Quand des jeunes s’attaquent à un bus articulé de la STIB et le détruisent complètement, ce sont 820 000 euros qui partent en fumée. Une colère contre le transport en commun ? Le plaisir de voir ce matériel voler en éclat ? Un jeu grandeur nature ? Qu’est ce qui peut bien justifier une telle violence gratuite ? Les IPPJ affichant complet, les mineurs seront relâchés le jour même et la sanction interviendra des mois plus tard, en exacerbant leur sentiment d’impunité.
A côté de cela, un éditorial du Standaard relève que « des jeunes manifestants crient leur révolte face au vent qui tourne en leur défaveur. Ils ne sont pas à l’origine de cette montagne de dette publique, mais ils doivent aujourd’hui en payer le prix : un enseignement de moindre qualité, des écoles délabrées, des frais d’inscription plus élevés, des transports publics plus chers et moins performants, des logements chers, voire inabordables, et des perspectives qui s’amenuisent ».
Qui écoute ? « Ils ne peuvent avoir la moindre confiance dans la capacité du monde politique à les entendre et à les aider. En Belgique, le gouvernement joue une fois de plus à la roulette russe ». La jeunesse donne de la voix dans la rue et se désolidarise des casseurs qui minent leur message. Une colère qui va plus loin que l’école comme le révèle cet article de BX1. Plus grave, la santé mentale d’un certain nombre de jeunes se dégrade selon le Centre de prévention du suicide. Affaire à suivre.











