Archives pour la catégorie Santé

Des forêts en ville

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La grisaille automnale ne doit pas empêcher la ville de penser aux prochains étés. Multiplier les les plans d’eau dans l’espace public et développer de nouveaux espaces verts. Des forêts urbaines bien pensées ont démontré leur capacité à dégager de la fraîcheur, à capter le CO2 et bien sûr à générer un ombre propice. Nous en comptons quelques unes en bordure de ville, comme les campus de l’ULB et de la VUB (s’ils ne lotissent pas trop) et ceux des Cliniques Saint-Luc. Il est aussi une forêt urbaine en plein centre ville, face à la cathédrale. Ces forêts urbaines demandent moins d’entretien que les parcs.

Nombre d’espaces urbains ont été minéralisés à l’extrême, dont la place de la Monnaie, la place Jourdan, la place Rogier et encore plus récemment, la place De Brouckère. La pierre et le béton accumulent la chaleur tout au long de la journée (jusqu’à 50° au centre de De Brouckère cet été) et ils la rejette la nuit, augmentant la température de la ville de plusieurs degrés. Alors qu’au boulevard Adolphe Max, de simples acacias en pot, arrivent à créer une voûte verte ombragée. Sciensano attire l’attention sur la surmortalité lors des dernières canicules et Guy Castadot met en garde contre la déforestation prévue au futur Mediapark à Schaerbeek.

La Maire de Paris va créer des forêts urbaines sur quatre place emblématiques, dont la place de l’Hôtel de Ville. A Neder-Over-Heembeek, la Ville de Bruxelles a réalisé un bel exemple participatif aux confins de la ville. Avec la méthode Miyawaki, ces forêts peuvent pousser 10 x plus rapidement, comme démontré ICI et encore LA.

Quelles places bruxelloises verriez-vous bien transformées en forêts urbaines rafraîchissantes ?

Boulevard Adolphe Max, des arbres en pot créent une véritable voûte verte

Effet placebo ?
Des forêts urbaines collées sur les cabines électriques  » rafraîchissent  » Bangkok

 

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Pour les abonné.e.s qui n’ont pu ouvrir le chapitre  » Assumer son cosmopolitisme  » d’Henri Goldman dans Demain Bruxsels, le revoilà ICI.

Le futur de notre cerveau

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Nous n’utilisons qu’une partie restreinte de notre cerveau. La tentation est donc grande de tenter de le développer et de « l’optimaliser ». De nombreux articles à propos des connexions et des stimulations que peut subir notre cerveau. Articles scientifiques, commerciaux et de science fiction. Elon Musk n’est pas en reste, avec des tests sur des singes au cerveau connecté, qui arrivent à contrôler un ordinateur à partir de leur cerveau. L’article de L’Echo en dit plus ICI.
Sur Internet, les offres de stimulation cérébrale fleurissent: on peut trouver, en vente libre et pour des sommes relativement modique, des dispositifs qui permettraient de stimuler électriquement et de façon non invasive certaines aires du cerveau.

Cette pratique – au départ médicale – est censée doper les capacités cognitives, comme la mémoire, le raisonnement, le langage, y compris chez des sujets sains. Cette technique est populaire chez certains étudiants, qui pensent ainsi améliorer leurs résultats aux examens. A l’analyse, il semble cependant que les effets positifs recueillis, relèvent plutôt de l’effet placebo.
The Conversation fait le point sur ces stimulations de nos neurones.

Pour l’instant, ces différentes techniques sont surtout utilisées pour contrecarrer un état pathologique, psychiatrique ou neurologique, et elles obtiennent des résultats. Ce n’est évidemment pas la même chose que d’« améliorer » un état normal.
Sur le plan éthique une vraie réflexion ne s’impose-t-elle pas, avant le permettre à l’homme d’intervenir sur son cerveau, au risque de jouer à l’apprenti sorcier ou de virer vers le transhumanisme ? La revue Sciences Humaines se livre ICI à une analyse en profondeur.

 

Happy Monday: illégale mais pacifique

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La manifestation bruxelloise des militants d’Extinction Rebellion autour du palais royal fut digne et déterminée, illégale mais pacifique. C’est dans le journal économique L’Echo que vous trouverez le meilleur reportage sur les objectifs et les moyens de ce groupe très international. ICI un compte-rendu de BX1 sur la dislocation de la manifestation par la police.

