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Happy Monday: les Bruxellois se démènent

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Aujourd’hui, trois bonnes raisons de se réjouir de l’implication de nos concitoyens.

Bois de la Cambre. Armés de grands sacs, de pinces et de gants, certains se sont levés tôt ce dimanche pour mettre de l’ordre et nettoyer le bois, après la fiesta improvisée de mercredi dernier. Hommes, femmes et enfants s’étaient donné rendez-vous via les réseaux sociaux pour “ne pas se laisser impressionner par une minorité polluante”. BX1 consacre un petit reportage à cette promenade pas comme les autres.

Site Donderberg. Un lecteur du blog, très choqué par le projet de construction sur le site naturel du Donderberg, a pris contact avec la presse et a déjà obtenu un article dans La Capitale. Un texte qui reprend les griefs des riverains et leur étonnement devant la soumission d’Ecolo. L’article rappelle aussi qu’il n’est pas trop tard pour signer la pétition. On attend encore la fixation d’une date pour la Commission de concertation, à laquelle plusieurs d’entre nous ont demandé à être entendus.

Succès du vélo. Le baromètre de la mobilité révèle qu’en 2020 un travailleur sur trois s’est rendu au travail à vélo, parfois en combinaison avec un autre moyen de transport. 14,6% ont enfourché leur vélo chaque fois qu’ils devaient se rendre au travail, comme le précise cet article de BX1. L’utilisation du vélo a ainsi augmenté de 9,1% par rapport à 2019. Les vélos électriques, la réalisation d’infrastructures cyclistes et la crise sanitaire expliquent sans doute cet heureux regain de popularité. La « voiture de société » reste cependant encore le mode de déplacement favori des Belges, mais bientôt du changement est en vue, on en reparlera.

image extraite du reportage Bois de la Cambre de BX1

Prendre soin de nos déchets

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Billet d’humeur

« Bois de la Cambre hier matin. Toutes les poubelles débordent de canettes de bière et bouteilles de tous types, la plaine remplie de déchets et des équipes de nettoyage écœurées, à juste titre ». C’est ce que nous relate un lecteur du blog. BX1 consacre aussi un reportage à l’étendue du désastre et affiche la réaction sécuritaire du bourgmestre Close. Le futur de Bruxelles n’est-il pas aussi lié au civisme de ses habitants ? N’est-il pas trop facile de reprocher aux services de nettoyage de ne pas se trouver derrière chaque citoyen pour ramasser les déchets qu’il produit ? La rue et l’espace public ne sont pas des poubelles. Les préposés ne sont pas nos domestiques.

Ce n’est pas tous les jours que l’on découvre un billet moralisateur sur ce blog.  Ne s’agit-il cependant pas d’une question d’éducation ? Celle que donnent les parents, celle que dispense l’école, celle que fait respecter la police ? Non, la commune n’est pas là pour ramasser les détritus dispersés un peu partout, malgré la présence de quelques étudiants de l’ULB venus nettoyer.  Dans certaines villes japonaises, il n’y a plus de poubelles publiques. Et alors ?  Et bien, chacun emporte ses déchets et les trie à la maison. Un exemple à suivre ?

« On ne naît pas urbain. On le devient ». Education, prévention et finalement sanction, pourraient conduire à une forme de civisme dont chacun serait bénéficiaire. Famille, école, police, toutes ont  un rôle à jouer. Chacun d’entre nous pourrait y contribuer, pourrait intervenir aimablement lorsqu’il – ou elle – constate des incivilités, qui vont du mégot à la la canette jetée dans l’espace public au matelas déposé sur le trottoir. L’indifférence et le silence gêné ne feront pas régresser cette regrettable pratique.

photos Philippe Cattoir


Happy Monday: le canal revalorisé par des citoyens en kayak

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« J’étais choqué qu’une ville comme Bruxelles tolère une telle dégradation du canal. Dans l’eau, pas de nature mais des détritus à foison ». Pieter Elsen décide d’acheter un kayak et s’en va ramasser les nombreux déchets qui flottent sur le canal. Très vite d’autres citoyens se joignent à lui. C’est ainsi qu’est né « Canal it up » qui se présente déjà sur un très beau site trilingue.Toutes les semaines de nouveaux bénévoles s’embarquent pour une pêche aux détritus hebdomadaire. A ce jour, déjà plus de 100 volontaires kayak.

Trop peu de Bruxellois.e.s  sont conscients de cette situation. Ils et elles ont toujours vu le canal ainsi et n’y font plus attention. L’équipe de Pieter cherche donc à sensibiliser les habitants, sans taper du poing sur la table, mais en expérimentant des solutions constructives. Ils y réfléchissent ensemble avec le Port de Bruxelles qui gère cette voie d’eau au trafic intense et ils tentent de sensibiliser les politiques. Le canal est la seule « rivière » de la ville. lls aspirent à un canal propre, vert et vivant pour relier les deux berges. “Un endroit où il ferait bon se promener, une source de fierté pour les Bruxellois”. BX1 leur a consacré un beau reportage ainsi d’ailleurs que We love Brussels.

