Archives pour la catégorie Identité

Funny Monday: trois nouvelles souriantes

Prendre l’escalier plutôt que l’escalator ou l’ascenseur ? La STIB a installé , en son temps, un escalier musical à Montgoméry. Chaque marche était une note. Le public sourit et ne boude pas son plaisir, comme vous le verrez ICI sur cette petite vidéo bien plaisante. Plus d’exercice pour ceux qui le peuvent et moins d’énergie dépensée pour les escalators automatiques. A quand une nouvelle expérience ? A la station Horta la STIB vient aussi d’installer un escalator unique, qui fonctionne dans les deux sens, à la demande.

Pour tenter de séduire sa clientèle réduite depuis la Covid, la STIB a installé un  jeu de lumière aux couleurs noir-jaune-rouge dans le tunnel entre les stations Arts-Loi et Parc pour toute la durée de l’Euro 2020.  Vous pouvez assister ICI au petit spectacle bien nommé “Light at the end of the tunnel”. Une fois la compétition de football terminée et jusqu’au 30 septembre, les voyageurs pourront y découvrir des vagues de couleurs chaudes, donnant l’impression d’un lever de soleil. Un métro souterrain chaleureux.

Des chaises jaunes transformées on fait leur apparition un peu partout au Quartier Saint-Jacques, entre la place Saint-Jean et le Plattesteen et de la rue des Pierres au square arboré Fontainas. C’est une initiative conviviale imaginée par des étudiants Master en Design d’Innovation Sociale à l’ESA Saint-Luc, désireux de renforcer le caractère accueillant de ce petit village habité au coeur de la ville. Des habitants et des commerçants ont chacun adopté une chaise, qu’ils sortent et rentrent chaque jour. Asseyez-vous seulement. Please have a sit.  Even pauzeren ?

https://bruxselsfuture.com/?p=20121&preview=true

100 femmes actives pour Bruxelles

Elles sont de toutes origines, elles sont multilingues, elles sont présentes dans toutes les professions et militent pour mieux vivre ensemble à Bruxelles. Oui, elles sont formidables, elles exercent un réel leadership … et il y en a encore bien plus d’autres. Voici quelques mois, le groupe W100 à lancé un appel aux femmes bruxelloises actives durant la crise Covid. La réponse fut rapide et elles ont réuni 100 portraits de femmes présentées chaque jour sur leur page Facebook.

Aujourd’hui, elles viennent d’occuper l’espace public en s’affichant sur toute la longueur de la palissade qui entoure la Bourse en rénovation. Women Bridging Brussels. Une vision puissante de la place prise par les femmes, qui se sont données à fond, chaque jour, au cœur de la société bruxelloise en cette période de crise sanitaire. Chaque photo de femme est accompagnée d’un petit texte de présentation de son action. Un projet par des femmes et pour les femmes pour une reconquête symbolique de l’espace public.

L’inauguration de l’exposition se tiendra ce vendredi 25 juin à 18h à la place de la Bourse. Une surprise est annoncée vers 18:45. Le samedi 26 dès midi, un programme très varié avec une balade décoloniale, une architecture qui dégenre, les noms des rues non peut-être ? et même des démonstrations de self-défense. Les hommes qui n’ont peur de rien sont les bienvenus. D’autres animations peuvent être annoncées ici: w100bxl@gmail.com

Une architecture bien bruxelloise

Bruxelles a été le berceau de grands courants architecturaux tout au long du XXe siècle et particulièrement dès la fin de la première guerre. L’Art nouveau, l’Art déco et les Cités-jardins en sont sans doute les représentants les plus connus. ils ont même fait école au-delà de nos frontières. Horta, Hoffman, Hankar, Sneyers, Pompe, Bourgeois, Hoste, Van de Velde, Eggericx, De Koninck, Blomme, Van Reeth, Diongre, Braem, Brunfaut, Jacqmain, … n’en sont que quelques exemples. Ils ont marqué durablement la ville de leur empreinte.

Une synthèse illustrée remarquable de l’architecture du XXe siècle a été réalisée par Vivre en Belgique. Si le sujet vous intéresse, vous serez heureux de consulter ce lien. Le site n’est malheureusement plus actualisé. Il s’arrête donc au courant postmoderne, qui a conquis le paysage bruxellois avec son esthétique plus individualiste, qui fait des emprunts disparates au passé, se manifeste par la réapparition de colonnes, pilastres, frontons, de pans coupés… Elle tend à propager une imagerie chargée de références. On lui doit le Parlement européen, la Kredietbank, le Justus Lipsius, le Radisson SAS , l’Espace Léopold, nombre de réalisations de Jasper-Eyers et de liftings à la mode, dont vous aurez compris qu’ils ne me semblent pas avoir profité au paysage bruxellois.

