Archives pour la catégorie Mobilité

Happy Monday: 3 bonnes nouvelles

Ambiance et solidarité. Malgré un temps maussade, samedi les terrasses de la plupart des quartiers de Bruxelles ont retrouvé la foule des grands jours. Les habitué.e.s étaient tellement heureux de se retrouver, de partager et de soutenir leurs cafés et restaurants préférés. La bonne humeur et la prudence étaient de mise (presque) partout, la police n’a pas dû trop intervenir en dehors de Flagey. Merci les Bruxellois.e.s.

De l’air pur. Pour nous permettre d’aussi retrouver une vie normale en intérieur, une société belge a décidé d’importer un système de purification de l’air efficace, qui éliminerait sur 60 m2 jusqu’à 99,9% de virus, bactéries, pollens, odeurs, y compris les divers coronavirus. Des analyses extérieures semblent en avoir confirmé les performances. Plus d’infos dans le pdf en bas de page. Va-t-on enfin pouvoir se réunir sans passer par Zoom ?

Nouveaux trains de nuit. Après l’annonce de trains de nuit depuis Bruxelles vers Amsterdam, Berlin et Prague d’ici 2022, le projet pourrait s’étendre à Salzbourg, Innsbruck et Milan. Bruzz annonce une liaison d’Ostende à Prague et Varsovie, qui devrait aussi s’arrêter à Bruxelles dès 2022. Cela fera toujours un peu moins d’avions au-dessus de nos têtes

Allons-y à pied …

A Bruxelles, 37% des déplacements s’effectuent à pied, selon Bruxelles Mobilité. Un mode de transport disponible 24h/24. Une technologie du passé, pensée pour le futur. La marche est précieuse, tant pour notre santé que pour l’environnement. Marchez-vous une demi-heure tous les jours ? En êtes-vous bien sûr ? Pourtant, le corps médical voit la marche comme une activité santé essentielle à tout âge. Nous sommes programmés pour marcher et cela peut devenir un plaisir. L’informatique et le télétravail ont fait de la plupart d’entre nous des sédentaires. Les transports motorisés ont considérablement contribué à encore réduire notre activité physique.

Comme 60% des déplacements à Bruxelles font moins de 5 kilomètres, la Région explique à BX1, que  la marche sera la thématique principale de la prochaine Semaine de la Mobilité. Nous sommes tous piétons ! En sortant de sa voiture, en descendant du tram ou en rentrant de l’école. Il est donc essentiel d’agir au niveau du confort des piétons depuis la qualité et la largeur des trottoirs, jusqu’à la création et l’entretien d’espaces publics conviviaux, qui doivent aussi devenir des lieux de rencontre et de convivialité qui se distinguent de la voiture individuelle.

Une enquête menée en 2020 a révélé que 71% des Bruxellois interrogés indiquaient que la crise sanitaire a démontré la nécessité de créer des trottoirs plus larges. Bruxelles Mobilité a démarré un plan pluriannuel et proactif d’entretien des trottoirs, avec un budget de 6 millions d’euros rien que pour 2021. Faudra encore qu’elle s’organise pour qu’ils restent en l’état, après le passage des nombreux impétrants comme Sibelga, Vivaqua et les multiples compagnies de téléphone. Il devrait aussi s’agir de séparer prudemment les piétons des cyclistes, qui ont aussi droit à leurs espaces sécurisés.

une campagne ArBr de Bruxelles Mobilité

L’hydrogène réunit ses partisans

Il y a quelque temps déjà, une lectrice se demandait à quoi pouvaient bien servir nos soliloques à propos de l’avenir de notre ville. Autant prêcher dans le désert. Aujourd’hui, nous sommes 544 à partager des visions d’un futur que nous voulons désirable. Mieux encore, certain.e.s n’hésitent pas à diffuser nos idées auprès de leurs relations ou de responsables politiques. Depuis peu, des lecteurs et lectrices ont décidé de passer de la réflexion à l’action. Réunis pour faire le point entre passionnés et scientifiques pour voir comment agir pour assurer un avenir à l’hydrogène à Bruxelles. Ils ont déjà un RV fixé avec le cabinet d’Alain Maron.

La Région semble tout miser sur la voiture électrique et l’installation des milliers de bornes nécessaires au long rechargement de leurs volumineuses batteries. Contrairement à la Flandre et à la Wallonie, Bruxelles ne mentionne pas l’hydrogène dans le plan de relance qu’elle a introduit à l’Europe. La compétition entre la voiture électrique à batteries et celle à pile à combustible (hydrogène) ne fait que commencer. La Chine abandonne la voiture électrique au profit de l’hydrogène et les provinces se ruent sur les subventions. Le Japon n’est absolument pas en reste.

