Archives de catégorie : Jeunes

Habiter autrement.

On ne parle pas ici de yourtes, de tipis ou de tiny houses, peut compatibles avec l’habitat urbain, mais d’autres manières urbaines d’habiter la ville, sous différentes formes d’habitat collectif. La plus répandue parmi les jeunes est la « colocation » ou la vie en « communauté ». Une réponse pragmatique au renchérissement des loyers. Certains logements neufs sont parfois conçus pour ce mode de partage, qui n’échappe pas toujours au statut de cohabitant.

D’autres formes d’habitat groupé commencent à émerger, non sans quelques difficultés. Il s’agit de personnes ou familles qui ont un projet  de vie en commun. Elles acquièrent ou louent un grand espace pour le réaliser, le plus souvent en autogestion. Nous y reviendrons prochainement. Vous en saurez déjà plus lors des journées porte ouvertes organisées les 19 et 20 septembre.

Parmi d’autres formes de cohabitation on trouve: l’habitat solidaire – parfois inclusif – l’habitat intergénérationnel, l’habitat seniors et l’habitat « kangourou », souvent 2 unités où un ménage prend soin de l’autre, parfois de manière contractualisée. Tout cela est détaillé ICI. Il y a aussi quelques « Community Land Trust », qui peuvent apporter du soutien. Ils visent à faire de la terre un bien commun et non une marchandise.

Les parents taxis.

Pourquoi les parents deviennent des «taxis»: ils préfèrent conduire leurs enfants plutôt que de les laisser se déplacer seuls en rue. Cette surprotection parentale peut contribuer à réduire les initiatives personnelles des enfants et alimenter leur dépendance aux adultes, déplore un  article du Vif  Jouer, se mouvoir, se repérer dans l’espace public, jauger les risques ou les dangers, accroître ses capacités et sa créativité… des activités qui ont une incidence sur l’estime de soi de l’enfant et sa confiance en lui.

Réduire l’usage de la voiture et accroître l’autonomie des enfants, passera par des politiques publiques qui prendront cela en compte. En revoyant les priorités : les piétons, les vélos, les transports en commun et puis, seulement, les voitures. En aménageant mieux les abords des écoles et des arrêts de bus pour que les enfants soient toujours en sécurité, tout en permettant aux parents d’organiser leurs déplacements sans avoir recours à la voiture.

Depuis l’affaire Dutroux, les enfants ont perdu beaucoup en terme de liberté et d’autonomie. Avec nos pistes cyclables peu sécurisées, des parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo. La distance entre le domicile et l’établissement scolaire n’a cessé d’augmenter, malgré le décret mixité, destiné à rapprocher les écoles et le domicile. Le Vif va plus loin, interroge la Ligue des familles, les experts en mobilité, en urbanisme, en sociologie. Ils évoquent des pistes de solutions.

Baignades en plein air.

C’est maintenant ou jamais que les Bruxelloises et les Bruxellois veulent se rafraichir. Faute de lieux de baignade en plein air, jeunes et moins jeunes font trempette dans le moindre plan d’eau disponible. Fontaines, bassins, étangs. Certains plongent même dans le canal côté Ceria. Tout cela est interdit – et souvent dangereux – mais la police n’est pas en mesure d’empêcher cette forme de désobéissance civile estivale, même s’ils sont arrivés à chasser les nageurs du parc du Cinquantenaire.

L’association Pool is Cool a multiplié les initiatives pour souligner la nécessité d’espaces des baignades en plein air à Bruxelles. Des occupations festives de plans d’eau comme au Marché au Poissons ou au boulevard Bolivar, des plongeons collectifs dans le canal et plus récemment l’aménagement d’une piscine provisoire le long du canal. Tout cela ne semble pas avoir ému les autorités régionales, sauf côté tang de Neeprede, dont le projet est bloqué pr une action en justice des riverains.

La Région nous dit avoir commandé une (Xième) étude de faisabilité sur la possibilité de se baigner dans le canal. Une campagne de mesures sera menée à hauteur de Ceria Coovi, le seul endroit où la qualité de l’eau est souvent suffisante pour se baigner. Une vingtaine d’autres sites seront analysés: résultat en septembre … à la fin de l’été. En attendant, les citoyens continueront à se baigner à leurs risques et périls.

Place de la Bourse

Cinquantenaire

Pool is Cool au canal

Pool is Cool  FLOW en Growfunding

 

Saint-Géry fait peau neuve.

Construites en 1881, entre deux bras de la Senne, pour accueillir un marché couvert, les Halles Saint-Géry viennent de retrouver – en un temps record – leur vocation première. Dix échoppes y présentent à la fois des victuailles à emporter – comme tous les marchés du monde – mais aussi des préparations à déguster confortablement sur place.

On y trouve un boucher, un fromager, un poissonnier d’exception, un boulanger, un pâtissier, des primeurs, des fleurs, des sandwichs et salades, des hot dogs à la bruxelloise et bien sûr des frites belges. Ni Food Market, ni Halles gourmandes branchées, le Marché Saint-Géry va tenter de se donner une identité propre et de remplir sa belle terrasse.

Cela change manifestement de l’offre junk food du piétonnier, mais il faudra sans doute revoir quelque peu certains prix, pour tenter d’attirer les jeunes accros aux durums et aux hamburgers. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche de 07h à 19h. Le bar jusque 22h. Les horaires s’adapteront en fonction de la fréquentation des lieux. On en parle sur BX1, sur la RTBF, sur Paris Match, sur De Standaard, sur RTL, … et sur tous les médias sociaux.