Archives pour la catégorie Santé

Happy Monday: un poumon vert à Anderlecht

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Neerpede vous connaissez ? C’est un site naturel, encore quelque peu dispersé, qui occupe près de 40 hectares dans la partie ouest d’Anderlecht. Le panorama est exceptionnel et la grande butte offre une vue sur la ville et sur les vestiges du Pajottenland, si merveilleusement dépeint par Breughel. Région et commune ont finalisé un carnet de route, en vue de créer progressivement un véritable poumon vert, qui préserve la biodiversité du site tout en permettant aux visiteurs de profiter d’un cadre idyllique et d’un vaste ilot de fraîcheur à deux pas de la ville. Un projet dont la Région est fière et qui est particulièrement bienvenu dans un secteur qui manque cruellement d’espaces verts accessibles à la population.

Stratégiquement situé, cet espace naturel bénéficie aussi de l’existence de vents dominants qui iront ensuite rafraîchir Bruxelles. Le programme s’étendra sur plusieurs années et prévoit l’assainissement du chapelet d’étangs, la gestion écologique des espaces verts, la création de réserves naturelles et d’une zone d’agroécologie autour de la ferme du Chaudron. Le ruisseau Neerpedebeek (La Pede), sera reconnecté avec les étangs et dès 2023, l’étang du Mayfair deviendra zone de baignade en site naturel définitive, après avoir été testée avec succès au cours de cet été. Le Soir abonnés en dit plus ICI.

Le budget total se chiffre à quelques 36 millions d’euros et tout l’argent nécessaire n’est pas encore récolté. La Région discute avec Beliris (l’accord de coopération fédéral/Région) et le Feder (le Fonds européen de développement régional). Mais ce site naturel ne s’arrête pas aux limites de la Région bruxelloise, un Plan directeur interrégional fructueux a pu se développer pour Neerpede – Vlezenbeek – Sint Anna-Pede, entre Bruxelles Environnement (IBGE) et la Vlaamse Landmaatschappij (VLM).

Happy Monday: Les champs des possibles

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C’est le titre du projet de verdurisation et de piétonnisation des Champs Elysées, que vient de présenter Anne Hidalgo, maire de Paris. Jugée trop bruyante, bondée, polluée, dégradée et même sale, la mairie de Paris a lancé un plan de réaménagement des « Champs ». L’objectif: réduire toutes ces nuisances, rendre l’avenue beaucoup plus agréable aux piétons et améliorer la qualité de l’air en végétalisant les espaces d’ici 2030. C’est le magazine Numéro qui en livre le contenu et plus de photos ICI.

Première étape, la place de la Concorde. Elle deviendra presque intégralement piétonne avant 2024, année des Jeux Olympiques. Directement ouverte sur le jardin des Tuileries, rafraîchie par la présence de fontaines et encerclée d’arbres, elle permettra à nouveau aux passants de la traverser et même s’y installer en toute quiétude. Quant à l’avenue, elle verra l’espace réservé à l’auto réduit de moitié, tandis que l’alignement de dizaines d’arbres sur toute sa longueur et la création de nouveaux espaces verts, viendra protéger les piétons et les cyclistes de la chaleur, en laissant circuler un air enfin respirable.

Un plan d’aménagement sur dix ans avec un budget de 250 millions d’euros. Une vidéo bluffante de 5’ en plein écran, vous propose une visite détaillée de la transformation de cette prestigieuse avenue en “un jardin extraordinaire”. Le temps du « tout à l’auto » appartient résolument au passé.

images extraites de la vidéo youtube

L’inexpertise responsable ?

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Sur les antennes de la RTBF, le philosophe Philippe Van Parijs était invité à débattre de la notion « d’essentiel » qui s’est trouvée au cœur de l’actualité depuis plusieurs mois. Une profession, une activité « essentielle » pour vous, l’est-elle pour moi ? Y a-t-il un « essentiel » commun ? Ensuite, on lui a demandé si la démocratie avait été malmenée, en particulier par le rôle donné aux experts. Il y a répondu en plaidant pour “l’inexpertise responsable”. Deux mots antagonistes. Un oxymore ? Une expression qui peut surprendre, mais qui ne manque pas d’intérêt, en ces temps où les experts de toutes disciplines ont acquis une influence considérable sur les choix politiques de l’exécutif et sur le nouveau mode de vie qui en découle.

