Archives de catégorie : Education

Électricité ou Gaz ?

Nous vous avions annoncé l’intention du gouvernement fédéral d’augmenter les accises sur le gaz naturel pour pouvoir les diminuer sur l’électricité. C’est aujourd’hui chose faite avec un calendrier qui devrait démarrer le 1er août. Tout cela en respectant des taux planchers obligatoires fixés par la directive européenne sur la taxation de l’énergie.

Cette augmentation des accises sur le gaz et la baisse des accises sur l’électricité est une mesure phare, qui a quelque peu crispé les débats. Les accises sur le gaz passeront de 8,72 euros/MWh à 10,31 euros/MWh, puis à 11,39 euros/MWh au 1er janvier 2027 et à 12,47 euros/MWh au 1er janvier 2028. Quant aux accises sur l’électricité, elle passeront de 50,33 euros à 46 euros/MWh le 1er août, puis à 43 euros en 2027, 40 euros en 2028 et 38 euros/MWh en 2029. ICI la source.

Cette mutation se poursuivra au-delà de 2029, avec l’espoir que cela incitera les consommateurs à privilégier l’électricité comme source d’énergie, plutôt que le gaz importé, dont la combustion génère  du dioxyde de carbone et du méthane (puissant gaz à effet de serre). Reste à produire ou importer suffisamment d’électricité verte et à octroyer des primes à l’isolation et à l’achat de pompes à chaleur, qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment.

 

La droite extrême progresse.

Un lecteur nous fait remarquer que le site du Gang des Vieux en Colère contient une petite brochure « anti-fa » très engagée. Elle relève des indices et fait le point sur la progression des doctrines fascistes et d’extrême droite, grâce à des personnes âgées, qui ont parfois côtoyé la Résistance et connu le fascisme au pouvoir en Allemagne avec Hitler, en Italie avec Musolini, mais aussi en Wallonie avec Léon Degrelle et en Flandre avec Staf De Clercq

Si aujourd’hui, on peut se réjouir de l’échec d’Orban et de son parti Fidesz en Hongrie, on ne peut s’empêcher de constater la montée de l’extrême droite en Europe, particulièrement en Italie, mais aussi en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, au Portugal, en Espagne et en Slovaquie. Des partis qui affichent tous un scepticisme  certain envers la démocratie et l’Union européenne.

Leur brochure se veut un outil pour comprendre et résister aux mécanismes, aussi lents que dangereux ,qui se mettent en place ici et ailleurs. Grâce aux réseaux sociaux, aux influenceurs, à la presse et aux « fake news », l’extrême droite bénéficie d’une plus grande visibilité. La presse n’est plus que dans quelques mains. Des milliardaires ne cachent pas leurs visées politiques, surtout en France, mais nous sommes inondés par leurs contenus, comme 21News, financé par Bolloré et Lagardère.

 

Des logements alternatifs.

Face à une pression foncière croissante et aux grandes difficultés d’accès à un logement abordable, de nouvelles initiatives voient le jour. Des alternatives concrètes aux modèles traditionnels de propriété. Analyse juridique et retours de terrain vont devoir interroger la capacité de ces modèles à répondre à une fonction sociale de la propriété, pour favoriser un accès à des logements abordables et décents pour les générations bruxelloises actuelles et futures.

C’est à partir de l’exemple du Community Land Trust de Bruxelles (CLTB) et des coopératives d’habitants que L’IRIB propose une rencontre pour mettre en lumière les défis pratiques et juridiques de ce modèle. Certains choix architecturaux emblématiques seront abordés, comme le réemploi des matériaux ou la conception d’espaces partagés, ainsi que l’implication et l’accompagnement des habitants dans le processus de création des projets.

Après avoir exploré le potentiel du modèle CLT, cette présentation ciblera certaines tensions juridiques que révèlent sa mise en œuvre en particulier au regard du droit des biens (Livre 3 du Code civil). La rencontre se tiendra le mardi 26 mai avec des sandwichs à 12h et les exposés de 12:30 à 13:30 et puis débats. Des détails et inscription gratuite mais obligatoire ICI.

IRIB Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles

Des seniors se mobilisent.

Rien dit de la 30ème Belgian Pride dans la capitale de l’Europe, parce que la presse l’a largement annoncée et y a consacré des reportages hauts en couleur. Heureux de se retrouver à plus de 200 000 dans les rue des Bruxelles pour faire la fête, les participants ont aussi voulu  rappeler que si les lois changent positivement en Belgique, les mentalités ne suivent pas au même rythme. Une preuve récente ICI.

Beaucoup de femmes, beaucoup de familles et de jeunes. C’est sous le slogan « When Times Get Darker, We Shine Brigther” que les participants ont évoqué des atteintes aux droits des minorités sexuelles et de genre en Europe et ailleurs dans le monde. Rien n’est jamais acquis définitivement. Ici on défile sans crainte, mais ce n’est pas pareil dans toutes les rues.

Ce qui fut neuf, c’est la présence d’un groupe de personnes en chaise ou avec des cannes. Les seniors ont voulu être présents à la Belgian Pride de cette année avec l’aide de nombreux volontaires. Leur présence a aussi mis en évidence la négation de la sexualité dans un très  grand nombre de homes et plus encore la négation de l’homosexualité.

Un autre Sénat ?

La disparition du Sénat est souhaitée par le gouvernement fédéral. Bertin Mampaka s’y verrait bien siéger avec tous les parlementaires bruxellois, bien qu’ils soient très bien installés à la rue du Lombard, avec sa Salle des Glaces et son amphithéâtre moderne. Mais d’autres songent plutôt à y installer un « Conseil citoyen permanent ».

Une organisation issue du G1000 et qui se définit comme une plateforme pour l’innovation démocratique, porte depuis un certain temps cette idée d’une assemblée législative composée de citoyens tirés au sort. Il s’agit de “compléter la démocratie représentative par la démocratie délibérative et directe“, pour des “choix politiques plus solides et plus inclusifs“.

Une “opportunité unique” pour le pays, selon Adelaïde Charlier. Cela se pratique déjà en Suisse, en Irlande et en Communauté germanophone. Une étape pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions. Lundi midi, un évènement symbolique était organisé sur la place de la Monnaie, sous le slogan “Votre voix mérite un siège”. Une pétition, qui doit réunir 25.000 voix, est  aussi lancée ICI.

Extrait de la vidéo de BX1

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