Archives pour la catégorie Education

Happy Monday : bientôt des écoles multilingues 

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Les recteurs de l’ULB et VUB s’affirment demandeurs. Des communes se disent très intéressées par une expérience en ook in het Nederlands. Des écoles normales forment des enseignants bilingues. Le Plan Marnix s’active. La presse s’intéresse et en parle. Dans une interview, Rudi Vervoort et Guy Vanhengel font un véritable plaidoyer en faveur d’une école mutlilingue réellement bruxelloise et mettent la pression sur la Communauté flamande et sur la Fédération Wallonie Bruxelles. Auraient-ils lu les chapitres Enseignement et Langues: mobilisation générale ! dans l’ouvrage Demain Bruxsels ?

A ce stade rien n’est fait et les obstacles demeurent nombreux, mais l’émergence d’une école bruxelloise multilingue soutenue par les deux Communautés fait son chemin. Si rien n’a changé sur le terrain, les mentalités ont évolué et les langues se délient. La rectrice de la VUB : « seules les écoles européennes sont multilingues, mais tout le monde n’y accède pas, le coût est très élevé. Il faut normaliser le multilinguisme dans notre ville « .

Les partis divergent encore comme le relèvent Bruzz et BECI. Il va falloir surveiller leurs programmes avant de donner notre voix et il faudra scruter les accords de majorité après les élections. Il va aussi falloir réactiver le Comité de concertation pour définir entre entités fédérées les besoins de la nécessaire exception bruxelloise. On n’a jamais été aussi près but.

Happy Monday: Bruxsels plus forte

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Ce vendredi 22 mars, la grande salle de l’Espace Magh était archicomble pour se souvenir du 22 mars 2016. Des rescapées et des survivants, entourés de ceux et celles qui leur ont porté secours et de très nombreux habitants, habitantes et enfants de tout Bruxelles, non pour pleurer, mais pour nous dire qu’ils et elles se sentent plus forts après l’épreuve qui les a unis, qui nous a unis. De l’émotion, mais aussi et surtout du courage, de la tendresse, de la fierté et de l’espoir d’un monde plus juste.

Fionn Perry et Noureddine Zerrad étaient à Zaventem quand la première bombe a explosé. Depuis, ils ont réalisé un documentaire d’une heure, un film singulier qui donne un nom et un visage à quatre rescapés et aussi le temps de se confier dans leur quotidien. Le magazine Moustique a entendu les réalisateurs, publié la bande annonce du film et dit pourquoi les Bruxellois doivent regarder « Tous ensemble ». Si vous êtes touchés et émus par cet extrait, trouvez donc le temps de découvrir ICI le film en entier. Entendez les paroles vraies des témoins de l’indicible, vivez les luttes nécessaires pour vaincre les blessures et les cauchemars, pour oser la station Maelbeek, pour reprendre pied dans la vie.

Une soirée pleine de pleurs de joie et d’émotion. Une lourde tristesse face à l’absence de tous ceux et celles qui n’y sont plus, mais aussi un vrai bonheur face à ce public qui partage le courage et la présence des survivants. Une chorale de Boitsfort entame l’hymne « Bruxelles ma belle » de Dick Annegarn. Le slameur Manza crache sa colère mais aussi sa foi en l’avenir de Bruxsel. Ensuite c’est la fête, parce que la haine ne triomphera pas. Bruxsels est plus forte et plus soudée depuis les attentats qui ont atteint la ville dans toute sa diversité.

 

Happy Monday: les jeunes ont été soutenus

Non, je n’étais pas seul samedi … nous étions 3 à la grève pour le Climat !
Les lecteurs d’un blog ne forment manifestement pas un mouvement. Bien sûr, certains d’entre vous manifestaient sous d’autres bannières, mais quand même. Fort heureusement des professeurs, des scientifiques, des syndicalistes, des ONG,  des médecins, les « Grands-parents pour le Climat », des femmes et des hommes politiques, étaient présents pour montrer leur soutien à ce vaste mouvement mondial initié par des jeunes inquiets pour leur avenir et parfois diversement jugés par leurs écoles. Malgré la pluie et le vent, la marche de 30.000 personnes était joyeuse et ponctuée de chants et d’applaudissements.