Philippe Van Parijs estime que ce qui peut être attendu des membres du monde académique, ce n’est pas de s’exprimer au nom de leur institution, mais de s’engager à titre personnel. Marius Gilbert en est sans doute un bon exemple, très apprécié des Bruxellois. Ils ne peuvent se contenter de s’exprimer en tant qu’experts, de dépositaires attitré d’un fragment minuscule de la connaissance universelle, mais bien en tant qu’inexperts responsables. Ils doivent se permettre de prendre position de manière argumentée sur des questions dont l’opinion publique et les mandataires politiques ont à débattre. Ils doivent s’appuyer sur une synthèse critique des connaissances pertinentes, dont une part seulement relève de leur expertise et même de leur discipline. Les positions qu’ils prennent font aussi inévitablement appel à des jugements de valeur, qu’ils doivent être prêts à expliciter et défendre s’ils ne sont pas évidents pour tous.

Il ne s’agit pas donc pas d’être ou prétendre être « neutres », « purement scientifiques ». Mais il ne faut pas pour autant renoncer à une distinction claire entre faits et opinions. Il importe en effet d’immuniser les jugements de fait contre l’influence des jugements de valeur et celle des intérêts personnels ou collectifs. « L’inexpertise responsable » consiste à aider les responsables politiques, la société civile organisée et les simples citoyens, en articulant le mieux qu’on peut, analyses factuelles et jugements de valeur, pour fonder des recommandations précises sur des questions controversées.

 

Covid-19: attendre ou agir ?

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Si vous n’êtes pas encore immunisé.e, sachez que des traitements existent. Ils augmentent fortement les chances de guérison, s’ils sont prescrits aux stades précoces de la Covid-19. C’est un abonné à ce blog qui le souligne. Alain Maskens – docteur en médecine et spécialiste en médecine interne – vient de publier une carte blanche courageuse dans Le Vif. Courageuse, parce qu’elle va à contre-courant de la politique du « tout au vaccin », qui néglige la recherche et la mise à disposition de traitements qui peuvent aider à une guérison rapide et donc à une diminution de la pression sur les hôpitaux et de la mortalité, principales causes de l’obligation de confiner.

Attendre ou agir ? Attendre le vaccin et ses promesses, attendre les premiers symptômes avant de se faire tester, attendre une contravention pour mettre son masque, attendre une aggravation de la situation pour se faire traiter et hospitaliser … Plutôt que d’attendre on peut aussi faire le choix d’agir et tenter de prévenir, comme déjà proposé ICI. Développer son immunité avec les vitamines C et D, avec l’oligoélément Zinc, avec l’huile essentielle de Ravintsara en inhalation ou en usage externe, … tout cela peut nous offrir plus de résistance en cas de contact avec le virus, peut nous aider à rester sans symptômes, même en étant testé positif.

Si malgré toutes vos précautions, vous développez les premiers signes de la maladie (fièvre, toux sèche, fatigue, perte d’odorat ou du goût, …) le docteur Alain Maskens préconise des traitements à discuter avec votre médecin et à appliquer sans tarder. Il s’en explique dans sa carte blanche destinée à un public général, mais développe ICI ses arguments de manière plus scientifique, pour celles et ceux qui veulent en savoir plus.

photo de fernando zhiminaicela pour Pixabay

Loyauté fédérale en question

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Nous nous étions réjouis ICI de l’attitude de l’Union Européenne qui a décidé de centraliser toutes les commandes de vaccins et de répartir les doses disponibles au prorata de la population de chaque Etat membre, pour garantir à tous le meilleur prix et éviter une concurrence entre eux. Cette politique a été un succès apprécié.

Un article de La Libre nous apprend que Jan Jambon – ministre président de la Flandre – a utilisé ses contacts chez Pfizer pour tenter d’obtenir des doses supplémentaires pour la seule Flandre. Selon les propos dans L’Echo de François De Smet – président de Défi – cette démarche traduit son « mépris vis-à-vis des accords européens et, accessoirement, de tout principe de loyauté fédérale ». Cette critique a aussi été appuyée par le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron (Ecolo).

Le communautaire n’est jamais loin en Belgique, mais il faut bien dire qu’en tentant (sans succès) de privilégier les citoyens de sa Région, Jan Jambon a voulu se montrer plus actif que l’Etat fédéral, mais a finalement tendu le bâton pour le battre, face à cette manoeuvre nationaliste mesquine.