Archives pour la catégorie Projets

Happy Holidays !

_________________________________________-

Déjà en vacances ? bientôt en vacances ? de retour de vacances ?

Le blog bruxselsfuture va vous laisser vous détendre et décompresser à l’aise.

Sauf nouvelle exceptionnelle pour Bruxelles, nous serons aux abonnés absents,
à partir d’aujourd’hui, pour vous retrouver tout frais le lundi 26 août.

Bye, bye … see you later !

De l’énergie transportable

_______________________________________

Que ce soit  pour votre téléphone portable, votre laptop, votre montre ou votre vélo électrique, vous transportez de l’énergie en permanence. Le plus souvent sous la forme de batteries. On les voudrait légères, performantes et durables. Mais voilà, plus elles sont puissantes, plus elles sont lourdes, longues à recharger et chaudes (rappelez-vous les Galaxy Note 7 explosifs de Samsung). La batterie est le talon d’Achille du développement de l’énergie verte et de la voiture électrique en particulier. La batterie lithium-ion est un progrès récent dans cette course, même si sa fabrication et son recyclage restent coûteux et problématiques.

Deux bonnes nouvelles annoncées par le quotidien économique L’Echo
* Des chercheurs de l’UCLouvain ont découvert un matériau (le « LTPS ») permettant de produire des batteries « tout-solide » à la fois plus sûres et plus performantes. Ils ont pu compter sur le financement et la collaboration de Toyota, et même si la commercialisation n’est pas encore pour demain, les brevets ont déjà été déposés. Plus de précisions ICI.
*Un premier réseau dédié à la coordination européenne de la récupération et de la gestion des batteries usagées a été mis sur pied par 18 associations nationales spécialisées, dont Bebat pour la Belgique. Il est baptisé Reneos, se dit « unique au monde » et s’avère essentiel pour les protagonistes d’une mobilité plus verte, plus partagée et autonome. En savoir plus ICI.

Lorsqu’ils affirment que « la mobilité de demain se dessine à mesure des entrées de nouveaux joueurs venus des quatre coins du monde, et qu’il est pour l’instant établi qu’elle sera électrique », ils s’avancent sans doute un peu vite à propos des batteries et tiennent pour négligeable les progrès de la pile à hydrogène qui vient de faire son apparition dans deux trains allemands. Equiper Bruxelles pour la recharge électrique ou pour la recharge en hydrogène ? Belle question pour un gouvernement naissant, qui devra se garder de l’erreur commise avec le diesel.

… tiens, depuis hier, les humains vivent à crédit et consomment des biens et services destinés aux générations futures. Pas vous ? Calculez ICI votre empreinte écologique personnelle.

 

Happy Monday: de l’info en continu

_________________________________________

À partir du 2 septembre, à  tout moment, quand vous le désirez, vous pourrez disposer d’informations en continu sur une nouvelle chaîne de télévision et de radio belge francophone, appelée LN24. Ses fondateurs promettent d’être indépendants, innovants et irrévérencieux. Ils ont de bons antécédents, mais on jugera sur pièce.

Johan Condijts a quitté L’Echo, dont il était le rédacteur en chef, pour se lancer dans cette aventure audiovisuelle en compagnie du journaliste Martin Buxant. Ils seront entourés d’une équipe qui comptera 48 personnes d’un âge moyen de moins de 30 ans. Ils pourront aussi compter sur les chroniques de trois gloires du paysage audiovisuel: Patrick Poivre d’Arvor, Christine Ockrent et Franz-Olivier Giesbert.

L’Echo vous explique ICI comment ils commencent à fourbir leurs armes et si vous voulez déjà les voir en action, c’est par LA.  Le capital initial , de 4,5 millions d’euro, provient des trois fondateurs: Joan Condijts, Martin Buxant et Boris Portnoy, ainsi que de quatre partenaires financiers assez inattendus: Belfius-Insurance, Ice-Patrimonials (Jean-Pierre Lutgen, le frère de l’autre), Besix  Group et Giles Daoust, administrateur délégué de Daoust et Title Media. La chaîne vivra uniquement des revenus de la publicité.

 

Des partis pour représenter les Bruxellois ?

