Neutralité du personnel scolaire.

La parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles vient d’adopter par 48 voix contre 10 et 28 abstentions, un décret qui impose à tout le personnel scolaire (de l’enseignant au concierge) une interdiction d’afficher les signes d’une conviction religieuse ou d’une identité politique, idéologique ou philosophique. Pour les élèves, rien ne change, c’est toujours chaque école qui définit son règlement.

La neutralité est inscrite dans l’article 24 de la Constitution, qui impose que l’enseignement organisé par les pouvoirs publics soit neutre. Certains regrettent que ce décret « neutralité » ne s’applique donc pas à l’enseignement libre confessionnel. D’autres y ont vu une manière d’écarter du métier d’enseignante une partie de la population bruxelloise et en particulier les jeunes femmes de culture musulmane. Le décret viserait surtout à stigmatiser « le port de voile ».

À Bruxelles, le débat est déjà ancien et polémique. Des arguments autant en faveur d’une neutralité qui ne peut s’arrêter à l’apparence, que d’une école inclusive et multiculturelle. Cet article de La Libre aligne quelques arguments et évoque la question d’autocensure des enseignants. L’article de BX1 rappelle qu’il n’y a pas de place à l’école pour la propagande. Il nous faudra revenir sur ces questions, particulièrement brûlantes à Bruxelles. Le décret sera d’application à partir de la rentrée scolaire.

 

Réforme d’Airbnb.

Des milliers de logements – et parfois même des immeubles entiers – échappent au parc locatif bruxellois, parce qu’ils sont loués à court terme à des touristes. Une opération apparemment plus rentable que la location à long terme avec bail. Les logements type Airbnb doivent cependant s’enregistrer auprès de la Région. Selon Bruzz, plus de 90 % ne seraient pas enregistrés. Cela représenterait 2 500 appartements, maisons ou villas.

On est loin de la simple chambre chez l’habitant louée occasionnellement. Cependant, à entendre les personnes qui souhaitent mettre une chambre en location, les démarches à accomplir sont nombreuses, pénibles et dispersées. Le ministre-président est conscient du problème et veut instaurer un guichet d’enregistrement unique pour les personnes qui continuent à y habiter elles-mêmes.

Par contre, pour celles qui mettent un immeuble entier en location touristique, la législation va devenir plus sévère et coûteuse, dans la mesure où elles entrent en concurrence déloyale avec le secteur hôtelier et soustraient trop de logements au parc locatif bruxellois. Comme d’autres grandes villes, Bruxelles est victime d’un développement anarchique d’une formule qui demande à être règlementée d’une manière juste et efficace.

Réforme d’Airbnb.

Des milliers de logements – et parfois même des immeubles entiers – échappent au parc locatif bruxellois, parce qu’ils sont loués à court terme à des touristes. Une opération apparemment plus rentable que la location à long terme avec bail. Les logements Airbnb doivent cependant s’enregistrer auprès de la Région. Selon Bruzz, plus de 90 % ne seraient pas enregistrés. Cela représenterait 2 500 appartements, maisons ou villas.

On est loin de la formule d’une simple chambre chez l’habitant louée occasionnellement. Cependant, à entendre les personnes qui souhaitent mettre une chambre en location les démarches à accomplir sont nombreuses, pénibles et dispersées. Le ministre-président est conscient du problème et veut instaurer un guichet d’enregistrement unique pour les personnes qui continuent à  y habiter elles-mêmes.

Par contre pour ceux qui mettent un immeuble entier en location touristique, la législation va devenir plus sévère et coûteuse, dans la mesure où ils entrent en concurrence déloyale avec le secteur hôtelier et soustraient trop de logements au parc locatif bruxellois. Comme s’autres grandes villes, Bruxelles est victime d’un développement anarchique d’une formule qui demande à être règlementée d’une manière juste et efficace.

Freiner le réchauffement.

Il ne fait pas encore assez chaud pour s’en inquiéter, pourtant c’est dès aujourd’hui que Bruxelles devrait développer des actions pratiques pour limiter un réchauffement à venir, qui pourrait s’avérer insupportable. L’intervention de Simon De Muynck, que nous vous avions renseignée, s’est révélée assez optimiste, quant aux moyens disponibles au niveau local, individuel et politique. Il serait encore temps d’agir en faveur du maintien d’une ville habitable.

La lutte contre les îlots de chaleur est primordiale pour lui. Les quartiers très denses devront être verdurisés avec des espèces adaptées au climat futur. Il va falloir déminéraliser des espaces publics et privés. Revenir à des sols perméables qui limiteront aussi les risques d’inondations. Encourager les toitures vertes. Monitorer les conditionnements d’air qui rafraichissent l’intérieur mais réchauffent la rue.

Le haut de la ville a la chance de bénéficier d’une verdunisation importante. Ses eaux pluviales et ses eaux grises s’écoulent vers le bas de la ville densément bâtie. Une certaine solidarité va s’imposer entre quartiers privilégiés et le bas de la ville. Une aide sélective sera nécessaire pour permettre l’isolation des bâtiments, responsable d’une grande part des émissions. De même pour le transport privé. Simon De Muynck en a dit bien plus et a proposé des solutions résumées ICI.