Archives de catégorie : Logement

Obstacles à l’isolation.

Capitale pour le futur de Bruxelles, l’isolation thermique pose problème. Si les travaux d’isolation à l’intérieur d’une maison ou d’un appartement ne demandent généralement pas de permis, ils posent cependant de nombreux problèmes techniques, dont dépose et repose des radiateurs, déplacement de canalisations, re-positionnement des interrupteurs et prises, ponts thermiques, sans compter la perte de place occasionnée par des moyens d’isolation pouvant atteindre 20 cm d’épaisseur.

Si l’isolation par l’extérieur du bâtiment pose peu de problèmes pour la façade arrière, il n’en va pas du tout de même pour la façade avant. Si elle est classée, il est exclu d’obtenir l’autorisation de la recouvrir de nouveaux matériaux. Même non classée ou protégée, la façade avant, dans une rue de maisons mitoyennes, ne va pas pouvoir empiéter de 20 cm sur le trottoir.

On se trouve devant un véritable dilemme: alors que l’isolation des logements est indispensable pour des raisons de facture énergétique et de diminution des gaz à effet de serre, elle s’avère impossible pour des raisons urbanistiques. La RTBF consacre un article bien documenté sur cette question. Le nouveau règlement d’urbanisme devrait prévoir un certain nombre de dérogations. En attendant, mieux isoler sa toiture reste immédiatement possible pour diminuer la source principale de perte de calories. Le programme Renolution et Homegrade peuvent apporter un soutien financier et technique.

Happy Monday: vu ailleurs.

Transports illimités. Depuis un an, l’Autriche a lancé un ticket à 3 euros par jour permettant de prendre tous les transports en commun du pays en illimité. Cette mesure s’inscrit dans l’objectif de neutralité climatique en 2040. Mais pour les associations écologistes, le compte n’y est pas encore.

Encourager l’isolation. A Paris, le taux d’imposition de la taxe foncière passera de 13,5 % à 20,5 % en 2023. Cependant, une exonération totale est prévue pour les propriétaires engagés dans la rénovation thermique de leur bien et ceux « rencontrant des difficultés économiques », a précisé la maire de la capitale.

Jets privés bloqués. Des manifestants de Greenpeace et d’Extinction Rebellion se sont rassemblés autour des jets privés à l’aéroport de Schiphol à Amsterdam pour les empêcher de partir. Leurs revendications: moins de vols, plus de trains et interdiction des vols courts et des jets privés non nécessaires. On pourrait y ajouter la taxation du kérosène.

300 arbres. Inspiré par les tiny forest japonaises, c’est à Evere que plusieurs centaines d’arbres ont été plantés sur le terrain de l’espace de coworking Transforma. « L’écologie étant une valeur importante pour nous, planter une micro-forêt nous semblait être un objectif parfait. Cela permet d’avoir, à notre échelle, un impact positif pour la planète ».

L’arbre du souvenir.

Le 2 novembre, des Bruxelloises et des Bruxellois se sont rendus ensemble au cimetière de Bruxelles et à celui de Schaerbeek, pour rendre hommage aux personnes mortes dans la rue en 2022. Sans « chez soi », des hommes et des femmes n’ont eu que la rue pour dernière demeure. La ville a veillé à leur organiser des funérailles dignes et des citoyens s’en sont souvenus.

C’est face à l’Albertine, à côté de la Gare Centrale, que s’est fixé le rendez-vous. Au pied de « l’arbre du souvenir ». Cet arbre qui porte le nom et l’âge des disparus posés sur des oiseaux de couleur. Un arbre chargé de boules de verre qui reflètent la ville, qui fut leur demeure. A la fois émouvant et joyeux. Bruxelles se souvient. Le vrai tombeau des morts est la mémoire des vivants.

La ville de demain ?

Plusieurs réactions suite au billet sur La Ville de Demain. Un lecteur nous rappelle que construire en hauteur présente un bilan carbone défavorable, appuyé par cette vidéo de Philippe Bihouix, qui ne croit pas vraiment aux métropole vertes. A Bruxelles, on n’est cependant pas obligé de construire des tours pour densifier l’habitat, on pourrait se contenter d’ajouter un ou deux étages aux immeubles existants. Même à deux pas du Berlaymont, on trouve des maisons à un ou deux étages et même sans étages !

Plus que le mitoyen, la villa 4 façades reste toujours le rêve de beaucoup de Bruxellois. Si vous demandez à un gamin de vous dessiner une maison, il vous dessine une maison 4 façades avec un petit arbre et un soleil. Cela figure donc toujours dans notre imaginaire. Sauf qu’en 2030, la jeune génération ne pourra plus se loger comme ses parents, avec le prix du foncier et de l’énergie qui explosent et le coût des matériaux et de la main d’oeuvre qui grimpent.

À quoi ressemblera donc notre société dans 8 ans ? Une lectrice propose de regarder la brève annonce d’un reportage plus complet, que la RTBF consacre à la question de l’avenir de la villa 4 façades. Il rejoint en partie les conclusions de la vidéo de Bihouix, qui pointe l’importante sous occupation des logements existants, les résidences secondaires, la reconversion des bureaux et les possibilités inexploitées d’adaptation de la ville. Vivre mieux avec moins ?

Un développement urbain soutenable.

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, il faut densifier la ville. S’il s’agit de condenser plus de personnes dans un espace plus restreint, ce n’est pas forcément ce que souhaitent les habitants. Et pourtant l’étalement urbain n’est pas favorable non plus aux citoyens de la ville, même si certains arrivent à en jouir. Pour l’auteur de l’article republié par Transitions et Énergies, la ville est gagnante quand elle se densifie, à condition que cette densification soit planifiée et adaptée à chaque contexte.

Il y a des arguments environnementaux, économiques et sociaux qui viennent justifier cette évolution, que la raréfaction des énergies bon marché et le prix des terrains rendent encore plus urgente à Bruxelles. Il y a de moins en moins de boulangers, parce que le nombre d’habitants d’un quartier est souvent insuffisant pour rentabiliser une vraie boulangerie. Bruxelles compte un grand nombre de pavillons et de maisons à 1 ou 2 étages. Avec une superficie plus vaste que Paris intramuros, Bruxelles compte moitié moins d’habitants et n’affiche qu’une densité de 7.500 hab. au km2 contre 20.500 à Paris.

Le projet de ville du quart d’heure pourrait constituer une réponse à cette situation. Des quartiers mixtes, avec leurs commerces, leurs écoles, leurs loisirs, leurs espaces verts de proximité, leurs bureaux et leur entreprises urbaines, rendent la ville attractive, diminuent les temps de déplacements et procurent des ressources nouvelles et des contribuables aux collectivités locales. Vous en saurez bien plus en lisant ICI  l’article de Juste Rajaonson.

photo extraite de l’article de welcome to the jungle