École obligatoire mais discriminante

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Suite à un nouveau décret de la Flandre, 65% des places seront réservées par priorité aux enfants dont au moins un parent maîtrise correctement le néerlandais. Où iront donc les nombreux enfants dont les parents ne maîtrisent ni le néerlandais ni le français, si la Commission communautaire française adopte la même attitude ?

A Bruxelles, la Cocof a donc a déclenché une procédure en conflit d’intérêt et  la Cour constitutionnelle va être saisie. La presse s’agite. Cité par L’Echo, le Conseil d’Etat stipule: « Cette disposition permet à l’enseignement néerlandophone de s’exonérer de la prise en charge d’enfants qui ne parlent ni le français ni le néerlandais et cela pourrait porter atteinte à la loyauté fédérale ». Selon Le Soir une première rencontre fut constructive et selon L’Echo le climat est délétère, dès lors que la Communauté flamande ne veut plus de files devant les écoles à la veille des élections.

Une suggestion: des classes homogènes de français ou de néerlandais « langue étrangère » intensives ne pourraient elles pas être ouvertes dans chacune des Communautés afin de permettre à ces cohortes d’enfants d’avoir la maîtrise de la langue de l’école avant de rejoindre les classes ordinaires ?

Les riches paient-ils trop peu d’impôts?

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Paul De Grauwe pense que oui. Il s’en explique ICI dans Le Soir. C’est un économiste de la London School of Economics et il est membre du parti libéral flamand Open VLD, pas vraiment un gauchiste donc. C’est aussi la proposition de la nouvelle députée américaine démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, d’augmenter le taux d’imposition pour les revenus supérieurs à 10 millions de dollars, qui relance un débat qui préoccupe les économistes depuis longtemps sans pouvoir être qualifiés – comme elle – de « communiste ». Un débat d’actualité face à une révolte du peuple des bas revenus incarnée par de jaunes gilets.

Paul De Grauwe illustre la problématique par un exemple confondant. « Quand une personne qui gagne 2.000 euros par mois gagne 1.000 euros supplémentaires par mois, sa vie change radicalement (…) Donnez 1.000 euros supplémentaires à quelqu’un qui gagne 1 million d’euros par mois, et rien ne se passe dans la vie de ce millionnaire » qui ne le remarquera probablement pas. Il conclut: « Vous pouvez retirer ces 1.000 euros au millionnaire et le donner à la personne qui ne gagne que 2.000 euros par mois. Le millionnaire ne ressentira presque rien et vous rendrez l’autre très heureux ».

100 % sur le revenu qui dépasse un million c’est effectivement beaucoup et sans doute peu raisonnable, mais le prélèvement « pourrait facilement être porté à 70 %, par exemple, sans perte de productivité significative ». Il faudra d’abord se mettre d’accord sur le principe et puis réfléchir à la manière de l’appliquer à l’échelle internationale, pour éviter les déménagements de fortunes. « Si un tel revirement dans les pensées se produit, ici et dans d’autres pays, un nouveau consensus social sera créé, qui rendra possible un relèvement du taux d’imposition des revenus les plus élevés ». Une autre redistribution des richesses qui pourrait éviter une révolte qui couve.

… et le Fonds monétaire international (FMI) de Madame Lagarde a déclaré en novembre « qu’il fallait davantage taxer les plus fortunés pour favoriser la croissance « . 

“ Demain Bruxsels ” lisez le premier chapitre

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10 ans après les Etats Généraux de Bruxelles, des membres du groupe de réflexion Aula Magna publient un livre aux éditions Politique. Il arrive en librairie. Les auteur.e.s font un bilan et alignent des recommandations positives pour l’avenir d’une ville cosmopolite du futur qu’ils dénomment Bruxsels. Des analyses sans concessions et des solutions créatives. Les auteur.e.s seront interrogé.e.s publiquement le lundi 4 février à 19h à La Tentation, 28 rue de Laeken. L’invitation au débat est en bas de page et le livre sera remis à la sortie aux participant.e.s qui s’inscrivent ICI.

Dès le sommaire, le ton est donné: Bruxelles a failli, mais si les critiques sont nombreuses et justifiées, l’ouvrage se veut résolument optimiste et présente des solutions, souvent à portée de main du gouvernement et du parlement bruxellois. Construire ensemble le peuple de Bruxelles est manifestement le credo d’Aula Magna, dans un premier chapitre à découvrir en primeur ICI.

Rien, ou (trop) peu, n’a été possible sur l’indispensable transition écologique urbaine, la priorité sans laquelle les autres priorités n’auront plus de raison d’être. Sur un meilleur partage des richesses: des constats mais relativement peu de recommandations. Soyons de bon compte, au fil des 12 chapitres – que je vous présenterai bientôt un à un – se révèlent une mine d’informations et un grand nombre de solutions, dont on aimerait retrouver trace dans les programmes de tous les partis. Bravo. Et bonne lecture à vous toutes et tous.

Le lien vers la pétition huile de palme

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Sorry, certaines personnes éprouvent des difficultés à actionner le lien vers la pétition
 » Pas d’huile de palme dans mon réservoir ! « 

Voilà un lien direct original, si les orangs-outans ne réagissent pas

https://act.wemove.eu/campaigns/huile-de-palme-non?utm_source=civimail-20587&utm_medium=email&utm_campaign=20190114

Cliquez sur les orangs-outans pour pour signer et les sauver !

Cliquez sur les orangs-outans pour les sauver

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Pas d’huile de palme dans mon réservoir

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Savez-vous que la majorité de l’huile de palme importée et subventionnée par l’Europe est utilisée pour produire de l’essence ? Ces carburants n’ont cependant de vert que le nom. Leur impact est trois fois supérieur sur le dérèglement climatique par rapport au diesel classique, du fait de la déforestation qu’ils entraînent. Pour les produire, ce sont des millions d’hectares de forêts primaires qui sont détruits, privant la population indigène des ressources de la forêt et les orangs-outans de leur milieu naturel et les condamnant à mourir de faim.

Si l’Indonésie et la Malaisie continuent à détruire la forêt de l’ile de Bornéo pour aligner des palmiers à huile cultivés industriellement, c’est parce qu’il y a une forte demande d’huile de palme bon marché et que ce commerce est très rentable pour leurs gouvernements et quelques (très) gros producteurs. La seule manière de freiner cette déforestation c’est de restreindre la demande et d’arrêter de subventionner cette huile, comme la France vient de le décider.

Les membres de la Commission européenne ont jusqu’au 1er février pour prendre la décision d’arrêter les subventions à l’huile de palme dans toute l’Union. Il faut donc aller vite. Que pouvez-vous faire ? Signer la pétition rédigée par des citoyens conscientisés et bien informés. Vous pouvez aussi rejoindre la manifestation qui aura lieu à Bruxelles lundi prochain et dont les détails pratiques suivront.

Cliquez sur les orangs-outans pour pour signer et les sauver !

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