Archives de catégorie : Identité

Une esplanade gare du Nord.

L’Atelier d’Action et de Recherche Urbaine (ARAU) a la fâcheuse réputation d’être toujours contre tout. Méritée ou non, cette réputation pourrait bien changer avec le retour des contre-projets. Pendant des années, l’ARAU a présenté des alternatives aux projets qu’elle combattait. Ici, l’Atelier propose autre usage pour le projet de tours « très Manhattan » présenté par les promoteurs. Un usage plus centré sur les besoins des Bruxelloises et des Bruxellois que sur le profit.

L’ARAU ne se contente pas de s’opposer aux quatre tours à construire sur la dalle devant la gare du Nord, il propose la création d’un parvis, pour mettre en valeur l’architecture de qualité de la gare du Nord, redécouverte à la faveur de la démolition du CCN. Plutôt une grande esplanade verte et bleue, qui identifie clairement ce nœud de communication de la  SNCB, de la STIB, de De Ljn, du nouveau tram 15, des taxis et des bus internationaux.

Une esplanade qui peut aussi accueillir les nombreuses manifestations qui y démarrent. Une esplanade qui inclut la belle sculpture de Tapta et se prolonge visuellement jusqu’à Tour et Taxis. La plus grande place de Bruxelles avec ses perspectives multiples. Un projet étudié dans le détail avec la collaboration d’un architecte. Cela suppose le rachat du terrain des quatre tours et un budget d’aménagement considérable . A charge de la SNCB ? du Fédéral ? de l’Europe ?

 

La nature en ville.

Natuurpunt vient d’ouvrir le marais de Ganshoren au grand public. Première réserve naturelle acquise par Natuurpunt Bruxelles, elle a été baptisée « Gansbroek », du nom de la commune et de la zone marécageuse, à laquelle Bruxelles-Broeksele et Bruxsels Future doivent également leur nom. Après quinze ans de bénévolat, le président Wim Veys s’est réjouit de pouvoir faire ce cadeau à ses membres.

La  réserve naturelle s’étend sur 4,2 hectares, à la frontière avec la Flandre, avec le marais de Ganshoren, le verger d’Erik et le parc Kerremans à Zellik. Située le long du Molenbeek, ce fut zone agricole que Natuurpunt a pu l’acquérir à un prix avantageux. Il s’agit d’une zone humide et pauvre, qui se prête  bien au retour des orchidées et peut également attirer des chouettes chevêches et des chevreuils.

Menacée par de grands projets immobiliers, la nature a visiblement régressé  en ville depuis une trentaine d’années. Suffit de regarder la friche Josaphat ou les lisières de la forêt de Soignes. Il est donc plutôt exceptionnel qu’une association de protection de la nature se voit proposer un terrain à la vente. C’est un appel d’une femme représentant plusieurs propriétaires qui a enclenché l’opération qui vient de se conclure joyeusement.

photo Frederic Demeuse

 

 

 

 

 

Un marché aux Halles Saint-Géry.

Après bien des aventures pas toujours gagnantes, les Halles Saint-Géry  vont retrouver leur fonction d’origine: nourrir les Bruxellois. Au rez-de-chaussée, une dizaine d’artisans sont en train de s’installer pour proposer des produits frais et locaux. Leur objectif: valoriser l’identité gastronomique bruxelloise et mettre en lumière les savoir-faire et les traditions culinaires qui participent à la richesse de notre patrimoine local.

Dès le 16 juin, vous pourrez y faire vos achats ou déguster sur place, une de leurs spécialisées. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche, de 7 h à 20 h. On y trouvera boucher, poissonnier, boulanger, primeur, traiteur,  épicier … Le marché se veut populaire et accessible à toutes et à tous. Cet article en dit plus.

A l’étage, les Halles Saint-Géry continueront à héberger des expositions temporaires centrées autour de l’urbanisme et de l’histoire de Bruxelles. Culture gastronomique et culture urbaine s’y donneront donc rendez-vous. On s’y retrouve le mardi 16 juin pour une petite pause de midi ?

 

De Smedt et Laaouej sur le gril.

Les journalistes de Bruzz ont laissé le temps de s’installer aux membres du gouvernement bruxellois. Là, ils viennent de mettre deux nouveaux ministres sur le gril. Sans complaisance et avec des questions auxquelles on n’échappe pas, ils veulent nous révéler les différentes facettes de ces deux hommes expérimentés, mais nouveaux dans la fonction de ministre. Nous avons traduit leurs interviews pour vous donner envie d’en savoir plus. Merci DeepL.com

Ahmed Laaouej (PS) a longuement été le Monsieur Non de l’interminable saga de la formation de ce gouvernement. Il s’en explique. Il refuse aussi d’être membre d’un gouvernement d’austérité, même s’il n’ignore pas les énormes économies à faire pour remettre le bateau à flot. Il aura toujours une pensée pour les Bruxellois les plus vulnérables. Peut-être se verrait-il bien un jour ministre-président ? En tous cas, ce bourreau du travail liégeois apprend le néerlandais à vitesse accélérée. Interview ICI.

Dirk De Smedt (Anders) n’a jamais été élu. Il doit son poste à la démission de Sven Gatz. En dix ans, l’administration de la Région s’est accrue de plusieurs milliers de fonctionnaires. Il veut mettre les bouchées doubles pour la simplifier. « Tirer rapidement les leçons de nos erreurs ». Il veut mettre fin aux doubles emplois, prévoit la fusion de l’administration en quatre piliers. Il veut au moins quinze millions d’euros d’économies d’ici fin décembre. Le ministre du Budget  et des Finances a parlé. Interview ICI.

 

Des seniors se mobilisent.

Rien dit de la 30ème Belgian Pride dans la capitale de l’Europe, parce que la presse l’a largement annoncée et y a consacré des reportages hauts en couleur. Heureux de se retrouver à plus de 200 000 dans les rue des Bruxelles pour faire la fête, les participants ont aussi voulu  rappeler que si les lois changent positivement en Belgique, les mentalités ne suivent pas au même rythme. Une preuve récente ICI.

Beaucoup de femmes, beaucoup de familles et de jeunes. C’est sous le slogan « When Times Get Darker, We Shine Brigther” que les participants ont évoqué des atteintes aux droits des minorités sexuelles et de genre en Europe et ailleurs dans le monde. Rien n’est jamais acquis définitivement. Ici on défile sans crainte, mais ce n’est pas pareil dans toutes les rues.

Ce qui fut neuf, c’est la présence d’un groupe de personnes en chaise ou avec des cannes. Les seniors ont voulu être présents à la Belgian Pride de cette année avec l’aide de nombreux volontaires. Leur présence a aussi mis en évidence la négation de la sexualité dans un très  grand nombre de homes et plus encore la négation de l’homosexualité.