Sans respect, pas de respect

Aux environs de midi, trois jeunes se dirigent vers la station de métro. Une voiture de police ralentit. S’arrête. Moi aussi. Deux policiers débarquent et leur demandent leur carte d’identité. Ils s’exécutent. L’un d’eux demande pourquoi il est contrôlé, vu que c’est déjà la deuxième fois ce matin et la cinquième cette semaine. Un policier répond : « Nous faisons notre travail ». Contrôle terminé, ils arrivent dans la station en bougonnant. L’un frappe violemment sur un dispositif de secours. L’autre tape son poing dans un distributeur de boissons. Le troisième signe d’un tag. La rame arrive. Ils s’installent les pieds sur la banquette d’en face.

Quand on ne se sent pas respecté, on ne respecte rien. Dans un article de Bruzz, Michel Goovaerts, chef de la police Bruxelles-Ixelles, reconnaît qu’il y a un problème. A l’instar de Gand et Anvers, il a entamé une formation continue de ses policiers pour combler le fossé avec la population. Il s’agit à la fois d’expliquer au citoyen pourquoi il est contrôlé et de bannir des contrôles d’identité le « profilage ethnique », qui constitue une forme de racisme. Infor Jeunes a résumé ICI les droits et devoirs de chacun en cas de contrôle ou arrestation.

Ecolo a déposé une motion il y a quelque temps (ci-dessous), pour obliger les policiers à justifier leurs contrôles, comme à Malines. Le fait de devoir encoder un contrôle fait réfléchir les agents à deux fois. Le nombre de contrôles diminue alors que le pourcentage d’arrestations augmente, puisque les contrôles sont plus ciblés. La Libre y a consacré une carte blanche. Le parlement bruxellois a adopté une résolution en vue de l’amélioration des relations entre policiers et citoyens, dont un extrait des recommandations figure ci-dessous.

photo Human Rights Watch

Happy Monday: la réussite des rues scolaires

Depuis l’affaire Dutroux, les parents ont été de plus en plus nombreux à conduire leurs enfants à l’école en voiture. Non seulement les enfants y ont perdu beaucoup d’autonomie, mais les embouteillages et la pollution ont envahi les rues scolaires aux heures de pointe.

C’est à l’initiative de parents d’élèves bruxellois que des restrictions d’accès se sont répandues dans les « rues scolaires ». Plusieurs communes les ont expérimentées avec succès. La vitesse y était déjà limitée à 30 km/h et elles étaient systématiquement piétonnisées temporairement durant les heures d’ouverture et de fermeture des classes. Elles sont non seulement sécurisées, mais elles encouragent également les déplacements à pied, à trottinette ou à vélo plutôt qu’en voiture.

Bruxelles fut à la pointe de cette mesure expérimentale dès 2004. La Belgique en est un véritable pionnier européen. Elle a légalisé les rues scolaires dans son nouveau Code de la Route de 2018. De nombreux pays européens ont ensuite emboîté le pas. The Conversation peut aujourd’hui titrer triomphalement son article « Les rues scolaires, un concept aux résultats encourageants pour transformer la mobilité urbaine ».

photo extraite de l’article de BX1 à Schaerbeek

Les jeunes face au coronavirus

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Après une année en mode « covid », Amnesty International s’inquiète auprès de la RTBF de l’état de santé mentale des jeunes, mais aussi de l’absence de leur point de vue dans le débat public. C’est pourquoi l’ONG a voulu donner la parole aux jeunes. « Mon cri » a été lancé début de l’année 2021 dans l’urgence. Il doit permettre de formuler des propositions de changements afin d’améliorer la vie de jeunes, pour la leur rendre plus supportable.

Alors que les files des épiceries sociales s’allongent, que les demandes aux CPAS explosent et qu’un étudiant sur 3 a plus de difficultés à payer ses études depuis le début de la crise, il est plus que temps que des mesures soient prises pour lutter contre la précarité étudiante et il est de la responsabilité de la Ministre de s’assurer que ce soit le cas afin de garantir un enseignement accessible à tous“, affirme un communiqué de la Fédération francophone des étudiants.

