Une montagne de textiles.

Chaque année, les Bruxellois donnent cinq mille tonnes de textiles collectés dans les bulles à vêtements. Ils sont souvent de mauvaise qualité. La proportion de textiles qui ne sont même plus recyclables est passée de 12,3 % en 2018 à 19,2 % en 2024. Cela fait grimper les coûts de manière considérable. Collecte et traitement deviennent difficiles à assumer pour les entreprises d’éconmie sociale.

Si une partie des vêtement sont reconditionnés et vendus dans des boutiques vintage ou de deuxième main, IsoFabric fait traiter ses rebuts en France, pour en faire des matériaux pour l’isolation des bâtiments. Une ligne de production bruxelloise coûterait au moins 10 millions d’euros et Isofabric manque de moyens.

Une aide est demandée à la Région sous forme de subsides ou d’aide au ramassage. Mais il s’agit aussi de responsabiliser les fabricants, qui doivent financer le recyclage ou la destruction des leurs vêtements, comme Récupel pour l’électro. Bruxelles tarde à appliquer la directive européenne, qui attendra 2028. La réponse d’Ans Persoons (Vooruit Brussel) en dit plus ICI. Les émissions Investigations et ARTE font le point.

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Fédération Wallonie Bruxelles en faillite ?

Il ne peut y avoir de véritable faillite, mais malgré les pénibles économies prévues, le déficit de 2026 s’élèvera encore à 1,6 milliard d’euros, pour des recettes qui avoisineront les 13,5 milliards d’euros. La FWB dépensera donc environ 12 % de plus que ce qu’elle perçoit. Financée uniquement par dotations, elle ne peut lever aucun impôt et les économies réalisables ne suffiront pas à assainir la situation.

Ce sont Isolde Van den Eynde et Jan Wostyn qui l’affirment dans la presse flamande. Pour eux, une fusion entre le gouvernement wallon et celui de la Communauté française est la seule manière de sortir de l’impasse. Deux gouvernements pour quatre millions de francophones, c’est un luxe, mais aussi un fardeau. Ce changement exigerait cependant une réforme de l’État, qui ne se fait du jour au lendemain. L’agence de la dette tire  aussi la sonnette d’alarme.

Les milieux académiques de Flandre sont convaincus de la nécessité de cette réforme. Ils s’étonnent de voir cet aspect largement absent du débat dans les cercles francophones. Serions-nous à nouveau « demandeurs de rien » ? de crainte de payer cher un changement pourtant inévitable. La communauté flamande est aussi en déficit, mais il est absorbé par le budget du gouvernement flamand, dont elle fait partie.

Baignades en plein air.

C’est maintenant ou jamais que les Bruxelloises et les Bruxellois veulent se rafraichir. Faute de lieux de baignade en plein air, jeunes et moins jeunes font trempette dans le moindre plan d’eau disponible. Fontaines, bassins, étangs. Certains plongent même dans le canal côté Ceria. Tout cela est interdit – et souvent dangereux – mais la police n’est pas en mesure d’empêcher cette forme de désobéissance civile estivale, même s’ils sont arrivés à chasser les nageurs du parc du Cinquantenaire.

L’association Pool is Cool a multiplié les initiatives pour souligner la nécessité d’espaces des baignades en plein air à Bruxelles. Des occupations festives de plans d’eau comme au Marché au Poissons ou au boulevard Bolivar, des plongeons collectifs dans le canal et plus récemment l’aménagement d’une piscine provisoire le long du canal. Tout cela ne semble pas avoir ému les autorités régionales, sauf côté tang de Neeprede, dont le projet est bloqué pr une action en justice des riverains.

La Région nous dit avoir commandé une (Xième) étude de faisabilité sur la possibilité de se baigner dans le canal. Une campagne de mesures sera menée à hauteur de Ceria Coovi, le seul endroit où la qualité de l’eau est souvent suffisante pour se baigner. Une vingtaine d’autres sites seront analysés: résultat en septembre … à la fin de l’été. En attendant, les citoyens continueront à se baigner à leurs risques et périls.

Place de la Bourse

Cinquantenaire

Pool is Cool au canal

Pool is Cool  FLOW en Growfunding

 

Saint-Géry fait peau neuve.

Construites en 1881, entre deux bras de la Senne, pour accueillir un marché couvert, les Halles Saint-Géry viennent de retrouver – en un temps record – leur vocation première. Dix échoppes y présentent à la fois des victuailles à emporter – comme tous les marchés du monde – mais aussi des préparations à déguster confortablement sur place.

On y trouve un boucher, un fromager, un poissonnier d’exception, un boulanger, un pâtissier, des primeurs, des fleurs, des sandwichs et salades, des hot dogs à la bruxelloise et bien sûr des frites belges. Ni Food Market, ni Halles gourmandes branchées, le Marché Saint-Géry va tenter de se donner une identité propre et de remplir sa belle terrasse.

Cela change manifestement de l’offre junk food du piétonnier, mais il faudra sans doute revoir quelque peu certains prix, pour tenter d’attirer les jeunes accros aux durums et aux hamburgers. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche de 07h à 19h. Le bar jusque 22h. Les horaires s’adapteront en fonction de la fréquentation des lieux. On en parle sur BX1, sur la RTBF, sur Paris Match, sur De Standaard, sur RTL, … et sur tous les médias sociaux.

La circoncision en question.

La circoncision vient de faire l’objet de multiples débats dans la presse. Particulièrement à Bruxelles, elle est souvent pratiquée pour des raisons religieuses. L’opération continuera à être remboursée lorsqu’elle s’impose pour des raisons médicales. Cela signifie donc qu’elle ne le sera plus pour des raisons religieuses ou rituelles. Un nouveau dilmme en perspective, après le foulard et l’abattage sans étourdissement.

Vu les prix pratiqués – jusqu’à plus de 1000 euros – on évoque déjà le retour des barbiers. A Anvers, des poursuites ont été entreprises contre des mohels intervenant sans assistance médicale. L’ambassadeur des USA s’en est évidement ému et parle d’antisémitisme. C’est dire si c’est un sujet sensible, qui pourrait susciter des clivages supplémentaires à Bruxelles. Une proposition déjà ancienne visait à  en faire un acte purement symbolique, sans inscription dans la chair.

Certains considèrent cependant la circoncision comme une mutilation à l’encontre d’un enfant, qui n’a pas donné son consentement. D’autres disent ne pas comprendre pourquoi l’évolution ou un dieu auraient doté les mâles d’un prépuce, qui serait inutile et qui devrait obligatoirement être coupé. Si cette intervention est réalisée seulement pour des raisons religieuses, ils ne voient pas pourquoi l’État devrait la rembourser.