Archives pour la catégorie Education

Les Bruxellois seront ce qu’ils mangent

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Le futur de Bruxelles passe aussi par ce que nous mangeons. A Bruxelles, nous ingurgitons trop de (mauvaises) graisses, trop de sel, trop de sucre (ajouté), trop de viande et pas assez de fruits, de légumes et de fruits secs. Voilà un bilan sommaire vite fait, avec le cortège de problèmes d’obésité et de santé qui se développent. Si pas vous, peut-être vos enfants ou vos parents ?

Pour illustrer cette malbouffe: vous connaissez la « mitraillette » comme repas de midi rapide par chez nous ? Constituée d’une demi-baguette avec une viande cuite, des frites et une sauce de préférence andalouse ou alors lapin … sans le moindre légume (ou alors une demi feuille de laitue), elle est le plus souvent accompagnée d’une canette de Coca qui titre près de 42 g de sucre (8 morceaux). Si on aime, pourquoi pas de temps en temps, mais alors compensé par d’autres types de repas, si possible plus variés et sains.

A l’autre extrême, un nombre croissant de jeunes ont réagi en devenant végétarien ou alors carrément vegan – presque une entrée en religion – mais en oubliant souvent de compenser les protéines de la viande par la consommation de légumineuses, des fruits secs, voire de poissons contenant des omégas-3 s’ils peuvent se le permettre. Un professeur de nutrition de l’UCL fait ICI des propositions pratiques et réalistes. D’autres vont plus loin en supprimant aussi les produits laitiers.

La mitraillette de midi chez Fritland

Amour et haine des trottinettes

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Qui eût cru qu’un jour des adultes se déplaceraient en trottinette ?  C’est plutôt avec un petit hélicoptère personnel dans le dos que la science-fiction imaginait l’an 2000. En quelques mois cependant, les trottinettes partagées ont réussi à faire partie du paysage urbain. Pour la plus grande joie de ses utilisateurs et parfois pour l’exaspération la plus vive des autres usagers de l’espace public. C’est qu’elles roulent vite, circulent parfois sur les trottoirs, ne s’arrêtent pas nécessairement aux feux rouges et – en « free floating » – se déposent n’importe où après usage.

La Région et les communes n’ont rien vu venir et tentent à la hâte de mettre un peu d’ordre dans la situation, d’autant que les blessés se multiplient aux urgences et dépassent déjà ceux occasionnés par les vélos. Saint-Josse les interdit sur son territoire. La Région se tâte, la police aussi. Où peuvent circuler les trottinettes ?  à quelle vitesse ?  quel éclairage ? faut-il imposer un casque ? les utilisateurs doivent-ils être assurés ? les questions fusent, les réponses tardent.

Un journaliste de L’Echo constate ICI « que les trottinettes partagées sont vite jetées et obsolètes et constituent un défi écologique et économique majeur pour tous les nouveaux acteurs du secteur. Sont-elles un plus pour les villes d’aujourd’hui et pour l’écologie en tant que telle? La question se pose de plus en plus à mesure que les Lime, Dott, Flash ou autres Tier envahissent nos rues et nos trottoirs de manière plus ou moins ordonnée. Le bon usage n’est pas encore là, une crise de jeunesse qui passera ?

photo Lime

Préparer la réinsertion

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Tôt ou tard, les (trop) nombreux détenus qui peuplent nos prisons finiront par se retrouver du jour au lendemain dans nos rues. Des arrêtés royaux ont ouvert la voie à la création de deux « maisons de transition » pour détenus en fin de peine, à un certain nombre de conditions décrites ICI.

Un projet-pilote a déjà été sélectionné. Il débutera le 1er septembre à Malines. Un autre devrait bientôt voir le jour à Spa, sur base d’un concept différent. Cela devrait permettre une évaluation des résultats avant d’en ouvrir davantage.

