Archives de catégorie : Propreté

Une montagne de textiles.

Chaque année, les Bruxellois donnent cinq mille tonnes de textiles collectés dans les bulles à vêtements. Ils sont souvent de mauvaise qualité. La proportion de textiles qui ne sont même plus recyclables est passée de 12,3 % en 2018 à 19,2 % en 2024. Cela fait grimper les coûts de manière considérable. Collecte et traitement deviennent difficiles à assumer pour les entreprises d’éconmie sociale.

Si une partie des vêtement sont reconditionnés et vendus dans des boutiques vintage ou de deuxième main, IsoFabric fait traiter ses rebuts en France, pour en faire des matériaux pour l’isolation des bâtiments. Une ligne de production bruxelloise coûterait au moins 10 millions d’euros et Isofabric manque de moyens.

Une aide est demandée à la Région sous forme de subsides ou d’aide au ramassage. Mais il s’agit aussi de responsabiliser les fabricants, qui doivent financer le recyclage ou la destruction des leurs vêtements, comme Récupel pour l’électro. Bruxelles tarde à appliquer la directive européenne, qui attendra 2028. La réponse d’Ans Persoons (Vooruit Brussel) en dit plus ICI. Les émissions Investigations et ARTE font le point.

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Pas de futur pour le gaz.

Du gaz nous n’en avons pas. Nous devons l’importer de pays qui ne sont pas toujours amis et dictent leurs conditions. A mesure qu’elles s’épuiseront, leurs ressources gazières deviendront aussi plus chères. Comme la combustion du gaz  naturel produit des gaz à effet de serre dommageables pour le climat, l’Europe demande à ses Etats membres d’augmenter progressivement les taxes sur le gaz, afin de pouvoir les diminuer sur l’électricité, qui peut être verte.

Après avoir placé des conduites dans tout le pays et avoir octroyé des primes pour l’installation de chaudières au gaz à condensation, la Belgique doit reculer. Elle interdit déjà la pose de conduites de gaz dans les nouveaux lotissements. A Bruxelles, il y a interdiction d’installation de chaudières au mazout depuis 2025. Quand cela sera fini avec le gaz et les produits pétroliers, que restera-t-il comme énergie ? L’électricité. Encore faut-il qu’elle soit verte et que son prix baisse.

Tout cela ne se fera que progressivement. Mais pour celles et ceux qui doivent remplacer leur chaudière au mazout ou leur chauffe-eau au gaz, la question du choix d’une autre source d’énergie se pose dès à présent. A court terme, l’électricité peut sembler trop chère, mais à plus long terme, elle devrait diminuer. Des travaux d’isolation et des appareils performants – comme les pompes à chaleur et les radiateurs à inertie sèche – devraient en limiter la consommation. Pour le gaz il n’y a plus d’avenir.

Que se passe-t-il dans les Marolles ?

Les Marolles sont-elles en train de perdre leur âme ? Des commerces se vident et quand ils sont repris, ce sont des galeries, des cafés branchés et des tatoueurs. Même là, Airbnb contribue à la hausse des loyers et des nuisances sonores. Les habitants s’inquiètent, déjà qu’ils subissent une certaine « sablonisation » depuis longtemps.

Toutefois, 7 logements sur 10 appartiennent aux pouvoirs publics, qui maintiennent des loyers payables, pour une population qui est locataire à 91%. Si cela se trouve, les jeunes ne peuvent acheter l’appartement de leurs parents. Certains tentent cependant de le faire sous forme de coopérative.

La mutation du Petit Lion se veut rassurante. Cathy, la patronne pendant 30 ans, a vendu son estaminet à un acheteur, qui l’a maintenu dans son jus. Désormais employée de son établissement, Cathy revient de Blankenberge deux fois par semaine pour servir et écouter ses anciens clients. On y vient  autant pour déposer ses soucis que  pour boire un verre. L’article de la RTBF en dit plus.

Extrait de la vidéo de Bruzz

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Un tourisme maîtrisable.

Vendredi et samedi il faisait beau. Très beau. Le centre-ville comptait déjà plus de touristes que de Bruxellois. Les commerces ses sont adapté à cette évolution et on ne compte plus les boutiques qui leur sont destinées. Frites, chocolats, gaufres et boutiques de souvenirs bas de gamme s’ajoutent aux snacks, aux nightshops, aux hôtels et aux cafés avec terrasses. Même si cela génère de l’emploi, cela se fait surtout au détriment de la qualité de vie des résidents.

A Barcelone, à Venise et à Amsterdam c’est bien pire. Le surtourisme y a fait tellement de dégâts, que les municipalités ont pris des mesures drastiques. À Bruxelles, avant que la situation soit hors de contrôle, Ville et Région pourraient s’inspirer de l’exemple d’Amsterdam. Vous trouverez ICI les mesures mises en place courageusement pour rendre la ville à ses habitants. Non, le surtourisme n’est pas une fatalité.

Amsterdam interdit l’ouverture de  toute nouvelle boutique de souvenirs et de nightshops en centre-ville, pour favoriser le retour des commerces de proximité (boulangeries, librairies, épiceries) qui répondent aux besoins des habitants exaspérés. La ville lutte  aussi contre la mutation des logements en locations touristiques (Airbnb) pour maintenir les résidents et éviter un tsunami touristique bien décrit par la RTBF.

Des boulevards à l’abandon.

De la Porte de Hal à la Porte d’Anderlecht, les terre-pleins des boulevards du Midi et Poincaré sont transformés, depuis des décennies, en parking sauvage et en dépôts d’immondices, où tout semble possible. Ce chaos au cœur de la ville révèle les conséquences visibles de la fragmentation territoriales bruxelloise, écrit Kris Hendrickx dans un édito de BRUZZ traduit pour vous ICI.

Ces boulevards se trouvent en effet à cheval sur les territoires de la ville de Bruxelles, sur ceux des communes de Saint-Gilles et d’Anderlecht et celui de la Région. Comment transformer ce « no man’s land » en un  « iedersland » (pays de tous) ? Comment mettre fin à la fragmentation qui contribue à la situation dramatique de ce terre-plein ? Une question épineuse, qui débouche rapidement sur un débat de tranchées : « Fusionner les communes » ou « Ne pas y toucher ».

Tout le monde est compétent, mais personne n’est responsable. Une spécialité bruxelloise. La Région ne devrait-elle pas commencer par un réaménagement de ce boulevard et de ces bermes ? Même s’il y a fort à parier que le bourgmestre de la ville de Bruxelles et divers lobbies y mettront leur veto pour pouvoir y accueillir tous les étés la Foire du Midi. Cette foire pourrait cependant très bien déménager au vert au Heysel, comme la foire du Trône à Paris. La balle est dans le camp de Elke Van den Brandt (Groen), ministre de la Mobilité.

Opération nettoyage, stationnement sauvage, Foire du Midi

 

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