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Faire classe dans les bois ?

Alors que la reprise dans les écoles suscite des interrogations chez les enseignants, les parents et les élèves, l’école dans les bois – très répandue au Danemark en toutes saisons – ne pourrait-elle pas être une solution à envisager en période de pandémie ? A Bruxelles, parc et bois sont proches, mais les écoliers restent confinés à l’intérieur, les excursions sont interdites, alors que le virus est beaucoup moins actif à l’air libre que dans les classes. Comprenne qui pourra.

Habillés d’une combinaison, de bottes et de gants, les parents danois n’ont aucune crainte à voir grimper les enfants aux arbres, à jouer avec de l’eau et à se salir. Faire l’expérience de la nature. Etre émerveillé. Ressentir de la joie, du bonheur, mais aussi de la peur, en sachant entouré par les autres. Apprécier les odeurs, les sons, les goûts, les textures, … S’asseoir près de la chaleur et des bruissements du feu. S’interroger pour comprendre ce qui se passe dans la nature. Croiser la vie et la mort.

Dans le Nord, faire la sieste en terrasse, quelle que soit la météo, est une tradition, car le froid renforce le système immunitaire des enfants. A Bruxelles, vous vous rappellerez l’expérience de BOS évoquée ICI et aussi tentée au Luxembourg et dans plus de 1000 écoles en Allemagne. « Faites du monde naturel – y compris la peur et le risque – une part de l’expérience d’apprentissage quotidienne des enfants ».

Où le virus se propage-t-il le plus aisément ? Où les enfants développent le mieux leur curiosité et leur autonomie ?

 

Des policiers agressés

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En contact plus fréquent avec la population, pour faire respecter les consignes sanitaires ou pour des opérations de trafic de drogues, des policiers bruxellois ont dû faire face à plusieurs reprises à la violence des personnes contrôlées. Une policière se dit écoeurée par l’inertie de notre système judiciaire. Le respect mutuel indispensable entre citoyens et forces de l’ordre était à l’ordre du jour de la rencontre programmée le 7 novembre par Aula Magna, elle sera finalement reportée au mois de janvier, face à l’absence de dernière minute d’une des trois personnes intervenantes.

Tout type de violence physique à l’encontre de qui que ce soit est intolérable. On vient cependant d’assister, tout récemment, à de multiples violences à l’égard de policiers en service à Ixelles ainsi qu’à Saint-Josse. La rapide remise en liberté provisoire des personnes arrêtées a ému et ne peut que renforcer un sentiment d’impunité dans le chef des agresseurs, même si cette remise en liberté ne signifie pas qu’ils ne seront pas sanctionnés. Le MR a voulu apporter son total soutien à la police par la voix du député bruxellois David Weytsman, chef de file MR à Bruxelles-Ville, qui a aussi réagit sur Twitter. Christos Doulkeridis, bourgmestre (Ecolo) d’Ixelles, veut une stratégie concertée contre la petite criminalité.

Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), s’est montré particulièrement décidé dans un article du Standaard (traduit ICI par DaarDaar). Il a immédiatement exigé que le parquet rende des comptes et promis la poursuite et la condamnation des agresseurs, s’il apparaît qu’ils ont commis des faits répréhensibles. Vu le principe de séparation des pouvoirs, « il a joué là avec les limites de ce qu’un ministre de la Justice peut se permettre : demander des explications, c’est autorisé, mais intervenir dans une affaire en cours, non ».

 

Happy Monday: vivre les uns avec les autres

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Cela ressemble à un slogan facile ou a un lieu commun, mais lorsque c’est le ministre flamand de l’Intégration et de l’Égalité des chances qui affirme que son objectif est « d’encourager les Flamands à vivre les uns avec les autres et nous plus les uns à côté des autres » on peut se demander comment il va s’y prendre pour en faire une réalité ? Mais l’homme sait de quoi il parle, il a été bourgmestre de Malines. Il a été nommé « meilleur bourgmestre du monde » en 2016 par la City Mayors Foundation pour s’être s’investi, avec sa communauté, dans l’accueil des réfugiés et l’intégration des migrants dans une ville plutôt négligée, qu’il a  transformée en l’une des cités les plus attrayantes de Belgique.

C’est bien du ministre Bart Somers qu’il s’agit. Peut-être serez vous surpris d’apprendre qu’il est élu sur les listes de l’Open VLD. C’est un article de la Gazet Van Antwerpen – heureusement traduit ICI par Daardaar – qui nous apprend comment il s’y est pris à Malines. « Chaque primo-arrivant est encadré par un parrain ou une marraine avec lequel ou laquelle il va passer plusieurs heures par semaine durant un certain nombre de mois. Il apprendra ainsi non seulement notre langue, mais aussi nos valeurs et coutumes. Il étoffera son réseau de connaissances et augmentera ses chances d’accéder à un emploi et un logement. Nous voulons l’étendre à d’autres groupes cibles, comme les personnes dans la précarité, atteintes d’un handicap ou appartenant à la communauté LGBT. Nous pourrons ainsi renforcer les liens au sein de notre société ».

