Chauffer moins.

Les journées fraîches de ce début d’automne s’avèrent être une bonne occasion d’expérimenter la vie à 18°.  J’ai rallumé le chauffage et l’ai placé sur 18° le jour et 15° la nuit. C’est tout à fait jouable sous la couette et le jour c’est possible avec un pull de plus tant que l’on bouge. Là où cela se corse, c’est lorsque l’on travaille plusieurs heures devant l’ordinateur sans se déplacer. Pour moi, ce n’est ni agréable, ni tenable. Comment rester cohérent avec ses principes et bénéficier d’un certain confort ?

Sur les bons conseils d’un lecteur du blog, j’ai commencé par enfiler des mitaines, ces gants avec les bouts des doigts coupés. Déjà beaucoup plus supportable pour travailler sur le clavier. Mais encore froid dans le dos à cause de l’immobilité. J’ai donc décidé d’investir dans un radiateur électrique à inertie sèche de 40 kg. J’ai choisi Aterno – ils ne sont pas les seuls et je ne suis pas leur agent 😉 – et j’ai placé  l’appareil à proximité immédiate de ma table bureau.  J’ai déposé le thermostat mobile réglé sur 20° sur le bureau. Bingo, c’est gagné ! Je bénéficie d’une sorte de micro climat à 20° sur mon lieu de travail, tandis que le reste du living et la cuisine oscillent  entre 18 et 19°.

Faudra attendre quelque peu pour vérifier l’importance de l’économie d’énergie réalisée, mais la formule allie un certain confort de travail avec une moindre consommation d’énergie. Avec un petit radiateur électrique soufflant d’appoint à la salle de bain, le reste de l’appartement à 18° est tout à fait acceptable. Et pour ceux qui regardent la télé, un petit plaid sur les épaules et de bonnes pantoufles feront le reste. Je vous en dirai plus en hiver.

Réguler les loyers ?

Cette question se pose avec plus d’acuité depuis l’impact de l’inflation sur l’indexation des loyers. Vous lirez ICI comment le gouvernement espagnol Podemos/PS a voulu agir pour réguler les loyers. Des mesures qui devaient permettre une « avancée sans précédent » dans l’accès au logement de tous les habitants, et notamment des personnes « les plus vulnérables » – dont les jeunes – a assuré le Premier ministre, qui annonçait aussi la construction de près de 20.000 logements sociaux – avec la réhabilitation de quartiers entiers, pour un milliard d’euros.

Cette régulation montre l’ampleur des mesures possibles, si la volonté politique est au rendez-vous. Elle allait se traduire par un encadrement des loyers pour les propriétaires de plus de 10 logements, sur la base des indices de référence des loyers. Cela vise à « obliger les grands propriétaires à baisser le prix des loyers » en cas de niveau « abusif » et devrait permettre de « lutter contre les spéculateurs ».

Des subventions étaient prévues pour les propriétaires qui acceptent de réhabiliter leurs logements, et des aides de 250 euros par mois pendant deux ans pour les jeunes disposant de ressources limitées. « Pour les familles les plus vulnérables », des aides plus directes pouvant aller jusqu’à 40% » du loyer. Cette loi devrait être mise en œuvre au second semestre 2022. Mais, patatras, le 14 janvier, le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ), dans les mains de la droite, rejette le projet de loi socialiste, comme le détaille l’article d’Enbata. Affaire à suivre.

 

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_espagne-une-serie-de-mesures-reguleront-les-loyers?id=10855001

Loger autrement.

A l’heure où la construction doit prendre le virage du développement durable et où le logement n’a jamais pesé aussi lourd dans le budget des citoyens, les coopératives d’habitants suisses proposent des solutions innovantes. Elles offrent des habitations à loyer abordable, dans des immeubles qui rivalisent d’équipements facilitant la vie en commun et de solutions écologiques, et associent pleinement les habitants à leur gestion, parfois dès la conception des bâtiments. Ainsi commence l’article du journal Le Monde.

