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Plus de 50.000 en rue.

Participation doublée. Celles et ceux qui ont parié sur l’essoufflement de la mobilisation ont reçu la plus belle des réponses. Un message clair au monde politique : le climat, la transformation de notre société pour réconcilier prospérité, solidarité et respect des limites planétaires, doivent revenir au sommet de l’agenda. C’est ce qu’affirment les organisateurs de cette grande victoire du climat.

Des jeunes, des vieux, des enfants, des personnes en chaise, des gens de toutes les couleurs, énormément de Flamands, de la musique, des chorales, des centaines de calicot .. et pas un seul incident. La Marche ensoleillée pour le Climat fut aussi joyeuse que sérieuse. Le peuple exige des réactions rapides et radicales de ses élus.

La RTBF, BX1 et BRUZZ en disent plus.  Nos photos aussi. Les calicots rappellent que nous n’oublierons pas les silences de la classe politique en vacances. Pas un mot pour les centaines de morts prématurées. Pas une présence notable lors de l’incendie des Hautes Fagnes. Malgré la diminution de leur pouvoir d’achat, les Belges veulent le climat à l’agenda. Ne rien faire coûterait plus cher.

Bruzz © DVLKO

 

Vivre à 50°.

Il est fort probable que plus d’1 Bruxellois sur 3 vit aujourd’hui dans une passoire thermique. Pour comprendre ce que cela impliquera à l’avenir, une association française a organisé une action de sensibilisation. Le principe : simuler dans un camion des conditions de vie à 50 °C.

Des passants volontaires pénètrent dans le camion, mais aussi des femmes et des hommes politiques. Il y fait 50° avec 30% d’humidité. Monter des marches est déjà épuisant, les ustensiles de la vie quotidienne brûlent les doigts, on réfléchit moins vite… Comment en parler à ses connaissances ? Une participante à l’expérience : « Ça ne se raconte pas, ça se vit ». La petite vidéo en révèle plus.

Le placement de volets et de brasseurs d’air (genre hélicoptère au plafond) pourraient déjà améliorer fortement la situation sans investir trop d’argent. Avec une aide de ’État, même les ménages les moins bien nantis pourraient en profiter dès cet été sans consommer trop d’énergie. Cela coûterait  nettement moins cher que de ne rien faire.

>>> on se verra dimanche à 14h gare du Nord pour Marcher pour le Climat ?

 

 

 

Réunir le haut et le bas.

A deux pas de la cathédrale, la Banque Nationale et son Imprimerie ont tenté réunir le haut de la ville au bas, suite à la balafre laissée par la jonction Nord/Midi. Tournées sur elles-mêmes par leur fonction, ces constructions ont fait des boulevards  Pacheco et Berlaimont un glacis sinistre affecté au stationnement des autocars.

Un promoteur a acquis  les 20.000 m2 de l’Imprimerie, non pour la raser, mais pour l’adapter à de nouvelles fonctions urbaines. Rejoint par Mix – à qui nous devons déjà la réaffectation de la Royale Belge à Boitsfort – ils vont s’atteler à créer au Fifty Six, 30 logements, un hôtel de 78 chambres, un salle de fitness, une piscine de 25 m, une boulangerie, deux restaurants et 5000 m2 de bureaux. BX1 et Bruzz en parlent aussi.

Avec les logements et l’école  déjà installés  en face, dans l’ancienne Cité administrative, la tentative de créer là-bas un véritable quartier reste une gageure, mais elle ne semble pas faire peut aux entrepreneurs, qui comptent aussi sur la Ville pour y aménager un véritable boulevard urbain. Petit à petit, la rupture occasionnée par la jonction Nord/Midi pourrait finitrpar se cicatriser. Plus d’images ICI.

Esquisses depuis la rue St Laurent et depuis le boulevard Pacheco

Le baiser de la mort.

C’est le titre d’un édito de Mediapart sur la situation française. Il n’est pas sans intérêt pour nous, dont le gouvernement fédéral est aussi incité à faire baisser artificiellement le prix des énergies fossiles (carburants et gaz) en en subsidiant la consommation … qu’on aimerait  bien voir baisser.

« Ne pas le faire, c’est exposer les personnes dépendant au quotidien de leur véhicule pour aller travailler dans un insupportable étau entre leur besoin de se déplacer et leur incapacité de se le permettre. C’est bien la responsabilité des gouvernements successifs, qui se sont montrés incapables de libérer les concitoyen·nes de leur dépendance aux carburants fossiles. »

Le faire, c’est pousser à la consommation et donc à une production accrue de gaz à effet de serre. A tout le moins faudrait-il cibler les publics bénéficiaires de ces mesures et d’y faire participer les géants pétroliers, qui se gardent bien de reconnaître leur part de responsabilité dans ces difficultés.

« Les scénarios de décarbonation, les plans de financement, les innovations technologiques, la motivation de grands acteurs institutionnels, la mobilisation d’une partie de la société étaient sur la table. »