______________________________________

Pas à pas, la nécessaire constitution de partis bruxellois multilingues, initiée déjà en 2008 par Pro Bruxsel, semble progresser. Des élus bruxellois, de partis flamands et francophones, commencent à prendre leurs distances avec les diktats de leurs états-majors communautaires. Sven Gatz et Guy Vanhengel de l’Open VLD bruxellois en ont donné un brillant exemple, en ayant eu le courage de résister aux pressions insistantes de leur présidente de parti communautaire, qui empêchaient la formation du nouveau gouvernement bruxellois. Cette excellente analyse de Vincent Rocour dans La Libre y voit la marque d’une tendance lourde: l’émancipation bruxelloise.

En se présentant sous le sigle « One Brussels », Pascal Smet a pris ses distances avec le SP.A et Ans Persoons avait fait de même aux communales sous le nom « Change ». Tous deux ont introduit des francophones dans leurs listes. Le PS de la Ville avait déjà introduit des Bruxellois néerlandophones dans les siennes et les élus socialistes bruxellois n’ont pas caché leur agacement suite aux pressions exercées par leur – très peu bruxelloise – présidente régionale Laurette Onkelinx. Sans doute, Céline Fremault n’a-t-elle pas dû trop apprécier non plus, le coup de poker de Benoît Lutgen, son président au cdH ? Même Het Nieuwsblad (traduit en français par DaarDaar) évoque ICI la naissance d’une identité bruxelloise qui « ne doit pas attendre l’approbation des belles-mères des deux côtés de la frontière linguistique pour se donner de nouvelles structures, autonomes et simples ». Déjà en 2013, Elke Van den Brandt – aujourd’hui vice-présidente du gouvernement bruxellois – publiait une tribune libre à ce sujet dans De Tijd.

Un lecteur de ce blog écrit: « Une chose me frappe, la plupart des acteurs du changement bruxellois en cours … sont des lecteurs de ce blog, véritable perfusion ininterrompue d’identité bruxelloise en goutte à goutte ! Un autre ajoute :  «  Je pense effectivement que le blog d’Yvan Vandenbergh, par son contenu comme par son ton, est crucial dans le “percolage » d’une vision cohérente, lucide et enthousiasmante de l’avenir de Bruxelles. » et il en donne ICI des exemples très révélateurs. Ainsi donc se pourrait-il que je ne travaille pas tout-à-fait en vain ?

Quels partis oseront-ils se rassembler sur base régionale plutôt que linguistique ?

Une nouvelle ligne de métro dans 40 jours

________________________________________

Les rails sont posés et les trains sont là. Le 1er septembre, il suffirait de passer à la cadence d’un convoi toutes les 10 minutes, pour avoir une ligne de  » métro  » performante entre Uccle et Evere, avec extension vers Hal, Vilvorde, Malines pour les navetteurs. Les stations sont parfois basiques, mais sont prêtes à Moensberg, Saint-Job, Boondael, Delta, Mérode, Meiser, Evere, Bordet et Haren. Un test que la SNCB pourrait mettre en œuvre en collaboration avec le réseau métro STIB, pour ouvrir la ligne aux détenteurs d’un titre de transport Mobib.

Ce rêve est une suggestion d’un certain nombre de comités de quartier riverains du parcours. Vous pouvez lire leur communiqué de presse ICI. Ils proposent une ligne de « métro » directement utilisable et presque sans frais, plutôt qu’une nouvelle ligne 3 sans rapport coût /bénéfice et  qui ne serait opérationnelle qu’en 2030, après des travaux pharaoniques qui vont perturber de nombreux quartier et tuer des noyaux commerciaux comme Stalingrad. Tout cela pour un coût prévisionnel de près de 2 milliards d’euro (très probablement dépassé), qui va grever le budget régional pendant plus de 10 ans, selon un autre communiqué de plusieurs spécialistes. Un tel projet pour ne diminuer finalement le nombre de voitures que de … 0,6 %, d’après un dossier établi par le BRAL.

Je vois déjà les ingénieurs de la SNCB sortir leur calculette, pour nous expliquer que c’est impossible pour toute une série de raisons techniques et financières, que ces amateurs des comités de quartier ne maîtrisent évidemment pas. Difficile sans conteste. Impossible certainement pas, si la volonté politique y est. On pourrait réduire les temps morts aux terminus, affecter les trains Desiro achetés pour le RER à ce test, collaborer avec la STIB pour Mobib, lancer une campagne d’information. Après 6 mois d’activité, une évaluation devrait décider de l’avenir de cette ligne 26 newlook, qui pourrait être une alternative à la voiture individuelle et pourquoi pas aux livraisons en camion qui pourraient s’effectuer de nuit vers des dépôts ? On peut rêver d’un monde meilleur et plus vert … et il est  parfois à portée de main.

 Desiro photo Siemens