Le terrain compte facilement pour 30 % ou 50 % du prix de revient. Il est acheté grâce à un prêt sur septante ou cent ans, ou loué par bail d’une durée comparable, ce qui étale son coût. Et l’immeuble est bâti par une société à but non lucratif qui facture aux locataires, en toute transparence, l’exact prix de revient et de gestion. ». Toute plus-value est exclue, le modèle est résolument antispéculatif. Nous en dirons plus sur la situation à Bruxelles.

Une habitante. « Après le départ de mes enfantsje voulais m’alléger, habiter dans un espace plus petit mais surtout ne pas me retrouver dans un environnement anonyme. Ici, je peux accueillir mon fils ou une amie dans les chambres d’hôtes, je profite de la salle commune, où j’ai d’ailleurs fêté mon départ à la retraite, j’assure le baby-sitting pour des voisins, je participe aux activités de gestion, de jardinage…  

Une énergie propre ?

La seule énergie vraiment propre restera toujours celle qu’on ne consomme pas ! Toutefois les véhicules alimentés par de l’hydrogène comprimé n’émettent que quelques gouttes d’eau et se révèlent silencieux. Ils ne sont évidemment « propres » que si l’électricité nécessaire pour produire cet hydrogène est verte ou durable. Il circule aujourd’hui des trains, des bus, des poids lourds, des tracteurs, des voitures et même de petits avions propulsés par de l’hydrogène. Cette semaine à la RTBF, Arnaud Ruyssen consacrera « Le Tournant » à l’avenir de l’hydrogène. Sera aussi sur Auvio.

Récemment, un minibus Hydron produit par Rampini annonce 450 km avec un plein. Solaris dévoile Urbino 18, un bus articulé à hydrogène pour 150 personnes avec 350 km d’autonomie. Paris dispose de plusieurs centaines de taxis Hype à hydrogène et chez nous Taxis Verts et le groupe Virya/Colruyt expérimentent un premier taxi à hydrogène bruxellois, tandis que la STIB teste un bus A330FC de Van Hool. Des progrès s’enregistrent chaque jour pour un futur moins pollué.

Reste la question des stations de remplissage. Il n’y en a toujours pas à Bruxelles, malgré l’offre de Hype, toujours pendante … L’UE vient de conclure un appel à projets de 292 millions d’euros, qui va contribuer au financement 57 stations de carburants alternatifs en Europe. Parmi elles, Virya/Colruyt a été sélectionnée pour la construction de trois stations d’hydrogène: Anvers, Halle et Ottignies. Toujours rien pour Bruxelles. Mais il y avait il des projets bruxellois non retenus ? 

Happy Monday: nouvelles fluviales.

Voilà une livraison un peu tardive de trois bonnes nouvelles.

Le canal, qui coupe Bruxelles en deux parts inégales, va bientôt bénéficier d’une nouvelle passerelle qui reliera les deux rives du Quai de l’Industrie. Elle sera accessible aux piétons et aux cyclistes, dont elle raccourcira l’itinéraire. De plus, suite à une pétition victorieuse, elle portera le nom de Guido Vanderhulst, à qui Bruxelles doit la préservation de son patrimoine industriel et plus particulièrement de La Fonderie. Inauguration ce jeudi 29 septembre dès 17h rue Ransfort 27.

La Senne, que nous avons enfouie sous le sol plutôt que de l’épurer, refait son apparition à plusieurs endroits. BX1 y a consacré un beau reportage, qui révèle le parcours intéressant d’une rivière bucolique qui fut aussi une force motrice essentielle. Elle retrouve son existence comme sujet de droit, dans le cadre de la notion nouvelle « d’écocide » dont nous devrons reparler.

Le photographe bruxellois Eric Ostermann expose brièvement sa collection de clichés consacrés à Bruxelles. Pas seulement son canal, mais aussi à tous ses aspects architecturaux et ses perspectives. On lui doit des photos exceptionnelles d’un Bruxelles désertique prises pendant la période du grand confinement. Très impressionnant. C’est au 45 place de la Vieille Halle aux Blés (près de la place Saint-Jean) jusqu’au samedi 1er octobre.

Photos La senne BX1 et Guido Vanderhulst La Fonderie