Archives pour la catégorie Mobilité

Bientôt un livreur quadripède électrique ?

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Un mélange de fascination et de méfiance.
C’est ce que suscite le robot Spot, qui vient de sortir des laboratoires de Boston Dynamics.
Présenté comme un “ robot agile qui manipule des objets, monte les escaliers et opérera dans des bureaux, des maisons ou à l’extérieur ”.  Vous en saurez plus ICI, et si vous n’êtes pas convaincu de ses capacités et de ses interactions, voyez cette courte vidéo ou celle-ci en milieu de page.

Ancienne propriété de Google, la société a été revendue au groupe japonais SoftBank en juin 2017, pour renforcer son pôle robotique. L’entreprise a plusieurs fois précisé que ses créations pouvaient être destinées au secteur de la livraison. Malgré l’intérêt suscité par ses exploits et son « animalité », la question du débouché commercial reste posée.

Sa commercialisation vient cependant de démarrer aux States, sous forme de leasing de robots personnalisés. L’entreprise met des ingénieurs à la disposition de ses clients, afin que l’implémentation du robot Spot soit parfaitement adaptée aux tâches requises et se passe correctement.
Le voyez-vous vous côtoyer en ville ?

Happy Monday: un taxi qui ne rejette que de l’eau

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Oui, cela existe. C’est à l’occasion de la semaine de la Mobilité, que le secteur des taxis bruxellois a présenté un véhicule … qui ne rejette que de l’eau. La DH relate ICI les propos du secteur: « On fait le plein d’hydrogène comme on ferait un plein d’essence et ensuite, le véhicule a une autonomie équivalente à un véhicule normal de l’ordre de 600 kilomètres ».

Ce taxi du futur venait de Paris, où il en circule déjà une centaine. Ils disposent de 4 stations de recharge. Les taxis parisiens à hydrogène seront bientôt 600, selon les articles du journal français LesEchos. A Bruxelles, le secteur affirme être en discussion avec les autorités régionales pour qu’un tel modèle puisse être mis en service en Région bruxelloise. Les retours reçus jusqu’à présent sont positifs.

Les taxis à l’hydrogène ne sont évidemment propres, que si l’électricité nécessaire pour la production d’hydrogène est verte. Il en va de même pour les véhicules électriques, qui de plus ont l’inconvénient d’être longs à recharger et d’être dotés de lourdes batteries peu durables.

Bruxelles se trouve donc devant un choix difficile, alors que le marché n’a pas encore tranché: faut-il équiper la ville de prises électriques ou de stations de recharge pour l’hydrogène ?

Payer pour circuler en ville ?

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En taxant la circulation des voitures, il ne s’agirait pas de remplir les caisses de la Région bruxelloise, mais de tenter de désengorger la ville, en remplaçant les taxes d’immatriculation et de circulation fixes, par une taxe sur chaque kilomètre parcouru (taxation dite intelligente), en fonction des heures de pointe, ainsi que du type de route empruntée. L’alternative serait une taxe zonale fixe, qui ne tiendrait pas compte des km parcourus. En taxant les déplacements plutôt que la possession d’un véhicule, on encouragerait cependant les citoyens à utiliser leur voiture de manière plus rationnelle et à opter plus souvent pour des alternatives.

La tarification au km semble être la plus juste, selon une étude disponible ICI. Sa mise en œuvre technique reste cependant plus difficile et plus coûteuse. Un étude de l’ULB et un document d’Inter Environnement Bruxelles en disent davantage. Pour être optimale, cette tarification intelligente devrait être appliquée dans tout le pays. La Wallonie n’y est pas (plus) favorable, la Flandre a changé d’avis à plusieurs reprises. Faudra donc attendre la mise en place de tous les gouvernements pour envisager une concertation entre Région. Le gouvernement bruxellois a donc inscrit une taxe zonale dans son accord de majorité. Elle ne la mettrait finalement en œuvre, que si les négociations avec les deux autres Régions devaient échouer.

En ville – où les alternatives sont nombreuses – il serait logique d’utiliser la voiture le moins possible, et donc de payer si on le fait malgré tout. Les villes qui mettent la qualité de vie au cœur de leur programme déploient toutes ce type d’outil pour réduire la pression automobile. L’exemple de Stockholm montre que cela fonctionne et bénéficie d’un grand soutien de la population, sans nuire à l’économie.

« Aménagez une ville pour les voitures et vous aurez des voitures, organisez une ville adaptée aux modes de déplacements doux, et vous aurez des piétons et des cyclistes »

Happy Monday: 179 rues cyclistes

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Dès le mois de novembre, tout le centre de la ville de Malines se transformera en une seule zone cycliste. Quelque 179 rues du centre – soit 30 kilomètres de voiries publiques – deviendront ainsi cyclables. Ce sont les vélos qui y détermineront la vitesse de circulation. Ils pourront emprunter toute la largeur de la voie et le trafic motorisé ne pourra pas les dépasser.

« Il est très intéressant de donner aux cyclistes l’espace nécessaire dans la ville, afin de tenter un nombre accru de citoyens à utiliser le vélo pour leurs déplacements. Cela permet aussi de ne pas devoir créer des pistes cyclables dans toute la ville » Patrick Princen (Groen) échevin des Travaux.

Une  » zone cyclable  » est composée d’un réseau de pistes cyclables continu. Les cyclistes utilisent toute la largeur des rues. La vitesse maximale y est de 30 km/heure pour l’ensemble des utilisateurs. Il est défendu d’y dépasser les cyclistes. Les véhicules motorisés doivent donc rouler derrière les vélos. Les vélos peuvent dépasser les voitures à gauche.
Une expérience à suivre de près par Bruxelles ?

info et photo vrtNEWS ICI

Espace public privatisé

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C’est à grands frais que la Ville s’est débarrassée des voitures, pour rendre les places et les boulevards centraux aux piétons et aux habitants. Les travaux ne sont pas encore terminés, que déjà les terrasses et les deux roues se sont accaparés d’une grande partie de ces nouveaux espaces piétons.

Soyons de bonne foi: les terrasses, on aime et les vélos, les trottinettes et autres monoroues doivent aussi pouvoir profiter de l’accessibilité des boulevards rénovés. A l’usage, il semble cependant indispensable que la Ville définisse des règles, qui favorisent une cohabitation harmonieuse entre les diverses occupations des espaces prioritairement destinés aux piétons.

  • Pour les deux roues, l’attribution d’une piste cyclable dans l’espace central pourrait être une solution qui leur permettrait de circuler sans slalomer dangereusement entre les piétons.
  • Pour les terrasses, elles devraient être autorisées dans les espaces entre les jardinets, mais pas dans les espaces le long des façades qui devraient rester dégagés. Elles ne devraient pas excéder la surface dont dispose l’établissement en intérieur.

A ces conditions, tout le monde pourrait sans doute s’y retrouver.
Les photos en disent probablement plus qu’un long discours.