Archives pour la catégorie Santé

Happy Monday: la réussite des rues scolaires

Depuis l’affaire Dutroux, les parents ont été de plus en plus nombreux à conduire leurs enfants à l’école en voiture. Non seulement les enfants y ont perdu beaucoup d’autonomie, mais les embouteillages et la pollution ont envahi les rues scolaires aux heures de pointe.

C’est à l’initiative de parents d’élèves bruxellois que des restrictions d’accès se sont répandues dans les « rues scolaires ». Plusieurs communes les ont expérimentées avec succès. La vitesse y était déjà limitée à 30 km/h et elles étaient systématiquement piétonnisées temporairement durant les heures d’ouverture et de fermeture des classes. Elles sont non seulement sécurisées, mais elles encouragent également les déplacements à pied, à trottinette ou à vélo plutôt qu’en voiture.

Bruxelles fut à la pointe de cette mesure expérimentale dès 2004. La Belgique en est un véritable pionnier européen. Elle a légalisé les rues scolaires dans son nouveau Code de la Route de 2018. De nombreux pays européens ont ensuite emboîté le pas. The Conversation peut aujourd’hui titrer triomphalement son article « Les rues scolaires, un concept aux résultats encourageants pour transformer la mobilité urbaine ».

photo extraite de l’article de BX1 à Schaerbeek

Les jeunes face au coronavirus

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Après une année en mode « covid », Amnesty International s’inquiète auprès de la RTBF de l’état de santé mentale des jeunes, mais aussi de l’absence de leur point de vue dans le débat public. C’est pourquoi l’ONG a voulu donner la parole aux jeunes. « Mon cri » a été lancé début de l’année 2021 dans l’urgence. Il doit permettre de formuler des propositions de changements afin d’améliorer la vie de jeunes, pour la leur rendre plus supportable.

Alors que les files des épiceries sociales s’allongent, que les demandes aux CPAS explosent et qu’un étudiant sur 3 a plus de difficultés à payer ses études depuis le début de la crise, il est plus que temps que des mesures soient prises pour lutter contre la précarité étudiante et il est de la responsabilité de la Ministre de s’assurer que ce soit le cas afin de garantir un enseignement accessible à tous“, affirme un communiqué de la Fédération francophone des étudiants.

Elle dénonce la précarisation grandissante des étudiants et interpelle la Ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny à prendre des mesures concrètes. Réduire les coûts des droits d’inscription, rembourser le matériel de cours ou créer des aides au logement. Elle attire aussi l’attention sur la détresse psychologique de certains étudiants.

Vous protéger du Covid-19

Il semble probable que nous devions encore cohabiter un certain temps avec divers coronavirus. Plusieurs sociétés proposent donc différents systèmes de désinfection de l’air plus ou moins sérieux. Alternatives Santé a fait une analyse comparative et a retenu un matériel efficace pour la désinfection de nos lieux de vie et de rencontre. Aucun dispositif ne dispense toutefois d’ouvrir ses fenêtres en grand, au moins 10 minutes 3 fois par jour, en faisant un courant d’air (avec une porte ouverte, par exemple).

La firme Signify (ex-Philips Ligthing) sort du lot, avec un luminaire de désinfection intérieure par UV-C (1), qu’elle vient de mettre au point à destination du grand public pour une centaine d’euros en exclusivité sur Amazon – Philips Lampe de désinfection UV-C (2). La lampe ne fonctionne que lorsque personne ne n’occupe la pièce. Son utilisation est très sécurisée: un décompte préalable permet de quitter la pièce avant sa mise en route et un détecteur de mouvement interrompt le processus si quelqu’un rentre dans la pièce. 

Le temps d’exposition est ajusté aux dimensions de la pièce (compter 45 minutes pour un salon de taille moyenne). Les surfaces exposées sont ainsi désinfectées des virus, des bactéries, des moisissures et a fortiori de l’air de la pièce. Selon le fabricant, la lampe ne génère pas d’ozone, ni de toxiques secondaires. Le retour des vraies rencontres en présence pourrait être pour bientôt.

