Archives de catégorie : Identité

Happy Monday: la fin d’un mépris

Ce dimanche, un nouveau pique-nique a donc commémoré le dixième anniversaire de ce vaste mouvement citoyen, qui a finalement mis fin à un siècle de domination de la voiture reine en ville. Une autre écoute, un nouveau partage plus équitable de l’espace public progresse depuis et n’est pas prêt de s’arrêter, malgré les réticences compréhensibles des inconditionnels de la voiture privée. La presse s’y est intéressée, aussi BX1 et Bruzz qui y a consacré un quasi numéro spécial en version papier. Une belle victoire de la société civile.

Le même jour, un autre pique-nique s’est tenu à la Porte de Flandre, pour revendiquer un plan de circulation qui tienne compte de la population qui habite autour de ce point noir dramatique le long de la Petite Ceinture. Un professeur d’architecture de la KU Leuven y a consacré une carte blanche dans De Standaard, traduite ICI pour vous. Il y souligne l’extrême lenteur avec laquelle évolue l’urbanisme bruxellois et salue l’indispensable militantisme de la société civile bruxelloise qui marque des points. C’est aussi de cela, et bien plus, qu’on a parlé au Palace dimanche matin. Tout est révélé ICI.

On l’a vu avec les Gilets jaunes comme avec les Marches pour le Climat, le pouvoir politique a souvent besoin d’être confronté à la rue pour se ressaisir, arbitrer et oser agir. Les coalitions au pouvoir à Bruxelles ont régulièrement des difficultés à rester unanimes pour opérer des choix difficiles. Chaque parti pense à sa clientèle électorale, trop souvent au détriment de l’ntérêt général. On l’a vu avec l’abattage des animaux, avec les licences de taxis, avec l’hydrogène, avec les signes convictionnels et même avec les conclusions de Curieuzenair.

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Des immeubles en bois.

Il s’en trouve de plus en plus dans le monde, comme l’illustre cet article. Même des gratte-ciel en bois commencent à sortir de terre. En Norvège se dresse la tour en bois la plus haute du monde. Avec ses 85,4 mètres, la tour « Mjøstårnet » incarne peut-être le futur de la conception d’immeubles. Des chantiers moins chers, plus rapides et nettement moins émetteurs de CO2. Une alternative écologique puissante pour l’industrie du bâtiment.

Ni dégrossi ni raboté, le bois massif ne subit à priori pas de transformation. Derrière ce terme se cache cependant une multitude de formes, dont le bois lamellé-croisé (CLT), qui a permis d’ouvrir le champ des possibles dans la construction. La technique est exposée ICI et LA. Notre pays n’est pas en reste et a même pu fournir des poutres en bois CLT en urgence pour soutenir Notre-Dame de Paris. …

Bruxelles entre dans la danse. Les 8 étages du Monteco,  en feront le plus grand immeuble à ossature bois de la ville. Il se dévoile ICI et sera inauguré en novembre au 14 rue Montoyer. Le bois utilisé est issu d’un périmètre ne dépassant pas les 500 km autour du chantier et les nuisances pour les riverains ont pu être fortement réduites. Les occupants de l’immeuble de bureaux devraient y jouir d’un environnement sain et confortable.

Photos Monteco et BX1 et Neutelings Riedijk Architects pour la Gare Maritime

Une victoire citoyenne.

Si aujourd’hui, la place de la Bourse et le boulevard Anspach sont débarrassés de toute circulation automobile, c’est une célèbre carte blanche de 2012 – qui a motivé plus de 2.000 Bruxellois à venir y pique-niquer en famille pour rendre cet espace public aux piétons. Un mouvement analysé ICI et de manière plus critique .

A la veille des élections communales, tous les partis ont fini par placer cette piétonnisation à leur programme. Le nouveau Collège a acté cette transformation radicale du centre-ville dans son accord de majorité. La piétonnisation d’Anspach est aujourd’hui irréversible même si elle peut, et doit, être encore améliorée.

