Archives de catégorie : Travail

Un développement urbain soutenable.

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, il faut densifier la ville. S’il s’agit de condenser plus de personnes dans un espace plus restreint, ce n’est pas forcément ce que souhaitent les habitants. Et pourtant l’étalement urbain n’est pas favorable non plus aux citoyens de la ville, même si certains arrivent à en jouir. Pour l’auteur de l’article republié par Transitions et Énergies, la ville est gagnante quand elle se densifie, à condition que cette densification soit planifiée et adaptée à chaque contexte.

Il y a des arguments environnementaux, économiques et sociaux qui viennent justifier cette évolution, que la raréfaction des énergies bon marché et le prix des terrains rendent encore plus urgente à Bruxelles. Il y a de moins en moins de boulangers, parce que le nombre d’habitants d’un quartier est souvent insuffisant pour rentabiliser une vraie boulangerie. Bruxelles compte un grand nombre de pavillons et de maisons à 1 ou 2 étages. Avec une superficie plus vaste que Paris intramuros, Bruxelles compte moitié moins d’habitants et n’affiche qu’une densité de 7.500 hab. au km2 contre 20.500 à Paris.

Le projet de ville du quart d’heure pourrait constituer une réponse à cette situation. Des quartiers mixtes, avec leurs commerces, leurs écoles, leurs loisirs, leurs espaces verts de proximité, leurs bureaux et leur entreprises urbaines, rendent la ville attractive, diminuent les temps de déplacements et procurent des ressources nouvelles et des contribuables aux collectivités locales. Vous en saurez bien plus en lisant ICI  l’article de Juste Rajaonson.

photo extraite de l’article de welcome to the jungle

Good Move polarise.

C’est à Schaerbeek, que l’opposition au nouveau plan de mobilité de la Région a atteint son paroxysme. Bornes arrachées, échauffourées, policiers et pompiers agressés: le conseil communal, épouvanté, décide de reporter la mise en œuvre de ses réformes. Au grand dam de leurs partisans, qui bataillaient depuis des années pour rendre le quartier plus sûr, la vie plus saine, plus calme, plus douce… Le projet aura donc capoté juste avant de se concrétiser. Recalé ou reporté ? Bruzz s’explique ICI.

Le journal De Morgen vient de consacrer une analyse approfondie aux origines de ce phénomène de polarisation. Traduit par DaarDaar, l’article vaut la peine d’être lu. Il pose une question fondamentale: à qui appartient la ville ? D’un côté, des citadins sensibles à la cause écologiste, engagés et souvent très diplômés; de l’autre, une classe moyenne inférieure et des riverains moins qualifiés, qui tiennent à leur voiture et deviennent les alliés de tous ceux qui s’opposent une évolution de l’automobilité.

En forte compétition à Bruxelles, les partis tentent de tirer profit d’une émotion grandissante. MR et PTB même combat ? Socialistes communaux contre socialistes régionaux ? Coalitions divisées, la question de la mobilité prend des airs de… lutte des classes. L’instauration des zones de basses émissions avait déjà suscité des sentiments similaires. On ne gouverne pas contre le peuple. Là, où la communication fut la plus défaillante, la révolte s’est avérée la plus forte. En tirera-t-on les leçons avant d’en arriver à une bataille de gilets jaunes ?

photos extraites de l’article de la VRT et de Bruzz

Capitale d’un autre monde

Capitale de l’Europe, Bruxelles est-elle devenue la capitale d’un nouveau monde ? Celui qui est déjà dans nos imaginations. Celui de demain qui est déjà à nos portes. Avec le confinement, les infos distillées par les médias sociaux, la raréfaction des énergies bon marché, la dislocation des alliances, le retour des religions, les conséquences vécues du réchauffement climatique … une autre représentation du monde et de son futur s’impose à nous. Véritable changement de paradigme.

Certains pensent qu’un paradigme est une croyance que l’on prend pour la vérité, au point qu’elle surdétermine notre façon de penser. Changer de paradigme devient souvent une nécessité, quand on se trouve confronté à des obstacles que l’on vit comme insurmontables. Il nous faut alors imaginer un autre monde. Cela se produit souvent lorsqu’une société redéfinit ses espoirs et ses craintes, généralement à l’occasion d’une crise. Ces changements  peuvent aussi différer d’une génération à l’autre.