C’est « Sterkhuis », projet porté par deux sociétés privées – G4S Care et l’organisation néerlandaise Exodus Nederland – qui a été retenu. Il permettra à une poignée de détenus (environ 15) de connaître une fin de peine dans une petite structure, en vue d’une meilleure préparation à une réinsertion dans la société. Chaque détenu disposera d’une simple chambre et y vivra davantage en communauté.

Happy Monday: fini les plastiques à usage unique

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Mercredi dernier, le parlement de l’Union européenne a adopté le texte prévoyant l’interdiction des produits en plastique à usage unique par 560 voix pour, 35 contre et 28 abstentions. Seront ainsi prochainement bannis des rayons des supermarchés européens les cotons-tiges, les couverts et pailles en plastique, touillettes à café, sacs plastiques …

« Plus de 80 % des déchets marins sont en plastique. Les produits couverts par le projet de législation représentent 70 % de l’ensemble des déchets marins » soulignait la Commission lors des discussions autour de ce texte.  « Les résidus plastiques se retrouvent dans les espèces marines comme les tortues de mer, les phoques, les baleines et les oiseaux, mais aussi dans les poissons et les mollusques, et sont donc présents dans la chaîne alimentaire humaine ». 22 kilos de plastique ont encore été trouvés la semaine dernière dans un cachalot mort en Italie.

C’est évidemment une bonne nouvelle pour nous et pour les poissons, mais ils s’en nourriront cependant encore jusqu’en 2021 … parce que le projet de directive doit encore être formellement approuvée par le Conseil européen (les Etats membres) qui devra prendre des mesures pour son application concrète sur le terrain. Le texte complet est à lire ICI. Fort heureusement, des citoyens commencent déjà à refuser les produits plastiques à usage unique dans les supermarchés, les fast-foods … et les banniront sans doute lors de leur prochaine Barbecue Party.

thank you Greenpeace picture

Le futur de la grande mosquée

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Suite aux attentats du 22 mars 2016, la Commission parlementaire avait demandé de mettre fin au contrat établi avec le Centre Culturel de Belgique, financé par la Ligue islamique mondiale, très liée à l’Arabie saoudite. Une infrastructure que le roi Baudouin avait « cédée » au roi Fayçal en 1967. Ce 31 mars le préavis a expiré et les clefs ont été rendues. L’Exécutif des Musulmans de Belgique – instance reconnue par l’Etat – en assurera la gestion matérielle et a déjà engagé un concierge. Pour la prière il y aura une rotation d’imams rémunérés par le SPF Justice: des imams rattachés à des mosquées reconnues par la région bruxelloise.

La future Grande Mosquée du Cinquantenaire serait composée de quatre entités. La première, l’Exécutif des Musulmans en permanence. La deuxième, un Institut de formation pour les imams. La troisième consacrée à un musée islamique et puis une quatrième, la Grande Mosquée comme lieu de culte. Son but: faire éclore un islam de Belgique, celui du juste milieu, du dialogue et de la coexistence pacifique éloigné de celui de la péninsule arabique.

Il ne suffit évidemment pas de couper le lien pour que l’idéologie wahhabite – à tendance salafiste – s’évapore, alors qu’elle a percolé dans une partie de la communauté par son influence dans un grand nombre de mosquées. Par exemple, deux ASBL se sont déclarées candidates pour reprendre la gestion et on y trouve des personnes nommées par les Saoudiens salafistes. Mais ce n’est pas tout, c’est plus compliqué que cela, voilà ce qu’en disent quelques médias.

RTBF Et si l’Arabie saoudite lorgnait toujours la Grande Mosquée de Bruxelles?
La Libre La politisation de la foi musulmane en Belgique doit cesser
RTBF Où en est la gestion de la Grande Mosquée ?
La Libre Les appétits s’aiguisent pour la reprise de la Grande Mosquée
Carte blanche Décoloniser la Grande Mosquée de Bruxelles, voilà l’urgence
De Morgen interview imam Khalid Benhaddou