Gérer nos énergies.

Une batterie domestique vous permet de stocker de l’énergie électrique. Quel est l’intérêt ? Si vous avez des panneaux solaires, elle peut stocker l’excédent de production des panneaux et la restituer quand ils ne produisent pas assez d’énergie. Même sans panneaux, la batterie permet de stocker de l’énergie fournie par le réseau électrique au moment où elle est la moins chère, si vous avez un compteur bihoraire.

La plupart des ménages qui disposent d’une installation solaire ne consomment que 30 à 40 % de l’électricité qu’ils produisent. Avec une batterie, l’autoconsommation peut atteindre 70% à 80%. Le fournisseur d’énergie Mega a fait le point sur les avantages de la batterie domestique, son coût, et surtout, sa rentabilité. Comme il ne vend pas de batteries, sans doute pouvons-nous faire confiance à son impartialité.

Commencer par choisir son type de batterie : les Lithium‑ion et Lithium‑fer‑phosphate (LFP)  sont les plus répandues, les Plomb (AGM / Gel) usent d’une technologie plus ancienne et sont moins chères, les Sodium‑ion, encore peu répandues mais prometteuses. Est-ce rentable d’installer une batterie domestique ?  Selon Mega, oui si vous possédez des panneaux photovoltaïques et que vous ne bénéficiez pas du compteur qui tourne à l’envers. Ils en disent bien plus ICI.

La guerre des trams.

Un tram rapide devait relier Willebroek à Bruxelles en logeant l’autoroute A12. La ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA) estime que ce projet n’est plus une priorité, face à un manque de soutien de la part des bourgmestres du Brabant flamand. Pour le député flamand Hans Bonte, c’est un pur réflexe NIMBY. Il menace de faire passer à la poubelle un investissement colossal de 550 millions d’euros, destiné à améliorer les transports publics dans le Rand.

La ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen) n’a pas caché son mécontentement. Ce projet devait aligner une autoroute, une ligne de tram rapide et une piste cyclable. Un report modal était attendu. L’analyse coûts-bénéfices montre que les avantages sont au moins deux fois supérieurs aux coûts. Selon Elke, cette décision risque d’entraîner une augmentation des embouteillages à Bruxelles et dans le Rand. Elle s’en explique ICI dans Bruzz.

Lundi, la même ministre Annick De Ridder et le PDG de l’aéroport Arnaud Feist ont donné le coup d’envoi du tram qui doit relier Brussels Airport à la gare du Nord. Ni la STIB, ni Elke Van den Brandt, ni la Région bruxelloise n’étaient invitées. Il s’agit pourtant d’un projet transfrontalier, qui sera exploité par la STIB et pour lequel des travaux ont également été réalisés du côté bruxellois …

Le projet de ligne de tram A12 – photo Bruzz

Bruxelles n’est pas une île.

Plusieurs d’entre vous s’étonnent de voir ces billets se centrer uniquement sur Bruxelles et ignorer ce qui se passe à nos frontières nationales et internationales. Mis en place en 2013, à l’initiative du groupe de réflexion Aula Magna, à la suite des États généraux de Bruxelles et de la publication de Demain Bruxsels, ce blog s’est volontairement limité au futur de Bruxelles, comme capitale de la Belgique, de la Flandre, de l’Europe et prioritairement comme lieu de vie d’une Région à part (presque) entière de 1,26 million d’habitants.

Si l’aire métropolitaine élargie dépasse les 2 millions de personnes, elle n’a toujours pas accouché de la Communauté métropolitaine de Bruxelles prévue par la loi du 19 juillet 2012, qui concerne des matières d’importance transrégionale, telles que la mobilité, la sécurité routière et les travaux routiers dans et autour de Bruxelles. C’est à tout le moins regrettable. Toute l’actualité de l’aire métropolitaine se trouve aussi sur BX1 et Bruzz.

Lorsque des décisions ou des initiatives prises par la Wallonie impactent Bruxelles, nous les relayons, pareil pour la Flandre, dont nous traduisons les articles. Pour en savoir plus, vous pouvez vous abonner gratuitement à Daardaar, la VRT en français et De Standaard en français, plus The Brussels Times en anglais. Sur le plan international, une excellent revue de presse gratuite est assurée par Eurotopics et puis aussi Euronews. Et enfin, The Conversation, l’expertise universitaire avec l’exigence journalistique en français et une autre version en anglais. Voilà de quoi élargir votre point de vue.

 

Quatre bonnes nouvelles.

Bruxelles s’adapte au changement climatique. C’est l’objet d’une conférence positive de Simon De Muynck, le coordinateur du Centre d’écologie urbaine asbl. Il est Maître en sciences et gestion de l’Environnement (ULB-IGEAT). Ce sera le jeudi 2 avril 2026 à 20h à la Maison de la Francité – 18 rue Joseph II – 1000 Bruxelles C’est gratuit mais il faut s’inscrire.

Bruxelles Gourmand. Ce WE cela a senti le chocolat dans toute la ville. Une expérience immersive a permis de passer dans les boutiques pour goûter, échanger et mieux comprendre le travail de nos artisans chocolatiers (j’aurais dû  vous le dire plus tôt !). Un savoir-faire déjà classé patrimoine culturel immatériel de la Région bruxelloise, première étape vers une reconnaissance à l’Unesco ?

Une batterie de sable. Derrière un imposant cylindre rempli de 2 000 tonnes de sable, une promesse simple: stocker l’énergie quand elle est abondante et bon marché, pour restituer de la chaleur propre en continu. C’est en Finlande et cela démontre qu’il est possible de décarboner massivement la chaleur sans recourir à des technologies complexes ou à des matières premières rares. Bientôt à Bruxelles ?

Droit aux toilettes. Trouver des toilettes en ville peut rapidement devenir un casse-tête. La ville de Bruxelles a pris deux initiatives : de nouvelles toilettes publiques automatisées plus accessibles et autonettoyantes et un réseau de « toilettes accueillantes », qui propose une compensation financière aux commerçants acceptant d’ouvrir leurs sanitaires gratuitement, sans obligation de consommer. C’est un bon début mais encore insuffisant et peu connu.

 

Notre chère énergie.

La sortie du pétrole et du gaz est souvent présentée comme un impératif climatique. Mais les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, qui paralysent le détroit d’Ormuz, nous rappellent que c’est aussi un enjeu sécuritaire de premier ordre. Notre dépendance à ces énergies, qui sont originaires de pays lointains, est totale et constitue une arme qui peut être utilisée comme moyen de chantage. The Conversation consacre un article assez complet à cette situation.

Mais alors, qu’elle énergie nous reste-t-il ? L’électricité bien sûr. Mais suffira-t-elle ? Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques ne suffiront pas, le nucléaire non plus, ce sont donc des centrales au gaz et des importations d’électricité européenne qui font l’appoint. Jusqu’à quand et à quel prix ? C’est pour dissuader l’usage des énergies fossiles que les gouvernements européens vont les taxer davantage et utiliser ces contributions pour rendre l’électricité moins chère et plus compétitive.

Dans l’immédiat, Écolo propose une solution temporaire au fédéral… qui ne peut se permettre de faire des cadeaux. A plus long terme, là où elle est utilisable, la pompe à chaleur devrait très bientôt devenir avantageuse financièrement. Selon l’économiste de l’énergie Sam Hamels (UGent),  nous sommes à un point de bascule. 2026 pourrait être la bonne année pour passer d’une chaudière au gaz à une pompe à chaleur. Il en dit beaucoup plus ICI. Mais quelles sont les alternatives si une pompe à chaleur ne peut être installée ?