Archives de catégorie : Jeunes

Une alternative aux SUV.

On n’a jamais vendu autant de SUV par chez nous, même si la plupart de ces véhicules n’ont jamais quitté l’asphalte et n’ont de Sport Utility Vehicle que le nom. Les voitures électriques vont donc aussi vouloir répondre à cette demande. Avec le poids des batteries, la Q8 e-tron d’Audi pèse 2 585 kg à vide ! Volvo, BMW et Mercedes sont encore plus lourdes. Bientôt 3 tonnes pour transporter une personne de 80kg. L’industrie automobile ferait-elle fausse route ?

Le temps des légères 2 CV et 4 L est lointain et rien n’a réellement remplacé ces voitures mythiques. Toutefois, en ville, une série de  « minicars électriques »  commencent à faire leur apparition, surtout en Asie. Chez nous, Citroën a déjà lancé son AMI, un quadricycle qui roule à 45 km/h et dispose d’une autonomie de 70 km. Il est en vente à la FNAC et est accessible dès 16 ans avec un permis AM, comme une moto … mais avec un toit.

Un véhicule urbain à 7.290 € disponible pour une population qui ne se déplace qu’en ville, quotidiennement ou occasionnellement. Quand ce type de véhicule sera-t-il aussi disponible en partage – chez Cambio par exemple ? L’antidote du SUV a déjà fait des émules avec la sœur jumelle d’Ami, la Rocks-e produite par Opel.

 

Fluidité des genres.

Le Café Laïque à Etterbeek vient d’être l’objet d’une intervention d’activistes transgenres relayée par Bruzz. Ils ont attaqué violemment les lieux où la psychiatre Caroline Eliacheff et le professeur Céline Masson – auteur de « La Fabrique de l’enfant transgenre » – tenaient une conférence. Elles n’étaient pas loin d’avancer que des enfants ne font que suivre une « mode » nouvelle, qui s’écarte des attentes traditionnelles reposant sur le sexe assigné à la naissance.

A Bruxelles, tout était sans doute plus simple quand la ville ne comptait que des femmes et des hommes et ignorait jusqu’à l’existence de personnes non binaires et transgenres confinées dans leur placard. Le festival bruxellois Pink Screens, de multiples romans, des témoignages publics, une ministre transgenre, … ont apporté une visibilité à une forme de fluidité des genres. Certaines et certains se sont reconnu.e.s et ont commencé à oser affirmer leur identité profonde et parfois versatile. Des associations se sont créées, la « médicalisation » de la situation a été contestée, la modification du genre acceptée par notre Etat civil.

Les personnes transgenres ou non binaires sont-elles influencées par des « role models » ? Font-elles des choix libres et éclairés ? Qu’en est-il de leur place au travail, à l’école, en famille, dans les lieux de culte ? Qu’en est-il des mineurs ? Cela mérite certainement réflexion et débat. Débat avec elles et pas sur elles. BX1 y a consacré une émission sensible et Le Monde une réflexion en profondeur. 

Image extraite de l’article Café Laïque de Bruzz

Pour une ville plus féminine.

Conçue par des hommes pour des hommes, la ville à tendance à oublier que la moitié des hommes sont des femmes. Des pissotières pour hommes mais peu de toilettes publiques mixtes, peu de lieux pour nourrir ou changer un bébé, des espaces sportifs majoritairement occupés par des hommes et leur foot. Lorsqu’une fille se rend au skatepark, les garçons pensent qu’elle vient là pour draguer.

« On voit des garçons traîner partout, mais à partir de 9 ans, les filles disparaissent rapidement de l’espace public ». La ville pourrait être plus sûre et plus accueillante pour elles. C’est l’objectif du projet Girls Make The City, qui a démarré dans les Marolles. Mis en place par ZIJKant et Wetopia, il a aussi pu compter sur vingt-cinq jeunes femmes issues de six organisations locales, qui se se focalisent sur la recherche de solutions pour une ville plus inclusive.

