Mère Patrie …

C’est elle qui défend le territoire. C’est elle qui instruit nos enfants, nous soigne et facilite nos déplacements. Elle fait encore bien d’autres choses qui nous échappent. Mais est-ce toujours une bonne mère ? C’est au cours d’un cabaret politique burlesque que Frédérique Lecompte incarne une drag queen excentrique qui aborde ces questions fondamentales.

La Belgique, le capitalisme, le patriarcat, le fascisme et les souvenirs personnels, tout y passe à travers le prisme déjanté d’une jeune femme de 68 ans, qui est fière et qui a honte. Honte de la colonisation, des prisons surpeuplées, des personnes sans papiers, des sans chez soi, … Tout cela au cours d’un cabaret-chaos clownesque et impertinent qui mélange stand-up, chant, musique live et numéros burlesques.

On aurait aimé y voir les femmes et les hommes politiques qui incarnent aujourd’hui notre Mère Patrie et son avenir. On aimerait aussi vous donner l’occasion de rire, de sourire et de retenir une larme. C’était final et sold out. C’est promis, elle reviendra à Bruxelles au printemps prochain. Un peu de patience, on vous avertira.

 

Dimanche j’ai Climat.

Dimanche nous avons toutes et tous Climat. Après tout ce que nous avons vécu ou appris cet été, avec des glaciers qui fondent, des forêts qui brûlent, des morts prématurées, … n’est-il pas indispensable de dire à nos dirigeants que le Climat est notre priorité absolue et ne souffre plus d’inaction.

Budget ? Ne rien faire coûtera plus cher que d’agir. Il faut se réjouir de voir arriver une nouvelle Marche pour le Climat. Nous étions 75 000 la première fois et nettement moins les années suivantes. Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, serez-vous là dimanche pour signifier notre détermination à ceux qui nous gouvernent ?

Oui, nous savons. Les scientifiques du GIEC nous avaient avertis depuis longtemps des changements climatiques à venir. Pouvons-nous rester indifférents ? Celles et ceux qui savent peuvent-ils rester chez eux dimanche ? Le rendez-vous est à la gare du Nord à 14h. Au plaisir de vous y rencontrer ?

 

 

Des commentaires ?

Vous êtes quelques-unes et quelques-uns à vous demander si je lis vos commentaires et pourquoi je n’y réagis pas. OUI je les lis avec beaucoup d’intérêt et vous engage à continuer. NON, je n’y répond pas souvent, parce que je pense que le débat est entre vous lectrices et lecteurs.

C’est pour informer les Bruxelloises et les Bruxellois intéressés par l’avenir de leur ville que des billets réguliers de Bruxsels Future ont commencé à paraître dès 2013. Depuis, vous avez déjà envoyé 3 502 commentaires et réactions. C’est énorme et intéressant, même si on pourrait souhaiter l’émergence de plus de débats entre points de vue.

Outre les commentaires, je reçois aussi assez régulièrement des infos sur des sujets pas encore abordés. ou des compléments d’information. Cela alimente ma banque de donnée et fait souvent l’objet de nouveaux billets. Je reçois aussi les adresses e-mail de personnes que vous me demandez d’abonner. Il suffit  pour cela de m’envoyer un message ICI.

 

Des logements trop grands.

73% des Belges de plus de 65 ans vivaient en 2023 dans un logement sous-occupé, selon l’enquête d’Eurostat. Dans le même temps, de nombreux jeunes cherchent désespérément des habitations plus grandes, susceptibles de répondre aux besoins d’une famille. Voilà le dilemme.

Alors que l’on cherche à créer des centaines de milliers de logements supplémentaires, une partie de l’espace nécessaire existe déjà. De grandes maisons familiales, désormais occupées par seulement une ou deux personnes âgées, disposent de nombreux espaces inutilisés.

Pour elles, le logement trop grand n’est pas le principal problème, souvent c’est son emplacement. Des ménages qui se sont installés dans des lotissements ou dans des communes périphériques vieillissent aujourd’hui dans des endroits éloignés des commerces, des services de base, des transports publics et des structures de soins. Faciliter sans contraindre est la solution suggérée dans cet article très complet.

 

Réunir le haut et le bas.

A deux pas de la cathédrale, la Banque Nationale et son Imprimerie ont tenté réunir le haut de la ville au bas, suite à la balafre laissée par la jonction Nord/Midi. Tournées sur elles-mêmes par leur fonction, ces constructions ont fait des boulevards  Pacheco et Berlaimont un glacis sinistre affecté au stationnement des autocars.

Un promoteur a acquis  les 20.000 m2 de l’Imprimerie, non pour la raser, mais pour l’adapter à de nouvelles fonctions urbaines. Rejoint par Mix – à qui nous devons déjà la réaffectation de la Royale Belge à Boitsfort – ils vont s’atteler à créer au Fifty Six, 30 logements, un hôtel de 78 chambres, un salle de fitness, une piscine de 25 m, une boulangerie, deux restaurants et 5000 m2 de bureaux. BX1 et Bruzz en parlent aussi.

Avec les logements et l’école  déjà installés  en face, dans l’ancienne Cité administrative, la tentative de créer là-bas un véritable quartier reste une gageure, mais elle ne semble pas faire peut aux entrepreneurs, qui comptent aussi sur la Ville pour y aménager un véritable boulevard urbain. Petit à petit, la rupture occasionnée par la jonction Nord/Midi pourrait finitrpar se cicatriser. Plus d’images ICI.

Esquisses depuis la rue St Laurent et depuis le boulevard Pacheco