Archives de catégorie : Mobilité

Réussir son habitat groupé.

Billet invité

Suite au billet consacré à l’habitat groupé, un lecteur qui vit dans l’un d’eux à Schaerbeek, nous fait part de ses mises en garde et de ses conseils. Il commence par l’obstacle des règles d’urbanisme. Elles ont été conçues pour les promoteurs habituels, les conventions d’architectes très spécifiques quand il s’agit de restaurer et les habitudes des grandes entreprises de construction. Cela mériterait vraiment une approche spécifique avec tous les acteurs du processus. 

Notre premier atout a été que le groupe s’est constitué sur une possibilité concrète (vente publique) pour des personnes candidates à l’habitat groupé qui avaient défini l’essentiel de leurs priorités : écologique et sociale. De cette façon, nous avons évité toutes les projections sur un habitat groupé « idéal » et le temps y consacré, ajouté à celui pour trouver le lieu et les architectes. En cela, la proposition Coarchi a été vraiment innovante.

D’emblée très inter-générationnel et avec des revenus assez variés, notre groupe s’est formé en sociocratie en utilisant des outils très concrets (décision par consentement et l’élection sans candidat,e,s principalement). C’est ce qui nous a permis de traverser beaucoup de moments de tensions liés au chantier d’abord et ensuite à notre gestion quotidienne et future.  Stéphane Lagasse aborde aussi ICI la question de la mobilité et celle des matériaux récupérés.

 

Bruxelles a changé.

En 20 ans, Bruxelles a changé. Dans le bon sens ? Pour tout le monde ?
Les avis sont partagés. On peut aussi bien voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. L’Echo a profité de l’été pour nous livrer un coup d’oeil dans le rétroviseur, images à l’appui. C’est un point de vue. Il y en a d’autres. Matière à réflexion, après trois canicules et soixante neuf fusillades.

« La ville a profondément changé et tente de se redessiner, de tourner petit à petit le dos à la voiture particulière et d’envisager un avenir où ses habitants respirent mieux. Quartiers plus apaisés, disparition du viaduc Reyers, mise en place du piétonnier, tentatives de donner bonne figure au canal et à ses alentours… Bruxelles bouge. »

« Le plan GoodMove a connu des vagues de protestations et a été la cible du parti libéral lors des dernières élections régionales. Les habitants de certains quartiers ont révélé bien des tensions et la déconnexion entre la classe politique et une population profondément ancrée dans ses habitudes de vie et de mobilité. Le piétonnier, nouveau visage d’un espace  (jadis) peu qualitatif et pollué, a rapidement soulevé des critiques sur son accessibilité et son caractère trop mercantile. »

Le Métro 3 refait surface.

Vous vous rappellerez que le nouveau gouvernement bruxellois a décidé de suspendre le projet de Métro 3. Néanmoins, il poursuit la construction de la future station Toots Thielemans et des tunnels de raccordement aux infrastructures existantes, afin d’y permettre une  simple exploitation en tram. Selon l’Arau, le Bral et Inter-Environnement Bruxelles (IEB), ces couteuses  infrastructures ne sont plus nécessaires.

Elles pourraient être remplacées par une mise en surface de portions de lignes de tram. Cette solution permettrait d’éviter la démolition du Palais du Midi et d’éviter 500 millions d’euros de dépenses supplémentaires. Le tram 55 pourrait aussi être prolongé jusqu’à Albert et de nouvelles lignes  pourraient être créées par fusion de lignes existantes pour améliorer la desserte de Schaerbeek et d’Evere. La STIB avait jugé cette alternative techniquement infaisable.

Les trois associations affirment avoir répondu à ces objections grâce à de nouveaux éléments techniques présentés à la presse ce jeudi. Elles en ont profité pour relancer leur demande de rencontre avec le ministre-président Boris Dilliès, à qui elles ont écrit il y a trois semaines, sans réponse jusqu’ici. Affaire à suivre pour nous toutes et tous et surtout pour les riverains victimes de cet interminable chantier. BX1 et l’ARAU en disent plus.

Une 2 CV électrique.

La transition vers des voitures électriques – pour celles et ceux qui ne peuvent s’en passer – se trouve freinée par le prix des véhicules proposés par l’industrie automobile européenne, qui se concentre largement sur de gros véhicule lourds et couteux, qui offrent des marges confortables. Clientèle principale : les voitures de société.

Ce marché commence à saturer, mais un article en français de The Conversatiion annonce un tournant avec l’arrivée en 2028 d’une 2 CV électrique autour de 15 000 €. « La contrainte budgétaire devient un argument de marketing, la simplicité retrouve (enfin) ses lettres de  noblesse tandis que la sobriété  – développée ICI – commence à gagner en légitimité. Elle pourrait, à certaines conditions, séduire un public plus large. »

« Si les progrès technologiques permettent d’étendre significativement l’autonomie des batteries et d’améliorer les conditions de recharge, ces petites voitures sont appelées à s’imposer bien au‑delà des usages urbains, des ménages multi-équipés et des flottes d’entreprise. Elles constituent ainsi un levier crédible et structurant de la transition vers une mobilité décarbonée. » (The Conversation).

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