Multiplier les contacts entre les individus, ne pas se contenter de vivre un entre soi confortable. Avec « School in Zicht », Bart Somers compte aussi favoriser la mixité au sein des écoles avec le ministre de l’Enseignement. Non par la contrainte, mais en encourageant les parents à opter pour des écoles mixtes. La société a tout à y gagner. La jeune génération est amenée à évoluer dans une Flandre multiculturelle. Le fédéral gère les arrivées sur le sol belge, la Flandre veille à l’intégration des primo-arrivants, mais les pouvoirs locaux jouent un rôle déterminant dans la participation réelle au projet de société. Un exemple pour Bruxelles ? où la Région a tardé à mettre des programmes d’accueil et d’intégration en route. Alors qu’elle les a enfin rendus obligatoires au 1er janvier 2020 (pour les primo-arrivants non UE), rien ne sera finalement prêt avant le 1er janvier 2021… Même G-L Bouchez au MR regrette ces retards et ces discriminations.

 

Osez la forêt !

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Ce samedi après midi pourrait être un des plus beau moment de l’automne avec une température annoncée de 16°.  Comme le shopping est limité à l’essentiel, pourquoi ne pas tenter une escapade en forêt de Soignes ? Une forêt cathédrale dont les hêtres majestueux sont si proches de la ville. « Un lieu hors de l’espace et du temps qui ne s’inscrit dans le monde que pour mieux s’en abstraire ». Peu de grandes ville ont la chance de bénéficier d’une forêt aussi accessible. Les Japonais qui pratiquent les bains de forêt, le Shinrin-yoku et les « câlins aux arbres » leur attribuent un renforcement du sytème immunitaire et des vertus contre le stress … Ce qui est certain, c’est qu’on en revient comme d’un vrai voyage.

Si vous prenez tout simplement le tram 44 à Montgomery, vous débarquez en pleine forêt aux arrêts Auderghem-Forêt, Drève des Brûlés ou Tir aux Pigeons. Et si vous allez jusqu’au terminus à Tervuren, vous découvrirez un beau parc à la française, mais aussi le Bois des Capucins et son très riche arboretum, encore plus beau en automne. Vous pouvez aussi accéder à la forêt de Soignes par le Bois de la Cambre ou alors par le parc Tournay Solvay et par le Rouge Cloître accessibles par le M° Hermann Debroux, par le 95 à Wiener, par le 94 à l’Hippodrome. Les gares de Boitsfort et de Groenendael sont aussi des portes d’accès, à moins que vous leur préfériez le vélo ?

Au creux de cette forêt, se trouvent même des vestiges néolithiques  et le monument aux forestiers vous emportera vers un rêve druidique sous les hêtres. Les surprises ne manquent pas, mais Bruxelles Environnement vous révèle tout à propos de la forêt de Soignes: sa faune, sa flore, ses oiseaux, ses champignons … et vous présente aussi des itinéraires et une carte détaillée au bas du document. Vous laisserez-vous tenter ? Peut-être s’y croisera-t-on ?

photo extraite de la promenade de 6 km proposée par Natagora

Se prémunir contre le Covid-19

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Nous sommes de plus en plus nombreux à connaître des proches ou des collègues qui sont infectés par le Sars-Cov-2 ou qui ont développé des symptômes du Covid-19. Des visages connus commencent à remplacer les froides statistiques alignées par Sciensano. Ils nous rendent l’épidémie plus proche et les risques plus palpables. Les gestes barrières chez soi et en entreprise, ainsi que les restrictions imposées par le gouvernement, devraient faire chuter les contaminations et les hospitalisations. Aérer les pièces, plusieurs fois par jour, pourrait y contribuer.

Nous pouvons aussi agir en renforçant notre système immunitaire, qui pourrait nous mettre à l’abri des effets du virus. Si la communauté scientifique n’est pas unanime à ce sujet, il existe cependant divers moyens de booster notre immunité sans risques, en attendant des preuves scientifiques incontestables. La vitamine D en fait partie et nous en manquons souvent en hiver, faute de soleil. La vitamine C  nous est procurée par les agrumes, les kiwis, les tomates, les brocolis … Elle est connue pour nous protéger des infections et pour améliorer nos réactions immunitaires. Un supplément de vitamine C liposomale est conseillé par un certain nombre de médecins et nutritionnistes.

Parmi les oligo-éléments nécessaires à notre organisme, il y a le zinc. Il a une action sur notre immunité innée et adaptative. Il équilibre nos réponses immunitaires et entraîne une action antivirale directe contre certains virus, dont le Sars-Cov-2 pourrait faire partie. Et puis il y a l’artemisia annua, dont nous avons déjà présenté les bienfaits, et dont des lecteurs nous signalent de bons documentaires. Vous l’aurez compris, des résultats sont acquis, mais les preuves scientifiques tardent encore à les confirmer faute de financement. Peut-on attendre ?  Parlez-en à votre médecin, s’il est ouvert aux médecines naturelles. Sachez que le traitement choc administré à Donald Trump comportait notamment du zinc et de la vitamine D …