Archives pour la catégorie Santé

Billet déconseillé aux fans de l’auto

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Après avoir tenu son « salon » en grandes pompes, la voiture individuelle va devoir se résigner. La Région va supprimer 60.000 emplacements de parking en surface. Les bandes de circulation se rétrécissent. Le 30 km/h va se généraliser. Les voitures dites de « société » sont sur le grill. De plus en plus d’espaces publics sont réservés à la circulation piétonne. Bientôt une taxe sur les km parcourus ? Et l’ancien patron de la STIB d’ajouter: « La vie d’un automobiliste doit devenir insupportable à Bruxelles, je ne vois pas d’autres possibilités ».

On assiste a une véritable guerre déclarée à la voiture individuelle, alors que certains arrivent tout juste à accéder à ce rêve de leur vie et que d’autres développent de bonne foi (?) des arguments rationnels pour démontrer que la voiture leur est indispensable. Et les médecins ? Le mien se déplace dorénavant en vélo et ne connaît plus ni bouchons ni problèmes de stationnement pour ses visites. Les automobilistes ne payent-ils pas aujourd’hui leur arrogance passée et leur lobbying constant pour une ville qui s’adapte à leur voiture individuelle ? Tunnels, parkings, voies rapides, autoroutes urbaines, trottoirs étroits … Un journal économique s’interroge ICI et un bulletin écologiste estime LA qu’on peut faire mieux sans.

Aujourd’hui, des transports publics plus performants, des TGV, des voitures partagées ala Cambio, des covoiturages organisés, des taxis collectifs, l’auto stop, des véhicules Uber et Co, des vélos et des trottinettes partagées et la marche à pied, constituent déjà des alternatives crédibles en vue d’une ville apaisée et respirable. Les vraies réticences semblent bien venir des lobbies et des inconditionnels de « ma voiture, ma liberté », des passionnés de voitures accros à leur bagnole, comme d’autres à leur cigarette ou à leur vin rouge. Faut-il tolérer que la passion des uns continue à gâcher la vie et la santé des autres usagers de la ville ?

 

Des records discutables

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Les médias nous apprennent – avec le sourire – que Brussels Airport a dépassé les 26 millions de passagers, que la princesse Astrid et la Première ministre ont cru devoir inaugurer un salon de l’auto sur fond de ventes record de véhicules dopées par les voitures de société, que les SUV se réjouissent de dépasser les 37% des ventes, que la Belgique exporte à nouveau de l’électricité excédentaire grâce à ses vieilles centrales nucléaires et que la banque mondiale est heureuse de pouvoir pronostiquer 2,5 points de croissance pour 2020 …

Ce sont les mêmes journalistes, qui nous abreuvent d’informations inquiétantes sur l’avenir de la planète et nous engagent à  la sobriété, qui publient – sans commentaires et sans états d’âmes – ces nouveaux “records” dont ils auraient tout lieu de devoir s’inquiéter.

Les journalistes recoupent ils suffisamment leurs sources ? font-ils le lien avec les autres articles de leur rédaction ? ou sont-ils définitivement schizophrènes ?  Et la classe politique ainsi que la famille royale – promptes à déclarer l’urgence climatique – ne voient elles donc pas l’incohérence ? Un historien suisse fait le point sur ces incohérences et Le Figaro s’inquiète de l’avenir de la liberté de la presse soumise aux annonceurs.

Des voeux pour un projet Néo

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Sur le plateau du Heysel, Néo continue de rêver à la réalisation de son plan d’urbanisation.
Un projet indispensable pour héberger un nombre croissant de Bruxellois, évoluant à l’intérieur d’un territoire limité à 19 communes. Conçu il y a 10 ans déjà, Néo est toujours un projet du XXe siècle. Avec, en son centre, un immense temple de la consommation redoutable pour le commerce de centre ville, un grand centre de congrès permanent, dont l’occupation sera occasionnelle, une bretelle d’autoroute d’accès, des parkings supplémentaires et la fin de l’espace aquatique « nageable » prévu pour remplacer le très populaire plan d’eau Océade, chassé du site.

« En octobre, face à l’imbroglio des obstacles qui se sont accumulés, la Ville de Bruxelles faisait montre de sa volonté de remettre à plat le dossier: Néo 1 et son centre commercial (72 000 m²) assorti de 750 logements, d’un côté, Néo 2 et son centre de congrès assorti d’un hôtel de haut standing, de l’autre. Un mois plus tard, en plein salon de l’immobilier au Mapic de Cannes, Ville et Région reviennent à la charge pour faire savoir que les permis pour Néo1 seront prochainement délivrés ». IEB, fédération de comités d’habitants, donne plus de précisions dans sa newsletter.

