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Des Brabançons se rebiffent

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Soyons clairs, le Brabant n’a jamais fait partie des Flandres. Depuis 1350, l’autorité du Duc de Brabant s’étendait loin à l’intérieur les Pays Bas et comprenait évidemment les actuels Brabant flamand et Brabant wallon avec déjà Bruxelles comme capitale. Les rapport avec le Comte de Flandres ne furent pas toujours des meilleurs.

Un mouvement pour un Brabant autonome vient de se créer de manière à la fois provocante  et humoristique sous le nom N-BB  – Nieuw Brabantse Belangen – en vue de mettre fin à l’occupation flandrienne du Brabant. N-BB va s’efforcer de promouvoir le caractère multiculturel propre à un Brabant multilingue et ouvert. Et d’ajouter: « Et bien sûr en plusieurs langues ».

Ils poursuivent toujours sur un mode mi-figue, mi-raisin en pastichant les slogans de la Flandre. « Les Flamands sont bien les seuls à avoir peur de l’indépendance ! Ce n’est que lorsqu’ils ne seront plus sous baxter brabançon qu’ils apprendront à gérer leurs affaires ! Arrêtez les transferts ! La Flandre ne peut dépendre éternellement des subsides du Brabant ! Stop de verVlaamsing ! Make Brabant Great again… ». Et pour ceux qui ont lu Tintin et maîtrisent le bruxellois, ils concluent: Eih bennek eih blavek !

Plus sur #brabant2020 et des illustrations ICI.

 

Flamand ! Faites vos affaires en Flandres ! Pas en Brabant ! Pas chez nous !

 

La force de travail de Bruxelles

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Poumon économique de la Belgique, notre Ville-Région procure du travail à plus de 700.000 personnes. Quelques chiffres ICI. Une grande partie de ces emplois se situent dans le secteur tertiaire et demandent des cols blancs, souvent d’un haut niveau de qualification. L’offre d’emplois dans le domaine manuel et manufacturier est insuffisante pour absorber l’ensemble des cols bleus de la cité, dont une part reste sans emploi. L’exigence de bilinguisme et même de trilinguisme souhaitable – même si parfois excessive – est aussi un obstacle à leur engagement. 77 000 Bruxellois ont trouvé un emploi en dehors de leur Région.

Il faut se réjouir de voir près de 330 000 Wallons et Flamands venir nous prêter main forte pour occuper les emplois que nous créons … même si on préférerait les voir venir en transport en commun plutôt que seul en voiture. Voire même, assister à leur  installation dans la ville où ils gagnent leur vie ? Où restent les incitants ?

En Belgique, 85% des travailleurs trouvent un emploi dans leur propre Région et même 75% dans leur propre province. Deux exceptions: le Brabant flamand et le Brabant wallon, où respectivement 47% et 54% travaillent hors de leur province, principalement à Bruxelles.

 

Busés en lecture

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Busés: les jeunes de 15 ans ? leurs enseignants ? notre système scolaire ?
La publication des derniers tests PISA a encore fait grand bruit en Fédération Wallonie Bruxelles, mais aussi en Flandre et dans des pays voisins, comme la France. Si la situation s’améliore un (petit) peu en math et moins en sciences, c’est en lecture que nous sommes toujours sous la moyenne des 79 pays participants. Le journal L’Echo y consacre ICI la meilleure analyse avec la collaboration l’ULiège. Il contextualise aussi l’épreuve. Un article de la RTBF complète cette l’information.

Cette année, les tests ont intégré – très à propos – les nouvelles formes de lecture en ligne et questionnent l’élève sur ses capacités à localiser, comprendre, réfléchir et évaluer. « Faire le tri dans la profusion d’informations non contrôlées sur internet devient une compétence cruciale. Le lecteur qui ne possède pas ce type de compétence critique  est une proie facile pour toutes les tentatives de fraude ou d’hameçonnage et risque de se faire abuser par les rumeurs, fake news et informations non vérifiées qui foisonnent sur Internet » (ULiège).

