Archives pour la catégorie Projets

Le retour en ville ?

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Pas encore le retour massif des habitants, mais déjà l’arrivée prudente et encourageante de grosses sociétés installées en banlieue. Décathlon fut une des premières à ouvrir un point de vente en ville, place de la Monnaie. De grosses entreprises multinationales comme Décathlon, mais aussi Ikéa, Zalando ou Bio-Planet ont tout misé sur la voiture et se sont installées en périphérie où elles disposaient de vastes terrains et de parkings. Aujourd’hui, avec le développement de l’e-commerce, la mutation de la mobilité et les livraisons à domicile, elles veulent être plus proches du consommateur. Elles ont commencé à revoir leur stratégie, pour s’installer en centre-ville sous des formes à expérimenter. C’est important pour leur chiffre d’affaires, mais aussi pour le commerce de proximité et spécialisé de centre-ville, qui souffre de cette concurrence des shopping malls de périphérie.

IIkéà a déjà ouvert un City-Ikea à Hambourg, en pleine zone piétonne, mais bientôt à Paris, à la Madeleine, et déjà à Madrid, New-York et bientôt au Danemark et à Vienne. Tout s’emporte à pied ou en vélo … et le reste est livré à domicile dans les 24h. Le chantier viennois va s’avérer particulièrement intéressant, parce qu’il associe une architecture verte sur plusieurs niveaux à un projet d’espaces pour des commerces spécialisés complémentaires« On the façade sides, plants and trees should provide a very special microclimate. The roof terrace, which will be open to people beyond the opening hours, is shaded by greenery ”.

La fin ou la limitation des mesa shopping malls de périphérie semble inéluctable. Les promoteurs du shopping de 75.000 m2 à Néo ne semblent pas avoir compris qu’ils n’auront pas nécessairement le temps d’amortir leurs énormes investissements ? Nous y reviendrons.

Des fêtes de transition ?

 

 

 

Les fêtes de fin d’année pourraient-elles être un (petit) point de départ personnel vers une transition énergétique et une contribution modeste à la lutte pour le climat ?  Saugrenu ? Bruxelles Environnement (IBGE) – en charge de la gestion écologique de la Région – est d’avis que c’est possible, symbolique et même joyeux. Ils proposent d’innover et d’essayer, cette année, de faire la fête avec moins, mais alors en vraiment mieux ! Ou vous voulez faire bombance et pléthore de cadeaux une dernière fois, avant que ce soit trop tard ?

Bruxelles Environnement va plus loin qu’un simple souhait et consacre un magazine complet rempli d’idées pour des réveillons festifs d’un nouveau style. Cela vaut vraiment la peine de l’ouvrir ICI en français en HIER in het Nederlands. Vous pourriez surprendre vos amis et votre famille … sans apparaître radin en recyclant.

Et là, juré promis, c’est la dernière fois que je vous invite à envoyer vos remarques à Quiet Brussels NL et ICI en français, à propos de la pollution sonore urbaine. Survols intempestifs, abus de sirènes, bruit de circulation, klaxons, revêtements des voiries,  chantiers, événements et festivals, isolation acoustique, … Vous pouvez encore donner utilement votre avis et vos suggestions jusqu’au 15 décembre sur ce simple formulaire en ook HIER. Et si vous le faisiez encore aujourd’hui ?

Scoop: accès aux quartiers du pentagone par boucles

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Le piétonnier refait parler de lui. Dans l’accord de majorité du nouveau collège de la ville de Bruxelles, Bruzz a découvert un changement de taille (outre la piscine en plein air qui s’installerait au Heysel, près du théâtre américain …). Il s’agirait de mettre fin au miniring d’Els Ampe, qui entoure la zone piétonne et d’assurer l’accès aux divers quartiers du pentagone par plusieurs boucles à partir de la petite ceinture, sans jamais permettre à la circulation de transit de traverser le pentagone de part en part.

Bart Dhondt et Ans Persoons, les nouveaux échevins de la Mobilité et de l’Urbanisme, ne veulent pas agir dans la précipitation et comptent se donner le temps d’étudier diverses hypothèses et de consulter largement, avant d’arrêter un plan, qui devrait limiter la pression automobile dans le pentagone, plutôt que de la reporter sur les quartiers exclus du piétonnier. Petite ceinture.be avait déjà évoqué ce type solution en son temps.

Le plan de Strasbourg peut donner une idée de la formule, que chacun s’accorde à trouver réussie là-bas, même si la situation de la vieille ville était plus aisée à régler que celle du pentagone bruxellois. En orange, vous verrez la zone piétonne, en vert, les voies d’accès aux quartiers limitrophes du piétonnier accessibles par une série de boucles.

… et dimanche midi, serez-vous présent à Coalition Climat boulevard Albert 1er détaillée ICI ?

Anticiper et organiser la reconversion

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Avant la délivrance de tout « permis de bâtir » le politique ne devrait-il pas d’urgence exiger de chiffrer l’impact environnemental du projet présenté et la possibilité de sa reconversion dans le futur ?

Dans 20 ans, la nouvelle génération n’habitera plus, ne se déplacera plus et ne travaillera plus comme aujourd’hui. Tout ce qui s’imagine et se construit actuellement, ne devrait-il pas être conçu pour pouvoir être reconverti aisément par les usagers du futur ? N’est-ce pas la seule manière d’éviter le gaspillage de matières premières précieuses et l’accumulation de déchets irrécupérables ?

L’exemple de Mercedes Benz – qui  se prépare à un avenir que la société imagine connecté, automatisé et électrique – montre que le privé s’y attelle à sa manière. La classe politique aura-t-elle la vision et le courage nécessaires pour s’y mettre, avant que l’évolution de la planète ne rende cette démarche sans objet ?

Revenu universel ou gratuité de services essentiels ?

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Des êtres humains riches de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus pauvres …
« Le projet de revenu universel suscite l’enthousiasme de certains, dans leur immense majorité animés par un souci d’équité et de générosité. Mais leur ambition repose-t-elle sur des fondations solides dès lors qu’elle postule l’idée d’une «
 crise du travail », laquelle suggère qu’une partie de plus en plus importante de la population ne trouvera plus à s’employer ? ». C’est Paul Aries qui l’affirme dans le Monde Diplomatique de novembre.

Il poursuit en pointant un véritable dilemme. « Prendre acte de cette situation conduit à prôner un autre type de revenu d’existence, démonétarisé. Revenu universel ou gratuité, ainsi se résume le dilemme : vaut-il mieux donner de l’argent aux citoyens ou leur fournir des services  gratuits ? ».

Il opte plutôt pour la gratuité de services, mais pour lui, pas n’importe lesquels. « La gratuité que nous devons défendre relève d’une construction. Économique, d’abord : si l’école publique est gratuite, c’est que l’impôt la finance. La gratuité libère le service du prix, pas du coût. Culturelle, ensuite : il ne s’agit pas de promettre une liberté sauvage d’accès aux biens et aux services, mais de l’adosser à des règles ». Quelles règles ? vous le saurez en consultant ICI l’article que le mensuel français consacre à cette problématique, qui ne devrait pas tarder à être d’actualité chez nous.