Taxer les énergies fossiles.

Personne n’apprécie de nouvelles taxes, surtout en matière d’énergie. Mais gaz et produits pétroliers continuent à être extraits de la terre, bien que leur combustion produit des gaz à effet de serre qui modifient le climat. Une taxation supplémentaire devrait en limiter l’usage et pourrait permettre la diminution des accises sur l’électricité, qui devient de plus en plus verte.

On en parle peu, mais début 2028 le système ETS 2 – une sorte de taxe carbone – va entrer en action en Europe. Selon les calculs du bureau du plan, un ménage qui se chauffe au gaz pourrait voir sa facture annuelle augmenter de 150 à 200 € tandis qu’un ménage se chauffant au mazout pourrait, lui, voir sa facture augmenter de 250 à 400 €. La règlementation bruxelloise évolue et aura aussi un impact sur les travaux de rénovation.

Tout cela nous place devant des choix difficiles en matière de chauffage et de déplacements. Si vous utilisez l’électricité pour vous éclairer,  vous chauffer, cuisiner ou faire fonctionner vos appareils, l’ETS 2 ne prévoit pas de supplément carbone direct sur votre consommation électrique. Si vous vous chauffez au gaz ou au mazout, vous serez directement exposés à son effet sur les prix de ces combustibles, La Commission européenne prévoit cependant des mécanismes de soutien aux ménages vulnérables.

Violence faite aux jeunes.

Non seulement nous laissons extraire de la terre tout ce qu’elle contient, mais nous polluons l’air et le climat de la planète, que nous allons laisser en héritage à une nouvelle génération de jeunes, qui veut simplement un monde plus habitable et plus juste. En Belgique, comme en France, une révolte gronde et a commencé à éclater. Avec ses inacceptables et injustes excès et avec la répression violente et indiscriminée qui a suivi.

Minerval en hausse, kots étudiants hors de prix, transports en commun impayables, professeurs dénigrés, la violence faite aux jeunes a tardé à se voir contestée. Victimes de l’isolement imposé par le Covid, du repli sur des médias dits sociaux et des crises léguées par les générations précédentes, des jeunes commencent à se révolter. Ils nous demandent des comptes. Les questions budgétaires ne peuvent suffire à nous en exempter. Il faut aller chercher l’argent là où il est.

Un lecteur nous envoie ses réflexions. Extraits: « Qu’est-ce donc qu’un État qui procède à autant de violence envers sa jeunesse, qui est son avenir, quand celle-ci ne fait que réclamer un horizon plus souhaitable ? Des bâtiments isolés et des établissements décents, de meilleures conditions d’études, un accès financièrement possible aux études supérieures, des professeurs devant les classes, plus de justice sociale et climatique, dans un monde gangréné par de multiples crises, hérité de leurs aînés. Bref, de la dignité et des perspectives. »

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Usage des sirènes.

Un certain nombre de Bruxelloises et de Bruxellois sont victimes, de jour comme de nuit, du passage intempestif des sirènes de véhicules dits prioritaires. Elles arrivent en 3e position dans les nuisances sonores qui dérangent le plus la population. Réponse du ministre de la Mobilité : « Seules les missions où la vie est en danger sont considérées comme urgentes et doivent utiliser leur sirène pour bénéficier de la priorité. »

« Pour les missions non urgentes : les gyrophares bleus peuvent être utilisés, à condition que la nature de la mission le justifie. La sirène ne peut jamais être activée. » Voilà qui est clair. Une ambulance qui transporte une personne au bras cassé ne peut utiliser sa sirène et encore moins le véhicule qui transporte un détenu, un transporteur de fonds ou l’escorte d’une personnalité. Les gyrophares bleus doivent être la norme.

Comme ces nuisances sonores représentent néanmoins un enjeu de santé publique, elles sont désormais encadrées par une règlementation régionale. Tout est bien défini … ne reste donc qu’à appliquer les règles. Cela relève des bourgmestres pour la police, de la Région pour les pompiers, des hôpitaux pour leurs ambulances, de la justice pour les fourgons cellulaires et d’une masse de transporteurs privés concernés. Et là on attend des résultats.

 

Made in Asia.

Les fans de mangas, d’animés, de jeux vidéo, de YouTubers et de cosplay vont se retrouver à Brussels Expo ce WE, pour s’embarquer dans l’aventure de la pop culture. 60 00 personnes sont attendues à Made in Asia, comme chaque fois et même deux fois par an. C’est la rencontre avec près de 400 exposants, mais aussi avec les cultures japonaise et coréenne, avec leurs cuisines, leur musiques et leurs pratiques artistiques.

Alors que le Japon et la Corée ont longtemps été passionnés par la culture occidentale et le luxe Made in Paris, aujourd’hui c’est toute un jeunesse européenne qui se passionne pour les mangas, les sushis, les bibimbap, les jeux de rôles et bien sûr la K-pop. Sans oublier le cosplay, qui transforme les visiteurs en participants actifs. Le ticket d’entrée donne aussi accès à Heroes World, le plus grand rassemblement de pop culture du Benelux.

Made in Asia s’est manifestement installé durablement dans le paysage événementiel bruxellois. De quoi oublier ses craintes pour l’avenir ? 60 000 participants ce n’est pas rien, quand on sait qu’il va falloir débourser 26 € par jour ou 44,50€ pour le pass WE. Déguisé en un personnage de manga l’entrée cosplay ce sera 24 €. Peut-être en rencontrerez-vous même dans le métro direction Roi Baudouin ?

Le grand retour de la 2CV.

Nous avons suffisamment conspué les constructeurs européens qui ne produisaient que des berlines électriques lourdes et coûteuses aux marges confortables, pour saluer le retour d’une mythique Citroën 2CV produite en Europe. Elle est évidemment électrique et déjà présente au Mondial de l’Automobile à Paris. Elle et devrait être disponible sous les 15 000 euros dès 2028.

C’est une citadine avec une autonomie limitée à 200 km dotée d’un équipement simplifié et de banquettes colorées qui rappellent sa sœur aînée. On devrait pouvoir compter sur elle pour permettre à une nouvelle tranche de population d’accéder à une voiture électrique qui ne pollue pas l’air de la ville.

Vous verrez ICI le designer belge qui est à l’origine de sa conception et qui en détaille les étapes. Par contre, c’est ICI et LÀ que vous verrez la deuche sous toutes ses coutures. Sur Facebook on montre même une version fourgonnette.

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