Archives pour la catégorie Propreté

Happy Monday: trois raisons de vous réjouir

Le pari de l’hydrogène. La Commission européenne mise sur l’hydrogène vert. Les institutions européennes bruxelloises aussi. Le parlement européen dispose déjà de 10 voitures à hydrogène et va en acquérir une dizaine de plus, en attendant de reconvertir toute sa flotte à l’hydrogène. Si la Belgique est en pointe, la Région de Bruxelles tarde toujours à favoriser l’installation de stations de remplissage, malgré la demande pressante du parlement européen.

La danse des femmes. C’est à l’occasion de l’inauguration des 100 portraits de femmes actives pendant la pandémie, qu’Annabelle Van Nieuwenhuyse de Bruzz a présenté, avec beaucoup d’enthousiasme et d’émotion, le groupe de femmes hongroises Elles pour Elles contre la violence. Elles ont fait danser toute la place de la Bourse contre la violence ordinaire et pour une riposte collective. Les harceleurs n’ont plus qu’à bien se tenir.

Des toilettes pour tous et toutes. Une toilette publique pour 11.000 habitants est le pénible constat dressé par un groupe d’associations citoyennes – dont l’application Peesy – qui actualise la carte d’implantation des urinoirs et des rares toilettes mixtes. Le groupe adresse des revendications à la Région, qui doit mettre fin à la dispersion des compétences et reprendre la main. Le manque de toilettes accessibles aux femmes a été criant durant la fermeture des cafés. Pourquoi l’initiative Pipi Friendly de la Ville et de l’horeca n’étendrait-elle pas son principe son logo à toute la Région ?

Le prix de l’exemplarité

Tous les deux ans, la Fédération Wallonie Bruxelles attribue un prix de la « Maîtrise de d’ouvrage publique ». Il vient d’être attribué à la ville de Bruxelles pour l’ilot Fontainas dans la catégorie « grande échelle ». Voir la vidéo. Ce prix entend rendre visible des pratiques exemplaires en matière de commande publique. Le projet Fontainas a été conçu dans le cadre d’un contrat de quartier  avec le bureau d’architecture B612 Associates. Il s’agissait à la fois de construire du logement et des kots étudiants, ainsi que de créer un parc  paysager, reliant plusieurs quartiers et offrant des terrains de jeux et une salle de sport souterraine. Mission accomplie.

Si le concept architectural et les espaces de jeux et de sport méritent pleinement cette reconnaissance, il en va autrement pour le parc et la participation des citoyens. Peut-on parler d’exemplarité lorsque le parc ne contient pas un seul plan d’eau, pas même une pataugeoire ou un point d’eau potable ? pas de toilettes, pas de règles pour le bon usage des lieux, pas de gardien et un entretien les lieux quasi impossible pour le Service des Espaces Verts. Le orties et chardons poussent à l’envi, les fossés se remplissent de déchets plutôt que d’eau, les chiens sont partout. Des plantes meurent de soif, le gazon est mité, contrairement à ce que montrent les photos avantageuses.

Au-delà des congratulations convenues, il faut aussi pouvoir relever ces manques et en tirer des leçons pour l’avenir. Le bureau paysager parisien OLM, que nous avons interrogé à trois reprises à propos de la concrétisation du parc qu’il a conçu, refuse de répondre. Si la participation a fort bien associé les habitants côté rue Van Artevelde, elle a ignoré complètement les habitants de l’autre côté de la place. Alors que la Ville a acheté et abattu un grand bâtiment pour ouvrir le parc sur la rue Van Artevelde, les habitants côté Fontainas ont dû batailler ferme pour empêcher une tour de 8 étages qui aurait bouché l’autre entrée qui donne sur la place Fontainas. L’exemplarité reste encore à parfaire.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20021

image du bureau paysager OLM

le parc Fontainas au quotidien

Uriner dans un bac à plantes ?

Non ce n’est pas du vandalisme condamnable, mais un autre moyen de se soulager, grâce à un nouveau type de mobilier urbain, qui vient de faire son apparition en centre-ville: l’uritrottoir. C’est un bac à plantes écologique, dans lequel on peut uriner. Pas directement dans la terre de la jardinière – qui sert de décoration – mais dans une fente placée juste en dessous. L’urine humaine constitue un excellent engrais, il contient à la fois de l’azote et du phosphate. La Ville de Bruxelles en a commandé 10, dont 5 viennent déjà d’être mis en service dans les lieux discrets au coeur des quartiers d’où émanent le plus les plaintes pour urine sauvage.

Avec la longue fermeture des cafés et le très petit nombre d’urinoirs et de toilettes publiques en service et en état, le phénomène de l’urine sauvage a pris des proportions nouvelles. Les « uritrottoirs », qui équipent déjà plusieurs villes françaises, seront peut-être une partie de la solution. Mais qu’en est-il pour les femmes, vu que ces dispositifs ne concernent que les hommes ? La Ville promet un nouveau type de toilette publiques accessibles à toutes et à tous et même aux personnes handicapées dans son nouveau plan toilettes.

