Fin 2025 – et pour la première fois – un tribunal a ordonné un moratoire sur la construction à l’échelle de toute une ville, au motif que la poursuite de son urbanisation et de son imperméabilisation contrevient aux obligations de droit international de lutter contre les causes du changement climatique et d’adapter la ville à ses conséquences inéluctables. C’était une victoire historique de l’association We Are Nature.
Le 3 avril, la Région a publié une circulaire interprétative destinée à ses administrations, pour assurer la continuité des projets tout en renforçant leur évaluation climatique. Les porteurs de projets vont être amenés à fournir des informations qui démontrent la contribution de leur initiative aux objectifs climatiques de la Région. Selon la ministre, l’analyse de l’impact des projets au regard des enjeux climatiques et environnementaux s’en trouvera ainsi renforcée, grâce à des dossiers plus complets et qualitatifs.
La circulaire vise à apprécier les projets au-delà de leur seule consommation de sol, en tenant compte de l’ensemble de leurs effets environnementaux. Cette analyse peut notamment intégrer la réduction des émissions de gaz à effet de serre à la source et les effets positifs sur place, notamment en matière de maintien des puits de carbone, via la préservation ou la création de couvertures arborées. Une interprétation à suivre de près. We Are Nature parle carrément de voyouterie démocratique.
