De l’air de qualité ?

Nous en dépendons toutes et tous. Depuis 2018, la qualité de l’air de la ville s’est améliorée. Elle a baissé de près de 40% depuis que les véhicules les plus polluants ne peuvent plus y entrer. Aujourd’hui, les mesures réalisées par le BRAL sur 24 sites, montrent que la qualité de l’air ne s’améliore plus. La concentration de dioxyde d’azote (NO₂) a même légèrement augmenté. IQAir est même plus alarmiste. Sans mesures supplémentaires, les progrès risquent de s’arrêter, avec des conséquences pour la santé des habitants et travailleurs de la cité.

Le report politique de la phase LEZ programmée pour 2025 a été synonyme d’une année perdue pour l’amélioration de la qualité de l’air. L’efficacité de la LEZ dépend d’un calendrier clair. Il doit donner aux citoyens la visibilité nécessaire pour adapter leur comportement. Ce flou politique ne laisse plus de place à l’adaptation, mais seulement à la confusion. Et toujours aucun support en vue pour les citoyens les plus démunis.

Les chiffres de l’administration Bruxelles Environnement sont sans appel: depuis l’annonce du report de la LEZ 2025, le nombre de véhicules les plus polluants (Diesel Euro 5 et Essence Euro 2) circulant dans nos rues ne diminues plus. L’amélioration de la qualité de l’air, un combat de santé publique qui exige une persévérance et une volonté politique sans faille, sans démagogie et sans clientélisme.

 

Les plus heureux du pays !

Selon la dernière enquête nationale sur le bonheur menée par NN-UGent, les habitants de Bruxelles sont les plus heureux du pays. Des bistrots aux amis, en passant par les festivals et même les pistes cyclables, des Bruxelloises et des Bruxellois affirment que ce sont les petites choses qui font la différence, lorsqu’il s’agit de trouver le bonheur dans la capitale belge

Alors que la moyenne nationale de la bonne humeur est en baisse en Belgique depuis la fin de la pandémie de Covid-19 en passant de 6,73 sur 10 au début de 2020 à 6,53 au début de 2026, avec ses 6,62, Bruxelles devance légèrement la Flandre (6,61) et la Wallonie (6,36). The Brussels Times est descendu dans la rue avec pour seule question : quelles sont les petites choses qui rendent les Bruxellois heureux ?

L’article, traduit pour vous, en dira plus, mais sachez déjà que les Bruxellois et les nouveaux venus apprécient une certaine simplicité, une gentillesse spontanée et une ouverture d’esprit. Une ville imprévisible comme le temps. Les terrasses. Comme un cocon, même si certains sont plus réservés. Une mosaïque de cultures. Toujours quelques chose à faire jour et nuit. Une scène underground impressionnante. Une énergie vivante, jeune et internationale .Toutes sortes de langues. De bons transports publics. Mais pour pour la première fois, les seniors ne se vivent plus plus heureux que la population active.

Métro 3 au frigo ?

Le gouvernement a mis le métro 3 au frigo pour des raisons financières et techniques. Mais les travaux se poursuivent sur la ligne prémétro qu’empruntent toujours les trams 4 et 10 depuis Albert jusqu’à la Gare du nord et au-delà pour le 10. La nouvelle station Toots Thielemans, dont le gros œuvre est quasi terminé, devait permettre de relier la station Anneessens-Fontainas à la gare du Midi en passant sous le Palais du Midi, déjà évacué.

Mais voilà, la Senne passait par là, seuls les ingénieurs semblaient l’ignorer. Un permis a été délivré (21 août 2025) pour détruire l’intérieur du Palais du Midi afin de pouvoir creuser ce tunnel de connexion. Projet à l’arrêt parce que IEB et ARAU ont introduit un recours contre ce permis. En décembre 2025, le Conseil d’Etat a suspendu l’exécution du permis, en attendant une décision sur le fond. Les associations ont aussi introduit une demande classement, dont les procédures judiciaires sont encore en cours.

De Standaard en français consacre un reportage illustré à la station Toots Thielemans. « Six ans et un demi-milliard d’euros plus tard, nul ne sait toutefois si un métro ou un tram s’y arrêtera un jour. » La STIB : « Si nous avions stoppé le chantier, tout aurait été perdu. Si une génération future décide de relancer le métro, cela restera possible. » En attendant, les boulevards Stalingrad et Lemonnier demeurent des chantiers à ciel ouvert. Habitants et commerçants n’en peuvent plus et exigent la remise en état de leur quartier.

>>>  sans commentaire: la STIB vient d’organiser une réunion de presse pour vendre sa conception d’une « préligne 3 » coûteuse avec 4 ans de travaux et toujours sans  avoir de permis …

Photos De Standaard, CBAI et la DH

Chasse au blanchiment.

À partir du mois de juin, la ville de Bruxelles entend contrôler les activités des criminels qui blanchissent leur argent via des établissements horeca. Ce sera grâce à une collaboration (enfin) plus étroite avec la police et le parquet. Philippe Close dans un article de Bruzz : « Nous allons fermer des établissements horeca. Tout le monde ne blanchit pas de l’argent, mais ceux qui le font, la Ville les attrapera. »

Cette approche administrative a déjà porté ses fruits à Liège et à Ostende. « Nous pourrons identifier les personnes qui ont dû fermer leur commerce dans ces villes. Si elles décident de s’installer à Bruxelles, nous pourrons contrecarrer leurs plans. On peut à la fois agir de manière préventive en empêchant l’ouverture d’un commerce et de manière répressive en fermant un établissement. » Les indices: chiffre d’affaire énorme, mais sans clients. De Morgen en dit plus ICI, dans un article traduit pour vous.

La chasse pourrait ensuite s’étendre à d’autres commerces impliqués dans des affaires de blanchiment d’argent. Il s’agit par exemple des salons de manucure, des barbiers et des magasins d’accessoires pour téléphones portables. Mais pourquoi seulement à la Ville de Bruxelles ? il reste 18 autres communes.

Changer de parti …

A peine élus sur la liste d’un parti, il arrive que des élues ou des élus quittent ce parti. Ils ou elles siègent alors comme indépendants ou apportent leur voix à un autre parti… qui leur propose de meilleures opportunités, notamment parce que leur siège peut être décisif. Cinq exemples récents. Quelle confiance encore maintenir aux personnes à qui nous accordons notre voix ?

La personne doit-elle démissionner de son mandat et le rendre au parti, grâce auquel elle a été élue ? Selon la Constitution – qui organise la démocratie – un élu vote librement selon sa conscience, il n’est pas supposé recevoir d’instructions obligatoires d’un parti ou d’un électeur. Il peut être exclu de son parti, mais son mandat du peuple ne peut lui être retiré par son parti. Changer d’orientation politique ne nécessite  donc pas de démissionner de son mandat.

La politologue Caroline Van Wynsberghe consacre un article intéressant à cette situation, qui tend à se multiplier, aussi au niveau communal. Il en va de l’impact de cette pratique sur la confiance envers la classe politique. Elle renvoie à l’idée de trahison. Le monde politique belge se passerait bien de voir ainsi son image un peu plus écornée.