Vivaqua en question.

L’eau qui coule de votre robinet est produite et acheminée par l’intercommunale bruxelloise Vivaqua, qui en a le monopole. Elle a aussi la charge de son énorme réseau d’égouts et de l’épuration des eaux usées. Vivaqua se dit contrainte d’augmenter le prix de l’eau à cause d’un très grand nombre de factures impayées …. Une bien mauvaise raison, alors qu’il y en a d’autres plus légitimes.

L’enquête menée par la RTBF démontre que ce manque à gagner est largement lié à des retards de facturation de plusieurs années. De plus, Vivaqua traîne une dette déjà ancienne d’un milliard d’euros, ce qui l’empêche de procéder à la rénovation des 1.900 km de réseau d’égouts. Une bombe à retardement, avec les affaissements de chaussée qui en résultent. Avec l’eau la moins chère du pays, Vivaqua à de la marge pour revenir à l’équilibre.

Il y a plus d’un an que nous dénonçons une mauvaise gestion et un manque de transparence. Longtemps dans les mains d’Yvan Mayeur (PS), c’est aujourd’hui David Weytsman (MR) qui préside Vivaqua. Sera-t-il capable de remettre de l’ordre dans cette intercommunale essentielle pour les citoyens de la Région ? En attendant, Vivaqua persévère dans les erreurs de facturation …

 

La société civile en action.

Des centaines de Bruxelloises et de Bruxellois se sont rassemblés à la Bourse vendredi pour exiger des partis la mise en place d’un gouvernement. Des parlementaires convaincus faisaient partie de la foule. Même si on en aurait voulu des milliers, ce fut une manifestation réussie et réjouissante de la société civile.

Respect Brussels et We are Brussels ont aussi réussi à convaincre tous les partis (sauf Vlaams Belang non invité) de se retrouver autour de la table dimanche matin. Cela n’était plus arrivé depuis les élections de juin 2024. Personne n’a osé refuser l’invitation et le climat s’est avéré constructif, même si tous les tabous n’ont pas encore été entièrement levés,

C’est à un duo de démineurs que va être confiée la tâche d’aller plus loin. L’assemblée ne s’est pas encore entendue pour désigner ce duo, qui devra être composé d’une personne francophone et d’une néerlandophone. Deux noms circulent, mais rien de définitif : Yvan Verougstraete et Elke Van den Brandt, qui ont déjà été à la manœuvre. La société civile peut se réjouir de son exploit, même si le plus dur reste à faire.

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Plus qu’un musée.

Toujours en chantier, l’ancien garage Citroën poursuit sa mue en musée d’art moderne et contemporain. En bordure du canal, il compte cependant bien dépasser le simple musée, pour créer “une ville ouverte sur la ville”. Un projet enthousiasmant qui placera Bruxelles sur la carte de l’art contemporain et qu’Yves Goldstein défend farouchement. Même TV5 Monde en parle.

Kanal vient de rendre public son programme d’ouverture de fin novembre. Pas moins de 10 expositions et installations longuement préparées par sa directrice artistique avec la (coûteuse) collaboration du Centre Pompidou, qui prêtera des œuvres à Kanal, qui n’a pas de collection et n’a pu convaincre le Musée des Beaux-Arts fédéral de lui prêter sa collection d’art moderne, largement en réserve.

Mais voilà, il manque la bagatelle de 50 millions pour finir les travaux et 29 millions pour les frais de fonctionnement annuels. La RTBF fait part  d’inquiètudes et L’Echo livre une analyse de la situation. Un peu comme pour le Métro 3, la Région sous financée pouvait elle se lancer dans une telle aventure ?

>>>  serez-vous à la Bourse ce soir ?

Debout pour Bruxelles.

Ce vendredi, les Bruxelloises et les Bruxellois se retrouveront à la Bourse à 19h pour manifester pacifiquement contre l’immobilisme et l’irresponsabilité de la classe politique. Ils exigeront la constitution rapide d’un gouvernement de plein exercice.

Si des solutions sont évoquées ICI, l’association momentanée Respect Brussels a demandé aux représentants de tous les partis de se retrouver avec elle autour de la table ce dimanche à 10h. La plupart ont déjà répondu oui, mais le décompte final sera communiqué vendredi à la Bourse.

Y serez-vous avec votre famille et vos amis  vendredi soir ? Il est capital que nous soyons nombreux pour faire pression sur les partis qu’il faut mettre face à leurs responsabilités et quitter la politique des vetos. À demain ?

Cinq chantiers pour Bruxelles.

Face à l’imbroglio actuel, le professeur Eric Corijn publie une carte blanche une dans laquelle il suggère cinq chantiers pour un accord gouvernemental à Bruxelles. En voici un résumé, mais vous en saurez plus ICI .

Un plan socio-économique pour réparer le déséquilibre dans le système économique bruxellois, qui manque d’activités productives, de manufactures, d’artisanat.
Un aménagement du territoire qui ne peut être revu sans rationaliser et coordonner les cinq grandes administrations qui l’ont en charge.
Une rationalisation de l’institutionnel, qui peut commencer par une concertation systématique entre la COCOF et la VGC, là où les projets sont transversaux
Les chiffres. Faute d’argent, il faut une négociation de fond avec la société civile et l’associatif sur la manière de mieux répondre aux besoins sociétaux et sociaux immenses de la ville.
La particratie. Il faut demander aux familles idéologiques de surmonter leurs divisions linguistiques et de proposer des lignes claires, faute de quoi  la société civile devra se mobiliser.