Archives pour la catégorie Travail

La force de travail de Bruxelles

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Poumon économique de la Belgique, notre Ville-Région procure du travail à plus de 700.000 personnes. Quelques chiffres ICI. Une grande partie de ces emplois se situent dans le secteur tertiaire et demandent des cols blancs, souvent d’un haut niveau de qualification. L’offre d’emplois dans le domaine manuel et manufacturier est insuffisante pour absorber l’ensemble des cols bleus de la cité, dont une part reste sans emploi. L’exigence de bilinguisme et même de trilinguisme souhaitable – même si parfois excessive – est aussi un obstacle à leur engagement. 77 000 Bruxellois ont trouvé un emploi en dehors de leur Région.

Il faut se réjouir de voir près de 330 000 Wallons et Flamands venir nous prêter main forte pour occuper les emplois que nous créons … même si on préférerait les voir venir en transport en commun plutôt que seul en voiture. Voire même, assister à leur  installation dans la ville où ils gagnent leur vie ? Où restent les incitants ?

En Belgique, 85% des travailleurs trouvent un emploi dans leur propre Région et même 75% dans leur propre province. Deux exceptions: le Brabant flamand et le Brabant wallon, où respectivement 47% et 54% travaillent hors de leur province, principalement à Bruxelles.

 

Viré de l’école, une chance

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C’est Pierre Wynants, du Comme chez soi à la place Rouppe, qui le confie. D’abord viré de l’athénée, mais aussi de l’école de cuisine CERIA à 14 ans. « Ma chance, ça a été de passer directement au manuel sans passer par l’intellectuel ». Il s’en explique dans un riche entretien dans Le Soir. Mozart et Picasso auraient-ils eu leurs points en musique et en peinture ?  Mozart ne reçoit pas d’autre éducation que celle que lui donne son père et Picasso a fini par renoncer à suivre les cours à l’Académie de Madrid. Il est dans la brutalité de l’instant. Plus tard, il dira: « Tout ce que je sais, je l’ai appris dans le village de Pallarès ». D’accord, ce sont des génies et l’école les aurait sans doute maintenus dans un certain académisme, une certaine convention.

Il ne s’agit pas ici d’un plaidoyer contre l’école, supposée donner sa chance à tout le monde à Bruxelles, quel que soit son origine, ses compétences et ses talents, même si on est encore très loin du compte. Les inégalités sociales se retrouvent trop régulièrement dans les résultats scolaires. il faut pouvoir dominer la langue de l’école, en connaître les codes, être soutenu par ses parents et bien souvent, être capable d’assimiler une formation essentiellement verbale, assis sur une chaise. Une belle série d’articles de Conversation ICI, autour de l’ascenseur social en panne et « d’apprendre à apprendre » en France. Et chez nous ?

Découvrir et faire éclore les talents. Un beau projet pour l’école. Avec un tronc commun jusqu’à 15 ans d’accord. Avec l’apprentissage du latin pour tous ? avec les arts plastiques, la cuisine l’ingénierie et la création en parents pauvres ? Et ensuite une formation intellectuelle, scientifique ou technique, pour ceux à qui cela convient. Pour les autres, l’apprentissage d’un métier, une formation en alternance entre l’apprentissage en entreprise et les fondements de base donnés à l’école.

L’école donne-t-elle à chacun les moyens de réussir selon ses ambitions ? 
La réussite se résume-t-elle à cette illustration ? tous en cravate et attaché-ccase ?

Illustration de l’article publié par The Conversation

Green Friday, vous connaissez ?

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La fièvre acheteuse du Black Friday étant retombée, une semaine plus tard, il est peut-être temps de s’interroger sur cette manifestation consumériste, venue tout droit des USA, et qui s’est développée rapidement chez nous. Un record de plus de 10 millions de paiements a été enregistré en Belgique, dans les magasins et en ligne lors de ce Black Friday. L’an dernier déjà, 28% des Belges interrogés par Dedicated ont acheté en ligne durant cette journée de promotions et 22% dans les magasins physiques. Pour 73%, Black Friday est d’abord synonyme de bonnes affaires. Test Achats appelle cependant ICI à la prudence.

Black Friday contre Green Friday est le titre d’un article fort bien documenté que bruseslslife.be consacre au modèle de société de surconsommation, « extraire-produire-acheter-jeter » qui épuise la planète et est à l’exact opposé du Green Friday. Surproduction de biens manufacturés, forte utilisation de ressources naturelles et d’énergie, course aux plus petits prix (et nécessairement aux salaires de misère), gaspillage et pollution à outrance, addiction des citoyens, etc. Un certain nombre d’accusations pèsent aujourd’hui sur le Black Friday.

C’est en réaction qu’est né en France le collectif Green Friday. Une recherche d’alternative à la consommation compulsive, aux achats non-nécessaires dictés par la seule logique promotionnelle. Le collectif rappelle « nous achetons 60% de vêtements de plus qu’il y a 15 ans mais nous gardons nos habits deux fois moins longtemps. Nous changeons nos téléphones tous les deux ans alors qu’ils fonctionnent encore parfaitement ». C’est encore sans épingler les embouteillages, causés par les milliers livraisons individuelles effectuées par Amazon et autres livreurs à domicile, que nous évoquerons la semaine prochaine.

Bruxsels en chiffres

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Avec 62% de citoyens d’origine étrangère, Bruxelles est la capitale la plus cosmopolite du monde après Dubaï (83,9%).

La Ville-Région compte
5.322 diplomates
1.400 journalistes et représentants de presse
15 à 20.000 lobbyists
300 représentants des régions d’Europe
4.000 militaires et employés de l’OTAN
2.500 autres agences internationales
2.000 compagnies étrangères
150 bureaux d’avocats internationaux

Région riche / Cité pauvre
50% des familles vivent dans des quartiers défavorisés
30% de la population est estimée vivre sous le seuil de pauvreté
8% seulement des logement sont à caractère social avec 50.000 familles en attente
70% des Bruxellois sont locataires
le marché immobilier pousse les résidents les plus pauvres vers la zone du canal

(source Brussels Academy  et beaucoup plus de chiffres ICI sur Mini-Bru)

Guido Vanderhulst nous a quittés

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Amoureux de Bruxelles, de son passé industriel et de son peuple, Guido Vanderhulst fut de tous les combats pour la sauvegarde du riche patrimoine industriel de la ville. Ce sociologue militant fut aussi un défenseur radical et inlassable des  travailleurs qui ont construit la cité. C’est avec tristesse que nous apprenons qu’il a été victime d’une lourde chute qui lui a été fatale.

Président du Conseil bruxellois des Musées, fondateur et ancien directeur de La Fonderie – musée bruxellois de l’industrie et du travail – et membre de la Commission Royale des Monuments et des Sites, inlassable militant, Guido vivait très simplement à Molenbeek. Il fut à nos côtés dans nombre de luttes urbaines. On ne voit pas qui va le remplacer.

Si vous voulez en savoir plus sur lui, vous retrouverez une interview livrée au BRAL ainsi que deux entretiens avec Archiurbain consacrés à Godin et à Tour et Taxis dont il fut le sauveur.