Alors que ses résultats sont meilleurs qu’en Fédération Wallonie Bruxelles, le ministre de l’Education flamand – Ben Weyts – s’inquiète cependant ICI auprès de Bruzz et de VRTnews en français, de la baisse enregistrée en lecture. Il veut que les programmes d’intégration linguistique deviennent une nécessité absolue. « Nous devons repérer le plus tôt possible les enfants présentant un déficit linguistique et les aider ». La langue parlée à la maison semble avoir une influence fondamentale. Tant parmi les élèves natifs, qui parlent souvent un dialecte flamand à la maison, que parmi les élèves issus de l’immigration, qui parlent une langue différente à la maison. Il faut une approche « sur mesure ».

Conclusion: l’apprentissage précoce de la langue de l’école (enseignement maternel obligatoire) avec une pédagogie adaptée, est encore plus capital à Bruxelles que dans le reste du pays. Il en va de l’acquisition d’une langue riche comme support de sa pensée, du sentiment d’appartenance à l’école, du plaisir d’y aller et des chances de réussite dans les autres matières.

 

Culture flamande: coup de théâtre

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Jan Jambon est aussi ministre de la culture flamande. Il vient de décider de réduire de 6% le budget des institutions culturelles flamandes à Bruxelles et en Flandre, et de 60% les subsides visant les jeunes artistes. VRT news y consacre un article en français et se penche sur sa propre situation. La presse francophone s’interroge également, notamment dans une analyse de La Libre et dans un article de L’Echo qui sent de la revanche dans l’air et prédit des coupes budgetaires pour Bruxelles. On vise les petites institutions tandis que les plus grosses, comme l’AB, n’auront que 3% de réduction, dit le musicien  Jef Neve. « Ils essaient de nous réduire au silence, comme ils tentent de le faire avec la VRT. Ils jouent à la maitresse sévère à laquelle il faut obéir ».

Vous savez tout l’intérêt que nous portons au travail des médias de Bruzz, qui se penchent quotidiennement sur tout ce qui fait Bruxelles avec leurs 63 temps pleins. Les 336.000 euros qu’ils vont perdre auront d’inévitables conséquences sur leur précieux travail d’investigation.

Cette décision témoigne du peu de confiance que le gouvernement flamand place dans le travail des institutions culturelles flamandes. Comment un ministre issu d’un parti qui entend valoriser la culture flamande opère ce genre de coupe ? Michael De Cock du KVS stadstheater ironise dans De Morgen: Pas de panique. Heureusement nous aurons bientôt un vlaamsecanon (canon flamand). Ainsi nous pourrons encore nous souvenir plus tard de ce qu’était la culture ».

 

Ecole maternelle obligatoire ?

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A partir de la rentrée de 2020, l’inscription en 3ème maternelle sera obligatoire pour tous les enfants. L’obligation scolaire commencera donc à 5 ans et non plus à 6. A Bruxelles, certains souhaiteraient aller plus loin, en imposant les 3 années de maternelle à tous, en vue notamment, de familiariser les enfants de toutes origines avec la langue de l’école.

Le ministre flamand de l’Enseignement, Ben Weyts (N-VA), veut profiter de l’occasion pour tester le plus rapidement possible les connaissances linguistiques des enfants en 3è maternelle. Ceux dont le niveau est jugé insuffisant devront suivre des cours de langue supplémentaires. « L’objectif est d’intervenir le plus rapidement possible. Les enfants qui ne connaissent pas assez bien le néerlandais n’ont pas les mêmes chances de réussite que les autres. Il faut faire en sorte qu’ils puissent débuter à égalité », a-t-il déclaré ICI lors de la matinale de Radio 1 (VRT).

Dans Bruzz, l’Enseignement communautaire flamand considère le test de langue obligatoire proposé par le ministre comme une bonne idée. Par contre il estime qu’un cours de langue séparé pour ceux qui ne réussissent pas le test n’est pas la solution, il préconise une approche inclusive, dans laquelle toute la classe devient un bain linguistique. « Si les 3 maternelles deviennent obligatoires un cours de langue ne sera plus nécessaire ».