Rien donc sur l’architecture du XXIe siècle. Une architecture qui se cherche et qui doit faire face aux défis du climat, de l’énergie, de la mixité des fonctions, de la raréfaction des matériaux, du recyclage, de la végétalisation et du coût souvent prohibitif du logement. Une page à écrire pour projeter Bruxelles vers un futur probablement marqué par des espaces privés plus petits, par la cohabitation, par la nécessaire passivité des immeubles et par la réduction de l’emprise des transports individuels.

S’habiller comme on veut

 « Chaque femme doit avoir le droit de porter ce qu’elle veut », c’est Meron Knikman – présidente du Conseil flamand des femmes – qui le revendique dans une carte blanche  du Standaard, traduite ICI par DaarDaar. Pour elle, notre société continue de juger une femme à l’aune de son allure plutôt que sur ses capacités. Elle porte trop de vêtements ou pas assez, elle est trop grosse ou trop mince, négligée ou trop maquillée… Autant de critères qui ne pèsent pas sur les hommes. L’apparence de la femme est considérée comme un indicateur de ses compétences, de son intelligence et de sa neutralité.

Elle revendique pour les femmes la liberté de porter ce qu’elle veulent et de s’épanouir pleinement selon leurs capacités. « Si la société ou une autorité interfère au niveau du choix des vêtements dans l’espace public, nous sommes face à un gros problème. Un problème qui empêche de voir ce qui se cache réellement derrière ces réflexes de contrôle ». Reste néanmoins la question de la neutralité des personnes qui représentent l’Etat ou exercent des fonctions d’autorité, même si les apparences ne suffisent pas à garantir cette neutralité.

C’est ainsi qu’une lectrice nous fait part de ses craintes face à une banalisation des signes convictionnels dans la fonction publique en contact avec la population. Dès sa création, la Belgique a voulu verrouiller la séparation entre l’Eglise et l’Etat. L’aide aux nécessiteux et les soins ont longtemps été un quasi monopole religieux, assuré par des nonnettes et des prêtres. Si la plupart de ces institutions ont été remplacées par des Centres Publics d’Action Sociale, ce n’est pas pour y être reçu par des personnes en soutane, en cornettes, en foulard ou en kippa. Pareil pour l’école publique : « Je ne mets pas mon enfant à l’école officielle pour que son institutrice porte les attributs d’une religion dont je ne partage pas les croyances ».

Le débat n’est manifestement pas clos. Le parlement bruxellois aura fort à faire à la rentrée.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20010

Image par Capri23auto de Pixabay

Le Palais de justice: tout savoir

Depuis plusieurs années, le palais de justice de Bruxelles a toutes les apparences d’un endroit oublié et d’une désolation : un sarcophage permanent d’échafaudages, des cascades d’eau qui déferlent à l’intérieur, des plafonds qui s’écroulent dans les salles d’audience et les greffes, des graffitis qui polluent les palissades, des arbres qui poussent sur les façades en descellant les pierres. Est-ce bien l’image que les citoyens veulent laisser de ce palais bruxellois, symbole de la justice belge et carte de visite de notre Etat de droit ? C’est la question que pose la Fondation Poelaert, dans un article du Journal des tribunaux reproduit par Quartier des Arts.

Cet article, très documenté, vous dira tout sur la situation du bâtiment et sur la réflexion approfondie de programmation, étant entendu qu’une des difficultés sera de phaser les travaux en combinant le maintien du fonctionnement des services judiciaires et la réalisation des travaux de rénovation et de transformation du bâtiment. L’objectif actuel des autorités est de terminer ce chantier pharaonique en 2040  avec une reconstruction émouvante et critique, sur base de documents anciens retrouvés. Notre passé aurait-il un futur ?

Pour en savoir beaucoup plus, voilà trois aspects détaillés et illustrés:

Restauration de l’extérieur du palais (cliquez ici)
Les travaux de sécurisation du palais (cliquez ici)
Restauration de l’intérieur du palais (cliquez ici)

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20000

Les nouveaux échafaudages témoignent du début des travaux sur la façade principale