Archives de catégorie : Education

Un roman à 16 ans

Ines Lamallem est étudiante en terminale à Bruxelles, où elle est née et où elle vit. Très jeune, sa mère l’amène à la bibliothèque, elle y dévorera des livres. Fort vite, elle remplira des carnets de notes. A 16 ans, elle écrit déjà son premier roman. Elle le peaufinera encore pendant un an, avec le support apprécié du programme éducatif Boost de la Fondation Roi Baudouin. Son manuscrit est remarqué par la Fondation Laure Nobels. Elle lui remet le prix Jeunes auteurs belges. Son roman « Santana » paraît alors chez Ker éditions. La RTBF lui consacre un bel article.

Merveilleuse success story pour Ines et sa famille. Encourageant aussi pour l’avenir des Bruxelloises et des Bruxellois issus de la diversité de nos cultures. C’est la voix d’une jeune fille qui veut lever le voile sur la vie quotidienne et la parole d’autres adolescent.e.s. « On parle de nous, sur nous, mais on n’écoute pas notre parole, on ne connaît rien de nos vies dans les quartiers et les écoles. Les adultes n’ont-ils jamais été jeunes ? Sont-ils nés adultes ? » dira-t-elle hier soir à l’Espace Magh, lors de la présentation de son premier roman.

Si Ines dépeint sans concession, l’ultra-violence – quasi caricaturale – d’une jeunesse blanche qui peut être cruelle, elle relève aussi la solidarité dont les jeunes peuvent faire preuve. Elle n’est pas seule à traiter des violences faites aux femmes – parce qu’elle sont femmes – mais elle sait aussi traiter de celles faites aux garçons, que l’on commence seulement à évoquer. Là, Ines se lance dans des études romanes. Elle veut devenir professeur de français en secondaire. Elle veut passionner les jeunes pour la langue française, qu’elle aime tant et qu’elle maîtrise si bien.

 « Santana » est paru aux Éditions Ker. © ©Yves Gervais

Un roman à 16 ans

Ines Lamallem est étudiante en terminale à Bruxelles, où elle est née et vit. Très jeune, sa mère l’amène à la bibliothèque, où elle va dévorer des livres. Très vite, elle remplira de petits carnets de notes. A 16 ans, elle écrit déjà son premier roman. Elle le peaufinera encore pendant un an, avec le support apprécié du programme éducatif Boost de la Fondation Roi Baudouin. Son manuscrit est remarqué par la Fondation Laure Nobels, qui lui remet son prix Jeunes auteurs belges. Son roman « Santana »  paraît alors chez Ker éditions. La RTBF y consacre un bel article.

Merveilleuse success story pour Ines et sa famille. Encourageant aussi pour le futur des Bruxelloises et des Bruxellois issus de la diversité de nos cultures. C’est la voix d’une adolescente qui veut lever le voile sur la vie quotidienne et la parole d’adolescent.e.s. « On parle de nous, sur nous, mais on n’écoute pas notre parole, on ne connaît rien de nos vies dans les quartiers et les écoles. Les adultes n’ont-ils jamais été jeunes ? Sont-ils nés adultes ? » dira-t-elle hier soir à l’Espace Magh, lors de la présentation de son premier roman.

Si elle dépeint sans concession, l’ultra-violence – quasi caricaturale – d’une jeunesse blanche qui peut être cruelle, elle relève aussi la solidarité dont les jeunes peuvent manifester. Elle n’est pas seule à traiter des violences faites aux femmes – parce qu’elle sont femmes – mais elle saura aussi traiter de celle faites aux garçons, que l’on commence seulement à évoquer. Là, Ines se lance dans des études romanes. Elle veut être professeur de français en secondaire. Elle veut passionner les jeunes pour la langue française, qu’elle aime tant et qu’elle maîtrise déjà si bien.

 « Santana » est paru aux Éditions Ker. © ©Yves Gervais

Changer de mode de vie

Le futur de Bruxelles ne ressemblera pas à la vie que nous menons aujourd’hui. C’est aujourd’hui une certitude. Si nous voulons léguer une planète habitable à la nouvelle génération, il va nous falloir modifier bon nombre de nos comportements. Changer d’habitudes ? Rien de plus difficile. C’est sortir de sa zone de confort. Nous sommes alarmés par la crise climatique, qui ne peut plus être niée en Belgique, après les inondations catastrophiques vécues par des milliers de concitoyens, mais sommes-nous prêts pour autant à modifier considérablement notre mode de vie ?

Une nouvelle étude internationale de Kantar Public – résumée ICI – souligne l’écart important entre la prise de conscience et l’action. Elle montre qu’il y a peu de volonté de prendre moins l’avion, de mettre de côté la voiture ou de manger moins de viande. Les tableaux de l’étude sont très révélateurs des freins à l’action individuelle, souvent jugée insuffisante pour régler la question climatique. Un certain nombre de personnes pensent que c’est plutôt au niveau politique que des décisions doivent être prises.

