Archives pour la catégorie Santé

Les Bruxellois seront ce qu’ils mangent

____________________________________

Le futur de Bruxelles passe aussi par ce que nous mangeons. A Bruxelles, nous ingurgitons trop de (mauvaises) graisses, trop de sel, trop de sucre (ajouté), trop de viande et pas assez de fruits, de légumes et de fruits secs. Voilà un bilan sommaire vite fait, avec le cortège de problèmes d’obésité et de santé qui se développent. Si pas vous, peut-être vos enfants ou vos parents ?

Pour illustrer cette malbouffe: vous connaissez la « mitraillette » comme repas de midi rapide par chez nous ? Constituée d’une demi-baguette avec une viande cuite, des frites et une sauce de préférence andalouse ou alors lapin … sans le moindre légume (ou alors une demi feuille de laitue), elle est le plus souvent accompagnée d’une canette de Coca qui titre près de 42 g de sucre (8 morceaux). Si on aime, pourquoi pas de temps en temps, mais alors compensé par d’autres types de repas, si possible plus variés et sains.

A l’autre extrême, un nombre croissant de jeunes ont réagi en devenant végétarien ou alors carrément vegan – presque une entrée en religion – mais en oubliant souvent de compenser les protéines de la viande par la consommation de légumineuses, des fruits secs, voire de poissons contenant des omégas-3 s’ils peuvent se le permettre. Un professeur de nutrition de l’UCL fait ICI des propositions pratiques et réalistes. D’autres vont plus loin en supprimant aussi les produits laitiers.

La mitraillette de midi chez Fritland

Une transition écologique ratée

_________________________________

Vous vous souvenez, c’est un tout nouveau morceau de ville qui devait se construire entre la colonne du Congrès et le boulevard Pacheco, avec ses logements, son école, sa crèche, ses marches et ses jardins. Une occasion unique de bâtir un quartier du futur, un quartier vert, durable, économe en énergies et convivial pour ses occupants et visiteurs. Le premier projet avait été recalé, voilà que le second – à peine meilleur et objet d’une vive opposition de riverains – vient de recevoir un avis favorable (tout à la fin du fichier) de la Commission concertation, certes avec pas moins de 50 conditions contraignantes et souvent judicieuses à lire ICI et qui vont obliger les architectes à revoir leur copie.

Soyons de bon compte, la Commission s’est livrée à un travail très approfondi qui tient compte d’un certain nombre de remarques exprimées par les plaignants. Elle exige notamment 30% de logements sociaux ou conventionnés, demande d’améliorer la mixité des types de logement,  des accès aux personnes pmr, aux vélos cargos, 20 emplacements pour des voitures partagées, un local à destination des riverains, des toilettes publiques  (seulement étudier la faisabilité), une végétalisation plus accrue et diversifiée, constituer une « forêt urbaine », avoir accès à la salle de sport de l’école, les caractéristiques des revêtements de sol (clairs?), … mais rien à propos de bâtiments passifs qui pourraient produire plus d’énergie qu’ils ne consomment, rien à propos d’îlots de chaleur, rien à propos de perspectives paysagères, d’ensoleillement …

Pourquoi la Commission de concertation n’a-t-elle pas oser remettre un avis défavorable à ce projet du siècle passé, plutôt que d’appliquer des emplâtres sur une jambe de bois ?  C’est qu’avec les diverses conditions à remplir, le projet sera conforme au Plan Particulier d’Affectation du Sol de la Ville (PPAS). Un plan qui date et ne tient pas compte des engagements Climat qui ont été pris. Oui, il eût fallu avoir le courage de dire que ce PPAS est obsolète et que la nouvelle majorité de la Ville devait se voir contrainte de le réécrire. Une occasion ratée. Peur sans doute que les auteurs d’un projet conforme aux prescriptions du PPAS ne réclament des indemnités ?

RAC 4 – S.A.

 

 

Happy Monday: fini les plastiques à usage unique

__________________________________

Mercredi dernier, le parlement de l’Union européenne a adopté le texte prévoyant l’interdiction des produits en plastique à usage unique par 560 voix pour, 35 contre et 28 abstentions. Seront ainsi prochainement bannis des rayons des supermarchés européens les cotons-tiges, les couverts et pailles en plastique, touillettes à café, sacs plastiques …

« Plus de 80 % des déchets marins sont en plastique. Les produits couverts par le projet de législation représentent 70 % de l’ensemble des déchets marins » soulignait la Commission lors des discussions autour de ce texte.  « Les résidus plastiques se retrouvent dans les espèces marines comme les tortues de mer, les phoques, les baleines et les oiseaux, mais aussi dans les poissons et les mollusques, et sont donc présents dans la chaîne alimentaire humaine ». 22 kilos de plastique ont encore été trouvés la semaine dernière dans un cachalot mort en Italie.