La Vlaamse Gemeenshcapcommissie (VGC) vient de reconnaître leur travail et leur accorde un subside de 6.000€ pour mettre quelqu’un à la pêche aux déchets journellement tout au long de l’été. Chacun peut d’ailleurs accompagner et prendre place dans le kayak. Ils ont encore plein d’autres projets, pour cette voie d’eau, dont l’installation d’un bras anti déchets, le recyclage des déchets récoltés, des îles de verdure, l’amélioration de la qualité de l’eau …  On peut toujours rêver d’une collaboration avec Pool is Cool pour pouvoir un jour imaginer un plongeon pour tous dans un canal assaini ? Les Bruxellois son décidément très créatifs.

 

Happy Monday: les service essentiels restent assumés

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Non, ils ne peuvent pas télé-travailler. Ils et elles travaillent de leurs mains. Oui, ils ont plein de raisons de se confiner chez eux et de prendre soin de leur famille. Mais elles sont sur le pont et eux aussi. ils font rouler nos bus. Elles soignent les malades. Ils ramassent nos ordures. Elles sont à la caisse du supermarché. Ils balaient nos rues. Elles réassortissent les rayons. Ils conduisent leur taxi. Elles nous tiennent informés, …

A Bruxelles, il y a du courant électrique, l’eau coule du robinet, le tram roule et la nourriture arrive sans interruption. Cela ne va pas de soi en ces temps de confinement. Il faut en remercier tout ce peuple de Bruxelles à notre service. Pas de gros salaires, un travail pas toujours justement reconnu, c’est au courage de ces travailleurs et à ces travailleuses de l’ombre que notre vie en confinement à Bruxelles reste vivable. Nous ne les en remercierons jamais assez. Pourquoi ne pas leur dire: « merci d’être là », lorsque nous les croisons ?

Devant l’adversité les solidarités surgissent de partout. Vous pouvez demander ou offrir des services bénévoles sur un site dédié de facebook. Les Bruxellois font preuve  de beaucoup d’inventivité. Et tous les soirs à 20h, si vous ouvrez vos fenêtres ou allez au balcon, vous verrez vos voisins qui applaudissent ou font de la musique pour remercier le personnel soignant, mais il faut y associer toutes les autres personnes qui sont modestement à notre service et rendent la vie en ville possible. Merci à elles et à eux. Merci à vous.

Applaudir le corps médical mais aussi tous les autres métiers de service
illustration RTBF et Ville de Bruxelles et ICI « Eux ils soignent » une petite vidéo d’une minute et demi

Où dorment les demandeurs d’asile ?

Certains se rendaient au Petit Château dans l’espoir d’un accueil. Beaucoup dormaient solidairement dans le froid et dans la pluie au Parc Maximilien. Tout cela appartient au passé. L’office des Etrangers a fermé les portes du Petit Château … par respect pour la distanciation sociale requise. « Aucune prise en charge n’est prévue pour ces gens » selon son porte-parole. La RTBF annonce que la police a évacué le Parc Maximilien pour même raison de non respect de la distanciation sociale. Les demandeurs d’asile se sont donc dispersés un peu partout. Interrogé, le bourgmestre de la Ville a dit qu’il cherchait une solution.

On peut se demander pourquoi il ne l’a pas fait avant d’envoyer la police ? Ce ne sont cependant pas les locaux vides qui manquent à Bruxelles, surtout depuis la fermeture des écoles et des salles de sport qui disposent de douches. S’il se trouvait des personnes positives parmi eux, était-ce une bonne idée de les lâcher dans tout Bruxelles ? Bien sûr c’est au fédéral qu’incombe cet « accueil ». Pendant ce temps, à Jambes, en 1 jour, la Ville a équipé une salle de sports pour héberger les personnes sans domicile.

Alors que les autorités se démènent pour élaborer des plans pour protéger leurs propres citoyens, ceux qui ont fui leur pays – pour échapper à la violence ou à la pauvreté – restent extrêmement vulnérables. Les organisations humanitaires préviennent qu’une épidémie parmi les communautés de migrants et de réfugiés serait dévastatrice, écrit Anelise Borges dans un article d’Euronews. Sur l’île grecque de Samos, ce sont près de 8 000 personnes qui sont entassées dans un camp construit pour 600 personnes, les médecins affirment que le virus serait impossible à contenir.

Equipement rapide d’une salle de sport à Jambes pour l’accueil des personnes sans domicile