Que veulent les jeunes ?

Révolte d’élèves et de jeunes en Belgique, France, Espagne, Serbie, Italie …. Que raconte la colère d’une partie de la jeunesse ? Les débordements et la casse ne peuvent faire oublier leurs revendications, même si elles ne sont pas toujours claires et unanimes. Est-ce un un conflit générationnel ? Difficile de faire le point en trois paragraphes. Il faudra aussi revenir sur la place prise par les médias dits sociaux, sur les rapports avec la police et sur les différences avec les jeunes néerlandophones.

Si certains jeunes étaient dans la rue pour exiger davantage de moyens pour l’enseignement, des écoles rénovées et tempérées, un minerval qui n’exclut personne, des professeurs devant les classes et un avenir désirable, d’autres venaient régler leur compte avec une police qui les humilie et les discrimine et puis aussi des mineurs, comme emmenés malgré eux dans une sorte de jeu de rôle grandeur nature excitant. QR y a consacré un débat et un sondage à la RTBF.

S’il faut tenter d’éradiquer les casseurs, il est crucial d’entendre les autres. Leur inquiétude grandit en voyant le climat hors de contrôle et leurs parents qui rament devant la hausse du coût de la vie. Ils commencent à se demander de quoi leur futur sera fait. Lui opposer uniquement une réponse policière serait une erreur, voire une faute. Ils ont des idées. Un dialogue doit s’organiser et vite. Mais avec qui ? Avec quels budgets ?

Convergence des inquiétudes.

« Les images fortes des casseurs et pillards ont écrasé les demandes et le malaise d’une jeunesse qui se cherche un avenir. L’écouter, dialoguer avec elle, est pourtant aussi vital que rétablir l’ordre. »  Des  jeunes se mobilisent, des manifestations étudiantes sont actuellement en cours dans plusieurs pays.

Il ne s’agit cependant pas d’une révolte internationale coordonnée : les revendications varient selon les pays, même si ce sont les conditions de vie, le coût des études et la défiance envers les gouvernements qui reviennent le plus souvent. Il s’agit d’étudiants mais pas seulement, c’est aussi une génération de jeunes inquiets pour leur avenir. The Conversation en dit plus.

Cela se manifeste à Bruxelles et à Liège, mais aussi en France, en Italie, en Grèce et même en Inde et en Indonésie. Ils parlent, personne n’écoute. Ils descendent dans la rue. En Serbie, les étudiants ont créé un parti qui vient de gagner les élections et a réussi à renverser le président populiste serbe Aleksandar Vucic.

The Conversation

 

Rationner le transport aérien.

Une proposition audacieuse. Au regard de ce que la planète peut supporter, le nombre de km parcourus en avion annuellement serait rationné pour tous les citoyens. Ce nombre de km autorisés – par exemple 10 000 km – pourrait diminuer progressivement chaque année. Les personnes qui ne désirent pas prendre l’avion ou qui n’en ont pas les moyens, pourraient revendre leurs kilomètres sur une bourse publique.

Nous avons soumis cette idée simple à ChatGPT, qui l’a analysée et qui a proposé différentes variantes. Outre une diminution drastique des émissions de  CO₂ et autres polluants, cette initiative limiterait aussi le nombre de vols et les nuisances sonores subies par les nombreuses personnes survolées. Cela suppose un renforcement des lignes de chemin de fer internationales, des trains de nuit plus nombreux et un abaissement considérable des tarifs ferroviaires

Une taxe environnementale pour les courts courriers aériens – n’en déplaise à Michael O’Leary de Ryanair – pourrait être reversée en soutien du rail. Fini les multiples Citytrips d’un WE à Londres ou Barcelone ? Mais oui, c’est bien le but de ce rationnement, centré sur les vols indispensables. Ce serait le prix à payer pour la préservation d’un climat supportable pour toutes et tous.

Le climat gagne des points.

Bourse aux plantes sauvages. Une initiative incontournable de Natagora pour se procurer des plantes bien de chez nous et de devenir spécialiste du jardinage urbain, du compostage ou du maraîchage. Graines, plantes, jeunes arbres, petits fruitiers, tous d’espèce indigène pour transformer votre jardin et votre balcon. Dimanche 22 novembre au 4 rue Mommaerts à Molenbeek.

Sonnette d’alarme. Les « Grands parents pour le Climat » arpentent les rues de la ville avec un landau plein de tracts alarmistes. Ils n’hésitent pas à se qualifier d’alarmistes climatiques. Alarmer ce n’est pas être prophète de malheur : c’est prendre ses responsabilités. Ils ne veulent pas transmettre la peur, la destruction et l’impuissance, mais contribuer à construire un avenir vivable, durable et désirable. Ils veulent un changement de cap.

Nous recyclons. La Belgique est l’un des meilleurs élèves de la classe européenne, Fost Plus, l’organisme qui coordonne le recyclage et la réutilisation des emballages dans le pays, en dit plus. Chaque année, chaque habitant remplit en moyenne quinze sacs bleus, soit 26 kg de PMC, auxquels s’ajoutent 23,7 kg de papier et carton et 27,7 kg de verre.

Maisons en briques de plastique. C’est un architecte/entrepreneur colombien qui nous explique comment il construit des maisons et des écoles à partir de déchets plastiques recyclés. Une nouvelle vie pour les personnes mal logées mais aussi pour le plastique usagé. On mêle les enjeux sociaux et économiques à des préoccupations écologiques.

 

Appel à la violence.

Des appels à manifester violemment à Bruxelles comme à Liège se multiplient sur les réseaux sociaux et sur WhatsApp. Jusqu’où peut-on aller ? Les auteurs de ces messages ont souvent l’impression qu’ils ne risquent rien tant qu’ils n’ont commis aucun acte. Ils se trompent, inciter à commettre des actes de violence est punissable.

La liberté d’expression n’est pas absolue. Injures, discrimination, racisme, homophobie ou incitation à la haine sont punissables. Il y a infraction dès qu’on appelle à la violence, que l’auteur soit mineur ou majeur, il peut être poursuivi et puni. Même si l’appel n’est pas suivi d’actes. Un auteur majeur risque 6 mois à 3 ans de prison pour un message qui incite à commettre un délit.

Pour les mineurs, ce sont des mesure protectionnelles et éducatives qui seront prises (s’il y a de la place en IPPJ …). Les parents restent cependant civilement responsables des fautes commises par leurs enfants, et cela peut coûter fort cher. C’est un article de la RTBF qui rappelle tout cela à juste titre. Par contre il ne rappelle pas l’obligation d’un usage proportionné de la force de la part des policiers. 26 plaintes ont été déposées  récemment contre des policiers auprès du Comité P.