Archives de catégorie : Identité

Habitat groupé.

Le territoire de la Région de Bruxelles est limité à ses 19 communes et les espaces non bâtis sont précieux et à préserver. Une manière de mieux utiliser les espace disponibles pourrait être l’habitat groupé, dont les occupants tiennent à partager des espaces communs et un certain nombre de valeurs.

L’habitat groupé est un mode de vie collectif où plusieurs ménages ou personnes décident de vivre sur un même site en combinant des espaces privatifs (logements autonomes) et des espaces communs partagés. Chaque entité possède son propre logement (maison ou appartement), mais partage des infrastructures comme un jardin, une salle polyvalente, une buanderie ou des équipements écologiques, …

Le projet commun repose sur un choix délibéré de vivre ensemble autour de valeurs partagées (solidarité, mixité générationnelle, écologie, entraide). Les décisions sont prises collectivement par les habitants, souvent selon des règles et un règlement d’ordre intérieur établis ensemble. On en  dit encore plus ICI.

 

Une vision régionale.

La lasagne institutionnelle belge fait des dégâts tous les jours. « La structure actuelle de la Belgique craque de toutes parts. » C’est De Standaard en français qui l’affirme ICI. Interrogeant Thomas Dermine, il lui demande si le PS est prêt à avancer sur la réforme de l’État si la question se pose ?

Thomas Dermine. « En historien, Bart De Wever voudra revendiquer sa place dans l’histoire. Tôt ou tard, il reviendra au premier point du programme de son parti et voudra refaçonner la structure de notre pays. Après vingt ans, nous ne pouvons pas continuer à dire : on est demandeur de rien. Nous devons élaborer une vision. »

« Nous devons passer à une Belgique à quatre Régions : la Flandre, la Wallonie, la Belgique germanophone et Bruxelles. Nous devons dissocier Bruxelles de la Flandre et de la Wallonie. Les défis propres à Bruxelles sont trop spécifiques. Bruxelles doit devenir la Babylone du monde moderne et rivaliser avec Washington DC comme capitale du monde libre. Qui comprend encore aujourd’hui l’architecture institutionnelle de Bruxelles ? C’est un nid de guêpes. »

 

Les Fagnes à Bruxelles.

Profondément marqué par la disparition de paysages entiers des Hautes Fagnes, l’historien David Van Reybrouck confesse une émotion vive face à cet été, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. « Tous ces morts suite aux canicules, tous ces hectares brûlés, toute cette bêtise humaine, cette paralysie politique… Et savoir que tout cela était su à l’avance ». Il s’inquiète des alertes lancées depuis des décennies par les climatologues et les scientifiques qui sont demeurées lettre morte.

Déjà très marqué par l’incendie de Notre-Dame de Paris, par le 40 victimes des inondations de la Vesdre, il veut rendre visible le désastre des Hautes Fagnes. C’est l’endroit le plus visible du dérèglement climatique, mais nous allons l’oublier d’ici quelques semaines. Il veut monumentaliser ces instants. Il faut faire trace dans l’espace public.

David Van Reybrouck veut remplir toute une salle des Musées royaux avec les cendres, les charbons et les branches brûlées récoltées dans les Fagnes. Remplir une salle du musée pour avoir une œuvre d’art misérable, qui nous rappellera jour après jour à ce qu’on a fait. Il en dit plus à la RTBF.

Saint-Géry fait peau neuve.

Construites en 1881, entre deux bras de la Senne, pour accueillir un marché couvert, les Halles Saint-Géry viennent de retrouver – en un temps record – leur vocation première. Dix échoppes y présentent à la fois des victuailles à emporter – comme tous les marchés du monde – mais aussi des préparations à déguster confortablement sur place.

On y trouve un boucher, un fromager, un poissonnier d’exception, un boulanger, un pâtissier, des primeurs, des fleurs, des sandwichs et salades, des hot dogs à la bruxelloise et bien sûr des frites belges. Ni Food Market, ni Halles gourmandes branchées, le Marché Saint-Géry va tenter de se donner une identité propre et de remplir sa belle terrasse.

Cela change manifestement de l’offre junk food du piétonnier, mais il faudra sans doute revoir quelque peu certains prix, pour tenter d’attirer les jeunes accros aux durums et aux hamburgers. Le marché sera ouvert du mardi au dimanche de 07h à 19h. Le bar jusque 22h. Les horaires s’adapteront en fonction de la fréquentation des lieux. On en parle sur BX1, sur la RTBF, sur Paris Match, sur De Standaard, sur RTL, … et sur tous les médias sociaux.