Archives pour la catégorie Logement

Bruxelles n’oublie pas les personnes sans abri

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Tout a été dit à propos du confinement qui sera notre quotidien à partir de midi et nous n’ajouterons rien, si ce n’est la question des personnes sans abri à Bruxelles. Seront elles les grands oubliés de notre ville ?

Et bien non. Le gouvernement bruxellois a pris les devants et ouvre – avec diverses associations – 15 places disponible pour un confinement qui garantissent les conditions d’isolement et de protection pour des sans-abri éventuellement contaminés et qui ne présentent pas de symptômes graves. L’objectif est d’éviter une contamination dans les trois centres du plan d’accueil hivernal qui accueille chaque jour 1750 personnes.

Vivre dans la rue au quotidien a d’importantes répercussions sur la santé mentale autant que physique. Les sans-abri sont donc un public particulièrement à risque. « Ce sont des personnes qui, déjà aujourd’hui, présentent parfois des pathologies et donc sont considérées comme des publics plus vulnérables et donc qui demandent une attention toute particulière » affirme la directrice de la Croix-Rouge dans un article de la RTBF.

 

Logements touristiques: que nous cache-t-on ?

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Voilà 10 mois que Rudy Vervoort a reçu les résultats de l’étude qu’il a commandée à l’ULB et à la VUB en vue d’évaluer l’impact de l’Ordonnance sur l’hébergement touristique à Bruxelles et les auteurs n’ont toujours pas le droit de la rendre publique. Que contient-elle que les citoyens et citoyenne ne peuvent découvrir ?

Un vent favorable semble en avoir livré des éléments au journal Bruzz, qui vient de publier un article dont nous vous livrons une traduction en français. Les reproches sont nombreux: des délais trop longs pour obtenir les autorisations d’exploitation, des termes impropres et ambigus, des interprétations différentes entre communes, pas de distinction suffisante entre offres limitées de particuliers et professionnels qui entrent sur le marché du tourisme, …  Les chercheurs font des propositions qui ne pénalisent pas indistinctement les plates-formes de partage qui ont une valeur ajoutée pour Bruxelles et ses habitants et les entreprises commerciales qui entrent en concurrence avec l’industrie hôtelière sans en avoir les contraintes.

Nous avons déjà souligné l’utilité de règles claires par rapport au logement touristique qui soustrait de nombreux logements au marché immobilier bruxellois avec un impact sur les prix et sur la vie des quartiers. Barcelone, Paris et Berlin ont pris des mesures pour garantir l’habilité de la ville. Bruxelles aussi, mais la Région semble l’avoir fait à la hâte et va devoir revoir sa copie. Certains s’interrogent à propos de la qualité du travail des parlementaires bruxellois qui ont voté cette Ordonnance.

 

L’arrivée des migrants climatiques

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Après les réfugiés de guerre, les persécutés et les migrants économiques, voilà qu’arrivent les premiers migrants climatiques européens. Après l’Asie, l’Amérique latine, l’Afrique et l’Australie, ce sont des Européens qui sont contraints de quitter leur terre natale pour cause de changement climatique et ce ne devrait être qu’un début pour ces nouveaux sans abris inattendus et non reconnus. Le statut de réfugié demande de démontrer la persécution fondée sur la race, la religion, la nationalité, les opinions politiques ou l’appartenance à un groupe social particulier. « Mais vous ne pouvez pas démontrer ce genre de persécution liée au changement climatique« , déclare Mme Ionesco de l’OIM. Les réfugiés climatiques sont les oubliés du doit.

Euronews consacre un article impressionnant à ce phénomène et une série documentaire exclusive filmée dans 6 pays européens. Lorsque des catastrophes détruisent tout ce que vous possédez, vous risquez de vous retrouver migrant climatique et contraint de quitter votre foyer. Ces Européens exilés climatiques: une réalité jusqu’à maintenant largement ignorée par les médias. « Les mouvements de population dus aux catastrophes naturelles sont un phénomène mondial, même dans les pays à haut revenu comme ceux d’Europe« .

