Appel à la violence.

Des appels à manifester violemment à Bruxelles comme à Liège se multiplient sur les réseaux sociaux et sur WhatsApp. Jusqu’où peut-on aller ? Les auteurs de ces messages ont souvent l’impression qu’ils ne risquent rien tant qu’ils n’ont commis aucun acte. Ils se trompent, inciter à commettre des actes de violence est punissable.

La liberté d’expression n’est pas absolue. Injures, discrimination, racisme, homophobie ou incitation à la haine sont punissables. Il y a infraction dès qu’on appelle à la violence, que l’auteur soit mineur ou majeur, il peut être poursuivi et puni. Même si l’appel n’est pas suivi d’actes. Un auteur majeur risque 6 mois à 3 ans de prison pour un message qui incite à commettre un délit.

Pour les mineurs, ce sont des mesure protectionnelles et éducatives qui seront prises (s’il y a de la place en IPPJ …). Les parents restent cependant civilement responsables des fautes commises par leurs enfants, et cela peut coûter fort cher. C’est un article de la RTBF qui rappelle tout cela à juste titre. Par contre il ne rappelle pas l’obligation d’un usage proportionné de la force de la part des policiers. 26 plaintes ont été déposées  récemment contre des policiers auprès du Comité P.

 

 

 

 

Démanteler le pays.

Interrogé par Matin Première de la RTBF, François Desmet (Défi) se prononce notamment à propos des visites domiciliaires et de l’augmentation de la TVA. Mais c’est sur le futur de la Belgique qu’il a tenu les propos les plus inquiétants en évoquant une possible crise gouvernementale.

Tout en déclarant ne pas souhaiter la chute de ce gouvernement « qui n’a pas d’âme », il apporte des précisions. « Bart de Wever est dans cet exercice d’assainissement budgétaire, il veut vraiment assainir les comptes de l’État. » Mais François Desmet s’interroge : Quelle est la fin de Bart Dewever ?

« Le Premier ministre ne se projette pas dans une Belgique à 2030 ou 2040 puisqu’il pense que ce pays doit être démantelé. Il agit comme un liquidateur qui aurait reçu une société dont il faut assainir les comptes. Et son idée, c’est d’assainir les comptes pour après démanteler et liquider.»

Taxer les énergies fossiles.

Personne n’apprécie de nouvelles taxes, surtout en matière d’énergie. Mais gaz et produits pétroliers continuent à être extraits de la terre, bien que leur combustion produit des gaz à effet de serre qui modifient le climat. Une taxation supplémentaire devrait en limiter l’usage et pourrait permettre la diminution des accises sur l’électricité, qui devient de plus en plus verte.

On en parle peu, mais début 2028 le système ETS 2 – une sorte de taxe carbone – va entrer en action en Europe. Selon les calculs du bureau du plan, un ménage qui se chauffe au gaz pourrait voir sa facture annuelle augmenter de 150 à 200 € tandis qu’un ménage se chauffant au mazout pourrait, lui, voir sa facture augmenter de 250 à 400 €. La règlementation bruxelloise évolue et aura aussi un impact sur les travaux de rénovation.

Tout cela nous place devant des choix difficiles en matière de chauffage et de déplacements. Si vous utilisez l’électricité pour vous éclairer,  vous chauffer, cuisiner ou faire fonctionner vos appareils, l’ETS 2 ne prévoit pas de supplément carbone direct sur votre consommation électrique. Si vous vous chauffez au gaz ou au mazout, vous serez directement exposés à son effet sur les prix de ces combustibles, La Commission européenne prévoit cependant des mécanismes de soutien aux ménages vulnérables.

Violence faite aux jeunes.

Non seulement nous laissons extraire de la terre tout ce qu’elle contient, mais nous polluons l’air et le climat de la planète, que nous allons laisser en héritage à une nouvelle génération de jeunes, qui veut simplement un monde plus habitable et plus juste. En Belgique, comme en France, une révolte gronde et a commencé à éclater. Avec ses inacceptables et injustes excès et avec la répression violente et indiscriminée qui a suivi.

Minerval en hausse, kots étudiants hors de prix, transports en commun impayables, professeurs dénigrés, la violence faite aux jeunes a tardé à se voir contestée. Victimes de l’isolement imposé par le Covid, du repli sur des médias dits sociaux et des crises léguées par les générations précédentes, des jeunes commencent à se révolter. Ils nous demandent des comptes. Les questions budgétaires ne peuvent suffire à nous en exempter. Il faut aller chercher l’argent là où il est.

Un lecteur nous envoie ses réflexions. Extraits: « Qu’est-ce donc qu’un État qui procède à autant de violence envers sa jeunesse, qui est son avenir, quand celle-ci ne fait que réclamer un horizon plus souhaitable ? Des bâtiments isolés et des établissements décents, de meilleures conditions d’études, un accès financièrement possible aux études supérieures, des professeurs devant les classes, plus de justice sociale et climatique, dans un monde gangréné par de multiples crises, hérité de leurs aînés. Bref, de la dignité et des perspectives. »

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Usage des sirènes.

Un certain nombre de Bruxelloises et de Bruxellois sont victimes, de jour comme de nuit, du passage intempestif des sirènes de véhicules dits prioritaires. Elles arrivent en 3e position dans les nuisances sonores qui dérangent le plus la population. Réponse du ministre de la Mobilité : « Seules les missions où la vie est en danger sont considérées comme urgentes et doivent utiliser leur sirène pour bénéficier de la priorité. »

« Pour les missions non urgentes : les gyrophares bleus peuvent être utilisés, à condition que la nature de la mission le justifie. La sirène ne peut jamais être activée. » Voilà qui est clair. Une ambulance qui transporte une personne au bras cassé ne peut utiliser sa sirène et encore moins le véhicule qui transporte un détenu, un transporteur de fonds ou l’escorte d’une personnalité. Les gyrophares bleus doivent être la norme.

Comme ces nuisances sonores représentent néanmoins un enjeu de santé publique, elles sont désormais encadrées par une règlementation régionale. Tout est bien défini … ne reste donc qu’à appliquer les règles. Cela relève des bourgmestres pour la police, de la Région pour les pompiers, des hôpitaux pour leurs ambulances, de la justice pour les fourgons cellulaires et d’une masse de transporteurs privés concernés. Et là on attend des résultats.