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Une 2 CV électrique.

La transition vers des voitures électriques – pour celles et ceux qui ne peuvent s’en passer – se trouve freinée par le prix des véhicules proposés par l’industrie automobile européenne, qui se concentre largement sur de gros véhicule lourds et couteux, qui offrent des marges confortables. Clientèle principale : les voitures de société.

Ce marché commence à saturer, mais un article en français de The Conversatiion annonce un tournant avec l’arrivée en 2028 d’une 2 CV électrique autour de 15 000 €. « La contrainte budgétaire devient un argument de marketing, la simplicité retrouve (enfin) ses lettres de  noblesse tandis que la sobriété  – développée ICI – commence à gagner en légitimité. Elle pourrait, à certaines conditions, séduire un public plus large. »

« Si les progrès technologiques permettent d’étendre significativement l’autonomie des batteries et d’améliorer les conditions de recharge, ces petites voitures sont appelées à s’imposer bien au‑delà des usages urbains, des ménages multi-équipés et des flottes d’entreprise. Elles constituent ainsi un levier crédible et structurant de la transition vers une mobilité décarbonée. » (The Conversation).

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Bravo, on se débrouille.

Nos gouvernants restent muets. On le relèvera plus loin. La bonne nouvelle c’est que les Bruxelloises et les Bruxellois se débouillent. Ils et elles font comme ils peuvent avec les moyens du bord. Ceux qui peuvent se le permettre se ruent sur les brumisateurs, les ventilateurs, les rideaux isolants, voire même les climatiseurs. Les autres sur les ventilateurs de poche, les feuilles d’aluminium, les tissus mouillés, les douches froides, un plongeon dans le canal, …

« Alors que les citoyens sont écrasés et étouffés par une crise exacerbée par le réchauffement climatique, nos gouvernants, si prompts à saturer l’espace public sur les risques de guerre et les analyses budgétaires, sont totalement muets » écrit Béatrice Delvaux.  Elle interroge: « Où en est l’isolation des logements, des lieux publics et des crèches ? Où en est la verdurisation des espaces urbains, des cours d’école et des toits ?  Michel De Muelenaere en dit plus sur ces silences. L’expert Coppieters désavoue le ministre Coppieters …

Ce qui nous arrive n’est pas une surprise et se renouvellera. Si chaque parti prétend se préoccuper du changement climatique, ce n’est manifestement plus une priorité pour grand monde. Pas de plan à long terme et de maigres budgets, alors que des solutions existent. L’économie prime. La réunion de concertation canicule annulée par la Flandre. Quelques communes sortent des plans à la hâte. Après avoir minéralisé toutes ses places publiques pour y accueillir des événements, la Ville de Bruxelles sort son Plan Canicule.

Baignades en plein air.

C’est maintenant ou jamais que les Bruxelloises et les Bruxellois veulent se rafraichir. Faute de lieux de baignade en plein air, jeunes et moins jeunes font trempette dans le moindre plan d’eau disponible. Fontaines, bassins, étangs. Certains plongent même dans le canal côté Ceria. Tout cela est interdit – et souvent dangereux – mais la police n’est pas en mesure d’empêcher cette forme de désobéissance civile estivale, même s’ils sont arrivés à chasser les nageurs du parc du Cinquantenaire.

L’association Pool is Cool a multiplié les initiatives pour souligner la nécessité d’espaces des baignades en plein air à Bruxelles. Des occupations festives de plans d’eau comme au Marché au Poissons ou au boulevard Bolivar, des plongeons collectifs dans le canal et plus récemment l’aménagement d’une piscine provisoire le long du canal. Tout cela ne semble pas avoir ému les autorités régionales, sauf côté tang de Neeprede, dont le projet est bloqué pr une action en justice des riverains.

La Région nous dit avoir commandé une (Xième) étude de faisabilité sur la possibilité de se baigner dans le canal. Une campagne de mesures sera menée à hauteur de Ceria Coovi, le seul endroit où la qualité de l’eau est souvent suffisante pour se baigner. Une vingtaine d’autres sites seront analysés: résultat en septembre … à la fin de l’été. En attendant, les citoyens continueront à se baigner à leurs risques et périls.

Place de la Bourse

Cinquantenaire

Pool is Cool au canal

Pool is Cool  FLOW en Growfunding

 

La circoncision en question.

La circoncision vient de faire l’objet de multiples débats dans la presse. Particulièrement à Bruxelles, elle est souvent pratiquée pour des raisons religieuses. L’opération continuera à être remboursée lorsqu’elle s’impose pour des raisons médicales. Cela signifie donc qu’elle ne le sera plus pour des raisons religieuses ou rituelles. Un nouveau dilmme en perspective, après le foulard et l’abattage sans étourdissement.

Vu les prix pratiqués – jusqu’à plus de 1000 euros – on évoque déjà le retour des barbiers. A Anvers, des poursuites ont été entreprises contre des mohels intervenant sans assistance médicale. L’ambassadeur des USA s’en est évidement ému et parle d’antisémitisme. C’est dire si c’est un sujet sensible, qui pourrait susciter des clivages supplémentaires à Bruxelles. Une proposition déjà ancienne visait à  en faire un acte purement symbolique, sans inscription dans la chair.

Certains considèrent cependant la circoncision comme une mutilation à l’encontre d’un enfant, qui n’a pas donné son consentement. D’autres disent ne pas comprendre pourquoi l’évolution ou un dieu auraient doté les mâles d’un prépuce, qui serait inutile et qui devrait obligatoirement être coupé. Si cette intervention est réalisée seulement pour des raisons religieuses, ils ne voient pas pourquoi l’État devrait la rembourser.

La nature en ville.

Natuurpunt vient d’ouvrir le marais de Ganshoren au grand public. Première réserve naturelle acquise par Natuurpunt Bruxelles, elle a été baptisée « Gansbroek », du nom de la commune et de la zone marécageuse, à laquelle Bruxelles-Broeksele et Bruxsels Future doivent également leur nom. Après quinze ans de bénévolat, le président Wim Veys s’est réjouit de pouvoir faire ce cadeau à ses membres.

La  réserve naturelle s’étend sur 4,2 hectares, à la frontière avec la Flandre, avec le marais de Ganshoren, le verger d’Erik et le parc Kerremans à Zellik. Située le long du Molenbeek, ce fut zone agricole que Natuurpunt a pu l’acquérir à un prix avantageux. Il s’agit d’une zone humide et pauvre, qui se prête  bien au retour des orchidées et peut également attirer des chouettes chevêches et des chevreuils.

Menacée par de grands projets immobiliers, la nature a visiblement régressé  en ville depuis une trentaine d’années. Suffit de regarder la friche Josaphat ou les lisières de la forêt de Soignes. Il est donc plutôt exceptionnel qu’une association de protection de la nature se voit proposer un terrain à la vente. C’est un appel d’une femme représentant plusieurs propriétaires qui a enclenché l’opération qui vient de se conclure joyeusement.

photo Frederic Demeuse