Archives de catégorie : Economie

Impôt sur la dépense, pas sur le revenu

C’est Bruno Colmant qui évoquait cette idée, avancée par l’économiste anglais Nicholas Kaldor dans les années 50. Une taxation de la dépense aurait contribué à tempérer la consommation des biens disponibles et à contrarier l’inflation, assurant de ce fait une répartition raisonnable entre la consommation et les investissements.

Face à l’augmentation du coût de l’énergie, certains envisagent que les dépenses énergétiques deviennent, pour partie, contrainte par les revenus imposables. L’énergie coûterait plus cher, en termes relatifs, pour les hauts revenus et évidemment moins cher pour les bas revenus. L’idée est interpellante et, à certains égards, défendables bien que de nombreux obstacles techniques se dressent. Selon Bruno Colmant, elles reviendront sans doute dans le débat politique.

Les arguments de Kaldor s’articulaient autour de l’idée qu’il est plus équitable d’imposer les contribuables suivant ce qu’ils retirent de la communauté en dépensant, plutôt que ce qu’ils en retirent en acquérant des revenus, qui sont le produit de la mise à risque du travail et du capital. L’impôt sur la consommation est d’ailleurs conceptuellement proche de l’impôt sur la fortune, puisque l’accumulation d’épargne, soudainement dépensée, frappe la consommation mais diminue la fortune. Que faut-l en penser ?

Les micro-ondes ?

Dans les recommandations du gouvernement pour économiser l’énergie figurait le four à micro-ondes. Cette reprise m’a valu un certain nombre de commentaires me reprochant de faire la publicité d’un mode de cuisson qui transforme les aliments. Les avis sont très partagés à ce sujet. Toute cuisson d’aliments les transforme, surtout au-delà de 110° et plus encore en grillades et barbecues. Il vaut donc mieux manger crus tous les aliments qui s’y prêtent.

Tant qu’à cuire, c’est la cuisson à la vapeur douce (pas en cocote minute)  qui préserve sans doute le mieux les propriétés des aliments. A propos des micro-ondes, la Fondation contre le cancer affirme: « La valeur nutritive des aliments d’origine animale cuits au micro-ondes ne diminue pas plus qu’à la cuisson traditionnelle et préserve mieux les protéines végétales. De plus, les vitamines sont mieux conservées, la cuisson est plus rapide et il ne faut pas ajouter d’eau »

Futura Santé suit cette affirmation, MediSite est plus mitigé et PasseportSanté dit à peu près le contraire., qui a été longtemps opposé aux micro-ondes, fait le point dans un article  technique, qui détaille vérités et légendes. Des dizaines d’autres d’articles ont été rédigés sur le sujet. Si sur le plan énergie tout est clair et scientifique, au niveau santé, il n’en est rien et ce n’est donc pas moi qui me permettrais de les départager.

1
1

Gérer la rareté

Quand un produit devient rare, son prix monte et seuls les plus riches peuvent encore se le procurer. C’est une solution à la rareté. Il en est une autre, qui consiste à répartir équitablement la quantité de produits disponibles entre tous les citoyens. C’est ce que l’on appelle généralement le rationnement. Un terme qui évoque nécessairement les disettes des pénibles périodes de guerre et leurs timbres de rationnement. Les industriels pourraient être les premiers visés. Et voilà 5 conseils pour économiser l’énergie.

« On ne va pas pouvoir fonctionner en laissant les personnes précaires sous-consommer et les gros consommateurs surconsommer » développe à la RTBF Céline Nieuwenhuys, de la fédération des services sociaux. « Le fait de consommer beaucoup ou peu repose sur la possibilité d’y faire face financièrement. Or, la surconsommation est tout aussi problématique que la sous-consommation. Et on sent que la surconsommation n’est pas tout à fait prise en charge aujourd’hui ».

Un rationnement toucherait donc davantage les ménages aisés que les ménages précaires. « C’est l’occasion de renverser la tendance. Pas dans une optique de favoriser les uns et pas les autres, mais parce qu’on ne peut plus appauvrir (davantage) les personnes ». Il ne faudrait pas penser le rationnement de manière  autoritaire et punitive, imposé par le haut, comme pour la Covid. Il pourrait être pensé comme quelque chose de volontaire, de créatif, porté par l’objectif de partager équitablement les produits qui se font rares ou qui doivent être épargnés, pour que les générations futures puissent encore en bénéficier. On rêve ?

Gérer la rareté

Vers un rationnement ?

Quand un produit devient rare, son prix monte et seuls les plus riches peuvent encore se le procurer. C’est une solution à la rareté. Il en est une autre, qui consiste à répartir équitablement la quantité de produits disponibles entre tous les citoyens. C’est ce que l’on appelle généralement le rationnement. Un terme qui évoque nécessairement les disettes des pénibles périodes de guerre et leurs timbres de rationnement. Les industriels pourraient être les premiers visés. Et voilà 5 conseils pour économiser l’énergie.

« On ne va pas pouvoir fonctionner en laissant les personnes précaires sous-consommer et les gros consommateurs surconsommer » développe à la RTBF Céline Nieuwenhuys, de la fédération des services sociaux. « Le fait de consommer beaucoup ou peu repose sur la possibilité d’y faire face financièrement. Or, la surconsommation est tout aussi problématique que la sous-consommation. Et on sent que la surconsommation n’est pas tout à fait prise en charge aujourd’hui ».

Un rationnement toucherait donc davantage les ménages aisés que les ménages précaires. « C’est l’occasion de renverser la tendance. Pas dans une optique de favoriser les uns et pas les autres, mais parce qu’on ne peut plus appauvrir (davantage) les personnes ». Il ne faudrait pas penser le rationnement de manière  autoritaire et punitive, imposé par le haut, comme pour la Covid. Il pourrait être pensé comme quelque chose de volontaire, de créatif, porté par l’objectif de partager équitablement les produits qui se font rares ou qui doivent être épargnés, pour que les générations futures puissent encore en bénéficier. On rêve ?

L’énergie la moins chère

L’énergie la moins chère sera toujours celle que l’on n’utilise pas ! Il y a divers moyens pour limiter notre consommation d’énergie, sans perdre trop de confort. C’est à la fois bon pour votre portefeuille, bon pour la planète, bon pour notre indépendance et nécessaire pour arrêter d’alimenter les efforts de guerre de Vladimir Poutine … Voilà sans doute quatre bonnes raisons de faire la chasse aux gaspis et peut-être même d’envisager le chauffage aux pellets locaux.

C’est l’arrivée du charbon et du pétrole qui ont permis de généraliser le chauffage de toute la maison. Le poêle dit « continu » a succédé à la cuisinière à charbon à tout faire. Le « Gaz à tous les étages » a permis de la remplacer par une gazinière. Le mazout a participé au développement du chauffage central, qui nous a habitués à chauffer toutes pièces et pas seulement celle où l’on se tient. « Chauffer les corps, pas chauffer les murs » est une réponse nouvelle et sans doute d’avenir, sur laquelle nous devrons revenir.

En attendant, voilà déjà 10 choses que vous pourriez envisager pour économiser de l’énergie. Bruxelles Environnement propose une vingtaine de gestes en images, qui pourraient vous faire économiser 400€ par an. Et puis, ces vêtements qui vous tiennent au chaud font un grand retour chez Damart avec son thermolactyl, mais aussi chez Uniqlo avec son élégante collection AIRism Heatthech, aussi pour les hommes. Le futur de Bruxelles n’est-il pas aussi conditionné par son indépendance énergétique ?