Subventions aux énergies fossiles.

Réduire les subventions aux énergies fossiles, c’est bon pour le climat et bon pour le budget. C’est Le Soir qui l’affirme. Pourquoi le gouvernement fédéral ne le fait-il pas ?  Supprimer brutalement ces subventions ferait augmenter les prix de l’essence, du diesel, du chauffage et de certains coûts industriels, avec toutes les conséquences économiques et politiques qui s’en suivraient. On en dit plus ICI sur le pourquoi de ces aides.

Il s’agit en grande partie d’un système fiscal construit au fil des décennies, plutôt qu’une politique récente consistant à « donner de l’argent aux énergies fossiles ». La Belgique subventionne indirectement les combustibles fossiles, alors qu’elle prétend vouloir les faire disparaître pour préserver le climat … Une fameuse contradiction.

Ces mécanismes abaissent artificiellement le prix des énergies fossiles, ce qui ralentit notamment l’installation de pompes à chaleur et l’électrification des transports. Cela se chiffrerait à 10,5 milliards d’euros, principalement un manque à gagner fiscal plutôt qu’un subside. La voie choisie par le gouvernement serait de diminuer ces soutiens de manière progressive.

Le rôle de l’Etat.

Des Catalans en ont marre de payer pour les Andalous, des Lombards pour les Italiens du Sud, des Flamands pour les Wallons et les Bruxellois. « Pourtant l’efficacité d’un État ne se mesure pas à la capacité d’une région riche à gérer seule son budget. Elle se mesure aussi à sa capacité à fournir des biens publics tels que la sécurité, la justice, les infrastructures, une capacité fiscale crédible.
Extrait d’un éditorial de Trends-Tendances.

 « Ces biens sont, par nature, non rivaux et non excluables à l’échelle d’un petit pays densément peuplé et économiquement intégré. Les États qui ont réussi des réformes structurelles – Canada, Allemagne, Espagne dans une certaine mesure – ont clarifié les compétences, préservé les mécanismes de coordination et de solidarité, de même qu’ils ont renforcé l’efficacité de l’État fédéral. » Une source d’inspiration face aux conséquences du réchauffement, des fusillades, des dettes accumulées ?

« Le problème structurel de la Belgique n’est pas qu’il y ait des Flamands, des Wallons et de Bruxellois. C’est que l’État a perdu sa capacité d’agir. Donc, oui, il faut réformer l’État belge. Mais sans émettre d’exclusive, sans confondre réforme et fragmentation. Et cela ne doit pas dédouaner les Wallons et les Bruxellois de redoubler d’efforts pour remettre leur région à flot ».

Une ville plus conviviale.

Des arbres qui résistent à la chaleur. Renature répond à notre question à propos des catégories d’arbres qui supporteront mieux un climat qui change.

Un site Audi ouvert. L’énorme site industriel qui occupe une grande partie de  la commune de Forest va se diversifier avec une promesse d’ouverture et d’accessibilité du site à la population.

Une mobiité douce. Le premier tronçon d’une future « cyclostrade » relie déjà Laeken à Anderlecht sur 6,5km. À Schaerbeek, ce sont les contre-allées boulevards Lambermont et Wahis qui changent la vie des cyclistes, des piétons et celle des écoliers.

Les touristes à leur place. Ils sont les bienvenus en ville, mais pas au détriment de l’offre de logement des Bruxelloises et des Bruxellois. L’Europe prend une initiative. Certains la discutent.

Habiter autrement.

On ne parle pas ici de yourtes, de tipis ou de tiny houses, peut compatibles avec l’habitat urbain, mais d’autres manières urbaines d’habiter la ville, sous différentes formes d’habitat collectif. La plus répandue parmi les jeunes est la « colocation » ou la vie en « communauté ». Une réponse pragmatique au renchérissement des loyers. Certains logements neufs sont parfois conçus pour ce mode de partage, qui n’échappe pas toujours au statut de cohabitant.

D’autres formes d’habitat groupé commencent à émerger, non sans quelques difficultés. Il s’agit de personnes ou familles qui ont un projet  de vie en commun. Elles acquièrent ou louent un grand espace pour le réaliser, le plus souvent en autogestion. Nous y reviendrons prochainement. Vous en saurez déjà plus lors des journées porte ouvertes organisées les 19 et 20 septembre.

Parmi d’autres formes de cohabitation on trouve: l’habitat solidaire – parfois inclusif – l’habitat intergénérationnel, l’habitat seniors et l’habitat « kangourou », souvent 2 unités où un ménage prend soin de l’autre, parfois de manière contractualisée. Tout cela est détaillé ICI. Il y a aussi quelques « Community Land Trust », qui peuvent apporter du soutien. Ils visent à faire de la terre un bien commun et non une marchandise.

Il en va de notre sécurité.

À Anvers, l’activité économique génère un afflux important de conteneurs – parfois en charge de produits périssables ou urgents – qui ne permet que le contrôle d’environ 1,5 pour cent des conteneurs. Les trafiquants semblent  donc préférer Anvers à Rotterdam. De Standaard en français a mené l’enquête. Elle concerne Bruxelles, où s’écoule une grande partie du trafic.

Qui surveille les 6.000 caméras de surveillance déployées à Bruxelles? Pour L’Echo, la réponse est plus complexe qu’il n’y paraît. Ravivé par la crise du narcotrafic à Bruxelles, le dossier des caméras de vidéosurveillance, indispensables aux enquêtes sur les fusillades, est devenu une source de déperdition d’argent public et le théâtre de conflits internes. Une gabegie à laquelle le gouvernement régional va tenter de mettre fin.

Il manque 778 policiers au cadre de police de Bruxelles selon la norme KUL, qui ne reflète déjà plus la réalité démographique et criminologique de la Région. A Anvers, le cadre est entièrement rempli, avec même 49 policiers de plus que le cadre organique. Tout cela – et toujours le partage des forces entre six zones de police – explique sans doute pourquoi notre sécurité ne peut être garantie correctement, comme l’affirme le procureur du Roi.