Enfin en conclave.

Depuis juin 2024, ont sait que le MR et PS sont les gagnants des élections et qu’ensemble ils peuvent constituer la base d’un gouvernement solide. Mais plus de 600 jours plus tard, les vétos des uns et des autres ont rendu jusqu’ici cette formation impossible, avec l’obligation d’une majorité dans chaque groupe linguistique. Temps nécessaire pour cette longue maturation ?

Après quelques coups de fil aux partis, Georges-Louis Bouchez (MR) a constaté que personne ne voulait être responsable de l’échec de sa tentative de la dernière chance. Fort de l’accord de suffisamment de partis pour constituer une double majorité, il s’est auto proclamé formateur et a lancé la tenue  d’un conclave, moult fois suggéré par la société civile. Les négociateurs sont réunis depuis mardi au finish à la Fondation universitaire. Bruxelles vaut bien un conclave.

S’il faut se réjouir de voir à table MR, PS, Les Engagés, Groen, Anders, Vooruit et le CD&V, la partie est loin d’être gagnée. L’équilibre budgétaire en 2029 plutôt que 2034, exigé par les libéraux francophones et flamands, demandera plus de sacrifices. Jean Faniel du CRISP, estime ICI, que l’on met peut-être « la charrue avant les bœufs ». Il y aura aussi la question du ministre-président, qui ne peut être un Montois. On parle de l’Uccloise Valentine Delwart, une femme de l’ombre, mais actuelle négociatrice MR.

Intelligence artificielle ?

L’intelligence peut-elle être artificielle ? A l’analyse, selon The Conversation, elle se limite à modifier et recombiner des fragments de textes ou d’images existants. Elle synthétise évidemment de mieux en mieux et nous fascine. Les jeunes de l’IA sont persuadés de participer à un « changement de civilisation » qui, à long terme, bénéficiera à la société des humains.

A force de parler aux robots comme à des humains, ne risque-t-on pas de parler aux humains comme à des robots ? Derrière l’IA et les machines, il y a la question fondamentale de la relation à autrui. Or, un individu est parfois fatigué, fâché, malade, etc. À l’inverse, ChatGPT est toujours là, jamais malade, jamais fatigué. Évidemment, cela peut paraître très utile et très attrayant. Louis de Diesbach, éthicien de la technique (oui, cela existe), pose ICI la question du sens et de l’éthique.

« Notre contrat social repose sur le travail. Sans travail, nous perdons le sens de l’existence. La solution ne sera pas seulement économique, avec le revenu universel ou non, elle sera anthropologique. Il faudra redéfinir la dignité autrement que par la productivité. » Pour voler moins haut, sur le plan journalistique, chaque fois que j’ai recours à l’IA pour les billets de ce blog, je le signale clairement et fait appel à votre sens critique.

Un village dans la ville.

Un ancien hôpital catholique d’Anderlecht a été transformé de manière inattendue en Village Sainte-Anne par le milieu associatif. Il s’articule autour d’une ruelle couverte accessible à tous et qui relie dorénavant deux artères de la commune. Tables, fauteuils et plantes vertes y invitent chacun à la pause ou à la papote.

Les rez de chaussée sont ouvert sur les vitrines de huit associations dynamiques qui y ont créé diverses activités. On y trouve notamment un restaurant social, un salon-lavoir, des cours de langues, une banque alimentaire, une friperie, un bureau d’accueil pour les primo-arrivants, … et d’autres activités et projets que vous trouverez bien décrits  et illustrés ICI, avec un objectif clair d’émancipation.

Les quatre étages abritent 51 studios et appartements, occupés par près de 150 locataires en situation de précarité. Ils y vivent selon le principe d’un co-livng social et solidaire. Les locataires s’engagent à participer bénévolement à au moins une des activités associatives menées sur le site. Le projet a pu voir le jour grâce à deux fonds privés gérés par la Fondation Roi Baudouin.

 

 

 

 

Night clubs bruxellois.

Selon Pascal Smet (Vooruit), la nouvelle réglementation concernant les nuisances sonores des night clubs entrera en vigueur ce mois-ci. Les personnes qui viendront loger à proximité d’une discothèque ou d’une salle de spectacle déjà existante, ne pourront se plaindre et devront désormais assurer l’isolation acoustique à leurs frais. Logique.

Par contre, pour de nouvelles installations festives en milieu résidentiel, il incombera aux candidats de procéder à une isolation acoustique performante à leurs frais pour ne pas nuire aux riverains. Logique aussi.

Reste la question des établissements existants qui modifient leurs installations sonores, leur type de musique, leurs heures de fermeture et la clientèle visée. À partir du principe “pollueur payeur”, il leur incomberait – en toute logique – de financer les travaux nécessaires, pour ne pas dépasser les dB et vibrations antérieures. Un exemple très évident ICI avec l’AB.

Des voitures en moins.

L’usage de la voiture individuelle régresse à Bruxelles. Oui. Moins d’un trajet sur trois se fait en voiture, alors qu’il y a 15 ans, près d’une personne sur deux se déplaçait en voiture individuelle. Si cette régression devait se poursuivre, les premiers à en profiter seraient ceux qui ont absolument besoins d’une voiture et qui circuleraient de manière plus fluide.

Avec la limitation des places de parkings et leur prix, avec la limitation de la vitesse, avec le plan Good Move, les LEZ et les prix en hausse des voitures, on assiste à une diminution de l’usage de la voiture. Selon Espaces Mobilités, une voiture coûte entre 500 et 600 euros par mois et donc près de 7000 euros par an. En dessous de 10 000 km par an, l’autopartage serait plus écologique et économique que la possession d’une voiture.

L’usage des transports en commun, des vélos, des trottinettes et de la marche ont fortement progressé. Les chiffres sont ICI. Cela a profité à des réaménagements plus conviviaux de l’espace public et à la qualité de l’air, au profit de tous. Malgré des poches de résistance tenaces, la classe politique est invitée à persévérer et à faire preuve de pédagogie plutôt que de clientélisme.

>>> rappel: la semaine du multilinguisme commence lundi