Une action est en cours au Conseil d’Etat à l’initiative d’ONG de la société civile bruxelloise. Après audition des plaignants, le Conseil devrait très bientôt décider de suivre (ou non) l’avis positif de son Auditeur. Ce serait l’occasion pour la Ville repenser les programmes de Néo 1 et 2, pour en faire un projet d’intérêt général, plus en phase avec les besoins sociaux et économiques de la Région et de ses habitants, plus respectueux aussi de l’environnement.

Ce sont nos vœux constructifs pour un nouveau Néo 2020

vision d’artiste pour l’actuel projet Néo

Happy Monday: voilà le vélo à hydrogène

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L’Echo nous révèle ICI, que ce vélo à hydrogène embarque deux fois plus d’énergie qu’un vélo électrique et qu’il se recharge en 1 minute …. à condition d’avoir une station à proximité. A Bruxelles, ni le privé, ni le public n’investissent dans des stations à hydrogène, à la notable exception de Colruyt, qui roule beaucoup à l’hydrogène, en ne rejetant que de l’eau. Le fabricant  ne vise donc – pour le moment – que le marché des vélos partagés en free floating – comme les Jump rouges d’Uber. Il compte déployer 25 000 vélos à hydrogène en libre-service d’ici 2024. Avec un design revu par Cow Boy ? On peut rêver.

C’est une PME basée à Biarritz – Pragma Industries – qui est l’inventeur et le fabricant unique de ce vélo à hydrogène. Il ne s’agit plus d’un prototype, puisque c’était l’attraction du dernier sommet du G7, fin août, à Biarritz. Alors que les voitures étaient interdites, le temps d’un week-end, des vélos à hydrogène de couleur blanche fourmillaient un peu partout dans la ville. Le maire chilien de Santiago a été séduit et veut en commander 1.000.

Si cet enthousiasme se concrétise, Pragma Industries, fournira à Santiago des stations de production d’hydrogène, en plus des vélos. Pour recharger 200 vélos, il faut une station (de la taille d’une place de parking) et 200 m2 de panneaux solaires, à installer quelque part, si on veut les alimenter en électricité verte. Une 2ème génération de vélos est déjà à l’étude, et là, plus besoin de station de recharge, ils travaillent sur une solution innovante de recharges en sachets.
Happy Monday !

Happy Monday: une ville plus verte

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Il faut se réjouir de voir Zoubida Jellab, l’échevine Ecolo des Espaces Verts de Bruxelles Ville, faire l’annonce – la pelle à la main – de son plan Canopée, avec la plantation de 2.000 arbres en 10 ans et avec l’objectif déclaré de « rafraîchir » la ville. Elle en parle aussi sur Bruzz. Avec des solutions adaptées pour les îlots de chaleurs et la pollution atmosphérique, il s’agira de faire naître de véritables “jardins forêts” et des “forêts urbaines”. Chiche: une première forêt urbaine place du Sablon ?

La Ville encouragera et encadrera aussi des initiatives citoyennes et associatives visant à végétaliser des espaces urbains et des façades, avec à la clé des subsides et des jeunes arbres à planter. Une prime pour l’installation de plantes grimpantes existe déjà. Les grands travaux du centre auraient cependant dû être l’occasion de planter, par exemple, rue des Pierres, des Teinturiers ou du Lombard, mais surtout, de rompre avec la minéralisation récente de l’espace public, comme on a pu le voir place de la Monnaie, place de Brouckère et sous peu place de la Bourse, si peu vertes. A tester lors des prochaines canicules …

Reste aussi à s’assurer que l’essentiel du plan ne sera pas développé du côté du bois de la Cambre, de Laeken et NOH, mais aussi dans le centre historique. La plantation d’arbres s’y avère plus difficile, parce que la Ville a laissé les opérateurs téléphoniques se disperser largement sous tous les trottoirs et même bandes de stationnement. Faudra donc les contraindre à se rassembler, pour dégager de la place pour des plantations qui piègent le CO2 du trafic et constituent aussi des lieux de vie pour les oiseaux, les papillons, les insectes… et les habitants.