Archives de catégorie : Energie

Rouler en polluant moins.

La voiture qui pollue le moins restera toujours celle que l’on n’utilise pas, mais si vous ne pouvez pas encore vous en passer, Google va pouvoir vous proposer une option qui préconise l’itinéraire le moins susceptible de consommer du carburant. C’est évidemment aussi un itinéraire plus économique, au moment où le prix de l’essence flambe. La fonction est déjà en service aux USA et au Canada, mais sera bientôt aussi accessible à Bruxelles.

L’occasion de revenir sur Google Maps, ce service qui a changé la manière de s’orienter à Bruxelles, mais aussi pour plus d’un milliard d’utilisateurs. Grâce à son accès gratuit et sa simplicité d’utilisation, il est devenu le réflexe de nombreux utilisateurs pour accompagner les itinéraires du quotidien, pour les professionnels comme pour les particuliers.

C’est encore plus vrai lorsque l’on se déplace à l’étranger. Fini la boussole et la carte Michelin à déplier. Google sait évidemment où vous êtes et vous dit en un instant comment aller à l’endroit où vous souhaitez vous rendre. C’est magique, et tant pis donc pour votre vie privée et les pubs spécifiques qui vont suivre. Certains ont cependant noté une perte relative du sens de l’orientation de la part des usagers habituels du service, qui s’en remettent totalement au navigateur sans plus réfléchir.

Happy Monday: un meilleur environnement.

Fini les tours. Dans cet article, la Région confirme qu’il n’y aura en tout cas plus de tours supplémentaires dans le quartier européen. Le coûteux projet d’implantation de tours de l’architecte Portzamparc à la poubelle. Reste la très contestée tour The One, qui continue à gâcher la perspective sur les arcades du Cinquantenaire depuis l’avenue de Tervueren. Mais qui s’intéresse aux perspectives à Bruxelles ? à part Quartier des Arts et Défi ?

Une eau plus propre. En cas de très fortes pluies, les eaux usées – mêlées aux eaux pluviales – se déversent directement dans la Senne et dans le canal, sans passer par le système d’épuration. L’association Canal it Up suggère d’éviter d’utiliser les toilettes dans ces circonstances extrêmes. S’il pleut très fort, retenez-vous … et contribuez personnellement à l’assainissement de notre rivière et à la pureté d’un canal qu’on souhaite un jour voir nageable.

Des éoliennes en ville ? Cela peut sembler saugrenu, mais la société française Unéole de Ronchin, proche le la Belgique, a conçu une plateforme énergétique mixte, qui peut se déposer sur n’importe quel toit plat. Elle produit de l’énergie grâce au soleil et au vent. Récupérer l’énergie des vents perturbés de la ville fut un défi, qui a nécessité la conception d’un autre type d’éolienne. Pari réussi, qui vient s’ajouter à l’énergie fournie par les panneaux photovoltaïques qui recouvrent la plateforme.

Un finaliste bruxellois. Né à Anvers de parents congolais, Jérémie Makiese vit à Bruxelles. Il est parfait bilingue et fier d’avoir pu représenter la Belgique à la finale de l’Eurovision avec son « Miss You ». Voilà encore un zinneke dont Bruxelles peut être fière, même si la finale a été marquée par la volonté de distinguer l’Ukraine. Plus qu’un symbole.

La fin du gaz et après ?

Bruzz a consacré un article de fond à l’énergie du futur à Bruxelles. Il est traduit ICI pour vous. A mi-mandat, le gouvernement bruxellois a effectué un bilan et va jouer à fond la carte du climat. Il s’agit notamment de travaux d’isolation de tout le parc immobilier, qui avait déjà été annoncés, avec les primes correspondantes. À partir de janvier 2023, les primes à l’énergie pour les chaudières gaz à condensation disparaîtront pour en dissuader l’installation. Plus efficaces sur le plan énergétique, elles ont l’inconvénient de fonctionner avec des combustibles fossiles.

Il s’agit de nous rendre moins dépendants de ces coûteuses énergies importées, à effet de serre incontesté. Les primes pour les pompes à chaleur, les panneaux solaires et l’isolation seront maintenues. À partir de 2025, ces solutions neutres en CO2 deviendront obligatoires pour les nouvelles constructions et les rénovations importantes. En 2030, Bruxelles souhaite que tous les bâtiments publics soient chauffés sans combustibles fossiles et, d’ici 2035, tous les autres logements devraient suivre.

Mesures indispensables, mais dans la pratique, il sera difficile de se passer du gaz. Dans les bâtiments mal isolés, une pompe à chaleur est moins efficace. Les Bruxellois qui ont investi dans l’installation d’une chaudière à condensation, le faisaient pour 25  ans, et n’apprécieraient pas de devoir la remplacer trop rapidement par une pompe à chaleur. Une formule de leasing, plutôt qu’un achat complet, pourrait être une solution rentable. La création de réseaux de chaleur collectifs existe déjà et ses extensions prometteuses sont à l’étude.

Bruxelles climatiquement neutre

Depuis le 28 avril, Bruxelles a été retenue  par la Commission européenne avec Anvers, La Louvière et Louvain, parmi les 100 villes sélectionnées sur 377 candidats, pour tendre vers la neutralité climatique d’ici 2030. Ces villes pionnières seront invités à élaborer des « contrats ville climat », prévoyant un plan global de neutralité climatique dans tous les secteurs, tels que l’énergie, les bâtiments, la gestion des déchets et les transports.

Ces villes bénéficieront de subventions et d’assistance de l’Europe dans le cadre de Horizon Europe pour réaliser leur programme. Un budget de 360 millions d’euros est disponible pour la période 2022/23. La Commission invitera les villes à élaborer des contrats de ville climatique spécifiques. Frans Timmermans, responsable du pacte vert, déclare « avoir hâte de découvrir les solutions que les villes vont élaborer pour conduire leurs administrés et leurs entreprises vers un avenir plus vert».

Pour sa part, Margrethe Vestager désire « mettre un terme à notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles et procurer à nos citoyens des bénéfices tels qu’un air plus propre et une réduction de leurs factures énergétiques. Nous pouvons soutenir leur ambition grâce au budget de l’UE consacré à la recherche et à l’innovation ». Nous attendons de voir les projets  qui seront présentés par Bruxelles et particulièrement pour les factures énergétiques.

En finir avec le gaz !

C’était déjà le titre d’un billet du 18 janvier. Malgré son pont d’interrogation à l’époque, il avait suscité un certain émoi. Aujourd’hui, un article de La Libre nous apprend que le gouvernement bruxellois pourrait interdire l’installation de chaudières au mazout et au gaz pour les permis d’urbanisme déposés dès 2025. Ce serait aussi la fin des subsides pour ces chaudières dès 2023.

C’est pour se conformer aux exigences européennes, qu’Ecolo veut que le gouvernement acte la rehausse des ambitions bruxelloises en matière de diminution des émissions de gaz à effet de serre de 40 à 45 %. Cela implique de nouvelles mesures pour accentuer l’abandon des énergies fossiles, tel que déjà acté à l’ordonnance Climat de 2021 pour l’installation de chaudières au mazout dès 2025.

Ce qui est neuf, c’est que les nouveaux bâtiments construits en 2025 devront être passifs avec des systèmes de ventilation double flux, ou alors à basse énergie avec pompe à chaleur. Des mécanismes de soutien à cette transition seront mis en place. L’objectif  louable est que ces bâtiments neufs ne soient plus dépendants d’énergies fossiles … ni de gaz ou de pétrole russe.