Freiner le réchauffement.

Il ne fait pas encore assez chaud pour s’en inquiéter, pourtant c’est dès aujourd’hui que Bruxelles devrait développer des actions pratiques pour limiter un réchauffement à venir, qui pourrait s’avérer insupportable. L’intervention de Simon De Muynck, que nous vous avions renseignée, s’est révélée assez optimiste, quant aux moyens disponibles au niveau local, individuel et politique. Il serait encore temps d’agir en faveur du maintien d’une ville habitable.

La lutte contre les îlots de chaleur est primordiale pour lui. Les quartiers très denses devront être verdurisés avec des espèces adaptées au climat futur. Il va falloir déminéraliser des espaces publics et privés. Revenir à des sols perméables qui limiteront aussi les risques d’inondations. Encourager les toitures vertes. Monitorer les conditionnements d’air qui rafraichissent l’intérieur mais réchauffent la rue.

Le haut de la ville a la chance de bénéficier d’une verdunisation importante. Ses eaux pluviales et ses eaux grises s’écoulent vers le bas de la ville densément bâtie. Une certaine solidarité va s’imposer entre quartiers privilégiés et le bas de la ville. Une aide sélective sera nécessaire pour permettre l’isolation des bâtiments, responsable d’une grande part des émissions. De même pour le transport privé. Simon De Muynck en a dit bien plus et a proposé des solutions résumées ICI.

Le fait du prince.

Mons, 14 février tôt matin. G-L Bouchez décroche son téléphone et réveille Boris Dilliès, le bourgmestre MR d’Uccle. Alors qu’il n’était pas candidat au poste, le président du MR lui annonce qu’il le nomme ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale. Il faut qu’il s’empresse de rejoindre au parlement la coalition, qui a rédigé un accord de gouvernement lors d’un conclave, auquel il n’a pas participé. Ensuite prestation de serment chez le roi.

C’est au parti qui a recueilli le plus de voix que revient le privilège de nommer le ministre-président. La fédération bruxelloise du Parti Socialiste (PS) a fait de même, quand Laurette Onkelinx, a nommé Rudi Vervoort ministre-président et lui a imposé son chef de cabinet, aujourd’hui à la tête de Kanal. G-L Bouchez a fait durer le suspense jusqu’à la dernière minute et c’est donc comme Montois qu’il a désigné le ministre-président des Bruxelloises et des Bruxellois.

On peut faire le parallèle avec léditorial de Béatrice Delvaux, qui fustige la proposition de G-L Boucher de nommer Axel Miller à la tête de la SFPIM. « Ces désignations qui sont le fait d’un Roi Soleil donnent le sentiment détestable qu’on privilégie des amis et des proches sélectionnés, au mieux pour leurs compétences – cela arrive –, au pire en remerciement de services rendus ou pour leur allégeance. Ces pratiques sont une insulte à la bonne gouvernance. » Elles minent aussi la confiance du citoyen en la démocratie.

Gérer nos énergies.

Une batterie domestique vous permet de stocker de l’énergie électrique. Quel est l’intérêt ? Si vous avez des panneaux solaires, elle peut stocker l’excédent de production des panneaux et la restituer quand ils ne produisent pas assez d’énergie. Même sans panneaux, la batterie permet de stocker de l’énergie fournie par le réseau électrique au moment où elle est la moins chère, si vous avez un compteur bihoraire.

La plupart des ménages qui disposent d’une installation solaire ne consomment que 30 à 40 % de l’électricité qu’ils produisent. Avec une batterie, l’autoconsommation peut atteindre 70% à 80%. Le fournisseur d’énergie Mega a fait le point sur les avantages de la batterie domestique, son coût, et surtout, sa rentabilité. Comme il ne vend pas de batteries, sans doute pouvons-nous faire confiance à son impartialité.

Commencer par choisir son type de batterie : les Lithium‑ion et Lithium‑fer‑phosphate (LFP)  sont les plus répandues, les Plomb (AGM / Gel) usent d’une technologie plus ancienne et sont moins chères, les Sodium‑ion, encore peu répandues mais prometteuses. Est-ce rentable d’installer une batterie domestique ?  Selon Mega, oui si vous possédez des panneaux photovoltaïques et que vous ne bénéficiez pas du compteur qui tourne à l’envers. Ils en disent bien plus ICI.

La guerre des trams.

Un tram rapide devait relier Willebroek à Bruxelles en logeant l’autoroute A12. La ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA) estime que ce projet n’est plus une priorité, face à un manque de soutien de la part des bourgmestres du Brabant flamand. Pour le député flamand Hans Bonte, c’est un pur réflexe NIMBY. Il menace de faire passer à la poubelle un investissement colossal de 550 millions d’euros, destiné à améliorer les transports publics dans le Rand.

La ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen) n’a pas caché son mécontentement. Ce projet devait aligner une autoroute, une ligne de tram rapide et une piste cyclable. Un report modal était attendu. L’analyse coûts-bénéfices montre que les avantages sont au moins deux fois supérieurs aux coûts. Selon Elke, cette décision risque d’entraîner une augmentation des embouteillages à Bruxelles et dans le Rand. Elle s’en explique ICI dans Bruzz.

Lundi, la même ministre Annick De Ridder et le PDG de l’aéroport Arnaud Feist ont donné le coup d’envoi du tram qui doit relier Brussels Airport à la gare du Nord. Ni la STIB, ni Elke Van den Brandt, ni la Région bruxelloise n’étaient invitées. Il s’agit pourtant d’un projet transfrontalier, qui sera exploité par la STIB et pour lequel des travaux ont également été réalisés du côté bruxellois …

Le projet de ligne de tram A12 – photo Bruzz

Bruxelles n’est pas une île.

Plusieurs d’entre vous s’étonnent de voir ces billets se centrer uniquement sur Bruxelles et ignorer ce qui se passe à nos frontières nationales et internationales. Mis en place en 2013, à l’initiative du groupe de réflexion Aula Magna, à la suite des États généraux de Bruxelles et de la publication de Demain Bruxsels, ce blog s’est volontairement limité au futur de Bruxelles, comme capitale de la Belgique, de la Flandre, de l’Europe et prioritairement comme lieu de vie d’une Région à part (presque) entière de 1,26 million d’habitants.

Si l’aire métropolitaine élargie dépasse les 2 millions de personnes, elle n’a toujours pas accouché de la Communauté métropolitaine de Bruxelles prévue par la loi du 19 juillet 2012, qui concerne des matières d’importance transrégionale, telles que la mobilité, la sécurité routière et les travaux routiers dans et autour de Bruxelles. C’est à tout le moins regrettable. Toute l’actualité de l’aire métropolitaine se trouve aussi sur BX1 et Bruzz.

Lorsque des décisions ou des initiatives prises par la Wallonie impactent Bruxelles, nous les relayons, pareil pour la Flandre, dont nous traduisons les articles. Pour en savoir plus, vous pouvez vous abonner gratuitement à Daardaar, la VRT en français et De Standaard en français, plus The Brussels Times en anglais. Sur le plan international, une excellent revue de presse gratuite est assurée par Eurotopics et puis aussi Euronews. Et enfin, The Conversation, l’expertise universitaire avec l’exigence journalistique en français et une autre version en anglais. Voilà de quoi élargir votre point de vue.