène vert. L’Echo présente ce projet pilote, qui vise à démontrer que l’utilisation de l’hydrogène est réaliste pour la production d’eau chaude et le chauffage de bâtiments résidentiels. La société qui a réalisé l’installation donne ICI plus d’informations.

L’avantage de l’hydrogène ? Il n’émet ni CO2, ni CO, ni particules, lors de sa combustion – juste de la vapeur d’eau. Il présente donc un bilan écologique particulièrement favorable, s’il est produit à partir d’électricité éolienne ou solaire. Il a aussi l’avantage de pouvoir se stocker et de se transporter plus facilement que l’électricité. Il permet ainsi de valoriser les surplus de production d’électricité verte en heures creuses. La voiture à hydrogène pourrait être une alternative crédible à la voiture électrique avec ses problématiques batteries et ses temps de charge.

L’utilisation de l’hydrogène, comme énergie alternative, progresse tous les jours. Alstom a mis en service les deux premiers trains à hydrogène alimentés par pile à combustible, la Chine implante un vaste réseau de stations d’hydrogène, à Paris la flotte de taxis à hydrogène atteindra 600 taxis en 2020, les premiers bus à hydrogène vont circuler à Lens, Colruyt a ouvert une première station à Hal… l’hydrogène fait manifestement sa rentrée dans la transition énergétique durable. Si vous aimez en savoir plus, L’Usine Nouvelle y consacre un dossier ICI.

 

Le gaz comme avenir énergétique ?

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Selon L’Echo, des investisseurs luxembourgeois seraient prêts à injecter 2,5 milliards dans 4 nouvelles centrales électriques au gaz en Belgique, dont une à Vilvorde. À peine annoncée, la nouvelle a déjà fait l’objet de plusieurs contestations dans le même quotidien. (1)

Mais, en dehors du gaz de mine, dont l’exploitation commence à Anderlues et les débuts de la biométhanisation (2), mais pas à Bruxelles, où le PS s’y oppose, nous ne disposons d’aucune ressource en gaz. Il faudra donc l’importer et le transporter dans des navires méthaniers depuis les émirats arabes, dont nous nous rendrons très dépendants et dont les ressources fossiles ne sont pas illimitées.

Ce n’est donc pas un projet énergétique d’avenir, mais s’il se réalise, il devrait nous laisser le temps nécessaire pour développer les alternatives durables, qui vont s’imposer suite au nécessaire démantèlement de nos vieilles centrales nucléaires en fin de vie.

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(1) Pour bénéficier de l’accès gratuit à 5 articles par mois dans L’Echo, vous pouvez vous enregistrer ICI sans engagement.
(2) Il s’agit de deux articles intéressants et documentés, mais à lire avec l’esprit critique, vu qu’ils s’apparentent à du publi-reportage.

La cohabitation, mode de vie urbain du futur ?

Dans la Silicon Valley, où le prix du logement est prohibitif, la startup Starcity projette de démarrer, cet automne, la construction du plus grand immeuble de cohabitation jamais construit: 800 unités de logement répartis sur 18 étages, avec un grand nombre d’espaces communs. C’est un pari fou, qui est soutenu par le City Council de San Jose, qui vient de créer un nouveau zoning de catégorie « co-living », en vue d’écarter les obstacles qui pourraient entraver le développement de ce nouveau mode d’habiter. Une réponse au problème du logement des employés des entreprises ? une alternative au rêve de villa quatre façades, qui a montré ses limites sur le plan urbanistique et sociologique ?

C’est CityLab qui publie cette info et y consacre un article très documenté, qui va vous étonner. C’est bien à l’éclosion d’un nouveau mode de vie urbain, moins individualiste, auquel on pourrait assister. Peut-être aussi une réponse pour les nombreuses familles recomposées, pour les mères célibataires, pour les seniors, pour les personnes isolées ou volontairement célibataires. Il sera intéressant de voir comme la vie s’y déroulera, une fois ce grand bâtiment construit et occupé. Ce n’est cependant pas la première expérience de Starcity qui se trouve face à une waiting list de plus de 8.000 personnes… Même si les loyers sont en-dessous des prix du marché, il ne s’agit clairement pas de logements sociaux, même s’ils pourraient en être une source d’inspiration contemporaine

Jon Dishotsky, un de co-fondateurs, se souvient ICI avec émotion, que son père – professeur à Stanford – a hébergé une douzaine d’étudiants du monde entier dans sa maison de Palo Alto. Ils payaient un loyer modeste, partageaient les repas avec la famille et s’occupaient de Jon quand ses parents étaient occupés. Un étudiant ingénieur nigérian l’a même aidé à construire une zip line (tyrolienne) dans le jardin et à gagner plusieurs concours scientifiques. Son père est toujours en contact avec certains de ses ex-students. La co-habitation, Jon est donc tombé dedans était petit.