Un gouvernement et des chaudières.

La presse vous a déjà  tout dit sur la fumée blanche du conclave. On en reparle lundi. Parlons donc de celle des chaudières au gaz et même au mazout. Elles ont la cote. Leur installation a encore progressé de 13% en 2025. Aberrant, parce que nous devons importer – de pays peu sûrs – notre gaz et le mazout, dont la combustion est responsable du réchauffement climatique. Sommes-nous masochistes ou ignares ? Cet article revient sur cette contradiction. L’imprévisibilité des politiques fiscales de l’État n’y est pas pour rien, tout comme la fin des primes à l’achat et à l’isolation.

C’est évidemment le prix de l’électricité et ses taxes qui retiennent principalement les Bruxellois pour un passage à la pompe à chaleur. C’est  aussi un gros investissement, long à rentabiliser avec les politiques énergétiques fédérales erratiques. Parfois, garder une chaudière en complément pour les grands froids peut s’avérer nécessaire faute de bonne isolation.

Des lecteurs nous font remarquer qu’il faut désormais  penser à chauffer les gens et arrêter de chauffer les murs. Ils relèvent aussi que l’installation d’une pompe à chaleur n’est pas possible partout, vu les règles urbanistiques ou une isolation insuffisante. Cela reste un dilemme pour les propriétaires et une dépendance pour les locataires.

Moins de viande ?

C’est l’histoire d’un gentil loup dont l’ombre effraie les autres animaux de la forêt. Dans une pub devenue virale, le loup confesse « Pas facile de se faire des amis, quand on les mange… » Pour s’intégrer, il décide de ne plus manger de viande. Comme un conte de Noël, ce gentil loup suggère qu’il est possible de changer ses habitudes alimentaires.

Nous savons tous qu’une surconsommation de viande s’avère néfaste pour le climat. Nos habitudes alimentaires représentent près d’un quart de notre empreinte carbone, dont plus d’un tiers pour la seule viande. Néfaste aussi pour notre santé, en augmentant les risques de développer des maladies cardiovasculaires, du diabète, des cancers.

Sommes-nous prêts pour autant à manger moins de viande ? La consommation de viande diminue légèrement en Belgique. Un tableau le confirme. Les protéines végétales progressent un peu. Cela ne peut cependant reposer sur les seules épaules des Bruxellois. Il faut que la transition soit possible, facile, attractive et désirable. Les lobbys carnés font évidemment tout pour s’y opposer, malgré l’impact de la viande synthétisé avec ChatGPT.

Enfin en conclave.

Depuis juin 2024, ont sait que le MR et PS sont les gagnants des élections et qu’ensemble ils peuvent constituer la base d’un gouvernement solide. Mais plus de 600 jours plus tard, les vétos des uns et des autres ont rendu jusqu’ici cette formation impossible, avec l’obligation d’une majorité dans chaque groupe linguistique. Temps nécessaire pour cette longue maturation ?

Après quelques coups de fil aux partis, Georges-Louis Bouchez (MR) a constaté que personne ne voulait être responsable de l’échec de sa tentative de la dernière chance. Fort de l’accord de suffisamment de partis pour constituer une double majorité, il s’est auto proclamé formateur et a lancé la tenue  d’un conclave, moult fois suggéré par la société civile. Les négociateurs sont réunis depuis mardi au finish à la Fondation universitaire. Bruxelles vaut bien un conclave.

S’il faut se réjouir de voir à table MR, PS, Les Engagés, Groen, Anders, Vooruit et le CD&V, la partie est loin d’être gagnée. L’équilibre budgétaire en 2029 plutôt que 2034, exigé par les libéraux francophones et flamands, demandera plus de sacrifices. Jean Faniel du CRISP, estime ICI, que l’on met peut-être « la charrue avant les bœufs ». Il y aura aussi la question du ministre-président, qui ne peut être un Montois. On parle de l’Uccloise Valentine Delwart, une femme de l’ombre, mais actuelle négociatrice MR.

Intelligence artificielle ?

L’intelligence peut-elle être artificielle ? A l’analyse, selon The Conversation, elle se limite à modifier et recombiner des fragments de textes ou d’images existants. Elle synthétise évidemment de mieux en mieux et nous fascine. Les jeunes de l’IA sont persuadés de participer à un « changement de civilisation » qui, à long terme, bénéficiera à la société des humains.

A force de parler aux robots comme à des humains, ne risque-t-on pas de parler aux humains comme à des robots ? Derrière l’IA et les machines, il y a la question fondamentale de la relation à autrui. Or, un individu est parfois fatigué, fâché, malade, etc. À l’inverse, ChatGPT est toujours là, jamais malade, jamais fatigué. Évidemment, cela peut paraître très utile et très attrayant. Louis de Diesbach, éthicien de la technique (oui, cela existe), pose ICI la question du sens et de l’éthique.

« Notre contrat social repose sur le travail. Sans travail, nous perdons le sens de l’existence. La solution ne sera pas seulement économique, avec le revenu universel ou non, elle sera anthropologique. Il faudra redéfinir la dignité autrement que par la productivité. » Pour voler moins haut, sur le plan journalistique, chaque fois que j’ai recours à l’IA pour les billets de ce blog, je le signale clairement et fait appel à votre sens critique.

Un village dans la ville.

Un ancien hôpital catholique d’Anderlecht a été transformé de manière inattendue en Village Sainte-Anne par le milieu associatif. Il s’articule autour d’une ruelle couverte accessible à tous et qui relie dorénavant deux artères de la commune. Tables, fauteuils et plantes vertes y invitent chacun à la pause ou à la papote.

Les rez de chaussée sont ouvert sur les vitrines de huit associations dynamiques qui y ont créé diverses activités. On y trouve notamment un restaurant social, un salon-lavoir, des cours de langues, une banque alimentaire, une friperie, un bureau d’accueil pour les primo-arrivants, … et d’autres activités et projets que vous trouverez bien décrits  et illustrés ICI, avec un objectif clair d’émancipation.

Les quatre étages abritent 51 studios et appartements, occupés par près de 150 locataires en situation de précarité. Ils y vivent selon le principe d’un co-livng social et solidaire. Les locataires s’engagent à participer bénévolement à au moins une des activités associatives menées sur le site. Le projet a pu voir le jour grâce à deux fonds privés gérés par la Fondation Roi Baudouin.