Un réseau « Toilettes accueillantes » sera aussi créé en collaboration avec le secteur horeca, invité à ouvrir ses toilettes au grand public. Une convention mettra une prime de 1.000 euros à leur disposition pour soutenir le nettoyage de ces espaces. La question de l’entretien des uritrottoirs se pose aussi, au vu de l’état des pissotières classiques de la Ville et des nombreuses plaintes que ces uritrottoirs génèrent à Paris. Affaire à suivre.

https://bx1.be/categories/news/ville-de-bruxelles-des-nouvelles-toilettes-publiques-bientot-installees/

Notre eau, une ressource périssable

Jadis, à Bruxelles, la seule eau potable était… la bière. Aujourd’hui, imperturbable, l’eau potable coule du robinet à volonté. Elle semble inépuisable. La « journée de l’eau » est une  occasion de rappeler que le sous-sol de Bruxelles est peu aquifère. Bois de la Cambre et Forêt de Soignes produisent à peine 3% de nos besoins, qui se chiffrent à près de 100 litres par jour par citoyen. Plus de 60 millions de m3 par an, comme le rappelle le document que Bruxelles Environnement a consacré à l’eau que nous consommons et à sa surveillance.

Avant d’arriver chez nous, l’eau doit être pompée, acheminée, traitée, distribuée via un réseau de km de canalisations, qui nécessitent un entretien constant. Une fois consommée, l’eau doit être collectée et épurée avant d’être renvoyée vers le milieu naturel. Le reportage de la RTBF en dit plus sur la fragilité de tout ce processus et sur la nécessité d’être parcimonieux avec cette précieuse ressource. Plus nous consommons d’eau potable, plus nous déversons d’eaux usées qu’il va falloir traiter… et plus élevée sera logiquement notre facture.

Si on pourrait espérer que les quelques premiers m3 soient gratuits – comme un droit universel d’accès à l’eau – Il n’est est rien. Cependant, le système de tarification est progressif. Le prix de l’eau augmente exponentiellement, chaque fois qu’un palier de consommation est dépassé, selon le principe pollueur/payeur. Garantie pure, notre eau est 200 fois moins chère que l’eau en bouteille et sans production de déchets. Après deux heures au frigo, le goût du chlore qui la protège aura disparu. Une rondelle de citron ou une feuille de menthe achèveront de la rendre désirable. A votre santé.

> Merci à WordPress… pour ses bouleversements techniques sans préavis

photo du jet par Hebi B pour Pixabay et captation à Modave par Athénée Royal d’Ouffet

En finir avec les pigeons

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Trop is te veel. Les pigeons sont trop nombreux à Bruxelles. Il faut mettre un terme à leur multiplication, parce que leurs déjections sont corrosives pour les bâtiments et qu’elles peuvent être porteuses de maladies. Même la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux le reconnaît et s’en explique fort bien ICI. Mais voilà, la gestion des pigeons est de la compétence des 19 communes … comme si les pigeons se souciaient des frontières communales. La Région a tenté d’établir un plan d’action en 2019. Il est détaillé ICI, mais n’a pas donné beaucoup de résultats. Elle va (enfin) désigner un coordinateur régional, mais elle se dit aussi préoccupée par le bien-être animal, au vu de certaines méthodes de mises à mort.

N’est-il pas temps de donner tous pouvoirs à la Région pour gérer cette compétence en adoptant des méthodes qui ont fait leurs preuves ailleurs ?  Ce ne sont pas les oiseaux qu’il faut combattre, mais les raisons de leur présence et de leur regroupement. Il faut agir sur leur milieu de vie, le modifier de façon à ce qu’ils ne puissent plus trouver ni la nourriture, ni les espaces dont ils ont besoin. Il faut empêcher leur nidification en bouchant les orifices des bâtiments publics et privés, voire même par effarouchement. Mais il s’agit avant tout d’empêcher le nourrissage, qui est à la fois inutile, néfaste et interdit. Les personnes âgées et les enfants adorent leur jeter du pain et des graines. Il va falloir leur rappeler que c’est interdit, mais ensuite il n’y a que la police qui soit en mesure d’exiger une carte d’identité et de verbaliser ces incivilités.

Humainement parlant il n’est pas toujours évident de soumettre à l’amende des enfants ou des personnes âgées au « bon coeur », mais après des campagnes d’information ciblées et de l’affichage sur les lieux de nourrissage inventoriés, il ne restera à la police en civil qu’à sévir contre les réfractaires. Une société privée s’est aussi spécialisée dans cette lutte contre la prolifération. Ils ne font pas dans la dentelle, mais ont bien étudié le problème et viennent avec des solutions très diversifiées que vous découvrirez ICI. Il est urgent de mettre fin à l’invasion de la ville par les pigeons. N’est-ce pas à la Région à assumer cette tâche, avec obligation de résultats ?