Archives de catégorie : Mobilité

Une énergie propre ?

La seule énergie vraiment propre restera toujours celle qu’on ne consomme pas ! Toutefois les véhicules alimentés par de l’hydrogène comprimé n’émettent que quelques gouttes d’eau et se révèlent silencieux. Ils ne sont évidemment « propres » que si l’électricité nécessaire pour produire cet hydrogène est verte ou durable. Il circule aujourd’hui des trains, des bus, des poids lourds, des tracteurs, des voitures et même de petits avions propulsés par de l’hydrogène. Cette semaine à la RTBF, Arnaud Ruyssen consacrera « Le Tournant » à l’avenir de l’hydrogène. Sera aussi sur Auvio.

Récemment, un minibus Hydron produit par Rampini annonce 450 km avec un plein. Solaris dévoile Urbino 18, un bus articulé à hydrogène pour 150 personnes avec 350 km d’autonomie. Paris dispose de plusieurs centaines de taxis Hype à hydrogène et chez nous Taxis Verts et le groupe Virya/Colruyt expérimentent un premier taxi à hydrogène bruxellois, tandis que la STIB teste un bus A330FC de Van Hool. Des progrès s’enregistrent chaque jour pour un futur moins pollué.

Reste la question des stations de remplissage. Il n’y en a toujours pas à Bruxelles, malgré l’offre de Hype, toujours pendante … L’UE vient de conclure un appel à projets de 292 millions d’euros, qui va contribuer au financement 57 stations de carburants alternatifs en Europe. Parmi elles, Virya/Colruyt a été sélectionnée pour la construction de trois stations d’hydrogène: Anvers, Halle et Ottignies. Toujours rien pour Bruxelles. Mais il y avait il des projets bruxellois non retenus ? 

Voler avec modération.

C’est dans Le Monde, que le patron des Aéroports de Paris  (ADP) invite les passagers à être plus raisonnables dans le voyage aérien, tant que le secteur n’aura pas été au bout de son processus de décarbonation, ce qui pourrait prendre vingt à trente ans. « Avant que nous ayons des avions propulsés soit à l’électricité, soit à l’hydrogène, soit avec des carburants durables faits à partir d’électricité verte, il faudra faire preuve de modération ». Il n’y aura pas de retour à la normale avant 2014, mais « Si demain matin le trafic aérien devait décroître, ce n’est pas une tragédie existentielle pour nous ».

Voilà un discours qui nous change des propos d’Arnaud Feist, directeur général de Brussels Airport Company, qui accumule les communiqués et les newsletters pour nous pousser à nous embarquer dans des Citytrips lointains à prix bradés. L’émission de tonnes de gaz à effets de serre et le survol à basse altitude de centaines de milliers de Bruxellois ne semblent pas l’émouvoir. Et tout cela au nom de l’économie et de l’emploi … mais surtout au profit des actionnaires du consortium étranger BAISA  (1) qui détient 75% de ses parts.

En attendant les progrès technologiques annoncés, ne serait-il pas plus sage de limiter les déplacements en avion au strict nécessaire ? De développer des lignes à grande vitesse au travers de l’Europe, en commençant par la ligne Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg, qui devrait depuis longtemps déjà relier les trois capitales européennes en TGV. Les chemins de fer sont aussi créateurs d’emploi en polluant nettement moins.

(1) Le consortium BAISA comprend le fonds de pension canadien Ontario Teachers Pension Plan (OTTP), le fonds de pension néerlandais APG, l’investisseur australien QIC, l’assureur suisse Swiss Life, le partenaire financier du secteur public de l’État de Nouvelle-Galles du Sud en Australie TCorp et le fonds d’investissement du système de retraite du gouvernement japonais GPIF.

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Juste une bande de plus.

Une bande de circulation supplémentaire pourrait résoudre nos embouteillages journaliers.

1970 : une bande de plus va régler le problème
1980 : une de plus va régler le problème
1990 : une de plus va régler le problème
2000 : une de plus va régler le problème
2010 : une de plus va régler le problème
2020 : ?

Cliquez ICI la réponse d’un lecteur automobiliste.

Happy Monday: une ville plus propre

Je n’ai pas attendu jusqu’à ce lundi pour vous annoncer cette bonne nouvelle: l’arrivée d’un premier taxi qui n’émet que quelques gouttes d’eau, grâce à l’hydrogène vert qui l’alimente.

Si le nombre de voitures de société a augmenté en Wallonie et en Flandre, à Bruxelles il connait cependant une forte diminution (10,5 %), selon Securex, en partie grâce à l’utilisation accrue des moyens de transport alternatifs et de la mobilité partagée, mais aussi à cause de nos artères encombrées et des plans de circulation.

Le ministre Gilkinet (Ecolo) s’est vu remettre un réveil matin par le collectif Back on Track avec l’heure de départ du train de nuit qui devait relier Bruxelles à Malmö en Suède depuis 2020, comme alternative aux vols polluants. Une pétition, que vous pouvez signer en faveur du retour des trains de nuit, a déjà recueilli plus de 10.000 signatures.

Des dalles de parking capables de stocker l’eau de pluie pour la restituer dans le sol viennent d’être produites par une start-up française, qui entend verdir un secteur notoirement polluant en proposant un produit « recyclable à l’infini ».

photos BRUZZ & AFP – FREDERICK FLORIN

Scoop: un taxi à hydrogène

Ça y est ! Un premier taxi propre à hydrogène vert circule à Bruxelles. C’est un article de BX1 qui l’annonce et un autre de La Libre qui le confirme. C’est une excellente nouvelle pour la qualité de l’air en ville et pour la réduction de la pollution sonore. C’est aussi une victoire réjouissante pour la campagne citoyenne que bruxsels future a menée avec quelques lecteurs et professeurs convaincus de l’ULB.

En vue du colloque que nous avons organisé à la Fondation Universitaire en début d’année, nous avions rencontré les Taxis Verts et Virya Energy (Colruyt) active dans le secteur des énergies renouvelables. Ce sont ces deux groupes qui se sont associés pour mettre en service le premier taxi bruxellois fonctionnant à l’hydrogène. Une évaluation sera établie après un an d’expérimentation. Une manière pour le secteur des taxis de se préparer à la fin du diesel et de découvrir une alternative à la voiture électrique, à l’autonomie limitée et au temps de rechargement long.

Reste la question d’une station de remplissage. La société française Hype, qui dispose de plusieurs centaines de taxis à hydrogène à Paris, semble toujours disposée à construire une station à Bruxelles, pour alimenter les 60 taxis à hydrogène qu’elle veut implanter chez nous, si elle obtient les licences nécessaires du cabinet de Rudi Vervoort. Comme elle est associée à l’opération en cours, gageons que le dossier pourrait évoluer assez rapidement. 

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