Archives de catégorie : Identité

14 objectifs, 64 mesures.

Bruxelles n’est pas une ville propre, la faute à ses services publics et à ses habitants. Alain Maron vient de lancer la mise en application de son plan pour que cela change. Il mise notamment sur la coordination (absente) entre les différents services communaux et régionaux, mais aussi sur des « Managers de la propreté » par zone, pour plus de cohérence. Il dégagera 80 millions en 3 ans pour que l’opération Clean Brussels arrive à ses fins.

Les sacs éventrés, les empilements de sacs aux coins de rues, l’absence de poubelles rigides, de mauvais jours de collecte pour les commerces, les rues salies après collecte, … autant de constats citoyens quotidiens, que les Managers de la propreté devraient confirmer et résoudre. La coordination entre Communes et Région devrait être enfin structurée. Des résultats devraient être visible avant la fin de l’année prochaine.

Sacs sortis le mauvais jours, mégots jetés en rue, dépôts clandestins, … les citoyens ont aussi leur responsabilité dans l’état de malpropreté de leur ville. Des actions éducatives sont prévues, y compris dans les écoles, mais aussi de la répression sous forme d’amendes, avec bientôt perception immédiate. BX1 et Bruzz en disent plus.

Une fête gâchée.

Ce qui devait être une fête pour les Bruxellois d’origine marocaine s’est vite mué en une action violente de près de 200 jeunes, bien décidés à troubler l’ordre public à tout prix. Ils jettent ainsi l’opprobre sur toute la communauté marocaine de Bruxelles, privée du plaisir d’une victoire bien méritée, face à des Diable Rouges quelque peu usés et finalement peu inspirés.

Certains se demandent s’il va falloir supporter longtemps la présence d’un certain nombre d’individus sauvages, que leur propre communauté réprouve ? La ministre de l’Intérieur interroge: “Comment devrions-nous traiter les personnes qui ne veulent pas s’inscrire dans notre société ?“.

Les caméras de surveillance devraient permettre d’identifier plus que la dizaine d’émeutiers arrêtée en centre-ville. Il y a aussi ceux des places Etangs Noirs, Bara et Pavillon. Ce sera à la Justice de s’en occuper. Peut-on espérer qu’elle le fasse rapidement, pour que cela ait un sens et ne contribue pas à accroître un sentiment d’impunité ? En attendant, on peut se réjouir de voir des supporters du Maroc s’attacher à nettoyer les espaces ravagés.

photos Twitter (Klaas Geens)

Voile et libertés.

A l’heure où des femmes iraniennes manifestent pour leurs libertés au péril de leur vie, il n’est pas inutile de rappeler nos luttes passées pour exprimer librement nos opinons. Fini les livres mis à l’index, fini la censure préalable, fini de rester dans le placard. La liberté d’expression, c’est le droit de toute personne à exprimer ce qu’elle pense et ressent. Wikipédia en dresse un historique révélateur. Il valorise la place de l’individu dans le système social, pour aboutir à la consécration de la liberté d’expression comme norme juridique. Amnesty en résume assez clairement le contenu.

A Bruxelles, chacun est libre de développer des valeurs, des croyances, des opinions et dispose du droit de les manifester pacifiquement. Un communiste peut vouloir arborer la faucille et le marteau en boutonnière, un arc en ciel peut vouloir révéler une identité de genre, un étoile de David signifier une identité juive, une personne de religion musulmane peut affirmer son identité par le port d’un voile ou d’une barbe, un A peut révéler un anarchiste, une montre Rolex ou un foulard Hermès une certaine classe sociale, un triangle rouge un résistant aux idées qui menacent nos libertés fondamentales, …

En décidant de signifier ainsi une part de sa personnalité, la personne révèle publiquement une identité et la revendique. Elle s’expose ainsi à différents types de réactions de la part ceux et celles qui partagent – ou non – ces opinions ou croyances. Elle n’ignore pas qu’elle peut subir des exclusions ou des rejets – parfois violents et même punissables – tant dans la sphère sociale que professionnelle, mais elle estime nécessaire d’afficher cette part de sa personnalité. Tout le monde n’est pas d’accord avec cette prétendue « liberté », ni avec ses limites. Vous trouverez ICI un texte d’Henri Goldman et LA des premières réactions, qui ouvrent un débat qui n’est pas clos.

L’arbre du souvenir.

Le 2 novembre, des Bruxelloises et des Bruxellois se sont rendus ensemble au cimetière de Bruxelles et à celui de Schaerbeek, pour rendre hommage aux personnes mortes dans la rue en 2022. Sans « chez soi », des hommes et des femmes n’ont eu que la rue pour dernière demeure. La ville a veillé à leur organiser des funérailles dignes et des citoyens s’en sont souvenus.

C’est face à l’Albertine, à côté de la Gare Centrale, que s’est fixé le rendez-vous. Au pied de « l’arbre du souvenir ». Cet arbre qui porte le nom et l’âge des disparus posés sur des oiseaux de couleur. Un arbre chargé de boules de verre qui reflètent la ville, qui fut leur demeure. A la fois émouvant et joyeux. Bruxelles se souvient. Le vrai tombeau des morts est la mémoire des vivants.

Urgence écologique.

« Il appartient à l’ensemble des journalistes d’être à la hauteur du défi que représente l’emballement du climat pour les générations actuelles et à venir. » C’est ainsi que débute la Charte que viennent de signer 1.500 journalistes francophones, 150 associations et des médias, mais pas tous. « Nous devons modifier notre façon de travailler pour intégrer pleinement cet enjeu dans le traitement de l’information ».

Jusqu’ici, il n’y avait pas de texte pour baliser la pratique journalistique en la matière. Une trentaine de journalistes se sont attelés à la tâche en pesant chaque mot d’une Charte qui ne pratique pas la langue de bois. Les journalistes vont pouvoir s’y référer lorsqu’ils auront des différends avec leurs employeurs. Vous trouverez la charte en une page ICI.

Arnaud Ruyssen a consacré sa dernière émission Déclic, le Tournant à cette problématique récente. Nécessité d’investiguer davantage, d’être à la recherche de l’intérêt général, de la protection des biens communs, de la transparence. Tout cela sans enfiler le costume du militant pour rester crédible. Le podcast à écouter dispose de 40 minutes pour aller au fond des choses. Une forme de réponse aux questions que nous posions dans le billet « Une presse peu cohérente ».

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