Un été chaud.

Greenpeace s’est penchée sur l’été 2026. Il nous a tous et toutes choquées, abîmées, parfois endeuillées. La chaleur a fait souffrir nos organismes. Elle a tué prématurément 2 935 Belges. La nature a été gravement meurtrie par la sécheresse. Des milliers d’hectares ont été détruits par les flammes. La presse – de plus en plus concentrée et taiseuse – c’est enfin remise (temporairement) à parler Climat. Greenpeace a décidé de passer à l’action.

Alors que l’impréparation de nos autorités était pointée du doigt de tous côtés, la réaction de nos responsables politiques fut le silence radio. Pire, alors que des foyers d’incendie sont toujours surveillés dans les Hautes Fagnes, et que le décompte macabre des victimes de la chaleur est toujours en cours, le gouvernement s’empresse déjà de nous faire oublier l’été en focalisant un maximum d’attention sur d’autres dossiers.

Le climat doit figurer en haut des priorités politiques car il conditionne notre santé, notre économie, notre bien-être, notre sécurité…. Œuvrer à la diminution drastique de nos émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, cela passe par la fin rapide, planifiée, progressive et juste de l’usage des énergies fossiles. Pour les financer, il faut mettre à contribution les grands pollueurs, responsables historiques de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Vous pouvez aussi agir ICI en bas de page avec votre plume.

Habitat groupé.

Le territoire de la Région de Bruxelles est limité à ses 19 communes et les espaces non bâtis sont précieux et à préserver. Une manière de mieux utiliser les espace disponibles pourrait être l’habitat groupé, dont les occupants tiennent à partager des espaces communs et un certain nombre de valeurs.

L’habitat groupé est un mode de vie collectif où plusieurs ménages ou personnes décident de vivre sur un même site en combinant des espaces privatifs (logements autonomes) et des espaces communs partagés. Chaque entité possède son propre logement (maison ou appartement), mais partage des infrastructures comme un jardin, une salle polyvalente, une buanderie ou des équipements écologiques, …

Le projet commun repose sur un choix délibéré de vivre ensemble autour de valeurs partagées (solidarité, mixité générationnelle, écologie, entraide). Les décisions sont prises collectivement par les habitants, souvent selon des règles et un règlement d’ordre intérieur établis ensemble. On en  dit encore plus ICI.

 

Une Foire aux Plantes.

Une première à Bruxelles, une Foire aux Plantes se tiendra sur le site de l’ancien hippodrome de Boitsfort le WE des 26 et 27 septembre. Marie Fosset est la bruxelloise passionnée qui en a pris l’initiative. « On voulait créer un lieu de rencontre entre citoyens et experts de la nature ». Aux abords de la forêt de Soignes, le lieu s’y prête à merveille et regroupera une cinquantaine d’exposants.

Même un appui de fenêtre, un balcon, une terrasse, un jardinet ou un jardin partagé, offrent la possibilité de verdir votre logement et de contribuer au développement de la biodiversité. Des pépiniéristes, des producteurs seront présents, mais aussi des artisans proches de la nature, et des experts, prêts à vous transmettre leurs meilleurs conseils pour vous initier à l’écologie urbaine.

Accessible depuis le tram 8 et la gare de Boitsfort. L’entrée est gratuite, mais il faut s’inscrire ICI pour obtenir vos tickets.

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L’institutionnel pointe son nez.

De Standaard en français a constaté qu’il y avait peu de monde à la commission Constitution et du Renouveau institutionnel. Cela n’a pas empêché Bart De Wever (N-VA) de s’écarter de son texte et de plonger directement dans l’institutionnel.  « La Belgique approche d’un moment très intéressant dans l’histoire communautaire de ce pays ». Le énième plan d’économies dont il s’occupe sera donc bien le dernier.

« La prochaine étape sera institutionnelle : il faudra réformer en profondeur. La bonne nouvelle, c’est qu’il est désormais largement admis – on ne me contredit plus – que ce pays ne sortira jamais de ses difficultés sans une réforme institutionnelle en profondeur. Elle viendra tôt ou tard, et plutôt tôt que tard. » Bart De Wever avait déjà promis de se charger personnellement des préparatifs d’une nouvelle structure de l’État « avec une répartition des compétences plus homogène et plus efficace ».

Jusqu’ici, il était toujours resté évasif sur le sujet, mais il a tout de même levé un coin du voile au Parlement. « Une cellule élabore des textes juridiques et des scénarios possibles. Je ne peux pas en dire davantage sur le contenu concret de ces travaux. Ce serait très contre-productif d’en parler publiquement. » De Standaard en français en dit un peu plus ICI.

Subventions aux énergies fossiles.

Réduire les subventions aux énergies fossiles, c’est bon pour le climat et bon pour le budget. C’est Le Soir qui l’affirme. Pourquoi le gouvernement fédéral ne le fait-il pas ?  Supprimer brutalement ces subventions ferait augmenter les prix de l’essence, du diesel, du chauffage et de certains coûts industriels, avec toutes les conséquences économiques et politiques qui s’en suivraient. On en dit plus ICI sur le pourquoi de ces aides.

Il s’agit en grande partie d’un système fiscal construit au fil des décennies, plutôt qu’une politique récente consistant à « donner de l’argent aux énergies fossiles ». La Belgique subventionne indirectement les combustibles fossiles, alors qu’elle prétend vouloir les faire disparaître pour préserver le climat … Une fameuse contradiction.

Ces mécanismes abaissent artificiellement le prix des énergies fossiles, ce qui ralentit notamment l’installation de pompes à chaleur et l’électrification des transports. Cela se chiffrerait à 10,5 milliards d’euros, principalement un manque à gagner fiscal plutôt qu’un subside. La voie choisie par le gouvernement serait de diminuer ces soutiens de manière progressive.