C’est évidemment une bonne nouvelle pour nous et pour les poissons, mais ils s’en nourriront cependant encore jusqu’en 2021 … parce que le projet de directive doit encore être formellement approuvée par le Conseil européen (les Etats membres) qui devra prendre des mesures pour son application concrète sur le terrain. Le texte complet est à lire ICI. Fort heureusement, des citoyens commencent déjà à refuser les produits plastiques à usage unique dans les supermarchés, les fast-foods … et les banniront sans doute lors de leur prochaine Barbecue Party.

thank you Greenpeace picture

Pourquoi survoler Bruxelles ?

Les traînées de condensation que vous voyez sur cette photo récente montrent à quel point le ciel de Bruxelles est survolé. Bien sûr, ces avions sont à plus de 8.000m d’altitude, ne s’entendent pas et n’émettent que de la condensation de vapeur d’eau – contrails – laissée par les réacteurs et supposée inoffensive. Nous y reviendrons. Mais est-il bien indispensable que ces avions – en transit au-dessus de la Belgique – viennent survoler intentionnellement une ville d’un million d’habitants ?

Le principe de précaution exigerait évidemment d’exposer le moins de personnes possible aux risques de crash ou de perte de réacteur, statistiquement faibles mais pas nuls. Au quotidien, les nuages artificiels que ces survols créent en altitude peuvent couvrir de vastes surfaces de ciel, persister durant plusieurs heures et nous priver de soleil, tout en ayant un impact non négligeable en termes d’effet de serre et de réchauffement climatique global. De plus, certains experts estiment qu’il ne s’agit pas seulement de traînées de condensation, mais aussi de « chemtrails » constitués de produits chimiques « aérosols » dangereux.

Par ailleurs, personne ne souhaite être exposé aux nuisances sonores et aux résidus de combustion des décollages et atterrissages d’un trafic aérien qui ne cesse de se développer, notamment à la faveur d’une exonération de taxe sur le kérosène et de TVA sur les billets. Ne devrait-il pas aller de soi qu’on ne survole aucune zone densément peuplée ? et qu’on indemnise ou exproprie les victimes résiduelles ? Avec des pistes de décollage situées à moins de 2 km de la ville la plus densément peuplée du pays, l’aéroport urbain de Zaventem ne devrait-il pas être contraint de revoir ses couloirs aériens pour être conforme aux règles européennes et aux heures de sommeil ? Devant l’inertie des ministres réformateurs Galant et Bellot, il y a du travail en perspective pour le prochain gouvernement fédéral et de la vigilance à maintenir pour le gouvernement bruxellois.

Happy Monday: Bruxsels plus forte

___________________________________

Ce vendredi 22 mars, la grande salle de l’Espace Magh était archicomble pour se souvenir du 22 mars 2016. Des rescapées et des survivants, entourés de ceux et celles qui leur ont porté secours et de très nombreux habitants, habitantes et enfants de tout Bruxelles, non pour pleurer, mais pour nous dire qu’ils et elles se sentent plus forts après l’épreuve qui les a unis, qui nous a unis. De l’émotion, mais aussi et surtout du courage, de la tendresse, de la fierté et de l’espoir d’un monde plus juste.

Fionn Perry et Noureddine Zerrad étaient à Zaventem quand la première bombe a explosé. Depuis, ils ont réalisé un documentaire d’une heure, un film singulier qui donne un nom et un visage à quatre rescapés et aussi le temps de se confier dans leur quotidien. Le magazine Moustique a entendu les réalisateurs, publié la bande annonce du film et dit pourquoi les Bruxellois doivent regarder « Tous ensemble ». Si vous êtes touchés et émus par cet extrait, trouvez donc le temps de découvrir ICI le film en entier. Entendez les paroles vraies des témoins de l’indicible, vivez les luttes nécessaires pour vaincre les blessures et les cauchemars, pour oser la station Maelbeek, pour reprendre pied dans la vie.

Une soirée pleine de pleurs de joie et d’émotion. Une lourde tristesse face à l’absence de tous ceux et celles qui n’y sont plus, mais aussi un vrai bonheur face à ce public qui partage le courage et la présence des survivants. Une chorale de Boitsfort entame l’hymne « Bruxelles ma belle » de Dick Annegarn. Le slameur Manza crache sa colère mais aussi sa foi en l’avenir de Bruxsel. Ensuite c’est la fête, parce que la haine ne triomphera pas. Bruxsels est plus forte et plus soudée depuis les attentats qui ont atteint la ville dans toute sa diversité.