Plus de 50.000 en rue.

Participation doublée. Celles et ceux qui ont parié sur l’essoufflement de la mobilisation ont reçu la plus belle des réponses. Un message clair au monde politique : le climat, la transformation de notre société pour réconcilier prospérité, solidarité et respect des limites planétaires, doivent revenir au sommet de l’agenda. C’est ce qu’affirment les organisateurs de cette grande victoire du climat.

Des jeunes, des vieux, des enfants, des personnes en chaise, des gens de toutes les couleurs, énormément de Flamands, de la musique, des chorales, des centaines de calicot .. et pas un seul incident. La Marche ensoleillée pour le Climat fut aussi joyeuse que sérieuse. Le peuple exige des réactions rapides et radicales de ses élus.

La RTBF, BX1 et BRUZZ en disent plus.  Nos photos aussi. Les calicots rappellent que nous n’oublierons pas les silences de la classe politique en vacances. Pas un mot pour les centaines de morts prématurées. Pas une présence notable lors de l’incendie des Hautes Fagnes. Malgré la diminution de leur pouvoir d’achat, les Belges veulent le climat à l’agenda. Ne rien faire coûterait plus cher.

Bruzz © DVLKO

 

Dimanche gare du Nord à 14h.

« Je serai là demain dimanche pour marcher pour le climat », écrit David Van Reybrouck dans une Opinion argumentée parue dans De Standaard en français.

« La rue sent mieux venir le drame que les ministres et les présidents de partis » écrivent les journalistes du Standaard dans un édito en français.

Au plaisr de se rencontrer ce dimanche.

Vivre à 50°.

Il est fort probable que plus d’1 Bruxellois sur 3 vit aujourd’hui dans une passoire thermique. Pour comprendre ce que cela impliquera à l’avenir, une association française a organisé une action de sensibilisation. Le principe : simuler dans un camion des conditions de vie à 50 °C.

Des passants volontaires pénètrent dans le camion, mais aussi des femmes et des hommes politiques. Il y fait 50° avec 30% d’humidité. Monter des marches est déjà épuisant, les ustensiles de la vie quotidienne brûlent les doigts, on réfléchit moins vite… Comment en parler à ses connaissances ? Une participante à l’expérience : « Ça ne se raconte pas, ça se vit ». La petite vidéo en révèle plus.

Le placement de volets et de brasseurs d’air (genre hélicoptère au plafond) pourraient déjà améliorer fortement la situation sans investir trop d’argent. Avec une aide de ’État, même les ménages les moins bien nantis pourraient en profiter dès cet été sans consommer trop d’énergie. Cela coûterait  nettement moins cher que de ne rien faire.

>>> on se verra dimanche à 14h gare du Nord pour Marcher pour le Climat ?

 

 

 

Éduquer aux enjeux environnementaux.

Former les jeunes – et pourquoi pas tous les citoyens et citoyennes – s’avère essentiel pour la protection du climat. Il s’agit de comprendre les mécanismes, les causes et les conséquences des crises environnementales que nous avons vécues et celles qui s’annoncent. Il s’agit aussi d’être capable de contribuer à la construction d’une société dans laquelle les besoins humains et les enjeux écologiques passent avant les profits.

 C’est l’Appel Pour une École Démocratique (APED) qui lance ce plaidoyer. Ils ont interrogé plus de 3.000 élèves du dernier cycle du secondaire. Très peu comprenaient les mécanismes du réchauffement climatique et ses causes. Peu d’entre eux étaient conscients de l’urgence climatique, de l’ampleur des conséquences ou encore des enjeux Nord-Sud.

Ils y contribuent  souvent le moins, mais ce sont les plus pauvres d’entre nous qui seront les plus exposés aux conséquences des crises environnementales. Ce sont cependant aussi eux qui en connaissent le moins bien les tenants et les aboutissants de la crise climatique.  L’APED en dit plus ICI sur les formes que devrait prendre cette sensibilisation et la lie aux abus du capitalisme et à la poursuite du productivisme.

Des microplastiques partout.

Une bouteille d’eau en plastique recyclé affiche un bilan carbone bas. Elle passe donc pour un choix écologique face à une bouteille en verre. Pourtant, elle figure parmi les objets qui libèrent le plus de particules de plastique dans l’environnement. Les trois quarts de cette pollution surviendra lorsque nous n’utiliserons plus cet objet. C’est cet article de The Conversation qui l’affirme.

Sa fragmentation lente et  inéluctable en micro- et nanoparticules persistantes est particulièrement interactive avec le vivant. Ses débris envahissent l’air, les sols, l’océan et voyagent jusqu’à l’intérieur de nos organes. On en retrouve désormais dans le sang, le placenta et même le cerveau humain.

Un vêtement issu d’une bouteille en PET décyclé émet ainsi 50 % de microfibres en plus à l’usage. Le décyclage ne réduit pas l’empreinte plastique globale, il ne fait que la déplacer dans le temps en accélérant les émissions immédiates. L’empreinte plastique particulaire (EPP) devrait permettre de chiffrer le phénomène. On ne peut réduire ce que l’on ne sait pas mesurer. Tant que les particules de plastique resteront hors des radars, nos acteurs politiques continueront de viser à côté de la cible.