Archives pour la catégorie Travail

Plus vite qu’en avion et moins cher ?

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Qui est plus rapide que l’avion ? Le train à sustentation magnétique, que les Chinois viennent de mettre au point. Il pourra atteindre la vitesse de 620 km/h et ils s’efforceraient même de porter cette vitesse à… 800 km/h. De quoi rivaliser avec la plupart des avions actuellement en service. Et cela sans compter le gain de temps lié à la proximité des gares urbaines et du temps d’embarquement réduit. Pour ce qui est du prix, tant que le kérosène des avions ne sera pas taxé comme les autres carburants, la concurrence restera faussée.

La réputation de l’avion plus rapide que le train est mise en doute par une étude de l’UCL qui prouve le contraire. En 2017, près de 4 millions de passagers ont pris l’avion alors qu’ils auraient pu gagner du temps et réduire leur empreinte carbone en prenant le train. En 2018 déjà, le comparateur de voyages en ligne GoEuro (aujourd’hui Omio) avait listé dix liaisons pour lesquelles les trajets en train étaient plus intéressants. Elles dégageaient un gain de temps, allant de 1h à plus de 3h20 par trajet.

La reprise 
« comme avant » du trafic aérien ne peut plus être d’actualité et l’accompagnement de la reconversion des salariés (notamment vers le rail) devient donc une priorité. L’extension des aéroports ne peut plus être autorisée. Alternatives Economiques s’en explique ICI. Même aux USA, où l’avion et la voiture sont les grands maitres, Joe Biden veut relancer le trafic ferroviaire dans son pays. Cela passera forcément par la création de premières lignes à grande vitesse.

Il ne faudrait donc pas que les aides européennes à la relance économique servent à développer un secteur aérien très polluant, qui doit accepter de devenir complémentaire au rail pour les très longues distances.

photo extraite du site Voyager à petit prix qui compare aussi les modes de transport

Il a 21 ans et de l’ambition

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Hassan Al Hilou veut rendre les jeunes de Bruxelles financièrement indépendants. Il a déjà réuni 1,5 millions auprès de grands noms de l’industrie pour réaliser son rêve. Il n’a pas eu peur de l’appeler Capital. C’est De Tijd qui raconte son aventure peu banale par les temps qui courent. Cela pourrait ressembler à un Happy Tuesday. Nous en avons traduit ICI de larges extraits pour vous avec DeepL.com.

Une fois la crise sanitaire terminée, les jeunes de Bruxelles trouveront dans cette maison de maître, proche de la station Yser, un large éventail d’installations, de projets et de parcours pour développer leurs talents. Capital a un objectif : rendre les jeunes de Bruxelles financièrement indépendants. « Un lieu où les jeunes pourront se ressourcer et entrer en contact avec les entrepreneurs et la société civile bruxelloise », déclare Al Hilou. Il appelle cet endroit un « guichet unique ». Sous un même toit, les jeunes trouveront toutes les installations nécessaires en fonction de leurs besoins.

Al Hilou veut transformer le bâtiment en un « écosystème de co-création ». Une fertilisation croisée doit y avoir lieu, qui aide les jeunes à franchir les barrières sociales. « C’est non seulement bénéfique pour le jeune, mais aussi pour les entreprises. Les entreprises ou les services publics peuvent venir ici pour relever des défis concrets. Si la Défense est à la recherche de 100 personnes, nous pouvons l’aider », dit-il. Le ministre flamand pour Bruxelles, Benjamin Dalle (CD&V), est sous le charme de Capital. Ce projet part du talent des jeunes. C’est une entreprise audacieuse dans laquelle nous voyons beaucoup de potentiel. C’est donc un ‘what’s in it for me’ et non de la pure philanthropie ». On ne demande qu’à voir.

photo extraite de http://www.bloovi.be/

Happy Monday: habitat groupé à Ixelles

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Une pépite – bien cachée derrière le cimetière d’Ixelles – pourrait réunir des personnes désireuses d’y créer un habitat groupé ou d’y exercer une activité professionnelle. Incroyable qu’une grande halle, une imprimerie, d’autres vastes bâtiments, un parking et des jardins soient encore disponibles en plein coeur d’Ixelles. D’ici au 11 février, cOarchi se propose de coordonner une offre commune d’achat pour un site à haut potentiel: l’ancienne centrale électrique de la rue Volta.