La Commission Européenne ambitionne de positionner l’hydrogène comme une énergie incontournable à l’horizon 2050 pour les transports. Au point que les voitures à pile à combustible pourraient détrôner les modèles électriques à batterie … que 18% de propriétaires américains se mettent déjà à revendre, à cause du temps de rechargement. Les jeux ne sont pas faits. Bruxelles aurait tort de mettre tous ses oeufs dans le même panier et de ne pas miser aussi sur des stations à hydrogène.

Pour rejoindre le groupe Bruxelles Hydrogène il suffit d’adresser votre demande à cette  adresse.

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Se protéger sans s’isoler

Se protéger de l’arrivée massive et quotidienne de milliers voitures dans une cité déjà congestionnée, suppose de pouvoir contrôler les flux entrants. Aujourd’hui, les automobilistes qui résident dans les deux autres Régions pénètrent quasiment tous par une des nombreuses sorties aménagées le long de cette autoroute dénommée Ring, qui sert de boulevard périphérique de l’agglomération bruxelloise. C’est donc là, que pourrait s’effectuer le réglage des flux entrants. Le Ring qui entoure Bruxelles étant en grande partie sur le territoire de la Flandre, c’est elle qui détient la clé, faute d’avoir réussi à mettre en place la Communauté métropolitaine de Bruxelles, prévue par la 6ème réforme de l’Etat.

Bruxelles a pu rétrécir l’accès à la ville à Reyers et l’envisage pour Hermann Debroux, qui se situent sur son territoire. La Flandre développe son propre programme pour le réaménagement de « son » Ring, avec ses propres critères. Les projets pour les Quatre Bras suscitent des craintes et certains n’hésitent pas à parler d’un projet « d’asphyxie de Bruxelles ».

Bruxelles compte donc utiliser la taxation kilométrique pour tenter réguler la circulation et d’améliorer la qualité de l’air … avec l’opposition que ce plan suscite tant en Flandre qu’en Wallonie. La (difficile) concertation a cependant débuté. Que ce soit pour l’installation d’entreprises ou pour la fréquentation de nos commerces et des nos institutions culturelles, nos projets, comme ceux  de la Flandre, pourraient conduire à isoler Bruxelles du reste du pays, dont elle est la capitale. Une analyse détaillée de L’Echo éclaire tous les enjeux de ces différentes opérations. De larges extraits dans le pdf ci-dessous.

Quel avenir pour l’aéroport de Zaventem ?

Comme capitale de l’Europe, Bruxelles a bien évidemment besoin d’un aéroport. Avec ses pistes qui se terminent à moins de 2 km de la Région la plus densément peuplée du pays, l’aéroport de Zaventem est incontestablement mal situé. Sa relocalisation – sans cesse repoussée – n’est plus à l’ordre du jour, pour des raisons tant économiques que politiques. Comme la crise sanitaire a un impact considérable sur la Brussels Airport Company (BAC) et sur Brussels Airlines, ces deux sociétés ne vont pas tarder à solliciter à nouveau l’Etat belge, qui devra fixer les conditions de toute aide.

La société privée BAC est largement dans les mains d’actionnaires canadiens et Brussels Airlines est propriété de Lufthansa. Il ne peut donc être question d’aides financières publiques sans clarifier l’avenir de cette plate-forme aéroportuaire et définir les conditions mises à l’octroi de ces aides. Pour pouvoir se maintenir si près de Bruxelles, Zaventem n’a d’autre choix que de se transformer en aéroport urbain, centré sur les vols passagers à destinations des capitales et grandes villes européennes, non desservies par des trains à grande vitesse. Le France vient de décider d’interdire tout vol intérieur qui peut être assuré en train en moins de deux heures et demi.

Les vols longs courriers sont aisément accessibles depuis Schiphol, Francfort et Roissy. Les vols low cost sans liaison train rapide ont leur place à l’aéroport Bruxelles – Charleroi. Pour les avions cargo, un aéroport dédié a été aménagé à Bierset, en expropriant les riverains avec de l’argent public. Le chargement en soute des avons de ligne pourrait se maintenir à Zaventem. Les vols de nuit doivent y être interdits pour des raisons de santé publique. Quant à la question de l’emploi, les postes perdus à Zaventem se retrouveront aux aéroports de Bierset et Charleroi ainsi que dans le développement des chemins de fer et des trains de nuit, que l’inévitable taxation du carburant des avions rendra enfin plus compétitifs. C’est sur cette base que l’avenir de la plate forme aéroportuaire de Zaventem peut être assuré, sans compromettre celui des personne survolées à Bruxelles et dans les deux Brabants.