Les deux première femmes qui ont osé déployer leur nappe sur l’asphalte – sans permission –  ont eu bien du courage. Contournées par les voitures, elles ont été vite rejointes par d’autres familles, bloquant ainsi toute circulation, sous l’œil finalement tolérant de la police, pour cette manifestation bon enfant de désobéissance civile. « Yes we can ». D’autres PicNic the Streets ont ensuite libéré d’autres espaces publics à Bruxelles comme à Liège. Des victoires d’une société civile vivante. Un reportage photo géant de Saskia Vanderstichele remémore actuellement cet instant sur les palissades de la Bourse.

C’est pour fêter cette victoire citoyenne, saluée par la presse internationale, que vous êtes invités à un nouveau pique-nique à la Bourse ce dimanche 12 juin à 12:30. Cette fois ce seront les vélos et les trottinettes qui auront intérêt à faire gaffe ! Et si vous voulez tout savoir sur l’histoire de PicNic the Street et sur le futur du piétonnier, rendez-vous ce dimanche à 10h au cinéma Palace pour un large débat. C’est gratuit, mais inscription obligatoire ICI encore aujourd’hui. On vous verra dimanche ?

Sauver la ville.

 « La natalité est le miracle qui sauve le monde ». Les nouveaux venus portent en eux une créativité qui les rend capables de répondre au défi du futur, écrit The Conversation dans un bon article consacré au fossé des générations. Une analyse de cairn.info complète cette notion de fossé ou de conflit. L’apparition d’êtres qui nous sont étrangers est cependant envisagée par Hannah Arendt comme la source de notre capacité d’invention et d’innovation. 

Encore faut-il qu’on leur donne du pouvoir ou qu’ils le prennent. Encore faut-il que les éducateurs veillent à ne pas briser cette créativité, en prétendant éduquer au nom de notre conception de l’avenir. Encore faut-il que nous leur laissions une ville habitable …

Quand les adultes ne savent plus dire de quoi demain sera fait, il devient difficile de savoir ce que l’éducation doit transmettre. Leurs héros et les influenceurs, sont pour les jeunes à la fois des modèles désirables tout en appartenant déjà au monde des adultes ; à la fois du côté du désir et de la raison. Ils répondent au manque d’attractivité du monde adulte, en montrant par leur exemple même l’image – réaliste ou illusoire – d’une vie désirable.

photo extraite de etreparents.com

Happy Tuesday: Bruxsels à la cote

Il se passe toujours quelque chose à Bruxelles. Mais ce WE, Bruxelles accumulait les reconnaissances et les succès. Les 20km de Bruxelles ont attiré pas moins de  33.000 coureurs issus de 135 nationalités. Tandis que le Brussels Jazz Weekend proposait 150 concerts gratuits dans toute une série d’établissement et sur quatre podiums éclatés. Avec Toots Thielemans à l’honneur, Bruxelles a accueilli le plus grand festival de Jazz d’Europe.

Pendant ce temps, le Port de Bruxelles s’ouvrait au public. Il a vu une série de bateaux venus d’ailleurs s’amarrer le long de ses berges et accueillir de nombreux visiteurs. Le nouveau directeur du Port entend poursuivre l’ouverture du canal au profit des Bruxellois. A deux pas de l’Atomium, le théâtre de verdure a accueilli sur deux jours près les 40.000 visiteurs du premier festival de musique Core. Une réussite éblouissante, dans un cadre naturel très apprécié et avec une douce ambiance de type peace & love bien tangible ICI. Déjà reprogrammé pour 2023.

Et puis, il y a eu Cannes. Cocorico, la Belgique présente trois films et emporte trois  grandes récompenses ! Dans le film Close, qui succède au succès de Girl de Lucas Dhont, le jeune acteur bruxellois crève l’écran.  12 minutes de standing ovation ! Hors compétition, il y a aussi eu la projection bien accueillie de Rebel des cinéastes bruxellois Adil El Arbi en Bilall Fallah. Ce qui fut le plus exceptionnel, c’est l’excellente collaboration entre Communauté française, Communauté flamande et le tax shelter du fédéral, qui ont pu s’entendre très efficacement pour soutenir la poursuite de l’émergence d’un véritable cinéma belge.