(1) Morawska L. et al. –  « It Is Time to Address Airborne Transmission of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) » Clinical Infectious Diseases (juillet 2020)
(2) Efficacité prouvée sur des surfaces contaminées par des gouttelettes de virus SARS-Cov2 dans l’étude Storm, N. et al. « Rapid and complete inactivation of SARS-CoV-2 by ultraviolet-C irradiation », Scientific Reports (décembre 2020) 

Une jonction verte

La ville de Bruxelles a chargé le Bureau Bas Smet d’élaborer un plan directeur pour faire de la cicatrice de la jonction nord-midi une véritable forêt urbaine. Pour l’équipe de l’architecte paysagiste, ce vaste espace public doit avant tout devenir plus vert et plus frais. « Il y a 100 ans la construction de la jonction ferroviaire a provoqué une rupture dans le centre de la ville. Aujourd’hui, nous pouvons transformer cette zone centrale en un paysage urbain avec lequel nous allons créer un microclimat. »

C’est Bruzz qui reprend cette bonne nouvelle annoncée par l’échevine de l’Urbanisme Ans Persoons. « Nous voulons réaménager cette zone au cours de la prochaine décennie afin qu’elle devienne un modèle en Europe en terme de plantation d’arbres, de collecte d’eau et de mobilité douce. Nous voulons rendre ce quartier plus agréable à vivre et à visiter, mais nous allons aussi augmenter la résilience de Bruxelles à l’avenir. »

Il s’agit d’une mission de 3,5 ans, en collaboration notamment avec Espaces Mobilité et le professeur Eric Corijn de la VUB. Avec la participation de partenaires culturels et sociaux, la mission doit déboucher sur un plan directeur contraignant pour les futures constructions et aménagements. Toutefois, le Bureau Bas Smets fera lui-même des propositions pour deux zones réservées: la place de l’Albertine et l’espace public proche de la gare centrale, dont vous voyez déjà une première esquisse dressée par les paysagistes.

documents Bureau Bas Smets copyright et actualités belges/archives Le Soir.

Vont-ils continuer à se taire ?

Les quadragénaires au pouvoir ne pensent-ils qu’à consolider les acquis de leur génération et vont-ils reporter les dettes accumulées sur la nouvelle génération ? Se doteront-ils d’un passeport vaccinal qui leur permet de voyager, alors que le jeunes en seront privés, faute de vaccination ? La presse en parle (un peu). A Lyon, des jeunes cherchent du commun, pas à être reclus. Un lecteur du blog – jeune retraité – vient de publier une lettre ouverte ironique aux jeunes sur Facebook. Il se demande s’ils vont encore se taire longtemps.

“ Pendant un an, nous vous avons demandé d’accepter les restrictions liées aux mesures sanitaires pour protéger vos grand-parents d’un virus qui n’était pas très dangereux pour vous. Maintenant ils sont vaccinés, ou vont l’être très bientôt, et sont hors de danger. Merci vraiment pour ce sacrifice. Maintenant, nous vous demandons de continuer à accepter ces mêmes restrictions parce que les variants du virus sont dangereux pour vous aussi, mais surtout pour vos parents. Patience, dans les mois qui viennent, vos parents seront vaccinés. Merci vraiment pour cet effort supplémentaire.

Ensuite, nous vous demanderons de continuer à faire gaffe, parce que ce virus et ses variants semblent être plus virulents et ne vous épargneront pas ! Malheureusement, nous n’avons pas de vaccin à vous proposer dans l’immédiat. Nous avons tout utilisé, et nos vaccins ne sont plus très au point pour vous protéger des nouveaux variants.  Alors, nous vous demandons de continuer comme vous en avez maintenant l’habitude.
Merci vraiment pour votre compréhension”. R.V.

des jeunes patientent, d’autres s’interrogent ou se révoltent comme à Lyon photo bastamag