C’est lorsque des épisodes comme des inondations ou des incendies se répètent dans les mêmes zones qu’ils poussent les gens à se relocaliser ailleurs, s’ils en ont la possibilité. Près de 700 000 personnes déplacées en Europe au cours de la dernière décennie. « Nos projections climatiques montrent que les événements que nous classons aujourd’hui comme extrêmes deviendront plus fréquents à l’avenir… ils deviendront la nouvelle norme« , prévient Gianmaria Sannino, responsable du laboratoire de modélisation du climat à l’Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable (ENEA).

Vienne prend soin de ses habitants

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Vienne a été plusieurs fois citée comme ville la plus agréable du monde. Elle compte aujourd’hui 220.000 logements publics, soit un quart de l’ensemble du parc immobilier de la ville. En moyenne, les loyers de ces logements varient entre 300 et 750 euros, du studio au quatre-pièces. Outre ses nombreux logements communaux, la municipalité verse également des subventions à des promoteurs qui  – en échange – construisent une part d’habitations à loyers modérés. C’est le deuxième pilier de la politique immobilière viennoise. Au total, 60 % des Viennois ont l’opportunité de vivre dans un appartement à loyer plafonné.
Un modèle pour résoudre la crise du logement à Bruxelles ?

Pour éviter la formation de «  poches de pauvreté  » ou de ghettos, les logements publics viennois sont répartis dans toute la ville, y compris dans le très touristique 1er arrondissement de Vienne.  «  Ici, nous aimons dire que tout le monde peut vivre dans un logement communal : du chauffeur de taxi jusqu’à l’universitaire. Cela assure une mixité sociale et permet de développer un esprit de communauté. L’adresse d’un habitant ne dévoile rien de ses revenus  ». Habiter un logement public viennois ne stigmatise donc en rien la personne ou la famille bénéficiaire.

Toutefois, leur attribution – quasiment à vie – est parfois critiquée : en effet, tout locataire peut rester dans son appartement, et ce même, si ses revenus augmentent et dépassent la limite. Vous en saurez plus ICI, même à propos du risque de voir arriver aux affaires, le parti conservateur viennois ÖVP (Österreichische Volkspartei)  après les municipales de 2020,  lui qui dénonce une «  intervention dirigiste  » d’un «  socialisme rétrograde  ».

 

1.135 euros: le loyer moyen d’un appartement

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On connaissait déjà les prix de vente élevés des appartements bruxellois, mais aujourd’hui un article de L’Echo révèle un montant moyen de loyer de 1.135 euros pour un appartement bruxellois, sur base  des estimations d’un premier baromètre de CIB Vlaanderen, qui s’étend désormais à Bruxelles. « Le moins qu’on puisse dire, c’est que les loyers négociés dans la capitale ont augmenté de manière plus rapide et plus significative que partout ailleurs en Belgique, y compris à Anvers ou à Gand. Soit 400 euros de plus qu’en Flandre. À ce montant mensuel, il faut ajouter les charges de l’immeuble » (L’Echo).

Cela devient intenable pour une grande partie de la population, qui ne peut  envisager de consacrer la moitié de ses revenus à se loger. Pour mettre fin à la hausse constante des loyers et des placements immobiliers, Berlin veut procéder à un gel des loyers pendant 5 ans. Les propriétaires disent « Aucune ville ne déteste ses propriétaires comme Berlin le fait » et les locataires activistes d’affirmer « Un gel des loyers pendant cinq ans n’est qu’un bon début ». Berlin doit se préparer à exproprier des immeubles privés pour accroitre son parc immobilier public. La suite des réactions est à lire dans l’article de CityLab. Pendant ce temps, dans L’Echo, la société  Jones Lang LaSalle annonce sans vergogne un grand millésime pour le secteur immobilier de notre pays. Deux députés cdH réclament ICI plus de transparence sur les prix.

Mais peut-être avez-vous vu le commentaire Jean-Marc Sparenberg, un lecteur du blog, qui propose une réforme radicale au niveau fédéral et régional ?
« Ne serait-il pas urgent de remplacer le système archaïque du précompte immobilier, qui a même été épinglé par l’Europe, par une taxation plus juste, du genre:
– pas de taxation sur l’habitation principale (pour soutenir le droit au logement)
– une taxation des revenus immobiliers sur base des loyers réels, et avec un taux d’imposition nettement supérieur à celui sur le travail.
Pour le moment, les placements immobiliers sont incroyablement rentables, ce qui met une pression importante sur le marché et augmente considérablement le prix des logements… ».