Elle dénonce la précarisation grandissante des étudiants et interpelle la Ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny à prendre des mesures concrètes. Réduire les coûts des droits d’inscription, rembourser le matériel de cours ou créer des aides au logement. Elle attire aussi l’attention sur la détresse psychologique de certains étudiants.

Des quais plus verts et plus bas

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Le  canal est le seul cours d’eau qui traverse entièrement la ville à l’air libre. Son niveau est très bas dans le centre pour permettre aux péniches de passer sous nos nombreux ponts. Il faut souvent se pencher pour  y voir couler l’eau. La seule manière de remédier à cette situation serait d’abaisser certains quais. Cette intention figure dans le texte de l’accord de majorité qui affirme vouloir « renforcer le lien entre l’espace public, l’eau et la nature ».

Une fois de plus, Bruzz est le premier média à annoncer que le gouvernement vient de discuter de l’étude de faisabilité réalisée par deux bureaux d’étude pour l’abaissement du quai de Péniches et  des Armateurs à hauteur du bassin Vergote. L’espace y est assez large et central pour verdir ces quais et les abaisser par paliers. Le gouvernement espère inclure ces projets dans l’accord de collaboration avec Beliris, dont la bruxelloise Karine Lalieux (PS) a aujourd’hui la tutelle.

Ce scénario favoriserait l’extension du parc Maximilien et inclurait la construction d’un nouveau complexe sportif Vergote. La possibilité d’une cafétéria avec une terrasse au bord de l’eau est en cours de discussion. Le point le plus bas du quai serait environ à deux mètres de moins qu’il ne l’est actuellement. Vous en saurez plus en lisant l’article de Bruzz ou sa traduction avec DeepL.com sous la photo.

simulation extraite de l’article de Bruzz

Vous protéger du Covid-19

Il semble probable que nous devions encore cohabiter un certain temps avec divers coronavirus. Plusieurs sociétés proposent donc différents systèmes de désinfection de l’air plus ou moins sérieux. Alternatives Santé a fait une analyse comparative et a retenu un matériel efficace pour la désinfection de nos lieux de vie et de rencontre. Aucun dispositif ne dispense toutefois d’ouvrir ses fenêtres en grand, au moins 10 minutes 3 fois par jour, en faisant un courant d’air (avec une porte ouverte, par exemple).

La firme Signify (ex-Philips Ligthing) sort du lot, avec un luminaire de désinfection intérieure par UV-C (1), qu’elle vient de mettre au point à destination du grand public pour une centaine d’euros en exclusivité sur Amazon – Philips Lampe de désinfection UV-C (2). La lampe ne fonctionne que lorsque personne ne n’occupe la pièce. Son utilisation est très sécurisée: un décompte préalable permet de quitter la pièce avant sa mise en route et un détecteur de mouvement interrompt le processus si quelqu’un rentre dans la pièce. 

Le temps d’exposition est ajusté aux dimensions de la pièce (compter 45 minutes pour un salon de taille moyenne). Les surfaces exposées sont ainsi désinfectées des virus, des bactéries, des moisissures et a fortiori de l’air de la pièce. Selon le fabricant, la lampe ne génère pas d’ozone, ni de toxiques secondaires. Le retour des vraies rencontres en présence pourrait être pour bientôt.

(1) Morawska L. et al. –  « It Is Time to Address Airborne Transmission of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) » Clinical Infectious Diseases (juillet 2020)
(2) Efficacité prouvée sur des surfaces contaminées par des gouttelettes de virus SARS-Cov2 dans l’étude Storm, N. et al. « Rapid and complete inactivation of SARS-CoV-2 by ultraviolet-C irradiation », Scientific Reports (décembre 2020)