Un bon millier de femmes, d’hommes, d’enfants et d’ados, réunis place Royale – faute d’être arrivés à s’installer dans les jardins du palais royal – pour réfléchir aux actions à entreprendre pour éviter l’extinction de l’humanité et pour faire pression sur la classe politique, qui tarde à agir. La manifestation est calme, scandée par les « Extinction Rebellion » et ponctuée par des groupes de travail studieux par thèmes. Toutes et tous assis sur les chaises qu’ils avaient apportées. Certes, ils bloquaient le trafic, mais jamais rien d’agressif ou de violent. Pas de provocation du service d’ordre policier « qui fait son travail » disent-ils.

Et puis tout à coup, sur ordre de qui ? à partir de 16h30, des manifestants commencent à être emmenés. Aucune des 400 personnes menottées et emportées en fourgons par la police, n’a résisté. Elles étaient prêtes à une arrestation, vu l’absence de demande d’autorisation. Plus tard, le canon à eau sera mis en service, les sprays au poivre aussi et même quelques longues matraques. Il s’agit de nettoyer la place. Ils seront relâchés entre 21h et 03h.

Pourquoi ce déploiement de force, alors que, quelques années auparavant, nous nous sommes assis à plusieurs reprises, place de la Bourse, pour un Picnic the streets organisé – sans autorisation – pour exiger la suppression du trafic, suite à la carte blanche de Philippe Van Parijs ?
Ni Freddy Thielemans, ni plus tard Yvan Mayeur, n’ont donné ordre à la police d’évacuer la place. Deux poids, deux mesures ? Quels arguments ?

photo spray au poivre de BX1

 

 

 

 

Le Climat: ça suffit !

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Après un rapport inquiétant sur l’état de la terre et de l’alimentation, les scientifiques du GIEC en ont publié un autre sur l’état de l’eau, qui n’est pas plus rassurant. Après, c’est la banquise qui s’écroule et les glaciers qui fondent ou sont détruits. Et puis c’est Greta qui nous fait la morale. Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles et on n’a plus envie de les entendre. Nous voulons continuer à vivre le plus sereinement possible … et même aller en vacances en avion tant que c’est encore possible.

L’info tue l’info. L’overdose de nouvelles climatiques alarmantes banalise un message que nous ne pouvons plus entendre. Nos oreilles se bouchent spontanément. Le GIEC doit-il se taire ? Et Greta retourner à l’école ? J’hésite à vous faire part des dernières découvertes en matière d’évolution de notre environnement par peur de vous saturer, de voir filer des abonnés, mais je ne peux m’empêcher de vous livrer le point de vue du professeur Jean-Pascal van Ypersele.

Le catastrophisme ne mènera à rien, mais la pression sur nos gouvernements et entreprises doit se maintenir. Prendre le tram, trier nos déchets, nos petites actions quotidiennes et ménagères pour le climat peuvent maintenir nos consciences éveillées. Menées par une nouvelle génération, surtout composée de filles, et par un mouvement mondial de désobéissance civile pacifique, les manifestations pour une prise en compte urgente de la protection de notre environnement ne peuvent pas faiblir. Même contestées comme dans certains commentaires ICI  ou virales, planétaires et fort bien illustrées LA par le mouvement Extinction Rebellion.

Déjà sous eau, les réfugiés climatiques indonésiens commencent à être de plus en plus nombreux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Happy Monday: un taxi qui ne rejette que de l’eau

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Oui, cela existe. C’est à l’occasion de la semaine de la Mobilité, que le secteur des taxis bruxellois a présenté un véhicule … qui ne rejette que de l’eau. La DH relate ICI les propos du secteur: « On fait le plein d’hydrogène comme on ferait un plein d’essence et ensuite, le véhicule a une autonomie équivalente à un véhicule normal de l’ordre de 600 kilomètres ».

Ce taxi du futur venait de Paris, où il en circule déjà une centaine. Ils disposent de 4 stations de recharge. Les taxis parisiens à hydrogène seront bientôt 600, selon les articles du journal français LesEchos. A Bruxelles, le secteur affirme être en discussion avec les autorités régionales pour qu’un tel modèle puisse être mis en service en Région bruxelloise. Les retours reçus jusqu’à présent sont positifs.

Les taxis à l’hydrogène ne sont évidemment propres, que si l’électricité nécessaire pour la production d’hydrogène est verte. Il en va de même pour les véhicules électriques, qui de plus ont l’inconvénient d’être longs à recharger et d’être dotés de lourdes batteries peu durables.

Bruxelles se trouve donc devant un choix difficile, alors que le marché n’a pas encore tranché: faut-il équiper la ville de prises électriques ou de stations de recharge pour l’hydrogène ?