Archives pour la catégorie Education

Le futur de notre cerveau

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Nous n’utilisons qu’une partie restreinte de notre cerveau. La tentation est donc grande de tenter de le développer et de « l’optimaliser ». De nombreux articles à propos des connexions et des stimulations que peut subir notre cerveau. Articles scientifiques, commerciaux et de science fiction. Elon Musk n’est pas en reste, avec des tests sur des singes au cerveau connecté, qui arrivent à contrôler un ordinateur à partir de leur cerveau. L’article de L’Echo en dit plus ICI.
Sur Internet, les offres de stimulation cérébrale fleurissent: on peut trouver, en vente libre et pour des sommes relativement modique, des dispositifs qui permettraient de stimuler électriquement et de façon non invasive certaines aires du cerveau.

Cette pratique – au départ médicale – est censée doper les capacités cognitives, comme la mémoire, le raisonnement, le langage, y compris chez des sujets sains. Cette technique est populaire chez certains étudiants, qui pensent ainsi améliorer leurs résultats aux examens. A l’analyse, il semble cependant que les effets positifs recueillis, relèvent plutôt de l’effet placebo.
The Conversation fait le point sur ces stimulations de nos neurones.

Pour l’instant, ces différentes techniques sont surtout utilisées pour contrecarrer un état pathologique, psychiatrique ou neurologique, et elles obtiennent des résultats. Ce n’est évidemment pas la même chose que d’« améliorer » un état normal.
Sur le plan éthique une vraie réflexion ne s’impose-t-elle pas, avant le permettre à l’homme d’intervenir sur son cerveau, au risque de jouer à l’apprenti sorcier ou de virer vers le transhumanisme ? La revue Sciences Humaines se livre ICI à une analyse en profondeur.

 

Le Climat: ça suffit !

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Après un rapport inquiétant sur l’état de la terre et de l’alimentation, les scientifiques du GIEC en ont publié un autre sur l’état de l’eau, qui n’est pas plus rassurant. Après, c’est la banquise qui s’écroule et les glaciers qui fondent ou sont détruits. Et puis c’est Greta qui nous fait la morale. Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles et on n’a plus envie de les entendre. Nous voulons continuer à vivre le plus sereinement possible … et même aller en vacances en avion tant que c’est encore possible.

L’info tue l’info. L’overdose de nouvelles climatiques alarmantes banalise un message que nous ne pouvons plus entendre. Nos oreilles se bouchent spontanément. Le GIEC doit-il se taire ? Et Greta retourner à l’école ? J’hésite à vous faire part des dernières découvertes en matière d’évolution de notre environnement par peur de vous saturer, de voir filer des abonnés, mais je ne peux m’empêcher de vous livrer le point de vue du professeur Jean-Pascal van Ypersele.

Le catastrophisme ne mènera à rien, mais la pression sur nos gouvernements et entreprises doit se maintenir. Prendre le tram, trier nos déchets, nos petites actions quotidiennes et ménagères pour le climat peuvent maintenir nos consciences éveillées. Menées par une nouvelle génération, surtout composée de filles, et par un mouvement mondial de désobéissance civile pacifique, les manifestations pour une prise en compte urgente de la protection de notre environnement ne peuvent pas faiblir. Même contestées comme dans certains commentaires ICI  ou virales, planétaires et fort bien illustrées LA par le mouvement Extinction Rebellion.

Déjà sous eau, les réfugiés climatiques indonésiens commencent à être de plus en plus nombreux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel rôle pour l’école aujourd’hui ?

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Quel rôle pour l’école aujourd’hui à Bruxelles et dans les pays démocratiques ?Enseignants, parents, étudiants, gouvernants et entreprises s’interrogent. C’est une question fondamentale qui – à ce stade – se situe davantage au niveau philosophique et politique que pédagogique.
A Bruxelles, pour sauver l’école, la Fédération Wallonie Bruxelles planche sur son pacte d’excellence – qui fait l’objet de critiques et de justifications. Le pacte francophone confirme un tronc commun jusqu’à 15 ans, tandis que la Communauté flamande met l’accent sur une identité flamande forte (1) basée sur un « canon » à enseigner à tous, mais ne veut plus d’un tronc commun. Les jeunes Bruxellois néerlandophones devront faire un choix entre le général, le technique et le professionnel dès la fin de la 6e secondaire.

Transmettre le savoir disponible à tous a longtemps été le rôle essentiel de l’école démocratique. Depuis la propagation rapide d’Internet, l’information pour tous et l’ouverture sur le monde se sont répandues et ont changé la donne. Le rôle d’éducation de l’école devrait en sortir renforcé et le développement urgent de l’esprit critique permettre de lutter contre la propagation virale de fake news. Des chercheurs de Standford se sont livrés à une analyse de la situation, le magazine Vice en a fait le résumé. De son côté, La Main à la pâte publie un livre pratique à l’usage des enseignants désireux de développer l’esprit critique de leurs étudiants.

