Archives de catégorie : Propreté

Les toilettes du futur

Sommes-nous toutes et tous égaux face à l’accès aux toilettes ? Une thématique pas très « sexy » mais qui touche à des enjeux essentiels de notre vie en ville. A Bruxelles, près de la moitié des toilettes existantes sont payantes. A peine la moitié des sanitaires publics sont accessibles aux femmes et moins de 25% aux personnes à mobilité réduite. Moins de 40% sont accessibles 24h/24.

En ville, l’accès à des sanitaires convenables, propres et sécurisés ne devrait pas être déterminé par le genre, le sexe, l’âge, la classe, la diversité fonctionnelle, l’origine, ou par le fait d’avoir un toit sur la tête. L’association Peesy s’est investie dans un travail d’inventaire qu’elle a mis sur carte. Elle s’était aussi associée avec Point Culture ULB pour mettre ce sujet pressant en discussion. Le programmes est encore  ICI.

Une thématique à laquelle s’est déjà attaquée la Ville de Bruxelles avec ses quelques urinoirs (pour hommes) souvent mal entretenus. Elle prépare actuellement un plan. Il comporte notamment l’installation de toilettes à nettoyage automatique et développe un programme (subsidié) de Toilettes accueillantes en collaboration avec les horeca qui acceptent d’afficher l’accès gratuit à leurs toilettes. Une cohérence plus grande et une économie d’échelle pourraient certainement être réalisées si cette matière était prise en charge par la Région, plutôt que par chacune des 19 communes.

 

Happy Monday: c’est le printemps

Le Printemps des Sciences. Ce véritable festival des sciences se tiendra à Bruxelles du 21 au 27 mars et pas seulement au Campus. Ateliers et laboratoires couvriront toutes les disciplines scientifiques. Jeunes et adultes  pourront se livrer à des expérimentations et des manipulations diverses et appréhender ainsi le futur et la démarche scientifique. Souvent de manière ludique. Ateliers et laboratoires couvriront toutes les disciplines scientifiques. Des étudiants de l’ULB et des Hautes Écoles y présenteront aussi leurs projets. Le programme très complet est ICI.

Un village vert. Il y a 50 ans, un voilier nommé Greenpeace entendait empêcher un essai nucléaire américain sur l’île d’Amchitka. Depuis le personnel et les milliers de volontaires de Greenpeace n’ont cessé d’agir pour la planète et pour l’humanité, avec des actions spectaculaires et une expertise de plus en plus indiscutable. Un mouvement citoyen sans précédent, qui a besoin de vous et vous invite à visiter son Green Village à Laeken au coeur du superbe Be-Here du 25 au 27 mars.

Une Senne plus propre. Après 6 ans de travaux, un article de Bruzz peut enfin annoncer une station d’épuration Sud  à Forest complètement rénovée. Elle va permettre d’éviter d’encore envoyer des eaux usées dans la Senne. Une rivière plus vivante, qui commence à refaire surface. La quantité de boues sera réduite de 30% et celles qui restent seront transformées en électricité verte. Les bâtiments administratifs seront chauffés par riothermie, grâce aux eaux usées des égouts.

Un chez soi

Le nombre de personnes sans-abri à Bruxelles ne cesse de croître. Le « sans-chez-soirisme » (mot plus correct pour le « sans-abrisme ») aurait augmenté chez nous de 149 % en 10 ans. S’il faut faire la différence entre les personnes qui logent en rue faute de toute forme de revenus, en raison de problème de santé mentale, par refus d’être hébergés collectivement, en attente d’un statut de réfugié ou victimes d’une forme de mafia qui les exploite, il reste insupportable d’assister impuissants à cette déchéance qui touche des individus et des familles avec des enfants. Faire l’aumône n’y change rien, un bonjour ou un sourire non plus, mais témoigne d’une reconnaissance.

