Archives de catégorie : Education

Happy Monday: au-delà des rêves.

Au Parlement bruxellois, 100 jeunes à l’image de Bruxelles viennent de livrer les conclusions des trois journées de réflexion de la Youth Coalition, mise en place par Brussels 2030. C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’ils ont fait part de leurs rêves sous les applaudissement nourris des nombreux invités. Pour que ces rêves puissent devenir réalité, ils ont aussi aligné un grand nombre de solutions concrètes que nous publierons dès qu’elles seront en ligne. Ils n’ont pas manqué non plus de fixer leurs exigences pour que tout cela ne reste pas lettre morte.

Ces jeunes souhaitent que Bruxelles soit désignées Capitale européenne de la Culture en 2030. Ils voudraient pouvoir être fiers d’une culture bruxelloise diversifiée, qui soit un exemple pour les autres villes. « Bruxelles, rendez-vous du monde ». Une participante affirme avec détermination : « Paris fait des jeunes des Parisiens, Londres fait d’eux des Londoniens, Bruxelles vous permet d’être vous-même ».

 Ce qui fut le plus frappant, c’est la détermination de ces jeunes. Leur implication pourrait les rendre capable de surmonter bien des obstacles. Le président du parlement leur a dit : « Vos demandes sont désormais dans les mains des ministres du gouvernement ». Il s’agira de ne pas décevoir ces jeunes et à travers eux, tous ceux dont ils ont été les porte-parole. On se souviendra de ce qu’il est resté des 250 propositions de la Convention pour le Climat en France, avec des notes de 3,3 sur 10 de la part de 96 de ses membres …

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Vous connaissez l’EVRAS ?

Un guide pour l’Education à la Vie Relationnelle, Affective & Sexuelle (EVRAS) a l’usage des animateurs aété adopté par les parlementaires de la Fédération Wallonie Bruxelles. Sur les réseaux sociaux comme dans la rue, fusent de nombreuses critiques et des craintes émises par des parents et des associations. Pour des raisons religieuses ou morales, ils ne veulent pas de ce programme de deux heures en 6e primaire et en 4e secondaire. Suite à ces réactions, la formulation des passages jugés problématiques sera revue.

Instruire les jeunes est un devoir pour l’école. Pour les parents il y a obligation à permettre à leurs enfants de recevoir cet enseignement, dont le contenu a été voté à la quasi unanimité. Un lecteur s’inquiète de la violence de certaines réactions qui confinent à la barbarie, quand le feu est mis à certains établissements. Il s’inquiète aussi de l’attitude qui sera de mise lorsque certains enfants seront absents ou « malades » lors du déroulement de ces animations.

Dans la synthèse du message de ce lecteur, vous trouverez également des liens vers des articles de presse, ainsi que l’évocation d’une similitude avec « l’absence » du roi Baudouin pour des raisons religieuses, lors du vote de la loi dépénalisant l’avortement. Avec ce que les enfants peuvent entendre de leurs copains et copines, voir dans la rue ou découvrir sur internet, n’est-il pas indispensable que l’école puisse faire le point et réponde à leurs questions ? Le Soir se penche sur les critiques, fondées ou pas.

>>>  dernière minute à propos des voitures électriques “bon marché” ICI et LA.

Happy Monday: un rééquilibrage.

Personne ne vous défendra mieux que vous-mêmes, personne ne vous défendra à votre place“. Cela semble être ce qui motive à la fois un certain nombre de jeunes à propos du futur de Bruxelles, de femmes matures insoumises et de personnes qui ont le sentiment d’être différentes.

Une centaine de jeunes réunis au parlement bruxellois et à l’AB, dans le cadre de notre candidature à Bruxelles 2030, se confrontent face à six thèmes: les Communautés de Bruxelles et les jeunes générations, le travail et l’enseignement, l’identité et la culture bruxelloise, la mobilité à Bruxelles, la nature et le climat, les conditions de vie et l’urbanisme et enfin la sécurité en ville. Plus dans l’article de BX1 et de Bruzz.

Les panthères grises, des femmes “d’un certain âge” qui refusent de se laisser enfermer dans un mode de vie qui ne leur correspond pas et qui le disent vivement ICI. Dans l’univers de la mode, nombreux sont aussi les invisibles, dont font partie les personnes en situation de handicap, les femmes rondes, les femmes trop âgées, trop grandes ou trop petites, trop claires ou trop foncées, … La mode pourrait être un outil pour lutter contre toute ces formes de discrimination. Un changement de regard collectif, tel ce défilé de mode bruxellois alternatif d’Artillery au Quartier Saint-Jacques en centre-ville.

A vélo à l’école ?

52 % des élèves et leurs parents considèrent le vélo comme le moyen de transport le plus efficace pour se rendre à l’école, selon une enquête réalisée par Pro Velo auprès des enfants de 5e et 6e primaire de 10 écoles. De nombreux parents font cependant marche arrière lorsqu’on leur demande s’il laissent aller leur enfant à l’école à vélo. 67 % considèrent que les itinéraires cyclables pour s’y rendre sont inadaptés et dangereux.

Néanmoins, 92 % des parents interrogés ont indiqué que l’aménagement récent des rues autour de l’école contribuait à rendre l’environnement plus sûr et plus convivial. Ce sont surtout les routes d’accès vers le écoles qui posent problème. L’introduction de la zone 30 km/h à Bruxelles est appréciée par 73 % des parents.

Des parents disent rouler à côté de leur enfant pour faire “barrière” aux voitures, d’autres font des détours par des routes plus calmes ou autorisent leur enfant à rouler sur le trottoir dans les rues “dangereuses”, même si cela va à l’encontre du code de la route. L’article de Bruzz, traduit pour vous ICI, en dit plus.

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Dépénaliser le cannabis.

Le cannabis est interdit à Bruxelles mais  une certaine tolérance a vu le jour. En continuant à criminaliser son utilisation, on permet l’accumulation d’une masse d’argent noir et on met les utilisateurs dans les mains de réseaux criminels. Philippe Close (PS) appelle à un grand débat national à propos de la libéralisation du cannabis. La plupart des partis francophones vont dans le même sens, avec cependant des réticences importantes en Flandre et pas seulement du côté de la N.VA.

Pierre-Yves Dermagne :« Il ne sert à rien de continuer à arrêter et emprisonner des personnes dans des affaires de consommation ou de vente de cannabis. Il faut tout simplement légaliser le cannabis et organiser sa vente, comme le décide aujourd’hui l’Allemagne. Nous devons légaliser pour pouvoir organiser la culture et la vente. Cela représenterait environ 660 millions par an, notamment via des accises comme sur l’alcool et le tabac. De l’argent qui pourrait servir à la police, à la justice et à la prévention ».

La presse en a beaucoup parlé. L’Echo synthétise bien la problématique et Fédabxl la développe. Cet article résume la situation dans les autres pays. Pas inscrit dans l’accord de gouvernement de la Vivaldi, il n’est pas certain qu’il soit possible de légiférer au cours de cette législature, mais la libéralisation sera très probablement inscrit au programme du prochain gouvernement.