En marge de l’évolution du rôle de l’école, se développent aussi des centres de formation privés au minerval élevé et souvent basés sur les nouvelles technologies. L’intelligence artificielle y a fait son entrée, comme l’évoque ce reportage glaçant de jeunes enfants chinois dotés de leur casque IA, alors que retentit le signal d’alarme de la protection de notre mémoire interne.

(1) dans l’accord de majorité flamand « identiteit » est mentionné 19 fois, « integratie », 53 fois, et il s’agit bien d’une identité et d’une intégration dans une communauté et non dans une Région

 

Voter: un devoir démocratique ?

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L’Etat de droit repose sur un régime démocratique élu au suffrage universel. En Belgique le droit de vote est acquis pour tous les citoyens (1), mais aller voter est aussi un devoir. La revue Politique y a consacré un article de Xavier Mabille. La suppression du vote obligatoire programmée par le nouveau gouvernement flamand – pour les communales et les provinciales – a relancé la question de cette obligation, par laquelle la Belgique fait figure d’exception en Europe, avec la Grèce et le Luxembourg. LaLibre publie un édito à propos de cette décision flamande. Les partis politiques francophones ont répété leur attachement à ce devoir, même si chez les libéraux, un certain nombre d’élus la remettent en question au nom de la liberté.

L’obligation faite aux citoyens d’aller voter part d’une volonté de lutte contre l’absentéisme, qui pourrait bien devenir le « premier parti » dans plusieurs pays, mais elle part aussi d’une volonté d’assurer une légitimité aux élus et élues qui vont représenter le peuple dans les parlements. Tout le monde est-il capable de comprendre les enjeux et de faire les choix adéquats ? Bien sûr que non, mais même les personnes fragiles et les illettrés ont le droit et le devoir de voter, sinon le suffrage universel doit être remplacé par un retour au vote censitaire. Les partis, la presse, l’école, les médias sociaux ont l’obligation d’aider chacun à accomplir son devoir en parfaite connaissance des enjeux.

Certains espèrent que le vote obligatoire ramène vers la politique des personnes qui s’en détournent. Sinon, ils craignent de voir les partis se concentrer sur les sujets qui intéressent leur électorat acquis, délaissant d’autres problématiques. Manifester son opposition à la particratie peut aussi s’exprimer par un vote blanc ou un vote nul, plutôt que par l’abstention. Ces « votes » seront visibles, parce que comptabilisés. Ne faut-il pas regretter que l’Etat belge applique de moins en moins de sanctions envers les citoyens qui ne remplissent pas leur devoir électoral ?

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(1) Pour les régionales, le droit de vote n’est pas acquis pour les ressortissants de l’Union Européenne, résidant depuis plus de 5 ans à Bruxelles, et encore moins pour les résidents de pays hors UE. Le parlement bruxellois estime inadmissible qu’un Bruxellois sur trois ne puisse pas voter pour la Région où il réside et paie ses impôts.

 

Français, langue étrangère ?

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Pour de nombreux Bruxellois, le français – ou le néerlandais – n’est pas leur langue maternelle, mais une langue étrangère. Comme les chercheurs recommandent aujourd’hui aux parents d’élever leurs enfants dans une langue qu’ils maîtrisent bien, l’école devient le partenaire numéro un dans l’apprentissage du français (ou du néerlandais) nécessaire pour l’acquisition des compétences de base. Depuis la maternelle, les enseignants des écoles bruxelloises doivent s’adapter à cette réalité sans y être particulièrement formés.

Cela va changer. Dans la Déclaration de Politique Communautaire du nouveau gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles un paragraphe entier précise que « Les enseignants doivent apprendre à enseigner le français aux élèves dont ce n’est pas la langue maternelleDans leur formation initiale, le « Français langue étrangère » sera considéré comme une compétence transversale, mais également comme une discipline spécifique pour les enseignants qui le désirent. Parce qu’il importe de pouvoir donner à tous les enfants une chance égale de s’épanouir au sein de l’enseignement francophone ».

L’enseignement francophone et le néerlandophone se trouvent devant les mêmes défis, face à de nombreux enfants qui ne maîtrisent pas la langue de l’école et à des enseignants non préparés à cette situation. La Libre détaille ICI les solutions avancées par la Fédération W-B. Bruzz publie un article qui tire la sonnette d’alarme et aborde le « Néerlandais, langue étrangère ». Le journal a aussi rassemblé un dossier consacré au plurilinguisme, à l’échange de professeurs et à une expérience d’écoles bilingues.