Des vacances … pas pour tout le monde

Après des mois de confinement et une météo diluvienne – qui affecte très durement nos voisins wallons – les Bruxelloises et les Bruxellois aspirent à une période de vacances. En Belgique ou à l’étranger, avec toutes les précautions d’usage … en espérant que le virus ne fera pas une nouvelle apparition lors du retour des vacanciers.

Bruxselsfuture sera aussi en mode vacances jusqu’au 15 août. Il n’y aura donc plus de billets quotidiens à propos de l’avenir de Bruxelles, mais nous garderons l’œil ouvert sur l’actualité bruxelloise et ne manquerons pas de vous revenir, si l’urgence l’impose.

L’actualité tournera sans doute au ralenti, même si la situation des 470 personnes sans papiers – en grève de la faim depuis 52 jours – est de plus en plus dramatique et revient enfin au premier plan. Faudra-t-il des morts pour que le gouvernement prenne ses responsabilités et désigne un médiateur ? C’est ce qu’exige la carte blanche « Mourir pour des papiers » rédigée par un collectif de signataires belges et internationaux, dont plusieurs lectrices et lecteurs de ce blog. Un autre lecteur vient aussi d’adresser une lettre ouverte aux parlementaires.

des photos transmises par des lecteurs et publiées sans sources connues vu l’urgence

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20357

Sera-t-elle électrique ou à hydrogène ?

Controverses bruxelloises

Dans un peu plus de 8 ans, les moteurs diesel ne seront plus admis à Bruxelles et 5 ans plus tard, ce sera le tour des moteurs à essence. Tant mieux pour l’air que nous respirerons, mais des citoyens commencent à s’interroger sur l’avenir de leurs modes de déplacement. Se contenter d’une seule voiture ? passer à la voiture partagée ? aux transports en commun ? au taxi ? au vélo électrique ?  à la marche ? Même si la meilleure voiture demeure celle que l’on ne remplace pas, il restera toujours un certain nombre de citoyens qui ne peuvent se passer d’une voiture personnelle ainsi que des femmes et des hommes de métier dont le véhicule est aussi l’atelier. Bientôt sonnera l’heure d’envisager des choix, encore faut-il des infrastructures alternatives qui permettent un libre choix.

La voiture électrique. Tous les constructeurs se sont mis à l’électrique et les firmes européennes misent essentiellement sur cette énergie, sauf peut être Renault. Les prix commencent à baisser, mais les recharges immobilisent toujours longuement les véhicules. Les bornes électriques ne font que de timides apparition en rue et les recharges rapides sont encore plus rares. La Région privilégie la filière électrique, bien que les recharges vont longuement immobiliser des places de parking et que les batteries restent très lourdes et limitent l’autonomie réelle, qui tourne autour des 350 km. Le recyclage de ces batteries s’avère aussi laborieux.

La voiture à hydrogène. Les constructeurs asiatiques s’y sont mis et se promettent d’envahir le marché de l’hydrogène avant 2030. Faire le plein dure moins de 5 minutes. Les réservoirs sont sécurisés et – moins lourds que les batteries – ils permettent une autonomie de plus de 700km. Zaventem et Hal étant les seules stations « proches », les utilisateurs restent rares et les prix prohibitifs. La société Hype – qui a doté Paris de plus de 600 taxis à hydrogène – veut placer 60 taxis à Bruxelles et installer une station H2 ouverte à tous. Le Région refuse toujours de leur accorder des licences, dont un règlement ancien limite le nombre. Lourde responsabilité.

Des lecteurs de ce blog ont constitué le Collectif Hydrogène Bruxelles pour pousser la Région à tout mettre en oeuvre pour favoriser l’installation d’un réseau de stations à hydrogène. Un communiqué de presse a déjà suscité un article dans La Capitale et un sur BX1, qui vient aussi d’effectuer un bref reportage. Un billet de Marc Oschinsky pourrait suivre sur la RTBF.

photos Turbo et extrait du reportage BX1

Trois success stories bruxelloises

Issues de familles immigrées modestes, trois personnalités marquantes qui peuvent se réjouir de l’image alternative qu’elles contribuent à donner des enfants de l’immigration bruxelloise. Leurs combats contre la discrimination et l’injustice a été le moteur principal de leur réussite. Si deux d’entre elles ont su comment tirer profit de la qualité de notre enseignement supérieur, le troisième n’a pas fini le secondaire inférieur, mais s’est avéré un véritable self made man. Bruxelles peut être fière de les compter parmi les talents de la ville et les remercie pour le travail qu’elles partagent avec leurs équipes.  

