Archives pour la catégorie Energie

Happy Monday: voilà le vélo à hydrogène

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L’Echo nous révèle ICI, que ce vélo à hydrogène embarque deux fois plus d’énergie qu’un vélo électrique et qu’il se recharge en 1 minute …. à condition d’avoir une station à proximité. A Bruxelles, ni le privé, ni le public n’investissent dans des stations à hydrogène, à la notable exception de Colruyt, qui roule beaucoup à l’hydrogène, en ne rejetant que de l’eau. Le fabricant  ne vise donc – pour le moment – que le marché des vélos partagés en free floating – comme les Jump rouges d’Uber. Il compte déployer 25 000 vélos à hydrogène en libre-service d’ici 2024. Avec un design revu par Cow Boy ? On peut rêver.

C’est une PME basée à Biarritz – Pragma Industries – qui est l’inventeur et le fabricant unique de ce vélo à hydrogène. Il ne s’agit plus d’un prototype, puisque c’était l’attraction du dernier sommet du G7, fin août, à Biarritz. Alors que les voitures étaient interdites, le temps d’un week-end, des vélos à hydrogène de couleur blanche fourmillaient un peu partout dans la ville. Le maire chilien de Santiago a été séduit et veut en commander 1.000.

Si cet enthousiasme se concrétise, Pragma Industries, fournira à Santiago des stations de production d’hydrogène, en plus des vélos. Pour recharger 200 vélos, il faut une station (de la taille d’une place de parking) et 200 m2 de panneaux solaires, à installer quelque part, si on veut les alimenter en électricité verte. Une 2ème génération de vélos est déjà à l’étude, et là, plus besoin de station de recharge, ils travaillent sur une solution innovante de recharges en sachets.
Happy Monday !

La technologie nous sauvera

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Tous les jours, des articles scientifiques alarmistes sur l’avenir de notre planète. Et pourtant, « l’espèce humaine a toujours trouvé des solutions pour résoudre les problèmes qu’elle a créés et il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement pour le réchauffement climatique, pour la production d’énergie ou pour le recyclage et le traitement de nos déchets ». C’est un point de vue exprimé par certains et pas seulement par les climatosceptiques qui restent dans le déni. ICI l’avis optimiste du Centre d’études du MR et du professeur Damien Ernst.

S’agit-il là d’une promesse d’ingénieurs, devenue croyance politique ? un progrès qui sauverait l’humanité en repoussant les limites du possible, par des technologies capables de corriger les erreurs humaines et même d’inventer un monde de bonheur partagé ?  « La technologie et la géo-ingénierie, qui sont pour beaucoup dans l’état actuel de la planète, pourraient donc aussi la sauver » sans devoir modifier trop notre mode de vie et de consommer ?

Si vous tapez sur Google < la technologie nous sauvera > vous aboutissez paradoxalement sur quantité d’articles scientifiques intitulés: « Pourquoi la technologie ne nous sauvera pas  … ». Wikipédia y définit clairement l’Utopie technologique et si Eco-Conso et Medium se montrent relativement optimistes, peut-on en dire autant des propos d’ingénieurs de Mediapart et France Culture ou de la RTBF à propos du numérique ? Naoric va plus loin, son billet conclut que seul une « économie de guerre » et un pouvoir fort (donc non démocratique) seraient capable de faire respecter les Accords de Paris. Un nouveau Churchill ? ou un Xi Jinping ?

Pourquoi chauffer la rue ?

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Alors qu’on nous parle tous les jours de réchauffement climatique et que nous sommes incités à installer du double vitrage et à limiter nos déperditions de chaleur, d’autres se permettent de chauffer la rue. Ils le font à grand renfort de bonbonnes de gaz et de chaufferettes électriques. Apparemment, en toute impunité, avec le soutien des lobbies de l’alcool et de la cigarette et avec pour seul objectif d’augmenter leur chiffre d’affaires, sans se soucier de l’environnement.

