Archives pour la catégorie Identité

La fin de la Belgique ?

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Le Standaard publie ICI, un article titré « La fin de la Belgique n’est pas une science-fiction ». Article traduit en français par Daardaar. Le journal poursuit, en rappelant que « depuis des années, seul un Flamand sur sept se déclare favorable à l’indépendance » une statistique qui dérange manifestement tout qui souhaiterait jouer le scénario de la fin jusqu’au bout.

La solution a été trouvée il y a dix ans déjà : la doctrine Maddens, qui consiste à laisser sciemment les relations se dégrader entre les Flamands et les autres, afin de rendre le divorce de plus en plus inévitable au fil du temps. En d’autres termes, il faut perturber au quotidien le fonctionnement de la machine fédérale jusqu’à ce qu’elle s’arrête d’elle-même.

Bart Maddens, politologue à la KUL, l’a affirmé lui-même : « Il va de soi que l’instabilité augmentera encore davantage si on suit ma stratégie. C’est d’ailleurs le but » (De Tijd, 13 juin 2009). Toujours d’actualité, cette doctrine s’illustre aujourd’hui par la difficulté de composer un gouvernement fédéral. Aucune bonne volonté semble se dégager. La N-VA a-t-elle intérêt à gouverner la Belgique fédérale ? Le P.S. va-t-il renoncer à l’essentiel de son programme pour gouverner le pays avec la N-VA ? Ou va-t-il s’associer avec le CD&V, le SP.A, l’Open VLD ou Groen pour gouverner sans le premier parti de Flandre ? Les informateurs royaux ont-ils une carte secrète pour sortir le pays de l’enlisement et contrecarrer la doctrine Maddens ?

De l’info en continu

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L’info en continu, c’est l’actualité disponible à l’heure qui vous convient. Vous connaissez bien évidemment le précurseur CNN, ou Euronews, BFMTV, la BBC et peut-être aussi LCI, MSN ou France 24 et Sky News ? et même RT (Russia Today) ou Aljazeera ?

Depuis ce lundi, la Belgique francophone est aussi dotée d’une première chaîne d’information en continu appelée LN24. Un pari éditorial audacieux, auquel vous pouvez accéder par Voo (canal12), Telenet (canal 16 à Bruxelles et 140 en Flandre), Proximus (canal 18), et sur Orange (canal 90), mais aussi par internet sur www.ln24.be/direct et bientôt également en radio.

La soirée de lancement au parlement européen fut mondaine mais aussi enthousiaste. L’équipe, tirée par Joan Condijts et Martin Buxant, nous a promis une chaîne d’info qui bouscule le paysage médiatique, qui dispose du temps nécessaire pour recouper ses infos et pour décrypter les sujets d’actualité. Une chaîne qui vante son « ouverture sur le monde » et garantit une parfaite imperméabilité entre son actionnariat économique, les recettes publicitaires et la partie éditoriale de son média. Une chaîne dont la plupart des journalistes se situent sous la barre des 30 ans. On ne demande qu’à les croire. Allez donc voir et  jugez sur pièces.

Happy Monday: Bruxelles libérée

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Jusqu’au 3 septembre 1944, Bruxelles était occupée – depuis plus de 4 ans – par l’Allemagne nazie. C’est le 4 septembre à  9:30 que les Bruxellois assistèrent, dans un enthousiasme indescriptible, à l’entrée magistrale des troupes de libération anglaises, de la brigade Piron et des résistants, sous le commandement du Maréchal Montgomery. British Pathé en fournit une très émouvante petite vidéo de 5 minutes, qui annonce la fin d’un drapeau abhorré.

75 ans plus tard c’est cette liberté – toute aussi précieuse aujourd’hui – qui va être fêtée ce 4 septembre aux Halles Saint-Géry. Elles seront le théâtre d’une soirée exceptionnelle, rythmée au son du swing, de danses de l’époque, de décors, mobiliers et voitures des années 40. Du plaisir et des émotions au programme de cette soirée dont vous trouverez les détails ICI.

