Archives pour la catégorie Jeunes

Des voeux pour un projet Néo

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Sur le plateau du Heysel, Néo continue de rêver à la réalisation de son plan d’urbanisation.
Un projet indispensable pour héberger un nombre croissant de Bruxellois, évoluant à l’intérieur d’un territoire limité à 19 communes. Conçu il y a 10 ans déjà, Néo est toujours un projet du XXe siècle. Avec, en son centre, un immense temple de la consommation redoutable pour le commerce de centre ville, un grand centre de congrès permanent, dont l’occupation sera occasionnelle, une bretelle d’autoroute d’accès, des parkings supplémentaires et la fin de l’espace aquatique « nageable » prévu pour remplacer le très populaire plan d’eau Océade, chassé du site.

« En octobre, face à l’imbroglio des obstacles qui se sont accumulés, la Ville de Bruxelles faisait montre de sa volonté de remettre à plat le dossier: Néo 1 et son centre commercial (72 000 m²) assorti de 750 logements, d’un côté, Néo 2 et son centre de congrès assorti d’un hôtel de haut standing, de l’autre. Un mois plus tard, en plein salon de l’immobilier au Mapic de Cannes, Ville et Région reviennent à la charge pour faire savoir que les permis pour Néo1 seront prochainement délivrés ». IEB, fédération de comités d’habitants, donne plus de précisions dans sa newsletter.

Une action est en cours au Conseil d’Etat à l’initiative d’ONG de la société civile bruxelloise. Après audition des plaignants, le Conseil devrait très bientôt décider de suivre (ou non) l’avis positif de son Auditeur. Ce serait l’occasion pour la Ville repenser les programmes de Néo 1 et 2, pour en faire un projet d’intérêt général, plus en phase avec les besoins sociaux et économiques de la Région et de ses habitants, plus respectueux aussi de l’environnement.

Ce sont nos vœux constructifs pour un nouveau Néo 2020

vision d’artiste pour l’actuel projet Néo

Viré de l’école, une chance

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C’est Pierre Wynants, du Comme chez soi à la place Rouppe, qui le confie. D’abord viré de l’athénée, mais aussi de l’école de cuisine CERIA à 14 ans. « Ma chance, ça a été de passer directement au manuel sans passer par l’intellectuel ». Il s’en explique dans un riche entretien dans Le Soir. Mozart et Picasso auraient-ils eu leurs points en musique et en peinture ?  Mozart ne reçoit pas d’autre éducation que celle que lui donne son père et Picasso a fini par renoncer à suivre les cours à l’Académie de Madrid. Il est dans la brutalité de l’instant. Plus tard, il dira: « Tout ce que je sais, je l’ai appris dans le village de Pallarès ». D’accord, ce sont des génies et l’école les aurait sans doute maintenus dans un certain académisme, une certaine convention.

Il ne s’agit pas ici d’un plaidoyer contre l’école, supposée donner sa chance à tout le monde à Bruxelles, quel que soit son origine, ses compétences et ses talents, même si on est encore très loin du compte. Les inégalités sociales se retrouvent trop régulièrement dans les résultats scolaires. il faut pouvoir dominer la langue de l’école, en connaître les codes, être soutenu par ses parents et bien souvent, être capable d’assimiler une formation essentiellement verbale, assis sur une chaise. Une belle série d’articles de Conversation ICI, autour de l’ascenseur social en panne et « d’apprendre à apprendre » en France. Et chez nous ?

Découvrir et faire éclore les talents. Un beau projet pour l’école. Avec un tronc commun jusqu’à 15 ans d’accord. Avec l’apprentissage du latin pour tous ? avec les arts plastiques, la cuisine l’ingénierie et la création en parents pauvres ? Et ensuite une formation intellectuelle, scientifique ou technique, pour ceux à qui cela convient. Pour les autres, l’apprentissage d’un métier, une formation en alternance entre l’apprentissage en entreprise et les fondements de base donnés à l’école.

L’école donne-t-elle à chacun les moyens de réussir selon ses ambitions ? 
La réussite se résume-t-elle à cette illustration ? tous en cravate et attaché-ccase ?

Illustration de l’article publié par The Conversation

L’école en question

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La publication des résultats des tests Pisa a suscité de nombreuses réactions et de règlements de compte entre les différents acteurs. Le Soir y consacre un dossier important pour ses abonnés, dont je vous ai rassemblé de larges extraits, qui valent la peine d’être consultés si  vous vous intéressez à l’éducation. Les mauvaises performances en lecture – comme distinguer un fait d’une opinion – ne sont pas le seul objet de ce dossier et des progrès y sont aussi relevés. Ouf !