Ce projet d’achat/rénovation vise à rassembler des personnes désireuses de « co-concevoir la ville de demain, de créer ensemble un vivier qui mutualise des espaces et des équipements communs, qui mêle écologie et urbanité, logement et activités professionnelles, patrimoine et architecture contemporaine ». Il y aura des bureaux en coworking, des ateliers, un restaurant, un fab-lab, des salles polyvalentes et des équipements collectifs pour le monde culturel et associatif. Un porteur de projet est aussi recherché pour y implanter une crèche pour 50 enfants. C’est dire si le projet a de l’ambition.

cOarchi – qui y installera aussi ses nouveaux locaux – est à la recherche immédiate de candidats coacquéreurs pour créer ensemble ce village dans la ville, pour y vivre, y travailler, y partager, dans le respect d’un environnement prometteur. Alors, si cette formule vous enthousiasme, ne tardez pas à découvrir les divers projets de cOarchi et à prendre contact avec eux ICI.

 

La Théorie du Donut (?)

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Vous connaissez cette sorte de beignet en forme d’anneau. Au centre c’est creux et à l’extérieur c’est le vide. « Doughnut economics » est le nom donné à une nouvelle théorie économique qui commence à se répandre. En raison du modèle de croissance actuel, le mur extérieur risque de s’effondrer sur le plan écologique, tandis que l’étau social se resserre autour de l’anneau intérieur, la faute aux inégalités et à la surexploitation. Tout le défi consiste à rester dans la zone viable du donut.

C’est l’économiste britannique Kate Raworth, de l’université d’Oxford,  qui en a défini le concept, selon lequel le monde doit mettre le cap vers un nouveau modèle économique qui repose sur la durabilité et l’inclusion sociale. Cela revient à dire que l’activité économique ne peut excéder la capacité d’absorption de la planète, tout en garantissant une vie digne de ce nom au plus grand nombre possible. Beau programme développé dans De Standaard, traduit ICI par DaarDaar. Et Bruzz en dit plus pour Bruxelles.

Si Amsterdam est à la pointe, Bruxelles a suivi. Barbara Trachte (Ecolo), secrétaire d’État à la Transition économique de notre Région, est acquise à la cause. Et elle entend faire de Bruxelles une ville-donut. « Notre système économique actuel se heurte à ses limites. Nous avons atteint le plafond, tant en matière d’inégalités sociales que d’empreinte écologique ». Même si la pandémie empêche les grandes réunions, quelques trois cents Bruxellois se sont déjà joints aux réflexions en s’inscrivant sur la plateforme www.donut.brussels.

(cc) Bru-no via Pixabay

20 ans plus tard: un RER ?

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C’est Isabelle Durant (Ecolo)qui avait lancé ce projet il y a 20 ans. Georges Gilkinet (Ecolo) sera-t-il le ministre qui boucle enfin le réseau RER ? Le comité de pilotage vient de se remettre au travail, après un an de torpeur. Georges Gilkinet dans La Libre : Il faut un milliard et demi pour achever le RER côté wallon et bruxellois, et on les a ! Le rail sera la colonne vertébrale de la mobilité de demain. On se passera plus facilement de sa voiture si on peut arriver à Bruxelles plus rapidement en train qu’en voiture. La suite de l’interview se trouve ICI.

Bon historique du projet RER sur Wikipedia. Aujourd’hui, le réseau est quasiment achevé en Flandre, mais on est encore loin du compte sur la ligne d’Ottignies et sur celle de Nivelles-Charleroi. Le ministre se risque cependant à un calendrier: « Un train toutes les 15 minutes sur la ligne Ottignies-Bruxelles d’ici 2026 et un train toutes les dix minutes sur les cinq grands axes mis à quatre voies en 2040”.

Si les Bruxellois ne pourront que se réjouir de voir davantage de navetteurs rejoinder la ville en train, deux questions continuent à les inquiéter. La première c’est que s’il sera plus facile d’arriver à Bruxelles … il sera aussi plus facile de quitter la ville pour s’installer dans la verte banlieue. L’autre question concerne le nombre de gares bruxelloises qui seront desservies. Elles pourraient constituer une sorte de second réseau métro avec titre de transport unique … mais plus d’arrêts allonge inévitablement le temps de parcours des navetteurs. Brussels Studies y avait déjà consacré une étude en 2012. Il va falloir arbitrer.

SNCB train Desiro de Siemens sur Wikipedia