Vivre à 50°.

Il est fort probable que plus d’1 Bruxellois sur 3 vit aujourd’hui dans une passoire thermique. Pour comprendre ce que cela impliquera à l’avenir, une association française a organisé une action de sensibilisation. Le principe : simuler dans un camion des conditions de vie à 50 °C.

Des passants volontaires pénètrent dans le camion, mais aussi des femmes et des hommes politiques. Il y fait 50° avec 30% d’humidité. Monter des marches est déjà épuisant, les ustensiles de la vie quotidienne brûlent les doigts, on réfléchit moins vite… Comment en parler à ses connaissances ? Une participante à l’expérience : « Ça ne se raconte pas, ça se vit ». La petite vidéo en révèle plus.

Le placement de volets et de brasseurs d’air (genre hélicoptère au plafond) pourraient déjà améliorer fortement la situation sans investir trop d’argent. Avec une aide de ’État, même les ménages les moins bien nantis pourraient en profiter dès cet été sans consommer trop d’énergie. Cela coûterait  nettement moins cher que de ne rien faire.

>>> on se verra dimanche à 14h gare du Nord pour Marcher pour le Climat ?

 

 

 

Éduquer aux enjeux environnementaux.

Former les jeunes – et pourquoi pas tous les citoyens et citoyennes – s’avère essentiel pour la protection du climat. Il s’agit de comprendre les mécanismes, les causes et les conséquences des crises environnementales que nous avons vécues et celles qui s’annoncent. Il s’agit aussi d’être capable de contribuer à la construction d’une société dans laquelle les besoins humains et les enjeux écologiques passent avant les profits.

 C’est l’Appel Pour une École Démocratique (APED) qui lance ce plaidoyer. Ils ont interrogé plus de 3.000 élèves du dernier cycle du secondaire. Très peu comprenaient les mécanismes du réchauffement climatique et ses causes. Peu d’entre eux étaient conscients de l’urgence climatique, de l’ampleur des conséquences ou encore des enjeux Nord-Sud.

Ils y contribuent  souvent le moins, mais ce sont les plus pauvres d’entre nous qui seront les plus exposés aux conséquences des crises environnementales. Ce sont cependant aussi eux qui en connaissent le moins bien les tenants et les aboutissants de la crise climatique.  L’APED en dit plus ICI sur les formes que devrait prendre cette sensibilisation et la lie aux abus du capitalisme et à la poursuite du productivisme.

Des microplastiques partout.

Une bouteille d’eau en plastique recyclé affiche un bilan carbone bas. Elle passe donc pour un choix écologique face à une bouteille en verre. Pourtant, elle figure parmi les objets qui libèrent le plus de particules de plastique dans l’environnement. Les trois quarts de cette pollution surviendra lorsque nous n’utiliserons plus cet objet. C’est cet article de The Conversation qui l’affirme.

Sa fragmentation lente et  inéluctable en micro- et nanoparticules persistantes est particulièrement interactive avec le vivant. Ses débris envahissent l’air, les sols, l’océan et voyagent jusqu’à l’intérieur de nos organes. On en retrouve désormais dans le sang, le placenta et même le cerveau humain.

Un vêtement issu d’une bouteille en PET décyclé émet ainsi 50 % de microfibres en plus à l’usage. Le décyclage ne réduit pas l’empreinte plastique globale, il ne fait que la déplacer dans le temps en accélérant les émissions immédiates. L’empreinte plastique particulaire (EPP) devrait permettre de chiffrer le phénomène. On ne peut réduire ce que l’on ne sait pas mesurer. Tant que les particules de plastique resteront hors des radars, nos acteurs politiques continueront de viser à côté de la cible.

 

Mère Patrie …

C’est elle qui défend le territoire. C’est elle qui instruit nos enfants, nous soigne et facilite nos déplacements. Elle fait encore bien d’autres choses qui nous échappent. Mais est-ce toujours une bonne mère ? C’est au cours d’un cabaret politique burlesque que Frédérique Lecompte incarne une drag queen excentrique qui aborde ces questions fondamentales.

La Belgique, le capitalisme, le patriarcat, le fascisme et les souvenirs personnels, tout y passe à travers le prisme déjanté d’une jeune femme de 68 ans, qui est fière et qui a honte. Honte de la colonisation, des prisons surpeuplées, des personnes sans papiers, des sans chez soi, … Tout cela au cours d’un cabaret-chaos clownesque et impertinent qui mélange stand-up, chant, musique live et numéros burlesques.

On aurait aimé y voir les femmes et les hommes politiques qui incarnent aujourd’hui notre Mère Patrie et son avenir. On aimerait aussi vous donner l’occasion de rire, de sourire et de retenir une larme. C’était final et sold out. C’est promis, elle reviendra à Bruxelles au printemps prochain. Un peu de patience, on vous avertira.

 

Dimanche j’ai Climat.

Dimanche nous avons toutes et tous Climat. Après tout ce que nous avons vécu ou appris cet été, avec des glaciers qui fondent, des forêts qui brûlent, des morts prématurées, … n’est-il pas indispensable de dire à nos dirigeants que le Climat est notre priorité absolue et ne souffre plus d’inaction.

Budget ? Ne rien faire coûtera plus cher que d’agir. Il faut se réjouir de voir arriver une nouvelle Marche pour le Climat. Nous étions 75 000 la première fois et nettement moins les années suivantes. Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, serez-vous là dimanche pour signifier notre détermination à ceux qui nous gouvernent ?

Oui, nous savons. Les scientifiques du GIEC nous avaient avertis depuis longtemps des changements climatiques à venir. Pouvons-nous rester indifférents ? Celles et ceux qui savent peuvent-ils rester chez eux dimanche ? Le rendez-vous est à la gare du Nord à 14h. Au plaisir de vous y rencontrer ?