C’est de manière festive qu’elles ont présenté trois actions visant à rendre les espaces publics plus accessibles aux filles et aux femmes « qui ne se sentent chez elles nulle part dans les rues ». Il s’agit d’aménagements et d’éclairage, mais aussi d’être plus présentes dans l’espace public. Chaque semaine le skatepark organisera des cours de skate et de patinage pour les filles, mais aussi du yoga, de la danse et de la capoeira. BX1 et Bruzz en disent plus.

Images extraites de la vidéo de BX1

Une bataille idéologique ?

L’échevine de l’Urbanisme de la Ville Ans Persoons (one.brussels/Vooruit).) part en guerre idéologique contre les personnes qui louent une chambre dans un ensemble Coliving & Coworking. Trop cher. Trop chic. Trop jeune. Trop bruyant. Pas accessible aux familles. Pour mettre fin à cela, elle va imposer une charge annuelle de 1.520€ par chambre … ce qui les rendra encore plus chères, mais n’en diminuera pas le nombre. Où veut-elle en venir, alors que la Ville peine à retenir la classe moyenne ?

Nécessairement installés dans de grandes demeures souvent à l’abandon, ces espaces de Coliving répondent à une véritable demande et rénovent des lieux souvent sinistrés, comme les annexes abandonnées du Métropole au Passage du Nord. En faire des chambres d’hôtel en plus ? Du logement social à cet endroit ? L’échevine ne se tromperait-elle pas de combat ? Nous avons déjà abordé l’éclosion de ce nouveau mode de vie plus collectif avec des espaces partagés et évoqué les dérives à éviter.

Si l’échevine veut qu’il n’y en ait pas trop, elle dispose de l’outil nécessaire avec les Permis d’Urbanisme. S’ils ont plus bruyants que la grande série de kots étudiants qu’elle a autorisés, il y a la police. Si promoteurs et banques exploitent le filon, que la Ville en aménage de plus accessibles dans ses propriétés. La mixité urbaine exige que l’Urbanisme soit aussi accueillant à cette population jeune spécifique, y compris celle qui dispose d’un emploi et d’un bon salaire … même si elle ne votera pas nécessairement pour l’échevine. Le Collège s’opposera-t-il à cette véritable tentative d’ostracisation d’une partie de la population bruxelloise ?

Photo KBC et Cohabs. Le privé se trouve sans concurrence vu que le public méprise cette demande.

De Téhéran à Bruxelles.

Pendant qu’à Bruxelles, des femmes revendiquent le droit de porter le hijab (voile) au travail et à l’école, à Téhéran, des femmes veulent avoir le droit de ne pas le porter … « Sans la police des mœurs dans les rues, vous voyez plus de femmes se promener sans hijab. Presque comme si elles pouvaient décider par elles-mêmes. Je pense que c’est une amélioration. » affirme Fatemeh dans un article d’Euronews. D’autres points de vue de femmes musulmanes bruxelloises dans cet article du Soir.

« Ni obligation, ni interdiction », un slogan plus que jamais d’actualité. Reste la question de la neutralité exigée du personnel des services publics et des écoles officielles, qui ne peut évidemment se limiter aux apparences. Il subsiste aussi les critères de recrutement d’un certain nombre d’entreprises, comme les banques par exemple, en matière vestimentaire et même d’apparence, comme pour les piercings ou les tatouages. Certaines de ces exigences peuvent s’apparenter à des formes de racisme.

De manière plus générale, en Belgique, la neutralité est notre manière de marquer la séparation entre l’Eglise et de l’Etat. Elle se distingue nettement de la laïcité à la française. Cette neutralité est-elle inclusive ou exclusive ? Pour le Collectif Yallah, elle est émancipatrice, comme il le défend dans cette carte blanche. Un point de vue auquel tout le monde n’adhère pas.