A Bruxelles, ce sont les communes qui règlementent (ou pas) ces pratiques de plus en plus courantes. Sur le territoire de la Ville de Bruxelles, les chaufferettes au gaz sont interdites (1) … mais l’échevin du Commerce – Fabian Maingain – n’applique pas le règlement « tant qu’il n’y aura pas d’alternative » ? Quelle alternative pourrait bien permettre de chauffer la rue sans consommer d’énergie ? A part pédaler pour produire du courant, on ne voit d’autre solution que de fournir une couverture ou alors d’accueillir les consommateurs à l’intérieur des établissements.

Le Parlement européen s’est prononcé pour l’interdiction des systèmes de chauffe pour terrasses, mais son avis est non contraignant. Par contre, nous avons un ministre bruxellois du Climat et de l’Environnement – Alain Maron – n’est-ce pas à lui d’interdire, pour l’ensemble de la Région, ce genre de pratique énergivore ? A charge des zones de police d’en assurer l’application: fermer l’interrupteur ou le robinet. La ville de Rennes a déjà interdit ce type de chauffage et s’en explique ICI. La ville de Namur suivra en juin 2021 selon la RTBF et Woluwé Saint-Lambert veut étendre l’interdiction à tout son territoire.

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(1) Règlement terrasses §7. Sont seules admises les chaufferettes électriques amovibles

Happy Monday: rechargeables en 10 minutes

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Un article de Sciences et Avenir nous apprend qu’une équipe d’électrochimistes est parvenue à optimiser des batteries de voitures lithium-ion pour qu’elles puissent se charger en 10 minutes seulement.

Les chercheurs ont réussi à leur faire « avaler » l’équivalent de 400 kilowatts en moins d’un quart d’heure en les chauffant entre 49 et  60°C. Une telle avancée pourrait techniquement être rapidement effective sur le marché des batteries.

La lenteur de recharge des batteries est effectivement un handicap important, qui freine le développement du marché des voitures électriques, comme l’est la production insuffisante d’électricité verte pour les alimenter.

 

Renoncer à une voiture de fonction

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Signe des temps. Cohérents avec leur discours, sept échevins de la Ville ont renoncé à la voiture de fonction à laquelle, ils et elles ont droit. BX1 vous dit qui ICI. Et d’ajouter: les échevins disposeront dorénavant d’un budget mobilité, qui leur permet de payer les transports en commun, une voiture partagée, une location de vélo, un taxi… Le plafond est fixé à 800 euros par mois. Il ne s’agit pas d’un « pack » forfaitaire. Si ce montant n’est pas dépensé dans son intégralité, le surplus ne constituera pas un complément de salaire, confirmé ICI par Bruzz.

Le montant de 800 euros a fait réagir l’opposition MR. Il est pourtant calqué sur le prix de la location de la voiture attribué à leurs collègues. Nos édiles n’arriveront cependant jamais à dépenser ce montant … même en se déplaçant continuellement en taxi. Cette décision et ce choix marquent un changement, plus que symbolique, dans les habitudes de déplacement en ville.

Maintenant, même KBC Brussels recommande ICI de tester 5 formules de mobilité douce sans moteur thermique. La banque surfe sur une vague verte, qu’elle n’est pas seule à emprunter pour séduire ses clients conscients des défis climatiques. Sans doute faut-il rester attentif au possible « greenwashing » (1), qui ne serait qu’un ravalement de façade racoleur, sans véritable changement des pratiques. Un excellent article de Conversation se penche sur les dangers des messages subtils – parfois subliminaux – qui tentent d’influencer les choix des consommateurs.

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(1) Le greenwashing, aussi nommé écoblanchiment, ou verdissage, est un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation (entreprise, administration publique nationale ou territoriale, etc.) dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse. Wikipedia en dit plus ICI sur ces pratiques, de plus en plus courantes.