Covid: raison garder

Vos journaux et vos écrans débordent d’actualités covid. Inutile d’en remettre une couche ici. Peut-être ne savez-vous plus qui croire ? Qui serais-je pour prétendre vous délivrer la vérité ? Les experts se contredisent, les labos sont dans l’ombre, la fondation Gates (active dans l’industrie pharmaceutique) subventionne l’OMS et arrose les grands journaux de subsides, des traitements utilisés ailleurs sont interdits en Belgique et font l’objet d’une omerta, l’information sur les vaccins est incomplète et pas transparente … quand elle ne devient pas propagande, les médecins généralistes sont largués, etc.

Et pourtant, ce petit virus couronné affecte déjà le futur de Bruxelles. Il nous a divisés entre vaccinés et non vaccinés, entre couche-tôt et couche-tard, entre enfants et adultes, entre obéissants et complotistes, … La démocratie en a pris un coup. Plusieurs de nos libertés ont disparu. Reviendront-elles intactes ? Que faire de nos colères ? Quelles solidarités réactiver ? Serions-nous à l’aube d’un changement de civilisation ?

De quoi ce petit bout de code génétique est-il le messager ? Comment a-t-il pu gripper notre belle machine ? Alain de Halleux donne la parole au coronavirus, dans le très beau film « Le Grain de sable dans la machine ». Voyez le résumé et la bande annonce, mais gardez surtout ce lien, pour pouvoir prendre le temps de le regarder en entier sur ARTE. C’est un canari dans la mine. C’est de notre rapport à la nature qu’il s’agit. Ici et ailleurs dans le monde. En ville comme à la campagne. En forêt comme en usine. Un grain de sable précieux pour se rassembler et pour affronter nos vrais problèmes. 

Happy Monday : la reconquête de l’espace public

Un article de la RTBF, très documenté et bien illustré, aborde la question de la répartition de l’espace public disponible en ville. Si la voiture occupe près de 60 % de l’espace public, piétons, cyclistes et transports publics se contentent des autres 40%. Il ne s’agit pas de culpabiliser l’automobiliste, mais de favoriser l’élargissement de la place réservée aux déplacements piétons. La crise coronavirus en a démontré la nécessité et la possibilité. Ne sommes-nous pas tous piétons à un moment donné ? 

A Zurich, ils ont inversé la donne. Pour l’aménagement d’une rue, au lieu de réserver au moins 3 mètres d’asphalte à la voiture, puis voir ce qui reste pour les autres, ils font le contraire : ils mettent d’abord les trottoirs et les pistes cyclables, puis ils regardent ce qu’il  reste pour les autos. Il n’y a pas que des territoires à reconquérir. On peut aussi les partager, rappelle un professeur d’urbanisme à l’UCLouvain. « C’est l’essence de ce qu’on appelle les zones de rencontre, précise-t-il. Il s’agit d’un espace partagé, sans séparation ou marquage de la voirie ou des trottoirs.

Il précise: La vitesse des voitures y est limitée à 20 km/h et les piétons peuvent circuler partout. Les piétonniers se rapprochent d’ailleurs de plus en plus de ces zones de rencontre, vu le nombre d’exceptions qui rendent possible la circulation de véhicules. Que faire avec tout cet espace reconquis ? Des espaces de rencontres, de sociabilité, des « lieux de séjour » et plus uniquement de passage. Des espaces plus verts aussi, puisque la verdurisation est un autre défi de la ville. Comment partagerons-nous l’espace public entre nous en toute convivialité en 2030 ?

Place Dumont – photo extraite de l’article de la RTBF

Quels sont les atouts de Bruxelles ?

On s’est déjà beaucoup penché sur ses défauts et ses manquements, cette fois c’est sur les atouts de Bruxelles que portera la rencontre organisée par Brupartner. Ce « webinaire » se déroulera entre l’heure du midi par Zoom. Quels sont les clichés dont souffre Bruxelles ? Sont-ils fondés ? Quels sont en réalité ses atouts ? Bruxelles a-t-elle besoin d’une nouvelle vision, comme celle de devenir capitale européenne de la culture ? Quelles sont ses forces en matière d’urbanisme, d’environnement et autres ? Quel est le projet des « Zinneguides » ?

