Des colères surgissent.

Quand des jeunes s’attaquent à un bus articulé de la STIB et le détruisent complètement, ce sont 820 000 euros qui partent en fumée. Une colère contre le transport en commun ? Le plaisir de voir ce matériel voler en éclat ? Un jeu grandeur nature ? Qu’est ce qui peut bien justifier une telle violence gratuite ? Les IPPJ affichant complet, les mineurs seront relâchés le jour même et la sanction interviendra des mois plus tard, en exacerbant leur sentiment d’impunité.

A côté de cela, un éditorial du Standaard relève que « des jeunes manifestants crient leur révolte face au vent qui tourne en leur défaveur. Ils ne sont pas à l’origine de cette montagne de dette publique, mais ils doivent aujourd’hui en payer le prix : un enseignement de moindre qualité, des écoles délabrées, des frais d’inscription plus élevés, des transports publics plus chers et moins performants, des logements chers, voire inabordables, et des perspectives qui s’amenuisent ».

Qui écoute ? « Ils ne peuvent avoir la moindre confiance dans la capacité du monde politique à les entendre et à les aider. En Belgique, le gouvernement joue une fois de plus à la roulette russe ». La jeunesse donne de la voix dans la rue et se désolidarise des casseurs qui minent leur message. Une colère qui va plus loin que l’école comme le révèle cet article de BX1. Plus grave, la santé mentale d’un certain nombre de jeunes se dégrade selon le Centre de prévention du suicide. Affaire à suivre.

 

 

Une illumination très attendue.

La place Royale a été complètement réaménagée et la rue de la Régence aussi. Plus confortable pour les usagers des transports en commun et pour les cyclistes, la canalisation de la circulation à l’avant de la statue de Godefroy de Bouillon n’a pas favorisé l’installation de terrasses et d’une certaine animation par les divers musées. Quant à la Cour constitutionnelle et à la banque, situées à l’arrière, on ne pouvait évidemment pas compter sur elles pour animer la place.

Mais ne boudons pas notre plaisir depuis qu’un nouvel éclairage met en valeur les différents bâtiments de la place Royale et bien au-delà, jusqu’à la Cour des comptes, les Musées royaux des Beaux-Arts, le palais de Charles de Lorraine, le Musée des instruments de musique et Bozar.

Le chantier – mené par Beliris –  n’étant pas encore entièrement terminé, tout le dispositif n’est donc pas toujours  entièrement illuminé. Par contre, la petite vidéo de BX1 vous permettra de tout apprécier depuis votre petit écran. Cela vous donnera sans doute envie d’aller voir sur place.

Plus de 50.000 en rue.

Participation doublée. Celles et ceux qui ont parié sur l’essoufflement de la mobilisation ont reçu la plus belle des réponses. Un message clair au monde politique : le climat, la transformation de notre société pour réconcilier prospérité, solidarité et respect des limites planétaires, doivent revenir au sommet de l’agenda. C’est ce qu’affirment les organisateurs de cette grande victoire du climat.

Des jeunes, des vieux, des enfants, des personnes en chaise, des gens de toutes les couleurs, énormément de Flamands, de la musique, des chorales, des centaines de calicot .. et pas un seul incident. La Marche ensoleillée pour le Climat fut aussi joyeuse que sérieuse. Le peuple exige des réactions rapides et radicales de ses élus.

La RTBF, BX1 et BRUZZ en disent plus.  Nos photos aussi. Les calicots rappellent que nous n’oublierons pas les silences de la classe politique en vacances. Pas un mot pour les centaines de morts prématurées. Pas une présence notable lors de l’incendie des Hautes Fagnes. Malgré la diminution de leur pouvoir d’achat, les Belges veulent le climat à l’agenda. Ne rien faire coûterait plus cher.

Bruzz © DVLKO

 

Dimanche gare du Nord à 14h.

« Je serai là demain dimanche pour marcher pour le climat », écrit David Van Reybrouck dans une Opinion argumentée parue dans De Standaard en français.

« La rue sent mieux venir le drame que les ministres et les présidents de partis » écrivent les journalistes du Standaard dans un édito en français.

Au plaisr de se rencontrer ce dimanche.

Vivre à 50°.

Il est fort probable que plus d’1 Bruxellois sur 3 vit aujourd’hui dans une passoire thermique. Pour comprendre ce que cela impliquera à l’avenir, une association française a organisé une action de sensibilisation. Le principe : simuler dans un camion des conditions de vie à 50 °C.

Des passants volontaires pénètrent dans le camion, mais aussi des femmes et des hommes politiques. Il y fait 50° avec 30% d’humidité. Monter des marches est déjà épuisant, les ustensiles de la vie quotidienne brûlent les doigts, on réfléchit moins vite… Comment en parler à ses connaissances ? Une participante à l’expérience : « Ça ne se raconte pas, ça se vit ». La petite vidéo en révèle plus.

Le placement de volets et de brasseurs d’air (genre hélicoptère au plafond) pourraient déjà améliorer fortement la situation sans investir trop d’argent. Avec une aide de ’État, même les ménages les moins bien nantis pourraient en profiter dès cet été sans consommer trop d’énergie. Cela coûterait  nettement moins cher que de ne rien faire.

>>> on se verra dimanche à 14h gare du Nord pour Marcher pour le Climat ?