Ce dont la presse a peu parlé, c’est de la grande diversité et de la créativité des calicots agités par les jeunes. Loin du copié-collé et des slogans tout faits, il y avait de la rage, de l’espoir, de l’interrogation, de l’humour, du surréalisme et même de la poésie. Des messages très personnels qui excluaient toute instrumentalisation. Aucune violence, aucun débordement malgré une des présences des plus massives d’Europe. On entendait: des bravos les jeunes, vous avez fait bouger les lignes, imposé votre agenda à la campagne politique.

Si certains sont découragés, pensent que c’est plié, les verts viennent de publier ICI leur programme: une loi Climat, une mobilité douce, un partage des voitures, le triplement du nombre d’utilisateurs des transports en commun, un soutien à l’agriculture bio et aux filières courtes, l’isolation des bâtiments, aller vers 100 % d’énergie renouvelable … Si ce programme est moqué par les autres partis, les verts leur demandent simplement : c’est quoi votre alternative ? On en reparlera.

Vers un repli identitaire ?

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Un courant politique monte presque partout en Europe et en Amérique du nord comme du sud et Bruxelles n’y échappe pas complètement. Face aux démocraties qui peinent de plus en plus à représenter une population qui affiche des attentes non rencontrées, ce courant se présente comme une force nouvelle, anti système et alternative à la classe politique traditionnelle et mainstream.

Que ce soient les gilets jaunes et le pouvoir d’achat, les jeunes et les familles pour le climat, les écoles pour la qualité de l’air ou d’autres pour des logements pour tous ou un plus juste partage des richesses, diverses tranches de population se sentent négligées ou réduites au silence.

Manuel Abramowicz, coordinateur de RésistanceS.be, journal de l’Observatoire belge des radicalismes, qualifie ce courant de « force conservatrice et rétrograde, xénophobe et populiste, qui va de partis d’extrême droite classique à une droite nationale libérale qui se présente comme “populaire”, en passant par un courant interne d’ultra droite qui a fait de l’entrisme dans la N-VA pour en prendre la tête ». Il animera une conférence débat sur le retour des identitaires, des “nationaux” aux “indigènes” ce mercredi 28 février à 15h à l’UPJB au 61 rue de la Victoire à Saint-Gilles.

Vers une démocratie participative ?

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Agora compte créer une assemblée de personnes tirées au sort sur l’ensemble de la Région bruxelloise. Ces personnes seront invitées à délibérer ensemble de façon régulière et ensuite à proposer des solutions pour notre ville. Agora veut que cette assemblée obtienne un pouvoir législatif. Il est temps disent-ils que nous, les Bruxellois, décidions ce qu’il se passe dans notre ville !

Dès l’automne 2019, ils veulent réunir une assemblée mensuelle de 89 citoyens tirés au sort,  en parallèle avec les 89 députés bruxellois. Cette assemblée alternative serait représentative de la population Bruxelloise en terme de genre, d’âge et de niveau de diplôme. Tous les 6 mois, la moitié de l’assemblée serait renouvelée pour permettre à plus de citoyens de participer et pour assurer un transfert de connaissance entre les anciens et les nouveaux tirés au sort. Après 5 ans de législature, 401 citoyens bruxellois auront eu l’occasion de participer à cette expérience démocratique.

Ces citoyens et citoyennes tirés au sort seraient amenés à délibérer sur des sujets tels que l’environnement, l’aménagement du territoire, le logement l’énergie, ou l’emploi. Ils auront également l’occasion réfléchir au futur de la démocratie. Grâce aux discussions en petits groupes en présence de facilitateurs, tous les points de vue pourront s’exprimer dans un cadre serein et constructif. Vous en saurez plus et pouvez participer à la création du groupe Agora en allant sur leur site bilingue.