Il a cependant fallu attendre avril 1945 pour que la libération de la ville soit complète.  En décembre 1944 Hitler se décida encore à créer un statut particulier pour Bruxelles qui ne manque pas d’intérêt: un District de Bruxelles – capitale bi-culturelle de la Flandre et de la Wallonie – qui demeura sous l’autorité équivalente d’un Gauleiter. Bruxelles fut proclamée  » Ville libre du Reich « , lui accordant donc le même statut que les villes d’Hambourg, Berlin et Vienne.

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Homme d’Etat bruxellois ?

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Billet d’humeur.

Philippe Close, bourgmestre d’une de nos 19 communes – portant désormais cravate et lunettes noires – n’arrête pas de surprendre avec des interventions dignes d’un homme d’Etat … ou d’un ministre président. A la fête de la Communauté flamande, sa présence et son discours ont été appréciés: Mooie toespraak en knap dat hij hier is. Il veut être le bourgmestre de tous les Bruxellois et dit aussi apprécier la composante flamande de l’identité de la capitale, comme le montre les articles de Bruzz: Vlaming moet zich in Brussel thuis voelen. De vlaamse identiteit is één van de vele gezichten van onze mooie hoofdstad. Wij hebben jullie steun nodig, geen geld. “ Nous ne demandons pas votre argent, mais bien des professeurs de néerlandais ”.

Lorsque TV5MONDE programme une interview d’une heure sur Bruxelles, avec FRI et Le Monde, c’est Philippe Close qu’ils interrogent, pas Rudi Vervoort … Ses réponses, à découvrir ICI, dépassent largement les préoccupations de sa commune. Il a une vision pour l’ensemble de la Région et pour la Belgique. Il pourrait succéder à  Laurette Onkelinx à la fédération bruxelloise du PS et un bruit court, qu’il remplacerai Rudi Vervoort à la Région à mi-mandat ?

Après le scandale du Samusocial et du GIAL et suite à la gestion autocratique du piétonnier par Yvan Mayeur, qui aurait cru – qu’en un an – Philippe Close allait pouvoir revitaliser l’image du PS et éviter une descente en enfer ? Son charisme, sa bonhomie, son bilinguisme volontariste, mais aussi son franc-parler, lui ont permis de dépasser le score de Freddy Thielemans, dont il fut un chef cab efficace pendant 6 ans. Si on peut lui reprocher son côté bling-bling, son penchant pour l’événementiel ou sa défense de projets discutables comme le Beer Temple à la Bourse, le Mega shopping Mall NÉO, et aussi sa candidature à la Région, alors qu’il avait décidé de ne pas y siéger, il est évident que Bruxelles a besoin d’hommes d’Etat rassembleurs et charismatiques comme lui. Il y a un besoin urgent de politiques qui ont une vision d’avenir pour notre Ville-Région. Merci à lui, et à quand d’autres hommes d’Etat et femmes d’Etat ?

Happy Monday: de l’info en continu

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À partir du 2 septembre, à  tout moment, quand vous le désirez, vous pourrez disposer d’informations en continu sur une nouvelle chaîne de télévision et de radio belge francophone, appelée LN24. Ses fondateurs promettent d’être indépendants, innovants et irrévérencieux. Ils ont de bons antécédents, mais on jugera sur pièce.

Johan Condijts a quitté L’Echo, dont il était le rédacteur en chef, pour se lancer dans cette aventure audiovisuelle en compagnie du journaliste Martin Buxant. Ils seront entourés d’une équipe qui comptera 48 personnes d’un âge moyen de moins de 30 ans. Ils pourront aussi compter sur les chroniques de trois gloires du paysage audiovisuel: Patrick Poivre d’Arvor, Christine Ockrent et Franz-Olivier Giesbert.

L’Echo vous explique ICI comment ils commencent à fourbir leurs armes et si vous voulez déjà les voir en action, c’est par LA.  Le capital initial , de 4,5 millions d’euro, provient des trois fondateurs: Joan Condijts, Martin Buxant et Boris Portnoy, ainsi que de quatre partenaires financiers assez inattendus: Belfius-Insurance, Ice-Patrimonials (Jean-Pierre Lutgen, le frère de l’autre), Besix  Group et Giles Daoust, administrateur délégué de Daoust et Title Media. La chaîne vivra uniquement des revenus de la publicité.