La future place Sainctelette.

Un des nœuds routiers les plus dangereux de Bruxelles, la place Sainctelette* devrait bientôt se transformer en une place arborée, avec des trottoirs élargis, des espaces spécifiques pour les trams et pour les vélos, tout en structurant mieux le trafic automobile.

La Commission de concertation a rendu un avis positif pour ce projet, avec un certain nombre de conditions évoquées par la DH, dont la nécessité de prévoir une connexion cyclable depuis la place Sainctelette vers le boulevard d’Ypres et de réorganiser certaines bandes de circulation. Bruxelles Mobilité en expose les enjeux.

Si vous voulez voir à quoi ressemblera ce nouvel espace urbain, qui doit aussi mieux relier les deux rives du canal, allez voir ICI cette simulation. Et pour en voir encore bien plus, cliquez cette petite vidéo de moins de deux minutes. 

* Ce curieux nom vient de Charles Sainctelette (1825-1898) qui fut ministre des Travaux publics. Sous la place, une station de métro jamais achevée et pourtant plus pratique qu’Yser pour rejoindre Tour et Taxi et le futur centre Kanal.

Image extraite de la vidéo de BX1

Jusqu’à quel âge travailler ?

La question des pensions est à la une dans tous les débats: en Belgique, en France, dans toute l’Europe. La situation est bien décrite par Wikipedia. Tout le monde sait que c’est la génération au travail qui cotise tous les mois pour permettre le payement d’une pension à celles et ceux qui arrivent à l’âge de la retraite. Quel âge ? est toute la question. Pour certains la question est plutôt la durée de vie après la carrière. Pour d’autres l’augmentation de la productivité compensera le coût de la nouvelle longévité, ce dont d’autres doutent avec les contraintes écologiques qui vont s’imposer… Pendant ce temps, la classe politique hésite reste, l’œil rivé sur les élections de 2024 …

Fixée entre 60 et 65 ans en son temps en Belgique, la plupart des bénéficiaires n’en profitaient pas tellement longtemps, beaucoup mouraient au début de la septantaine. C’était payable. Aujourd’hui, après environ quarante ans de travail et une longévité moyenne qui frise les 81,3 ans à Bruxelles, avec des soins de santé et d’assistance de plus en plus élevés, le budget de l’Etat va-t-il pouvoir tenir ? Taxer encore davantage les travailleurs ne semble plus possible. Et alors ?

Oser en finir avec le court terme ? Certains affirment qu’avec une enveloppe bien connue et un nombre de retraités identifiés, il suffit de faire une division pour que chacun puisse avoir droit à une retraite digne. Simple et logique … mais c’est toucher aux avantages acquis par ceux qui ont beaucoup cotisé et qui évoquent une rupture de contrat. Ceux qui ont le plus cotisé sont cependant aussi ceux qui ont bénéficié des meilleurs salaires, disposent souvent de leur habitation et d’une cagnotte confortable. Une telle solidarité est-elle envisageable ? Une retraite universelle garantie à tous ? C’est ce qu’en Thaïlande on vient de mettre prudemment sur la table, alors que le système de pension y est encore quasi inexistant. On devra y revenir.

Préserver nos derniers espaces verts.

Au gouvernement bruxellois les socialistes accusent les écologistes d’empêcher la construction de logements sociaux en s’opposant à leur implantation sur une série de sols encore intacts et vivants. Alors qu’il subsiste quantité de logement sociaux à rénover, de friches et d’immeubles à l’abandon, les socialistes voudraient bétonner 42 hectares de terre arable en Région bruxelloise. Il s’agit notamment des sites: Champ des Cailles, Josaphat, Donderberg, Marais Wiels, Meylemeersch, Ten Reuken/Boisfort, …

Des représentants de 27 collectifs citoyens et associations se sont rendus au cabinet du Ministre-président. Ils y ont déposé des pétitions pour protéger la biodiversité totalisant 40.000 signatures, et un manifeste demandant un moratoire immédiat sur la destruction des sols vivants à Bruxelles notamment pour se protéger des effets catastrophiques du changement climatique.

Ils précisent que l’opposition logement/nature est absolument factice. Ce sont d’ailleurs les personnes mal logées qui payent le plus lourd tribut au dérèglement climatique en cours en ville. Avec l’appui de spécialistes, ils avancent des pistes de solutions pour sortir de la crise du logement, que la destruction des sols vivants n’a jamais résolue. Vous trouverez toutes les précisions ICI.

Natalité à Bruxelles.

Qui sont celles et ceux qui décident de mettre des enfants au monde en ces temps incertains ? En 2050, leurs enfants seront les jeunes adultes qui peupleront largement Bruxelles… et ce sont eux aussi qui paieront les pensions de la génération actuelle. Avec un taux d’emploi de 65,8 % – contre 76,8 % en Flandre – les recettes de Bruxelles sont assez basses, mais compensées parce qu’elle reste la Région la plus jeune du pays: âge moyen de 37,5 ans pour Bruxelles, contre 41,5 ans pour la Flandre.

Mais qui sont donc ces géniteurs ? Faute de statistiques précises et vu les recensements interdits, il reste le choix des prénoms comme indicateur assez fiable. En 2021 pour les 19 communes, le prénom le plus choisi pour les filles est Lina et pour les garçons Mohamed. Cela ne tient évidemment pas compte de tous ces Bruxellois et Bruxelloises qui dorment en dehors des 19 communes.

Ensuite, pour les filles on trouve Sofia, Emma, Nour, Olivia, Eva, Victoria, Amira, Aya et Alice. Pour les garçons c’est Adam, Amir, Yanis, Gabriel, Noah, Imran, Arthur, Lucas et Rayan. De bonnes raisons d’investir massivement dans l’éducation et dans la citoyenneté.

Tout le monde à la campagne !

C’est un professeur d’université en études urbaines et à Sciences Po Lyon et Paris qui affirme qu’il est grand temps de quitter les villes. Vous lirez son article paru en français sur le très sérieux site The Conversation et vous en tirerez vos conclusions. Cependant, quand l’auteur affirme « Occupant seulement 2 % de la surface de la Terre, le fait urbain produit 70 % des déchets, émet 75 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) » il oublie d’ajouter que ce n’est pas moins de 58 % de la population mondiale qui habite en ville.

Que les villes soient mal conçues et se sont souvent développées de manière anarchique est un fait. Non seulement cela peut, mais cela doit changer. Toutefois, s’il fallait loger tous les Bruxellois à la campagne, l’entièreté du Brabant n’y suffirait pas … et la campagne serait complètement mitée. Disperser les populations ne ferait qu’accroître la demande de mobilité et faute de transports en commun rentables ce serait l’explosion de l’indispensable voiture individuelle … sauf qu’à leur interdire de quitter leur province. Y auront-elles du travail. Y aurait-il des universités et des hôpitaux ? Et même des athénées et des musées ou des opéras ?

Tout le monde à la campagne rappelle sinistrement les Khmers Rouges au Cambodge avec ses famines et un génocide qui a fait près de 2 millions de morts. Rappelle aussi le maoïsme, qui a envoyé des millions d’intellectuels dans les champs. Alors que des villes comme Athènes, Venise, Rome, Byzance, … ont été le berceau de la démocratie et ont vu éclore diverses grandes cultures. Changer la ville: oui. Envoyer tout le monde à la campagne, pour moi c’est non merci !