Archives pour la catégorie Gouvernance

Bientôt 22 communes ?

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Cela fait 100 ans que la commune agricole de Haren a été annexée par la ville de Bruxelles, avec laquelle elle ne partage guère de caractéristiques. Si on considère que le pouvoir communal est un pouvoir de proximité, il ne faut pas trop s’étonner de voir des habitants contester cette tutelle, que certains n’hésitent pas à considérer comme une colonisation.

Bruzz relate des réactions d’habitants qui considèrent que la Ville laisse installer chez eux tout ce qu’elle ne veut pas chez elle, comme des dépôts de bus, une méga prison, un déversement incessant de béton … Cette terre – jadis nourricière- n’est plus qu’une terre stérile, envahie par le bruit des routes, des trains et des avions. D’aucuns pensent que les attentes des habitants de la commune seraient mieux prises en compte si elle disposait de ses propres élus. ICI certains n’en pensent pas moins à Laeken et Neder.

Cette revendication peut sembler légitime et remet sur le tapis la question des frontières communales héritées de l’histoire. Aula Magna avait suggéré un nouveau découpage des territoires communaux plus logique pour une bonne gestion des matières qui demandent une grande proximité. Koekelberg et Saint-Josse trop petites, Schaerbeek et Ixelles trop grandes, Pentagone et Laeken des communes à part entière … Ces modifications sont du pouvoir de la Région, gageons que les municipalistes qui siègent au parlement bruxellois ne manqueront pas de s’opposer à cette réforme, qui pourrait cependant assurer une gestion plus démocratique de Bruxelles.

Vont-ils continuer à se taire ?

Les quadragénaires au pouvoir ne pensent-ils qu’à consolider les acquis de leur génération et vont-ils reporter les dettes accumulées sur la nouvelle génération ? Se doteront-ils d’un passeport vaccinal qui leur permet de voyager, alors que le jeunes en seront privés, faute de vaccination ? La presse en parle (un peu). A Lyon, des jeunes cherchent du commun, pas à être reclus. Un lecteur du blog – jeune retraité – vient de publier une lettre ouverte ironique aux jeunes sur Facebook. Il se demande s’ils vont encore se taire longtemps.

“ Pendant un an, nous vous avons demandé d’accepter les restrictions liées aux mesures sanitaires pour protéger vos grand-parents d’un virus qui n’était pas très dangereux pour vous. Maintenant ils sont vaccinés, ou vont l’être très bientôt, et sont hors de danger. Merci vraiment pour ce sacrifice. Maintenant, nous vous demandons de continuer à accepter ces mêmes restrictions parce que les variants du virus sont dangereux pour vous aussi, mais surtout pour vos parents. Patience, dans les mois qui viennent, vos parents seront vaccinés. Merci vraiment pour cet effort supplémentaire.

Ensuite, nous vous demanderons de continuer à faire gaffe, parce que ce virus et ses variants semblent être plus virulents et ne vous épargneront pas ! Malheureusement, nous n’avons pas de vaccin à vous proposer dans l’immédiat. Nous avons tout utilisé, et nos vaccins ne sont plus très au point pour vous protéger des nouveaux variants.  Alors, nous vous demandons de continuer comme vous en avez maintenant l’habitude.
Merci vraiment pour votre compréhension”. R.V.

des jeunes patientent, d’autres s’interrogent ou se révoltent comme à Lyon photo bastamag

Happy Monday: un traitement disponible

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Maintenant que la vaccination a démarré au fil des livraisons négociées – non sans problèmes – par la Commission européenne, plus personne ne parle des résultats prometteurs d’un traitement précoce de la Covid-19. Enfin, presque personne, puisque le docteur Maskens vient précisément d’adresser une lettre ouverte au ministre de la Santé à ce sujet.

L’imervectine est une molécule déjà ancienne, utilisée chez nous contre la gale. Passée dans le domaine public, elle est bien connue du monde médical et peu couteuse. Faute d’un traitement spécifique, lors des premiers symptômes Covid-19, un médecin généraliste bien informé pourrait la prescrire sans danger. Mais voilà, l’imervectine en comprimés n’est pas disponible sur le marché belge. Les pharmaciens n’ont pas le droit de stocker ce médicament, mais pour répondre à une ordonnance, les pharmaciens les plus débrouillards commandent les comprimés de la marque Stromectol en France et ils sont livrés dans les 2 jours.