Leila Belkhir. De père tunisien venu en Belgique pour être ouvrier chez Caterpillar, elle reçoit en héritage une éthique du travail : « bien travailler en classe » pour aller au maximum de son potentiel. Toute jeune, elle veut  déjà devenir médecin, « pour soigner ». Et elle y arrivera brillamment. Aujourd’hui infectiologue interniste – experte Covid reconnue – elle s’est engagée et au service de ses pairs. Elue au Conseil médical des cliniques Saint-Luc, elle y est est la seule femme. Vous en saurez bien plus ICI sur son attachante personnalité.

Fatima Zibouh. Elle a grandi à Molenbeek. Elle y a pris conscience des questions d’inclusion et de diversité. Son père était électricien, sa mère n’a jamais été à l’école. Elle, qui n’avait pas de livres à la maison, est la seule à entrer à l’université. Après avoir obtenu sa licence en sciences politiques à l’ULB, elle poursuivra à l’UCL et à l’ULiège, où elle vient d’être reçue docteur. Elle se bat avec conviction contre le nationalisme et le repli communautaire. Aujourd’hui, toujours d’humeur joyeuse, elle assume la responsabilité d’Actiris Inclusive et s’engage dans de multiples actions citoyennes. En savoir bien plus ICI.

Ibrahim Ouassari. Né à Molenbeek, dans une fratrie belgo-marocaine, sa famille compte des ingénieurs, un juge et une soeur universitaire. Malgré ces rôles modèles, lui il quitte qui l’école à 13 ans et est la déception de sa famille. Après divers métiers qui ne lui procuraient pas de sens, à 18 ans, il tombe dans l’informatique par hasard. « Vas sur Internet et débrouille-toi »» est sa formule. Il deviendra consultant, créera des entreprises et sera le co-fondateur de Molengeek, une entreprise peu banale, qui forme des jeunes sans diplôme à l’informatique et au codage. On parle de Silicon Valley belge. Les visites se suivent, dont celle du CEO de Google qui offrira un soutien financier. Ibrahim est nommé administrateur à Proximus. Il devient lui-même un rôle modèle pour les jeunes de Molenbeek. La suite c’est ICI

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20317

Un tourisme nouveau à Bruxelles ?

Les hôtels et leurs nombreux personnel de chambre attendent le retour des touristes, tout comme les marchands de souvenirs, les lieux de restauration et les débits de boissons. Ils ne font pas qu’attendre, ils insistent auprès des autorités et de VisitBrussels, pour un retour rapide à la situation d’avant Covid. N’est-ce cependant pas l’occasion de réfléchir sur le type de tourisme que nous souhaitons pour Bruxelles  à l’avenir ?

Un certain tourisme de masse et les hordes de visiteurs, cornaqués par leur guide, ne nous ont-ils pas montré les limites de cette activité ? que nous n’acceptons pas de qualifier d’industrie. Manque de respect pour les visiteurs comme pour les visités. La découverte de notre ville ne peut évidemment être réservée aux nantis qui dépensent beaucoup d’argent, ni même aux personnes très cultivées. Si tout le monde doit avoir le droit de visiter Bruxelles, l’offre ne peut se limiter à Manneken Pis, aux gaufres, aux frites et à la bière. Ne serait-il pas souhaitable de favoriser du lien entre les locaux et les visiteurs ?

Amsterdam a réfléchi à l’image que la ville veut donner d’elle. Elle a pris une série de mesures  intéressantes que vous trouverez dans un article de Géo et un autre plus détaillé dans le journal  Le Monde. La location touristique b&b y est  restreinte à 60 nuits maximum par an. Les beer bikes – bars à pédales – ont été interdit, de même que toute nouvelle ouverture d’hôtels et de magasins de souvenirs. « Bienvenus, pour profiter de la vie nocturne, mais pas uniquement pour fumer du cannabis et pisser dans les canaux. Non aux Anglais déguisés en pénis gonflables ». Qu’en pense VisitBrussels ? et le bourgmestre Philippe Close, partisan des grands événements et du folklore brassicole, qui attirent les foules à Bruxelles, en vue de remplir les hôtels, qui génèrent beaucoup d’emplois peu qualifiés ?

photos iStock editorial use & Youtube

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Happy Monday: la ville s’embellit

Bourse: les chantiers furent parfois longs, mais aujourd’hui, face à  la Bourse qui se réaffecte, le piétonnier vient de s’offrir un miroir d’eau et un jeu de fontaines, que les enfants se sont empressés d’adopter. 

Cinquantenaire: le parc se rénove et les arcades se révèlent la nuit sous un nouveau jour, tout en consommant moins d’énergie. Le spectacle vaut le déplacement. Reste à protéger les perspectives qui permettent de jouir de la vue, en particulier face aux projets de tours de la rue de la Loi. 

Gare maritime: ancien débarcadère des trains de marchandise du pays, les grandes halles vitrées révèlent une architecture d’exception, que personne de vivant n’avait jamais vue dans toute sa splendeur originelle. Un joyaux en bordure du parc Tour et Taxis qui verdit et s’étale aujourd’hui jusqu’à la place Bockstael. 

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