Archives de catégorie : Logement

Pas de futur pour le gaz.

Du gaz nous n’en avons pas. Nous devons l’importer de pays qui ne sont pas toujours amis et dictent leurs conditions. A mesure qu’elles s’épuiseront, leurs ressources gazières deviendront aussi plus chères. Comme la combustion du gaz  naturel produit des gaz à effet de serre dommageables pour le climat, l’Europe demande à ses Etats membres d’augmenter progressivement les taxes sur le gaz, afin de pouvoir les diminuer sur l’électricité, qui peut être verte.

Après avoir placé des conduites dans tout le pays et avoir octroyé des primes pour l’installation de chaudières au gaz à condensation, la Belgique doit reculer. Elle interdit déjà la pose de conduites de gaz dans les nouveaux lotissements. A Bruxelles, il y a interdiction d’installation de chaudières au mazout depuis 2025. Quand cela sera fini avec le gaz et les produits pétroliers, que restera-t-il comme énergie ? L’électricité. Encore faut-il qu’elle soit verte et que son prix baisse.

Tout cela ne se fera que progressivement. Mais pour celles et ceux qui doivent remplacer leur chaudière au mazout ou leur chauffe-eau au gaz, la question du choix d’une autre source d’énergie se pose dès à présent. A court terme, l’électricité peut sembler trop chère, mais à plus long terme, elle devrait diminuer. Des travaux d’isolation et des appareils performants – comme les pompes à chaleur et les radiateurs à inertie sèche – devraient en limiter la consommation. Pour le gaz il n’y a plus d’avenir.

Que se passe-t-il dans les Marolles ?

Les Marolles sont-elles en train de perdre leur âme ? Des commerces se vident et quand ils sont repris, ce sont des galeries, des cafés branchés et des tatoueurs. Même là, Airbnb contribue à la hausse des loyers et des nuisances sonores. Les habitants s’inquiètent, déjà qu’ils subissent une certaine « sablonisation » depuis longtemps.

Toutefois, 7 logements sur 10 appartiennent aux pouvoirs publics, qui maintiennent des loyers payables, pour une population qui est locataire à 91%. Si cela se trouve, les jeunes ne peuvent acheter l’appartement de leurs parents. Certains tentent cependant de le faire sous forme de coopérative.

La mutation du Petit Lion se veut rassurante. Cathy, la patronne pendant 30 ans, a vendu son estaminet à un acheteur, qui l’a maintenu dans son jus. Désormais employée de son établissement, Cathy revient de Blankenberge deux fois par semaine pour servir et écouter ses anciens clients. On y vient  autant pour déposer ses soucis que  pour boire un verre. L’article de la RTBF en dit plus.

Extrait de la vidéo de Bruzz

Screenshot

Des logements alternatifs.

Face à une pression foncière croissante et aux grandes difficultés d’accès à un logement abordable, de nouvelles initiatives voient le jour. Des alternatives concrètes aux modèles traditionnels de propriété. Analyse juridique et retours de terrain vont devoir interroger la capacité de ces modèles à répondre à une fonction sociale de la propriété, pour favoriser un accès à des logements abordables et décents pour les générations bruxelloises actuelles et futures.

C’est à partir de l’exemple du Community Land Trust de Bruxelles (CLTB) et des coopératives d’habitants que L’IRIB propose une rencontre pour mettre en lumière les défis pratiques et juridiques de ce modèle. Certains choix architecturaux emblématiques seront abordés, comme le réemploi des matériaux ou la conception d’espaces partagés, ainsi que l’implication et l’accompagnement des habitants dans le processus de création des projets.

Après avoir exploré le potentiel du modèle CLT, cette présentation ciblera certaines tensions juridiques que révèlent sa mise en œuvre en particulier au regard du droit des biens (Livre 3 du Code civil). La rencontre se tiendra le mardi 26 mai avec des sandwichs à 12h et les exposés de 12:30 à 13:30 et puis débats. Des détails et inscription gratuite mais obligatoire ICI.

IRIB Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles

L’isolation des bâtiments.

Le gouvernement flamand vient de décider d’une série de mesures en vue de réduire la consommation d’énergie des ménages, des écoles et des entreprises. Il mise sur la rénovation. Le budget du prêt à taux réduit pour la rénovation sera augmenté de deux fois 70 millions d’euros dans les deux prochaines années, 100 millions d’euros iront à la rénovation des écoles et 25 millions à celle des logements sociaux. Avec des mesures structurelles et ciblées il entend protéger le pouvoir d’achat des familles.

La Région de Bruxelles compte environ 230 000 bâtiments, dont 180 000 logements. Avec beaucoup d’immeubles datant d’avant 1940, notre parc immobilier est très souvent peu ou pas isolé et compte beaucoup de copropriétés fort complexes. 70 à 75 % des bâtiments sont considérés comme mal isolés ou très énergivores.

Le nouveau gouvernement ne poursuivra pas l’attribution des primes « Renolution ». Il va surtout miser sur des  financements alternatifs, dont des prêts à taux réduit comme ECORENO via le Fonds du logement et d’autres prêts “verts” qui peuvent descendre jusqu’à 0–2 % pour un public aux revenus faibles ou moyens. A part la TVA qui reste réduite à 6 % pour les logements de +10 ans, tout le reste attend encore confirmation.

Budget Mobilité pas si vert.

La voiture de société est une spécialité belge dont il ne sera pas facile de se débarrasser. Elle constitue un supplément de salaire avantageux, parce que – même imposé – l’avantage de toute nature (ATN) est généralement plus faible que le coût réel d’une voiture et l’employeur prend en charge leasing, assurance, carburant, etc. Toutefois, le « budget mobilité » allait permettre à 22.886 employés de choisir des alternatives à la voiture.

Troquer sa voiture de société contre une alternative plus durable: telle était la vocation initiale du budget mobilité, proposé depuis 2019. Une opportunité unique de verdir le parc automobile grâce à un recours accru au vélo et aux transports en commun. Or, sept ans après son introduction, la mesure semble avoir loupé sa cible écologique. Et s’être muée en simple «instrument d’optimisation salariale». Dans les faits, le nombre d’employés prêts à renoncer à leur voiture de société est resté rare.

Avec le budget Mobilité, l’employé peut aussi payer son loyer ou son prêt hypothécaire à condition d’habiter à moins de10 km de son travail ou de télétravailler au moins 60 % du temps. Avantage fiscal très important: 0 impôt et 0 cotisations sociales. Avec le budget mobilité, le gouvernement a voulu peindre en vert une mesure de fiscalité sur le travail, mais cet outil n’a pas été pensé pour améliorer l’impact environnemental des salariés. On vous en dit plus ICI.