« Pourquoi les manifestations dégénèrent à ce point en France et en Belgique francophone, deux régions où – ironie du sort – l’État-providence a été maintenu à flot pendant des années à coups de dépenses financées à crédit. Enseignement bon marché, allocations généreuses, départs précoces à la retraite… Rien n’était trop beau. » C’est une question posée par Het Laatste Nieuws dans cet article traduit par DaarDaar.
Et d’asséner : « Les francophones ont fini par considérer tous ces avantages comme des acquis. Même face à des déficits budgétaires abyssaux, rares étaient les responsables politiques qui osaient remettre le système en question. La France et la Belgique francophone partagent non seulement une langue et une culture, mais aussi une fâcheuse tendance à faire la politique de l’autruche ». Fin de citation.
Dans De Morgen, un autre point de vue. « Un malaise général est bel et bien palpable chez les jeunes Flamands ainsi qu’une frustration face aux nombreux problèmes mondiaux. Au nord du pays, il manque un élément déclencheur concret pour pousser les foules dans la rue. Les Belges francophones regardent souvent la télévision française et y voient exploser les protestations. En Wallonie, les économies imposées à l’enseignement sont beaucoup plus importantes qu’en Flandre. »

