Des chercheuses en scène.

Que cherchent donc les chercheurs ? Que font-ils de leurs journées ? Même quand ils daignent répondre, on n’y comprend souvent rien. On ne connaît pas les chercheurs et encore moins les chercheuses. Elles ont donc décidé de débarquer dans la rue. De trouver les termes adéquats pour expliquer ce qu’elle font et l’intérêt que cela représente pour nous. BX1 en dit plus ICI.

Quelques jours avant la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars,  un certain nombre de chercheuses de l’UCLouvain sont sorties de leurs labos pour aborder les rues du campus. Elles ont tenté de trouver les mots pour partager leurs passions. Un concept « soapbox science » inspiré des célèbres Hyde ParkSpeakers’ Corner, où n’importe qui peut prendre la parole en public et débattre librement devant les passants.

Sur le campus de l’UCLouvain en Woluwe c’est fort bien, elles sont en terrain connu et face à un public largement acquis. A quand des « soapbox science » au milieu de la rue Neuve, au Marché aux Puces ou au Marché du Midi ?

Et dimanche, des femme iraniennes étaient aussi en rue à Bruxelles, mais c’était pour dénoncer l’impérialisme et la théocratie

La société civile se mobilise.

Coup sur coup, des académiques, des institutions, des citoyennes et des citoyens viennent de manifester leur volonté de redorer l’image de Bruxelles, ternie par plus de 600 jours de d’inaction et d’irresponsabilité. Une volonté affirmée de lui donner un avenir et de tenter de la mettre à l’abri de crises politiques, comme celle que nous venons de vivre. Des listes bilingues, un seul collège, le droit de vote pour tous, une protection des minorités sans privilèges, une Région aux pouvoirs étendus, etc …

Cela a débuté par un débat organisé par le mouvement Volt, qui a réuni deux parlementaires bruxellois, un académique et une citoyenne sérieusement remontée. Des questions sans tabou et une volonté d’éliminer les causes du désarroi. Les propositions d’Aula Magna et celles de Re-Bel restent toujours d’actualité. Affirmation claire du fait régional et évacuation de toute velléité de tutelle.

Une carte blanche, signée par un certain nombre d’académiques, vient de paraître dans Le Soir et De Standaard. Elle évoque une nécessaire réforme du système électoral, détaillée ICI par Brussels Studies. La veille, c’est le professeur Corijn qui publiait une carte blanche. Il appelle à créer un autre récit auquel les citadins peuvent s’identifier et pas un simple marketing pour redorer son image. Ce lundi 9 mars, Re-Bel mettra ses propositions en débat. Ce sera à 17h à la Fondation universitaire et en ligne en direct. Cela bouge à Bruxelles.

Au cours du débat de Volt

 

 

 

Monuments et Sites en péril.

Ce n’est pas encore une Ordonnance, mais le nouveau gouvernement a annoncé son intention de supprimer l’avis conforme de la Commission royale des Monuments et des Sites, en vue de simplifier et accélérer les procédures d’urbanisme et de « déverrouiller le marché immobilier ». L’avis de la Commission ne serait donc plus contraignant mais seulement consultatif.

La Commission ne dispose que de 30 jours pour émettre un avis. Elle affirme mettre un point d’honneur à respecter ce très court délais, selon Quentin De Radiguès, avocat membre de la Commission. Ce ne serait donc pas elle la cause des lenteurs excessives dans la délivrance de la plupart des permis.

Le caractère « consultatif  » de ses avis mettrait désormais le patrimoine bruxellois en danger. Un collectif soutenu par 34 associations dénonce cette situation et lance une pétition pour refuser ce qu’elle appelle un « affront au patrimoine ». Un article de la RTBF résume bien la situation, entre soulagement des propriétaires et inquiétude des associations de défense du  patrimoine de notre ville.

Des toitures vertes.

Il y a de plus en plus de toitures vertes à Bruxelles, mais souvent invisibles depuis la rue. Si vous disposez d’un toit plat, alors une toiture verte comporte de nombreux avantages. Elle améliore l’isolation, retient les eaux de pluie, réduit les îlots de chaleur, favorise la biodiversité et peut même vous offrir un jardin.

Le plus simple: une couverture légère de sedums et plantes basses, pas prévu pour marcher dessus. Avec plus de terre, des plantes plus variées et plus de biodiversité. Avec une toiture intensive, c’est un véritable jardin ou un potager sur le toit. Le plus important est de s’assurer du poids que la toiture peut supporter et de réaliser une étanchéité parfaite, qui supporte les racines. Bruxelles Environnement en dit plus et ICI et voilà une liste d’entreprises spécialisées

De nombreux exemples démontrent que c’est possible. Toutefois, avec la fin des primes Renolution, il est difficile de préciser la nature des aides régionales et communales (comme à la Ville de Bruxelles) actuellement disponibles. Les entreprises spécialisées dans cette technique suivent l’actualité de près. En route pour un Bruxelles plus vert avec des eaux de pluie plus régulées, moins d’îlots de chaleur et une isolation renforcée.

U square VUB et Colruyt Maelbeek

Plein feu sur Kanal.

Acheté pour 30 millions d’euros, l’ancien garage Citroën a donné le jour au projet Kanal. Il a pour a pour ambition de le reconvertir en un lieu d’art contemporain et d’échange ouvert à tous, mettant à l‘honneur la création bruxelloise et visant à renforcer l’attractivité culturelle et le rayonnement international de Bruxelles. Vous lirez ICI tout le bien que la BBC en pense. « Son lancement est considéré comme l’une des six ouvertures de musées les plus importantes au monde en 2026. Il devrait devenir « le nouveau bastion européen de l’art moderne et contemporain ».

Le bâtiment Art déco est qualifié de modèle de reconversion du patrimoine industriel. « La révolution industrielle nous a laissé de tels monuments. Ce sont nos cathédrales et nos châteaux d’aujourd’hui. » Rien que cela, mais ne disposant pas de collection propre, la Région a passé un accord assez coûteux avec le Centre Pompidou – qui est en chantier – et dont une partie des collections sera donc disponibles temporairement pour Kanal et pour les 10 expositions phares de son ouverture le 28 novembre.

Vision rassurante, on pourrait être fiers. Tout cela pourrait être magnifique pour la capitale de l’Europe, si ce n’était la révélation de dépassement budgetaires, la trentaine de millions de frais de fonctionnement annuels et le budget déficitaire de la Région. Sous-financée – et parfois mal gérée – la Région s’est engagée dans une aventure dont on aimerait assister à la réussite, mais qui risque de se faire au détriment d’autres projets socialement et économiquement plus urgents.