Archives pour la catégorie Propreté

Happy Monday: le canal revalorisé par des citoyens en kayak

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« J’étais choqué qu’une ville comme Bruxelles tolère une telle dégradation du canal. Dans l’eau, pas de nature mais des détritus à foison ». Pieter Elsen décide d’acheter un kayak et s’en va ramasser les nombreux déchets qui flottent sur le canal. Très vite d’autres citoyens se joignent à lui. C’est ainsi qu’est né « Canal it up » qui se présente déjà sur un très beau site trilingue.Toutes les semaines de nouveaux bénévoles s’embarquent pour une pêche aux détritus hebdomadaire. A ce jour, déjà plus de 100 volontaires kayak.

Trop peu de Bruxellois.e.s  sont conscients de cette situation. Ils et elles ont toujours vu le canal ainsi et n’y font plus attention. L’équipe de Pieter cherche donc à sensibiliser les habitants, sans taper du poing sur la table, mais en expérimentant des solutions constructives. Ils y réfléchissent ensemble avec le Port de Bruxelles qui gère cette voie d’eau au trafic intense et ils tentent de sensibiliser les politiques. Le canal est la seule « rivière » de la ville. lls aspirent à un canal propre, vert et vivant pour relier les deux berges. “Un endroit où il ferait bon se promener, une source de fierté pour les Bruxellois”. BX1 leur a consacré un beau reportage ainsi d’ailleurs que We love Brussels.

La Vlaamse Gemeenshcapcommissie (VGC) vient de reconnaître leur travail et leur accorde un subside de 6.000€ pour mettre quelqu’un à la pêche aux déchets journellement tout au long de l’été. Chacun peut d’ailleurs accompagner et prendre place dans le kayak. Ils ont encore plein d’autres projets, pour cette voie d’eau, dont l’installation d’un bras anti déchets, le recyclage des déchets récoltés, des îles de verdure, l’amélioration de la qualité de l’eau …  On peut toujours rêver d’une collaboration avec Pool is Cool pour pouvoir un jour imaginer un plongeon pour tous dans un canal assaini ? Les Bruxellois son décidément très créatifs.

 

Happy Monday: les service essentiels restent assumés

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Non, ils ne peuvent pas télé-travailler. Ils et elles travaillent de leurs mains. Oui, ils ont plein de raisons de se confiner chez eux et de prendre soin de leur famille. Mais elles sont sur le pont et eux aussi. ils font rouler nos bus. Elles soignent les malades. Ils ramassent nos ordures. Elles sont à la caisse du supermarché. Ils balaient nos rues. Elles réassortissent les rayons. Ils conduisent leur taxi. Elles nous tiennent informés, …

A Bruxelles, il y a du courant électrique, l’eau coule du robinet, le tram roule et la nourriture arrive sans interruption. Cela ne va pas de soi en ces temps de confinement. Il faut en remercier tout ce peuple de Bruxelles à notre service. Pas de gros salaires, un travail pas toujours justement reconnu, c’est au courage de ces travailleurs et à ces travailleuses de l’ombre que notre vie en confinement à Bruxelles reste vivable. Nous ne les en remercierons jamais assez. Pourquoi ne pas leur dire: « merci d’être là », lorsque nous les croisons ?

Devant l’adversité les solidarités surgissent de partout. Vous pouvez demander ou offrir des services bénévoles sur un site dédié de facebook. Les Bruxellois font preuve  de beaucoup d’inventivité. Et tous les soirs à 20h, si vous ouvrez vos fenêtres ou allez au balcon, vous verrez vos voisins qui applaudissent ou font de la musique pour remercier le personnel soignant, mais il faut y associer toutes les autres personnes qui sont modestement à notre service et rendent la vie en ville possible. Merci à elles et à eux. Merci à vous.

Applaudir le corps médical mais aussi tous les autres métiers de service
illustration RTBF et Ville de Bruxelles et ICI « Eux ils soignent » une petite vidéo d’une minute et demi

Où dorment les demandeurs d’asile ?

Certains se rendaient au Petit Château dans l’espoir d’un accueil. Beaucoup dormaient solidairement dans le froid et dans la pluie au Parc Maximilien. Tout cela appartient au passé. L’office des Etrangers a fermé les portes du Petit Château … par respect pour la distanciation sociale requise. « Aucune prise en charge n’est prévue pour ces gens » selon son porte-parole. La RTBF annonce que la police a évacué le Parc Maximilien pour même raison de non respect de la distanciation sociale. Les demandeurs d’asile se sont donc dispersés un peu partout. Interrogé, le bourgmestre de la Ville a dit qu’il cherchait une solution.