Disposer d’un lieu dans lequel on se sent bien. Un besoin essentiel pour tout être humain et pour la plupart des êtres vivants, même pour les oiseaux. A partir de ce lieu de ressourcement, une vie peut se dérouler et s’épanouir. Les pouvoirs publics et les CPAS doivent assumer leurs responsabilités face à une situation qui reste difficile à gérer. Ils doivent en tous cas pouvoir mettre fin à l’exploitation de la misère humaine qui sévit encore dans nos rues. Il y a urgence à la veille de l’hiver.

C’est aussi l’occasion de signaler les 10 ans d’existence de DoucheFLUX, qui s’est fait connaître par son camion douche. Il comporte aussi une machine à laver et offre une multitude d’activités qui visent redonner confiance en soi et dignité aux personnes sans chez-soi… L’association va bientôt fêter ses 10 ans avec ses bénévoles et ses sympathisants. Ils vous proposent ICI diverses manières de soutenir cette initiative réjouissante.

la rolling douche, image extraite d’une vidéo de la DH

Manneken Pis City

 Quelle ville aurait l’idée de choisir comme symbole un gamin qui pisse ? Avec leur sens aigu de la dérision, les Bruxellois n’ont pas hésité. On pourrait supposer que la satisfaction de besoins fondamentaux devrait donc y être aisée. Il n’en est rien. Très mal réparties entre ses 19 communes – qui n’ont pas adopté un modèle commun – les toilettes publiques sont en réalité trop souvent de simples urinoirs rudimentaires et mal entretenus … et tant pis pour les dames.

Voilà comment se présente la vespasienne installée à l’extérieur de la gare du Midi, où débarquent les voyageurs du Thalys et de l’Eurostar. Indigne d’une ville et encore plus d’une capitale de l’Europe. Ne serait-il pas temps que le ministre en charge de l’Urbanisme dispose de cette compétence et développe une politique d’équipement à l’échelle de toute la Région ? Qu’il négocie également des contrats rémunérés avec les cafés qui acceptent de mettre leurs installations à disposition. Le futur de Bruxsels est aussi à ce prix. A Paris, ils ont fait le choix d’installer 435 toilettes  publiques gratuites à entretien automatisé, sans doute imparfaites mais sans comparaison.

Malbouffe Valley

C’est ainsi que la DH titre son article décapant consacré au piétonnier du centre-ville. Alors qu’il est un axe touristique majeur du centre historique, il échoue à installer un Horeca qualitatif. Sur un trajet de 1 700 mètres rejoignant les stations Anneessens – Fontainas à Rogier, c’est le temple de la malbouffe. S’ajouteront bientôt  encore un KFC et un G La Dalle. Au total, une quinzaine de fast-foods et six snacks proposent un menu s’éloignant chaque jour un peu plus d’une alimentation équilibrée.

Outre l’image que la Ville donne de la capitale du pays et de l’Europe, on ne peut s’empêcher de se rappeler que selon Sciensano, un Bruxellois sur deux est déjà en surpoids. A Lyon, la mairie vient d’interdire le cordon-bleu, jugé nourriture trop transformée. Alors que la ville de Bruxelles est propriétaire d’un grand nombre d’espaces commerciaux, on compte sur les doigts d’une main les établissements qui proposent une cuisine de qualité à des prix corrects. Trop de graisse, trop de sel, trop de sucre et si peu de légumes, finissent par poser un problème de santé publique. Il ne faudra pas 10 ans pour en voir le résultat sur toute une génération.

Le grand nombre de personnes qui arpentent le piétonnier démontre cependant chaque jour son utilité. Défendre ce nouvel espace public ne doit pas nous empêcher de critiquer le manque de vision pour une offre commerciale variée et de qualité, de relever un entretien trop peu performant, ni de constater l’absence de règles pour un bon usage du piétonnier et de personnel proactif pour les faire respecter. Cela n’a pas seulement été souligné par la DH, mais aussi par un article  de La Capitale et un reportage de BX1. Après son énorme investissement, la Ville peut mieux faire pour valoriser ses Ramblas et y attirer un public issu de toutes les communes et au-delà.

photo Flickr cc de notre célèbre « mitraillette »