Cinq informations d’actualité.

Droits et devoirs des locataires et propriétaires à Bruxelles. Un résumé pratique auquel il faut ajouter qu’à Bruxelles, le bail doit  aussi être enregistré au niveau régional (via IRISrent) en plus du niveau fédéral (via MyMinfin).
Gaz et pétrole. Devenus beaucoup plus chers, suite à la guerre de Trump, les États sont invités à en baisser les taxes. Pas évident de le proposer pour tous et pour des usages frivoles, Le fédéral n’envisage pas de baisser les taxes, ni ici, ni en France. Pas évident pour les fragiles budgets des États. européens Un drame pour ceux qui ne peuvent se passer de ces énergies.
Microplastiques. Une étude, révèle des concentrations importantes de microplastiques dans les eaux de la Senne et du canal. Pour en limiter le volume: toitures vertes, sols plus perméables et filtres à installer dans les machines à laver (et oui !).
Interruption. Les lignes 4 et 10 seront bientôt interrompues à hauteur de la gare du Midi. Très fréquentées, elles imposeront des correspondances pénibles à cause de travaux, dont certains contestent l’utilité. Une pétition est à signer.
Un thé à la Bourse. Les organisateurs de Molenbeek 2030 veulent poursuivre la dynamique culturelle déclenchée en vue de leur candidature et l’étendre à toutes les communes. Chacune et chacun bienvenus pour un thé à la Bourse ce samedi 21 mars à 17:30.

 

 

 

 

 

Situation financière.

Bruxellois néerlandophone, Jan Wostyn est un commentateur régulier des billets de ce blog. Suite au billet La société civile se mobilise, il fait part de son inquiétude face à la direction que beaucoup veulent prendre, de manière assez aveugle et sans trop de sens de l’autocritique. Selon lui: si seulement depuis 2017, les académiques avaient passé autant de temps à analyser le budget bruxellois.

Pour lui le nœud du problème n´est pas le système électoral, mais plutôt que la Région va bientôt se retrouver avec une dette de 20 milliards et des charges d´intérêts de 700 millions par an. L’économiste Magali Verdonck (Dulbea ULB) est d’accord avec lui sur la question budgétaire, qui n’a pas été perçue comme importante par les précédents gouvernements. Et on en paie le prix aujourd’hui. Elle se réjouit cependant de voir le secteur associatif s’équiper pour pouvoir challenger les décideurs et aussi de voir un budget citoyen alternatif en construction.

Magali Verdonck est moins d’accord avec lui sur d’autres points. C’est précisément pour protéger la minorité néerlandophone que les institutions bruxelloise sont compliquées et aussi parce qu’elle peut être fière d’avoir accueilli une grande part de la population immigrée du pays. Elle demande des clarifications et conteste d’autres points du commentaire de Jan Wostyn. Vous les trouverez clairement repris ICI.

Une démocratie vivante ?

Après avoir laissé la ville sans direction pendant près de deux ans, la classe politique bruxelloise aura fort à faire pour regagner la confiance des citoyens qui se sont sentis lâchement abandonnés. Il ne leur reste que trois ans pour nous démontrer qu’ils peuvent établir un budget qui ne nous prive pas de ce qu’ils peuvent considérer comme accessoire, mais qui nous importe, comme le secteur associatif, la culture et la cohésion  sociale. Et donc où va la démocratie ?

Il n’y a pas qu’à Bruxelles que la démocratie s’avère en danger et la montée de l’autoritarisme dans le monde ne sera pas simple à combattre. Il s’agit de réinventer la démocratie pour qu’elle puisse à nouveau faire rêver les citoyens. Le retour des citoyens ordinaires dans le processus de décision démocratique sera essentiel. Il est urgent de mériter leur confiance en leur donnant un plus grand rôle dans la conduite des affaires publiques, et en leur proposant une véritable initiation à la démocratie.

Si la démocratie n’est plus qu’un mot et non une réalité pour la plupart, si elle relève exclusivement des professionnels de la politique ou d’institutions hors d’atteinte, fermées et sourdes à toute contribution externe, à quoi bon s’y intéresser ou la défendre ?  C’est dans The Conversation, en français, que vous trouverez une réflexion de fond sur la démocratie, une évocation d’expériences à l’étranger et la relance un outil de démocratie directe.

De l’air de qualité ?

Nous en dépendons toutes et tous. Depuis 2018, la qualité de l’air de la ville s’est améliorée. Elle a baissé de près de 40% depuis que les véhicules les plus polluants ne peuvent plus y entrer. Aujourd’hui, les mesures réalisées par le BRAL sur 24 sites, montrent que la qualité de l’air ne s’améliore plus. La concentration de dioxyde d’azote (NO₂) a même légèrement augmenté. IQAir est même plus alarmiste. Sans mesures supplémentaires, les progrès risquent de s’arrêter, avec des conséquences pour la santé des habitants et travailleurs de la cité.

Le report politique de la phase LEZ programmée pour 2025 a été synonyme d’une année perdue pour l’amélioration de la qualité de l’air. L’efficacité de la LEZ dépend d’un calendrier clair. Il doit donner aux citoyens la visibilité nécessaire pour adapter leur comportement. Ce flou politique ne laisse plus de place à l’adaptation, mais seulement à la confusion. Et toujours aucun support en vue pour les citoyens les plus démunis.

Les chiffres de l’administration Bruxelles Environnement sont sans appel: depuis l’annonce du report de la LEZ 2025, le nombre de véhicules les plus polluants (Diesel Euro 5 et Essence Euro 2) circulant dans nos rues ne diminues plus. L’amélioration de la qualité de l’air, un combat de santé publique qui exige une persévérance et une volonté politique sans faille, sans démagogie et sans clientélisme.

 

Les plus heureux du pays !

Selon la dernière enquête nationale sur le bonheur menée par NN-UGent, les habitants de Bruxelles sont les plus heureux du pays. Des bistrots aux amis, en passant par les festivals et même les pistes cyclables, des Bruxelloises et des Bruxellois affirment que ce sont les petites choses qui font la différence, lorsqu’il s’agit de trouver le bonheur dans la capitale belge

Alors que la moyenne nationale de la bonne humeur est en baisse en Belgique depuis la fin de la pandémie de Covid-19 en passant de 6,73 sur 10 au début de 2020 à 6,53 au début de 2026, avec ses 6,62, Bruxelles devance légèrement la Flandre (6,61) et la Wallonie (6,36). The Brussels Times est descendu dans la rue avec pour seule question : quelles sont les petites choses qui rendent les Bruxellois heureux ?

L’article, traduit pour vous, en dira plus, mais sachez déjà que les Bruxellois et les nouveaux venus apprécient une certaine simplicité, une gentillesse spontanée et une ouverture d’esprit. Une ville imprévisible comme le temps. Les terrasses. Comme un cocon, même si certains sont plus réservés. Une mosaïque de cultures. Toujours quelques chose à faire jour et nuit. Une scène underground impressionnante. Une énergie vivante, jeune et internationale .Toutes sortes de langues. De bons transports publics. Mais pour pour la première fois, les seniors ne se vivent plus plus heureux que la population active.