Archives pour la catégorie Jeunes

L’école en question

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La publication des résultats des tests Pisa a suscité de nombreuses réactions et de règlements de compte entre les différents acteurs. Le Soir y consacre un dossier important pour ses abonnés, dont je vous ai rassemblé de larges extraits, qui valent la peine d’être consultés si  vous vous intéressez à l’éducation. Les mauvaises performances en lecture – comme distinguer un fait d’une opinion – ne sont pas le seul objet de ce dossier et des progrès y sont aussi relevés. Ouf !

A qui la faute ? est évidemment la question qui est sur toutes les bouches. On se rejette donc la balle ICI de manière assez brutale. Les directeurs taclent leurs professeurs « qui résistent au changement » et alignent trop de journées d’absence. Les professeurs sont choqués et estiment que certains directeurs ne sont pas formés pour diriger une équipe. La formation initiale des enseignants est aussi sur le tapis. Elle ne tient pas compte de la nouvelle composition de classes de plus en plus hétérogènes et repose sur des conceptions d’arrière-garde. Alors la faute aux élèves ? qui ne lisent plus, ou seulement sur leur smartphone … mais qui déclarent recevoir peu de soutien de la part de leurs enseignants. 

Et le système scolaire ? Il ne sélectionne que ceux qui en maîtrisent les codes, avec une pédagogie qui reste fondamentalement destinée aux meilleurs. Le poids des inégalités sociales est considérable mais les débats sont confisqués par les élites. Pourquoi remettre en cause un système qui vous a fait réussir ? Qui écoute les plus démunis ?  C’est à ces questions, qui valent pour la Belgique comme pour la France, que tente de répondre ICI Philippe Watrelot dans Alternatives économiques. Et d’interroger: L’Ecole est-elle encore capable de tenir sa promesse de lutter contre le déterminisme ?

 

Busés en lecture

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Busés: les jeunes de 15 ans ? leurs enseignants ? notre système scolaire ?
La publication des derniers tests PISA a encore fait grand bruit en Fédération Wallonie Bruxelles, mais aussi en Flandre et dans des pays voisins, comme la France. Si la situation s’améliore un (petit) peu en math et moins en sciences, c’est en lecture que nous sommes toujours sous la moyenne des 79 pays participants. Le journal L’Echo y consacre ICI la meilleure analyse avec la collaboration l’ULiège. Il contextualise aussi l’épreuve. Un article de la RTBF complète cette l’information.

Cette année, les tests ont intégré – très à propos – les nouvelles formes de lecture en ligne et questionnent l’élève sur ses capacités à localiser, comprendre, réfléchir et évaluer. « Faire le tri dans la profusion d’informations non contrôlées sur internet devient une compétence cruciale. Le lecteur qui ne possède pas ce type de compétence critique  est une proie facile pour toutes les tentatives de fraude ou d’hameçonnage et risque de se faire abuser par les rumeurs, fake news et informations non vérifiées qui foisonnent sur Internet » (ULiège).

Alors que ses résultats sont meilleurs qu’en Fédération Wallonie Bruxelles, le ministre de l’Education flamand – Ben Weyts – s’inquiète cependant ICI auprès de Bruzz et de VRTnews en français, de la baisse enregistrée en lecture. Il veut que les programmes d’intégration linguistique deviennent une nécessité absolue. « Nous devons repérer le plus tôt possible les enfants présentant un déficit linguistique et les aider ». La langue parlée à la maison semble avoir une influence fondamentale. Tant parmi les élèves natifs, qui parlent souvent un dialecte flamand à la maison, que parmi les élèves issus de l’immigration, qui parlent une langue différente à la maison. Il faut une approche « sur mesure ».

Conclusion: l’apprentissage précoce de la langue de l’école (enseignement maternel obligatoire) avec une pédagogie adaptée, est encore plus capital à Bruxelles que dans le reste du pays. Il en va de l’acquisition d’une langue riche comme support de sa pensée, du sentiment d’appartenance à l’école, du plaisir d’y aller et des chances de réussite dans les autres matières.

 

Happy Monday: la rue prend des couleurs

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Les graffitis à la bombe sont souvent l’œuvre de véritables artistes de rue qui expriment leurs sentiments ou leur protestation à la vue de tous. Ils se distinguent des tags, des sortes de signatures qui constituent une forme de vandalisme qui enlaidit inutilement l’espace public et n’apportent du plaisir qu’à leurs auteurs, en recherche de reconnaissance.

Les pouvoirs publics, des entreprises et des citoyens font de plus en plus appel à de véritables street artists professionnels pour habiller une façade, un mur ou une porte de garage, afin de leur donner vie par la couleur.

C’est pour mettre en valeur les street artistes que BX1 annonce ICI l’expo éphémère Vapors que l’asbl Propaganza Urban Artists organise à l’Espace 110 à Uccle jusqu’au 15 décembre, avec une cinquantaine d’artistes proposant pas moins de 120 œuvres. Même le magazine Elle en parle ICI. Vous pouvez demander un devis à info@propaganza.be.

Happy Tuesday: Recherche rêveurs

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RECHERCHE: REVEURS
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Peut-être l’avez-vous vue dans le métro ? C’est le nom d’une très belle campagne d’affichage positive et pas (trop) paternaliste. Elle se décline avec des visages clairs et foncés, féminins et masculins. Elle vise plus particulièrement les jeunes de 16 à 30 ans, sans emploi, sans école et sans apprentissage. On a du plaisir à retrouver les diverses affiches dans différentes stations.

Youthtart est une asbl qui désire redonner confiance en eux, aux jeunes filles et garçons en rupture d’école et d’emploi. Elle tente de les motiver à reprendre une formation, les aide à trouver un job, mais désire surtout les pousser à créer leur propre entreprise, c’est finalement leur core business. D’après un article du périodique Le Vif, l’association se targue de 84% de succès.

Le Parlement européen envahi

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Laura Sullivan de WeMove Europe nous écrit: « La semaine dernière, j’ai assisté à un moment historique, quand de jeunes militants pour le climat se sont introduits dans le Parlement européen de Bruxelles, organisant une action pacifique (mais illégale) qui a fait pas mal de bruit ! Leur message était à la fois fort et clair: Messieurs les députés, votez pour notre avenir. Choisissez une Commission européenne au service de la justice climatique. Face aux nombreuses caméras et au caractère inédit de la situation, la réaction des services de sécurité a été tendue dans un premier temps… Mais les jeunes activistes ont tenu bon, jusqu’à l’arrivée d’Iratxe Garcia Perez ».

« C’est la présidente du groupe des Socialistes et Démocrates. Elle a accepté de discuter sur place et s’est installée avec les jeunes rebelles dans le hall principal. Jamais l’institution européenne n’avait vu ce type de manifestation, à la fois bruyante, dynamique et pacifique, se dérouler directement dans ses murs ». Vu l’urgence, le politiquement correct semble de plus en plus appartenir au passé.

Quelques minutes à peine avant de les rencontrer, Madame Garcia Perez avait reçu, comme les autres membres du Parlement, le contenu de l’action lancée par WeMove Europe sur Twitter. Ce média est très utilisé par les sphères politique, journalistique et activiste de Bruxelles, c’est pourquoi WeMove Europe fait appel à Twitter chaque fois  qu’une action spontanée pourrait contribuer à faire changer les choses. Et d’ajouter: « Si vous souhaitez faire connaître la communauté via Twitter, n’hésitez pas à citer l’alias @wemoveEU, comme l’a déjà fait Greta Thunberg ».