Un lecteur du blog s’interroge: Vivons-nous en ce moment un changement de paradigme ? Beaucoup le pensent. Ce paradigme sera-t-il rouge ou vert ? Si l’humanité met en péril le futur de sa propre existence, il n’y a qu’une autre action humaine qui puisse inverser ce processus. Le rouge et le vert vont devoir s’imbriquer. Aucune mesure sociale ne peut avoir d’effet négatif en matière écologique et aucune mesure environnementale ne peut accentuer les inégalités sociales. Il en dit beaucoup plus ICI et l’exemple de I’industrie de la mode l’illustre bien.

Happy Monday: une créativité gagnante

Mohamed Sebbarh a 23  ans et désireux de terminer son master d’anglais en sciences commerciales au campus KUL Odissee à Bruxelles. Cela ne l’a pas empêché de créer sa propre entreprise de systèmes d’alarme à 20 ans. Aujourd’hui c’est à la réparation de téléphones à domicile qu’il consacre son énergie. Le confinement a été le déclencheur de son projet qu’un article de Bruzz détaille et traduit pour vous ICI.

Avec son « ambulance », l’étudiant-entrepreneur réanime votre smartphone sur place en moins de 15 minutes dans la plupart des cas et cela 24h sur 24. Il effectue aujourd’hui 80 à 120 réparations par jour. Lorsqu’il s’agit de la carte mère, il faut procéder à une microsoudure en atelier. Peu de personnes maîtrisent cette technique à Bruxelles. Il y a quatre mois, Seb n’a pas hésité à envoyer trois techniciens au Maroc pour apprendre le métier.

La clé du succès de son entreprise ? Il est très présent sur les médias sociaux avec Seb Telecom. Son marketing se fait via les influenceurs, Instagram, Snapchat, etc. A Bruxelles la plupart des jeunes connaissent Seb. Aujourd’hui, il dispose de 7 camionnettes et a engagé 9 personnes. A terme, il veut s’étendre en Flandre et en Wallonie et rêve de conquérir l’Espagne, le Maroc et Dubaï. Vous avez dit success story (1) ?

Photo de Ivan Put dans l’article de Bruzz

photo Ivan Put

(1) La locution anglo-américaine « success story » tend à se répandre largement en France et en Belgique. C’est un récit ou une analyse, à la fois chronologique et synthétique, de la réussite d’une personne qu’on souhaite présenter comme modèle.

Happy Monday: Bruxelles se réjouit

Trottinettes en bon ordre. Des engins mal stationnés constituent le principal problème lié à ce nouveau mode de mobilité. Le parlement termine une ordonnance, qui devrait permettre aux autorités de déterminer des zones de stationnement spécifiques, en concertation avec les opérateursIl faudra terminer son trajet dans une de ces zones, sinon le prix de location continuera. La vitesse dans les zones piétonnes serait techniquement limitée. Pareil pour les vélos et scooters partagés.  

Besoin d’un vélo cargo ? Pas assez souvent pour en acheter un ? Désormais, Monkey Donkey propose une plateforme de partage de vélos cargo à Bruxelles. Suffit de créer un compte pour réserver un engin, lorsque le besoin s’en fait sentir. Un peu comme les voitures partagées de Cambio. Louer une heure revient moins cher que deux litres d’essence dans sa voiture. Avec le printemps et la hausse des prix des carburants, le succès est prévisible.

Le handicap ne se cache plus. Café Joyeux emploie et forme des personnes majoritairement atteintes de trisomie 21 ou de troubles cognitifs comme l’autisme. Leur objectif: rendre le handicap visible et favoriser la rencontre, en proposant du travail dans leurs restaurants solidaires, à des personnes éloignées de l’emploi. Leur joyeuse maison entend construire un modèle rentable et faire de la différence une force. Déjà actifs à Paris et à Lisbonne. A quand à Bruxelles ?