Pour introduire le sujet, on entendra Eric Corijn, un lecteur du blog que vous connaissez déjà bien et qui préside aussi l’ASBL Brussels 2030. Il rappellera un diagnostic devenu “classique”, mais plaidera surtout pour une ambition et une vision plus intégrée de notre Ville-Région. On entendra ensuite Erim Acikgoz spécialiste du Quartier Nord. Il abordera le sujet par le prisme insolite du passionnant projet des « Zinneguides », dont vous saurez beaucoup plus ICI.

Cela se passera en ligne le lundi 29 novembre de 12:30 à 13:45 et vous aurez, bien évidemment, l’occasion d’interroger les deux personnes qui introduiront le sujet, mais aussi de faire part de vos propositions. Informations et inscription au webinaire gratuite mais obligatoire ICI.

photo Zinneguides

Une semaine de 4 jours

Semaine de 34 heures, week-end de trois jours avec un lundi ou vendredi de libre: la banque anglaise Atom pense avoir trouvé la solution pour un meilleur bien-être au travail, et pour garder ses employés. Travailler (un peu) moins pour le même salaire. Moins par semaine, mais plus par jour. D’une semaine de 37 heures et demie, ils passent à 34 heures. Donc de 7 heures et demie par jour, leur journée est désormais de 8 heures et demie.

La semaine de 4 jours a le vent en poupe. Business AM rappelle que début octobre, la Vivaldi a réfléchi à cette introduction, mais à ce stade du projet – qui doit être soumis au patronat et aux syndicats – il s’agirait toujours de prester 38 ou 40 heures, avec la possibilité de les répartir sur quatre jours, au lieu de cinq.  La semaine de 32 heures répartie sur quatre jour fait partie des grands projets de la gauche. Mais elle n’est manifestement pas à l’ordre du jour.

Des études ont été menées en Islande, où la semaine de quatre jours avait été un franc succès. Au Japon également, Microsoft avait fait des tests, et a vu la productivité augmenter de 40%. « Mais cela ne peut pas se faire sans d’autres changements, sinon l’exposition au stress sera encore accrue, et le stress est déjà la première raison d’absence au travail ».

Bruxelles ville verte ?

Oui assurément … mais pas pour tout le monde. Alors que nous disposons de magnifiques espaces verts et de la proximité de la forêt de Soignes, une grande parties des habitants de Bruxelles ne disposent d’aucun espace vert de proximité. La ville à 15 minutes n’est pas d’actualité pour la verdure, alors que l’OMS recommande au moins 0,5 hectare d’espace vert à moins de 300 mètres de chaque habitation. Une étude d’ISGLOBAL disponible ICI analyse la situation d’un grand nombre de villes.

Un article de Bloomberg, que nous avons traduit pour vous, révèle que malgré la présence de nombreux parcs célèbres, le Grand Paris présente le quatrième taux de mortalité lié au manque d’espaces verts. Copenhague est encore plus mal lotie, en deuxième position, juste derrière Bruxelles, qui fait un très mauvais score qui peut surprendre. C’est parce que ces parcs sont mal répartis. Il y a un véritable « green space gap »  entre les résidents plus riches vivant dans des zones verdoyantes et les populations plus pauvres dans des zones dépourvues d’espaces verts. Pour être plus efficaces, les espaces verts doivent aller là où se trouvent les gens, en s’infiltrant dans les zones denses sous la forme d’un patchwork véritablement étendu à toute la ville.

« Les villes européennes devraient se concentrer sur la récupération des terrains urbains pour en faire des espaces verts », déclare M. Nieuwenhuijsen. Il préconise une approche de remplissage et de récupération utilisant « des solutions basées sur la nature telles que les toits verts et les jardins verticaux, ainsi que d’autres mesures telles que la déviation du trafic, l’arrachage d’un maximum d’asphalte qui imperméabilise les sols, et son remplacement par des espaces verts, des couloirs verts, des plantations d’alignement et des pocket parks sur l’ensemble du territoire.

photo Pixabay