Réduction des emplacements de parking

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C’est la disponibilité (probable) d’une place de stationnement en rue, à proximité de sa destination, qui pousse l’automobiliste à se déplacer avec son véhicule personnel. Parking en surface, parking  souterrain public ou d’entreprise, agissent comme de puissants aspirateurs à voitures. C’est pour diminuer la congestion, la production de CO2 et pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons, que les autorités ont osé commencer à prendre des mesures – pas toujours très populaires –  et avec la crainte de voir diminuer le nombre de personnes visitant la ville.

Supprimer 65.000 places  de parking en surface en 5 ans en les remplaçant par du stationnement souterrain et renforcer les zones à basse émission, est au programme de la Région. Elle vient aussi de rendre plus coûteuse la taxe sur les emplacements de parking à construire par les bureaux. Elle tente enfin, d’unifier la politique de stationnement régionale en ralliant les communes à son Agence de stationnement … avec encore de nombreuses communes  réfractaires comme Saint-Josse.

 

Bruxsels en chiffres

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Avec 62% de citoyens d’origine étrangère, Bruxelles est la capitale la plus cosmopolite du monde après Dubaï (83,9%).

La Ville-Région compte
5.322 diplomates
1.400 journalistes et représentants de presse
15 à 20.000 lobbyists
300 représentants des régions d’Europe
4.000 militaires et employés de l’OTAN
2.500 autres agences internationales
2.000 compagnies étrangères
150 bureaux d’avocats internationaux

Région riche / Cité pauvre
50% des familles vivent dans des quartiers défavorisés
30% de la population est estimée vivre sous le seuil de pauvreté
8% seulement des logement sont à caractère social avec 50.000 familles en attente
70% des Bruxellois sont locataires
le marché immobilier pousse les résidents les plus pauvres vers la zone du canal

(source Brussels Academy  et beaucoup plus de chiffres ICI sur Mini-Bru)

Les propriétaires vont-ils payer un loyer ?

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C’est l’intention de Gaspard Gantzer – candidat à la Mairie de Paris – qui entend lutter contre les quelques 100.000 logements vides, en faisant payer un loyer aux propriétaires de logements inoccupés. C’est à son programme selon un billet d’Immovlan, à partir d’un article du Figaro;

Faute de louer ou de vendre leur bien, les propriétaires devront s’acquitter d’un montant de 30€ du m2, proche du prix d’un loyer moyen à Paris. Pour un appartement inoccupé de 31 m2, cela se chiffrerait donc à 930 € par mois. Pour un bien de 80 m², le propriétaire devrait débourser un « loyer » de  2.400 euros. Selon le candidat à la mairie, les montants exigés ont pour but d’inciter la remise sur le marché de ces biens inoccupés. Ces sommes pourraient aussi être utiles à la mairie pour construire et rénover davantage de logements.

Ce prix de 30 € du m2 – en moyenne – explique sans doute la surface réduite des appartements parisiens qui oscille autour des 31 m2 selon l’Insee. On peut encore s’estimer heureux de la situation à Bruxelles, même si les personnes en attente d’un logement social s’alignent sans fin sur la liste d’attente. Voilà peut-être aussi pourquoi les Français sont les étrangers les plus nombreux à Bruxelles, avec près de 70.000 ressortissants ayant choisi de venir habiter la capitale de l’Europe …

Happy Monday: être un bon touriste

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Le comportement des touristes est-il pire qu’avant ? Slate s’interroge ICI: il semble loin, le temps où les touristes étaient perçus principalement comme une opportunité: celle de faire connaître son pays et de dynamiser l’économie locale. Avec le tourisme de masse, quelques destinations prisées font la guerre à certaines catégories de voyageurs et voyageuses. A côté de Rome et de Bali, Venise – sous les eaux – se rebiffe et Barcelone n’en pense pas moins.

Il y aurait beaucoup à dire sur le développement du tourisme de masse et les habitants du centre historique de Bruxelles craignent de voir leur lieu de vie transformé progressivement en un parc à thème historico-folklorique, dont ils seraient priés d’être les figurants bénévoles,  un cornet de frites à la main et un accent bruxellois à couper au couteau de rigueur. Nous en reparlerons. Pas si simple, parce qu’il s’agit de maintenir la cité habitable sans réserver l’accès à la ville à un tourisme élitiste et fortuné.

En attendant, Slate  propose ICI un inventaire, mi-figue, mi-raisin, des touristes  (un peu vite) considérés comme indésirables ou peu rentables. Vous voyez ce qu’il vous reste à faire pour être un « bon » touriste. C’est fort court et il est sans doute temps que le tourisme pour tous s’interroge et trouve différentes manières de rencontrer d’autres peuples et d’autres cultures au travers d’échanges enrichissants, pour les visiteurs comme pour les visités.

 

Guido Vanderhulst nous a quittés

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Amoureux de Bruxelles, de son passé industriel et de son peuple, Guido Vanderhulst fut de tous les combats pour la sauvegarde du riche patrimoine industriel de la ville. Ce sociologue militant fut aussi un défenseur radical et inlassable des  travailleurs qui ont construit la cité. C’est avec tristesse que nous apprenons qu’il a été victime d’une lourde chute qui lui a été fatale.

Président du Conseil bruxellois des Musées, fondateur et ancien directeur de La Fonderie – musée bruxellois de l’industrie et du travail – et membre de la Commission Royale des Monuments et des Sites, inlassable militant, Guido vivait très simplement à Molenbeek. Il fut à nos côtés dans nombre de luttes urbaines. On ne voit pas qui va le remplacer.

Si vous voulez en savoir plus sur lui, vous retrouverez une interview livrée au BRAL ainsi que deux entretiens avec Archiurbain consacrés à Godin et à Tour et Taxis dont il fut le sauveur.