En attendant la découverte d’un médicament spécifique (?), ne serait-il pas urgent d’autoriser la vente du Stromectol et de rendre au médecin généraliste sa liberté de choix, pour soigner ses patients et tenter d’éviter leur hospitalisation ? Vous voilà informés et en position d’en parler avec votre médecin traitant, si vous deviez déceler les premiers symptômes de la Covid-19.

informations confirmées par deux docteurs en médecine bruxellois

 

Une identité bruxelloise

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Un (trop) simple résumé. Le peuple de Brussel parlait principalement le brabançon, une forme de thiois distinct du flamand ou du limbourgeois. Les ducs de Brabant également, mais ils maîtrisaient évidement le français. Bien plus tard, avec le développement économique lié à l’industrialisation de la Wallonie, la bourgeoise francophone a choisi de s’installer dans la capitale. Bruxelles s’est francisée et les francophones y ont longtemps régné en maîtres. Dans les années trente – les Wallons ayant refusé que la Belgique devienne un Etat bilingue – le territoire wallon est devenu unilingue français, le territoire flamand est devenu unilingue néerlandais … et la capitale Bruxelles, sommée d’être bilingue. Selon Le Vif, on le paie encore aujourd’hui.

Dans La Libre, Sven Gatz (Open VLD) résume: “Bruxelles a longtemps été une terre partagée par les deux grandes Communautés du pays (Wallonie et Flandre) mais, avec l’évolution de la démographie bruxelloise, elle devient de plus en plus une Ville-Région que les autres comprennent moins. Quand on est à New York, on n’est pas aux États-Unis. Quand on est Bruxelles, on n’est pas spécialement en Belgique ». Et d’ajouter: “Wallons et Flamands ont souhaité ce qu’est aujourd’hui Bruxelles. Il ne faut donc pas venir nous reprocher a posteriori que nous ayons une dynamique interne”.

Mais le contenu de l’interview de Sven Gatz va beaucoup plus loin. Il revient sur le projet d’une Belgique basée sur quatre Régions en 2024. Il rappelle ses trois prérequis de base. Il exige aussi un sytème bruxellois en phase avec la nouvelle réalité urbaine. Les récents chiffres de Stabel – repris ICI ici par Le Vifconfirment une nouvelle démographie et annoncent la nouvelle identité bruxelloise – aussi internationale et européenne – qui se forge dans la Région. Bruxsels, comme capitale européenne, c’est une assurance-vie pour que la Belgique continue de se développer et de rayonner. Je vous invite à découvrir ICI les propos complets – sans langue de bois – d’un Sven Gatz, fort proche de la Ville-Région que nous appelons de nos voeux.

 

Rudi Vervoort sur un siège éjectable?

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Qui dirige la Ville-Région de Bruxelles ? Le ministre-Président PS Rudi Vervoort, pardi.
Cela allait de soi jusqu’il y a peu. Là, Paul Magnette, président du parti socialiste, ne vient-il pas d’affirmer que la taxe kilométrique bruxelloise ne verra pas le jour d’ici la fin de la législature régionale ? Sa mise en place en 2022, figure pourtant dans l’accord de majorité de la Région, dont le ministre-Président est le garant. Au parlement bruxellois, n’entend-on pas le chef de file socialiste Ridouane Chahid clamer qu’il ne votera pas une taxe antisociale ? A la Fédération bruxelloise du PS, c’est le président Ahmed Laaouej qui confirme que le PS ne votera pas une taxe qui impacte les bas revenus. Ce double discours PS commence à agacer. Flandre et Wallonie n’en veulent pas non plus de cette taxe. Il va donc bien falloir se concerter.

Qu’en est-il de la collaboration du PS avec le partenaire de coalition Groen, en charge de ce projet ? Qu’en est-il aujourd’hui du leadership de Rudi Vervoort ? Mais ce n’est pas tout, une autre polémique s’est ouverte, quant au sort défavorable réservé à la capitale dans la répartition des fonds européens pour la relance belge. Une clé de répartition négociée entre les ministres-Présidents wallon et flamand, mais acceptée par Rudi Vervoort. Le bourgmestre d’Evere est un homme de consensus, il n’aime pas les conflits. « C’est couillon d’être loyal ? » lâche-t-il à Véronique Lamquin qui l’interviewe. Lassé, n’avait-il pas déjà annoncé vouloir prendre sa retraite politique en fin de mandat en 2024 ?

Dans les rangs socialistes, certains s’interrogent sur l’opportunité d’attendre jusqu’au scrutin de 2024 (La Libre). On parle de plus en plus de Philippe Close – l’étoile montante du PS bruxellois – pour prendre la relève. Dans De Morgen une carte blanche de Luckas Vander Taelen (traduite par DaarDaar) n’y va pas par quatre chemins: « Plus personne ne prend encore Vervoort au sérieux« . Il brille par son absence. Le ministre-Président en mauvaise posture : vers un affaiblissement du PS au sein du gouvernement bruxellois ?

image extraite d’une vidéo de BX1