Archives de catégorie : Gouvernance

Des colères surgissent.

Quand des jeunes s’attaquent à un bus articulé de la STIB et le détruisent complètement, ce sont 820 000 euros qui partent en fumée. Une colère contre le transport en commun ? Le plaisir de voir ce matériel voler en éclat ? Un jeu grandeur nature ? Qu’est ce qui peut bien justifier une telle violence gratuite ? Les IPPJ affichant complet, les mineurs seront relâchés le jour même et la sanction interviendra des mois plus tard, en exacerbant leur sentiment d’impunité.

A côté de cela, un éditorial du Standaard relève que « des jeunes manifestants crient leur révolte face au vent qui tourne en leur défaveur. Ils ne sont pas à l’origine de cette montagne de dette publique, mais ils doivent aujourd’hui en payer le prix : un enseignement de moindre qualité, des écoles délabrées, des frais d’inscription plus élevés, des transports publics plus chers et moins performants, des logements chers, voire inabordables, et des perspectives qui s’amenuisent ».

Qui écoute ? « Ils ne peuvent avoir la moindre confiance dans la capacité du monde politique à les entendre et à les aider. En Belgique, le gouvernement joue une fois de plus à la roulette russe ». La jeunesse donne de la voix dans la rue et se désolidarise des casseurs qui minent leur message. Une colère qui va plus loin que l’école comme le révèle cet article de BX1. Plus grave, la santé mentale d’un certain nombre de jeunes se dégrade selon le Centre de prévention du suicide. Affaire à suivre.

 

 

Plus de 50.000 en rue.

Participation doublée. Celles et ceux qui ont parié sur l’essoufflement de la mobilisation ont reçu la plus belle des réponses. Un message clair au monde politique : le climat, la transformation de notre société pour réconcilier prospérité, solidarité et respect des limites planétaires, doivent revenir au sommet de l’agenda. C’est ce qu’affirment les organisateurs de cette grande victoire du climat.

Des jeunes, des vieux, des enfants, des personnes en chaise, des gens de toutes les couleurs, énormément de Flamands, de la musique, des chorales, des centaines de calicot .. et pas un seul incident. La Marche ensoleillée pour le Climat fut aussi joyeuse que sérieuse. Le peuple exige des réactions rapides et radicales de ses élus.

La RTBF, BX1 et BRUZZ en disent plus.  Nos photos aussi. Les calicots rappellent que nous n’oublierons pas les silences de la classe politique en vacances. Pas un mot pour les centaines de morts prématurées. Pas une présence notable lors de l’incendie des Hautes Fagnes. Malgré la diminution de leur pouvoir d’achat, les Belges veulent le climat à l’agenda. Ne rien faire coûterait plus cher.

Bruzz © DVLKO

 

Dimanche gare du Nord à 14h.

« Je serai là demain dimanche pour marcher pour le climat », écrit David Van Reybrouck dans une Opinion argumentée parue dans De Standaard en français.

« La rue sent mieux venir le drame que les ministres et les présidents de partis » écrivent les journalistes du Standaard dans un édito en français.

Au plaisr de se rencontrer ce dimanche.

Mère Patrie …

C’est elle qui défend le territoire. C’est elle qui instruit nos enfants, nous soigne et facilite nos déplacements. Elle fait encore bien d’autres choses qui nous échappent. Mais est-ce toujours une bonne mère ? C’est au cours d’un cabaret politique burlesque que Frédérique Lecompte incarne une drag queen excentrique qui aborde ces questions fondamentales.

La Belgique, le capitalisme, le patriarcat, le fascisme et les souvenirs personnels, tout y passe à travers le prisme déjanté d’une jeune femme de 68 ans, qui est fière et qui a honte. Honte de la colonisation, des prisons surpeuplées, des personnes sans papiers, des sans chez soi, … Tout cela au cours d’un cabaret-chaos clownesque et impertinent qui mélange stand-up, chant, musique live et numéros burlesques.

On aurait aimé y voir les femmes et les hommes politiques qui incarnent aujourd’hui notre Mère Patrie et son avenir. On aimerait aussi vous donner l’occasion de rire, de sourire et de retenir une larme. C’était final et sold out. C’est promis, elle reviendra à Bruxelles au printemps prochain. Un peu de patience, on vous avertira.

 

Un été chaud.

Greenpeace s’est penchée sur l’été 2026. Il nous a tous et toutes choquées, abîmées, parfois endeuillées. La chaleur a fait souffrir nos organismes. Elle a tué prématurément 2 935 Belges. La nature a été gravement meurtrie par la sécheresse. Des milliers d’hectares ont été détruits par les flammes. La presse – de plus en plus concentrée et taiseuse – c’est enfin remise (temporairement) à parler Climat. Greenpeace a décidé de passer à l’action.

Alors que l’impréparation de nos autorités était pointée du doigt de tous côtés, la réaction de nos responsables politiques fut le silence radio. Pire, alors que des foyers d’incendie sont toujours surveillés dans les Hautes Fagnes, et que le décompte macabre des victimes de la chaleur est toujours en cours, le gouvernement s’empresse déjà de nous faire oublier l’été en focalisant un maximum d’attention sur d’autres dossiers.

Le climat doit figurer en haut des priorités politiques car il conditionne notre santé, notre économie, notre bien-être, notre sécurité…. Œuvrer à la diminution drastique de nos émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, cela passe par la fin rapide, planifiée, progressive et juste de l’usage des énergies fossiles. Pour les financer, il faut mettre à contribution les grands pollueurs, responsables historiques de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Vous pouvez aussi agir ICI en bas de page avec votre plume.