Pas de futur pour le gaz.

Du gaz nous n’en avons pas. Nous devons l’importer de pays qui ne sont pas toujours amis et dictent leurs conditions. A mesure qu’elles s’épuiseront, leurs ressources gazières deviendront aussi plus chères. Comme la combustion du gaz  naturel produit des gaz à effet de serre dommageables pour le climat, l’Europe demande à ses Etats membres d’augmenter progressivement les taxes sur le gaz, afin de pouvoir les diminuer sur l’électricité, qui peut être verte.

Après avoir placé des conduites dans tout le pays et avoir octroyé des primes pour l’installation de chaudières au gaz à condensation, la Belgique doit reculer. Elle interdit déjà la pose de conduites de gaz dans les nouveaux lotissements. A Bruxelles, il y a interdiction d’installation de chaudières au mazout depuis 2025. Quand cela sera fini avec le gaz et les produits pétroliers, que restera-t-il comme énergie ? L’électricité. Encore faut-il qu’elle soit verte et que son prix baisse.

Tout cela ne se fera que progressivement. Mais pour celles et ceux qui doivent remplacer leur chaudière au mazout ou leur chauffe-eau au gaz, la question du choix d’une autre source d’énergie se pose dès à présent. A court terme, l’électricité peut sembler trop chère, mais à plus long terme, elle devrait diminuer. Des travaux d’isolation et des appareils performants – comme les pompes à chaleur et les radiateurs à inertie sèche – devraient en limiter la consommation. Pour le gaz il n’y a plus d’avenir.

La droite extrême progresse.

Un lecteur nous fait remarquer que le site du Gang des Vieux en Colère contient une petite brochure « anti-fa » très engagée. Elle relève des indices et fait le point sur la progression des doctrines fascistes et d’extrême droite, grâce à des personnes âgées, qui ont parfois côtoyé la Résistance et connu le fascisme au pouvoir en Allemagne avec Hitler, en Italie avec Musolini, mais aussi en Wallonie avec Léon Degrelle et en Flandre avec Staf De Clercq

Si aujourd’hui, on peut se réjouir de l’échec d’Orban et de son parti Fidesz en Hongrie, on ne peut s’empêcher de constater la montée de l’extrême droite en Europe, particulièrement en Italie, mais aussi en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, au Portugal, en Espagne et en Slovaquie. Des partis qui affichent tous un scepticisme  certain envers la démocratie et l’Union européenne.

Leur brochure se veut un outil pour comprendre et résister aux mécanismes, aussi lents que dangereux ,qui se mettent en place ici et ailleurs. Grâce aux réseaux sociaux, aux influenceurs, à la presse et aux « fake news », l’extrême droite bénéficie d’une plus grande visibilité. La presse n’est plus que dans quelques mains. Des milliardaires ne cachent pas leurs visées politiques, surtout en France, mais nous sommes inondés par leurs contenus, comme 21News, financé par Bolloré et Lagardère.

 

Que se passe-t-il dans les Marolles ?

Les Marolles sont-elles en train de perdre leur âme ? Des commerces se vident et quand ils sont repris, ce sont des galeries, des cafés branchés et des tatoueurs. Même là, Airbnb contribue à la hausse des loyers et des nuisances sonores. Les habitants s’inquiètent, déjà qu’ils subissent une certaine « sablonisation » depuis longtemps.

Toutefois, 7 logements sur 10 appartiennent aux pouvoirs publics, qui maintiennent des loyers payables, pour une population qui est locataire à 91%. Si cela se trouve, les jeunes ne peuvent acheter l’appartement de leurs parents. Certains tentent cependant de le faire sous forme de coopérative.

La mutation du Petit Lion se veut rassurante. Cathy, la patronne pendant 30 ans, a vendu son estaminet à un acheteur, qui l’a maintenu dans son jus. Désormais employée de son établissement, Cathy revient de Blankenberge deux fois par semaine pour servir et écouter ses anciens clients. On y vient  autant pour déposer ses soucis que  pour boire un verre. L’article de la RTBF en dit plus.

Extrait de la vidéo de Bruzz

Screenshot

Des logements alternatifs.

Face à une pression foncière croissante et aux grandes difficultés d’accès à un logement abordable, de nouvelles initiatives voient le jour. Des alternatives concrètes aux modèles traditionnels de propriété. Analyse juridique et retours de terrain vont devoir interroger la capacité de ces modèles à répondre à une fonction sociale de la propriété, pour favoriser un accès à des logements abordables et décents pour les générations bruxelloises actuelles et futures.

C’est à partir de l’exemple du Community Land Trust de Bruxelles (CLTB) et des coopératives d’habitants que L’IRIB propose une rencontre pour mettre en lumière les défis pratiques et juridiques de ce modèle. Certains choix architecturaux emblématiques seront abordés, comme le réemploi des matériaux ou la conception d’espaces partagés, ainsi que l’implication et l’accompagnement des habitants dans le processus de création des projets.

Après avoir exploré le potentiel du modèle CLT, cette présentation ciblera certaines tensions juridiques que révèlent sa mise en œuvre en particulier au regard du droit des biens (Livre 3 du Code civil). La rencontre se tiendra le mardi 26 mai avec des sandwichs à 12h et les exposés de 12:30 à 13:30 et puis débats. Des détails et inscription gratuite mais obligatoire ICI.

IRIB Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles

L’isolation des bâtiments.

Le gouvernement flamand vient de décider d’une série de mesures en vue de réduire la consommation d’énergie des ménages, des écoles et des entreprises. Il mise sur la rénovation. Le budget du prêt à taux réduit pour la rénovation sera augmenté de deux fois 70 millions d’euros dans les deux prochaines années, 100 millions d’euros iront à la rénovation des écoles et 25 millions à celle des logements sociaux. Avec des mesures structurelles et ciblées il entend protéger le pouvoir d’achat des familles.

La Région de Bruxelles compte environ 230 000 bâtiments, dont 180 000 logements. Avec beaucoup d’immeubles datant d’avant 1940, notre parc immobilier est très souvent peu ou pas isolé et compte beaucoup de copropriétés fort complexes. 70 à 75 % des bâtiments sont considérés comme mal isolés ou très énergivores.

Le nouveau gouvernement ne poursuivra pas l’attribution des primes « Renolution ». Il va surtout miser sur des  financements alternatifs, dont des prêts à taux réduit comme ECORENO via le Fonds du logement et d’autres prêts “verts” qui peuvent descendre jusqu’à 0–2 % pour un public aux revenus faibles ou moyens. A part la TVA qui reste réduite à 6 % pour les logements de +10 ans, tout le reste attend encore confirmation.