On peut se demander pourquoi il ne l’a pas fait avant d’envoyer la police ? Ce ne sont cependant pas les locaux vides qui manquent à Bruxelles, surtout depuis la fermeture des écoles et des salles de sport qui disposent de douches. S’il se trouvait des personnes positives parmi eux, était-ce une bonne idée de les lâcher dans tout Bruxelles ? Bien sûr c’est au fédéral qu’incombe cet « accueil ». Pendant ce temps, à Jambes, en 1 jour, la Ville a équipé une salle de sports pour héberger les personnes sans domicile.

Alors que les autorités se démènent pour élaborer des plans pour protéger leurs propres citoyens, ceux qui ont fui leur pays – pour échapper à la violence ou à la pauvreté – restent extrêmement vulnérables. Les organisations humanitaires préviennent qu’une épidémie parmi les communautés de migrants et de réfugiés serait dévastatrice, écrit Anelise Borges dans un article d’Euronews. Sur l’île grecque de Samos, ce sont près de 8 000 personnes qui sont entassées dans un camp construit pour 600 personnes, les médecins affirment que le virus serait impossible à contenir.

Equipement rapide d’une salle de sport à Jambes pour l’accueil des personnes sans domicile

Happy Monday: ils nous débarrassent des mégots

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« Tout le monde peut le faire, c’est un geste simple et rapide. Il suffit de prendre une bouteille et de la remplir ». En quelques jours, des milliers d’internautes ont relevé le défi, certains ne se limitant pas à une seule bouteille, photo à l’appui sur les réseaux sociaux. A Bruxelles, le mouvement « Leo Not Happy » s‘est développé depuis 2016. Les Français ont lancé « Fill the Bottle » qui cartonne sur lnternet et participe à la lutte contre l’incivilité des fumeurs, qui prennent la rue pour une poubelle et n’hésitent pas à y vider leur cendrier de voiture.

Selon les militants, à lui seul, un mégot peut contenir jusqu’à 4200 substances chimiques, polluer 500 litres d’eau et il prend jusqu’à 15 ans pour se dégrader. C’est dire qu’il ne s’agit pas d’un simple déchet. 137 000 mégots sont jetés chaque seconde en rue dans le monde, soit 4 300 milliards par an. D’où l’idée de faire contribuer les fabricants de cigarettes à la collecte de leurs déchets. Pollueur / Payeur.

« Dites Monsieur ? ».  Le bon mégot reste celui dont le fumeur se charge.  Il y a les cendriers de poche, les poubelles adaptées, l’obligation de placer des cendriers en terrasse. La Ville de Bruxelles vient de lancer une campagne de dissuasion et de doubler le montant des taxes qui pénalisent ces incivilités, mais le nombre de flagrants délits reste assez faible et donc encore assez peu dissuasif. Wecircular s’est équipé pour  recycler les mégots. A Tokyo, c’est plus radical: interditction de fumer en rue – sauf quelques petits (et grands) espaces publics aménagés pour recevoir les fumeurs dans l’espace public.

Tokyo: petit fumoir de rue                      Bangkok: interdit de voir les cigarettes dans les magasins

Happy Tuesday: l’hydrogène pourrait nous sauver

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Contrairement à ce qui est souvent prétendu, la voiture électrique ne serait pas la solution d’avenir, parce qu’elle est liée à des batteries très polluantes et à une production d’électricité encore largement dépendante du pétrole, du gaz, du nucléaire et même du charbon. Produire de l’hydrogène renouvelable (hydrogène vert) est depuis des années un espoir sur le marché de l’énergie. Mais on n’était pas encore parvenu à une véritable percée. L’hydrogène restait encore coûteux et encombrant à fabriquer et à stocker.

La bonne nouvelle vient des chercheurs de la KUL qui ont réussi à mettre au point un panneau solaire spécial, qui produit de l’hydrogène gazeux à partir de l’humidité de l’air. Après 10 ans de recherche, l’efficacité de ce panneau a été portée à 250 litres par jour, un record mondial. Vingt de ces panneaux solaires pourraient fournir de l’électricité et du chauffage à une famille pendant une année entière. Les ingénieurs ont montré leur prototype à la VRT. Les essais sur le terrain sont en cours.

La semaine dernière, le constructeur automobile Toyota a annoncé qu’il avait l’intention de produire de l’hydrogène avec un prototype de l’équipe Martens. L’hydrogène est déjà à l’essai chez Colruyt Group depuis 2012 et pourrait profiter de cette découverte. Plus récemment, une première maison complètement autonome allie la technologie solaire à un système de production d’hydrogène. Joyeux mardi !