Le débat politique nécessaire aujourd’hui porte évidemment sur la définition de notre futur modèle de production et de consommation et sur ses implications: nous devons nous concentrer sur les solutions et les changements, y compris les plus difficiles, et accepter la répartition des efforts nécessaires entre tous les acteurs de la société. Alors qu’ils génèrent le moins de gaz à effet de serre, ce sont les moins nantis qui paieront le plus lourd tribut aux conséquences des changements climatiques en cours. Cela devient désormais une question de solidarité entre êtres humains. La COP 26 ne semble pas y être arrivée.

photos unplash et oxfam international

Happy Monday: Bruxelles en histoires

Résidence principale des familles aristocratiques qui s’y sont succédé au gré des mariages et de quelques batailles, Bruxelles a vu défiler depuis 10 siècles, les comtes de Louvain, le ducs de Brabant, les ducs de Bourgogne et enfin les Habsbourg d’Espagne et ceux d’Autriche. Séduits par la ville, ils ont tous choisi de s’installer sur les hauteurs du Coudenberg (place Royale). Charles Quint s’y plaisait beaucoup et y régnait déjà sur une grande partie de l’Europe. Les ruines de son palais sont aujourd’hui visitables à l’initiative de notre lecteur Michel Van Roye. Le pouvoir aime manifestement Bruxelles. L’Europe, l’OTAN, la Flandre et la Fédération Wallonie Bruxelles ont aussi choisi d’y installer leur siège. La dynastie Saxe-Cobourg et Ghota y règne toujours en son palais.

 La grande Histoire de Bruxelles se mêle volontiers aux petites histoires. Un livre malin et rigolo résume: « Bruxelles. Histoire en histoires« . Conçu pour les enfants, il est ludique, bourré d’anecdotes et fort bien illustré. Un beau cadeau de Noël pour tous ces enfants dont Bruxelles n’est pas nécessairement le passé. Mais détrompez-vous, les adultes y trouveront aussi leur compte et apprécieront la magistrale ligne du temps qui s’y déplie. Promis: vous y apprendrez toutes et tous quelque chose.

C’est à Isabelle de Pange et ses collaboratrices, que nous devons ce très précieux travail didactique. Quand je vous aurai précisé que c’est Roel Jacobs qui a été le re-lecteur historique de leur travail, bon nombre de professeurs y trouveront sans doute des repères pour leurs cours d’Histoire. A partir de l’Histoire de Bruxelles – et des traces que tous ses envahisseurs y ont laissées – on peut presque retracer toute l’histoire de l’Europe et mieux comprendre l’importance des chartes communales, qui furent les garantes d’une certaine autonomie de nos villes.

Je t’aime, moi non plus

Billet d’humeur d’une bruxelloise néerlandophone

« Bruxelles, je t’aime ». Tout comme Angèle dans sa déclaration d’amour musicale à Bruxelles, je peux sans peine rêver de ma ville en couplets. C’est Louise Hoon – politologue à la VUB – qui l’affirme dans une Mening parue dans De Standaard et traduite ICI avec Deepl.com.  Elle connait peu de pays où l’amour ou la haine de la capitale – sur le plan politique – est aussi fort. Ceux qui viennent d’ailleurs ont besoin d’un peu de temps pour saisir la place de Bruxelles dans le tissu politique belge. Pour de nombreux Flamands, Bruxelles est plus étrange que Paris ou Amsterdam.

Louise Hoon poursuit. Des recherches récentes menées par la KU Leuven et la Banque nationale  montrent que les transferts économiques en Belgique ne vont pas de la Flandre vers la Wallonie, mais du centre du pays (Bruxelles, et hinterland brabançon) vers la périphérie. Les navetteurs hautement qualifiés emportent leurs revenus dans des villages proprets où l’on pourrait manger par terre. Si Bruxelles pouvait taxer son hinterland, elle serait en mesure d’offrir davantage à tous ceux qui y vivent, habitent et grandissent.

La fragmentation des pouvoirs, les circonscriptions électorales communales et les six zones de police font de la responsabilité politique et de la transparence des notions très relatives. La culture et l’éducation sont également sous-financées en tant que matière relevant de la communauté flamande à Bruxelles et ne sont pas suffisamment axées sur les besoins spécifiques de la ville. Bruxelles n’est pas en manque d’amour. Ce dont elle a besoin, c’est d’argent, d’une représentation politique et d’un gouvernement qui reconnaisse et exploite tout le potentiel inutilisé de la ville. Et cette fois, ce n’est pas nous qui le disons.