A qui la faute ? est évidemment la question qui est sur toutes les bouches. On se rejette donc la balle ICI de manière assez brutale. Les directeurs taclent leurs professeurs « qui résistent au changement » et alignent trop de journées d’absence. Les professeurs sont choqués et estiment que certains directeurs ne sont pas formés pour diriger une équipe. La formation initiale des enseignants est aussi sur le tapis. Elle ne tient pas compte de la nouvelle composition de classes de plus en plus hétérogènes et repose sur des conceptions d’arrière-garde. Alors la faute aux élèves ? qui ne lisent plus, ou seulement sur leur smartphone … mais qui déclarent recevoir peu de soutien de la part de leurs enseignants. 

Et le système scolaire ? Il ne sélectionne que ceux qui en maîtrisent les codes, avec une pédagogie qui reste fondamentalement destinée aux meilleurs. Le poids des inégalités sociales est considérable mais les débats sont confisqués par les élites. Pourquoi remettre en cause un système qui vous a fait réussir ? Qui écoute les plus démunis ?  C’est à ces questions, qui valent pour la Belgique comme pour la France, que tente de répondre ICI Philippe Watrelot dans Alternatives économiques. Et d’interroger: L’Ecole est-elle encore capable de tenir sa promesse de lutter contre le déterminisme ?

 

Busés en lecture

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Busés: les jeunes de 15 ans ? leurs enseignants ? notre système scolaire ?
La publication des derniers tests PISA a encore fait grand bruit en Fédération Wallonie Bruxelles, mais aussi en Flandre et dans des pays voisins, comme la France. Si la situation s’améliore un (petit) peu en math et moins en sciences, c’est en lecture que nous sommes toujours sous la moyenne des 79 pays participants. Le journal L’Echo y consacre ICI la meilleure analyse avec la collaboration l’ULiège. Il contextualise aussi l’épreuve. Un article de la RTBF complète cette l’information.

Cette année, les tests ont intégré – très à propos – les nouvelles formes de lecture en ligne et questionnent l’élève sur ses capacités à localiser, comprendre, réfléchir et évaluer. « Faire le tri dans la profusion d’informations non contrôlées sur internet devient une compétence cruciale. Le lecteur qui ne possède pas ce type de compétence critique  est une proie facile pour toutes les tentatives de fraude ou d’hameçonnage et risque de se faire abuser par les rumeurs, fake news et informations non vérifiées qui foisonnent sur Internet » (ULiège).

Alors que ses résultats sont meilleurs qu’en Fédération Wallonie Bruxelles, le ministre de l’Education flamand – Ben Weyts – s’inquiète cependant ICI auprès de Bruzz et de VRTnews en français, de la baisse enregistrée en lecture. Il veut que les programmes d’intégration linguistique deviennent une nécessité absolue. « Nous devons repérer le plus tôt possible les enfants présentant un déficit linguistique et les aider ». La langue parlée à la maison semble avoir une influence fondamentale. Tant parmi les élèves natifs, qui parlent souvent un dialecte flamand à la maison, que parmi les élèves issus de l’immigration, qui parlent une langue différente à la maison. Il faut une approche « sur mesure ».

Conclusion: l’apprentissage précoce de la langue de l’école (enseignement maternel obligatoire) avec une pédagogie adaptée, est encore plus capital à Bruxelles que dans le reste du pays. Il en va de l’acquisition d’une langue riche comme support de sa pensée, du sentiment d’appartenance à l’école, du plaisir d’y aller et des chances de réussite dans les autres matières.

 

Happy Monday: la rue prend des couleurs

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Les graffitis à la bombe sont souvent l’œuvre de véritables artistes de rue qui expriment leurs sentiments ou leur protestation à la vue de tous. Ils se distinguent des tags, des sortes de signatures qui constituent une forme de vandalisme qui enlaidit inutilement l’espace public et n’apportent du plaisir qu’à leurs auteurs, en recherche de reconnaissance.

Les pouvoirs publics, des entreprises et des citoyens font de plus en plus appel à de véritables street artists professionnels pour habiller une façade, un mur ou une porte de garage, afin de leur donner vie par la couleur.

C’est pour mettre en valeur les street artistes que BX1 annonce ICI l’expo éphémère Vapors que l’asbl Propaganza Urban Artists organise à l’Espace 110 à Uccle jusqu’au 15 décembre, avec une cinquantaine d’artistes proposant pas moins de 120 œuvres. Même le magazine Elle en parle ICI. Vous pouvez demander un devis à info@propaganza.be.