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Bright Brussels

Le festival des lumières

Les technologies lasers et LED du futur se donnent rendez-vous à Bruxelles pour une promenade nocturne lumineuse. Bright Brussels, c’est le festival des lumières pour illuminer votre hiver. Cette année il se déroulera au Quartier Royal, au Quartier Européen et au Quartier Flagey. Trois parcours, reliés entre eux par des réverbères teintés de rose destinés à vous guider.

Du 10 au 13 février, quatre soirées de 19 à 23h pour partir à la découverte d’une vingtaine d’œuvres artistiques immersives et poétiques. Pour vous donner un avant-goût de ces œuvres, vous pouvez vous rendre sur le site de Bright Brussels. Au Parc Royal, Sibelga vous propose pour la première fois un vaste Light Market, pour réparer vos luminaires endommagés ou en acquérir un ancien remis à neuf.

Les musées le long du parcours seront exceptionnellement ouverts la nuit, notamment l’Albertine avec l’impressionnante librairie des Ducs de Bourgogne et le musée du Cinquantenaire qui révèle l’art aborigène d’Australie. Vous pourrez aussi profiter d’une  vue exceptionnelle sur Bruxelles  la nuit depuis l’arcade du Cinquantenaire à 65m de hauteur. Il vous faudra bien deux soirées pour vous plonger dans les méandres de Brussels by Night. Enfants bienvenus. Infos pratiques ICI.

Covid Safe Ticket uniquement pour accéder aux lieux intérieurs (œuvres et musées). Port du masque est obligatoire sur les différents parcours .

Salaires trop bas

Achats trop chers

Nos entreprises se portent bien et les faillites sont en baisse. Tant mieux. La progression des marges bénéficiaires des entreprises indique cependant  que nous payons nos achats trop cher, voilà ce que l’on peut lire dans un article du journal économique L’Echo. Il précise : qu’une part croissante de la richesse créée par ces entreprises va dans la poche des actionnaires et non pas des salariés. Une opportunité pour relever les salaires au-delà de l’indexation et particulièrement les salaires les plus bas. ?

Le phénomène semble être mondial. En cause: le déficit de concurrence dû à la montée en puissance de grands groupes qui réussissent à expulser du marché les plus petits acteurs, ce qui leur permet de relever leurs prix sans crainte de perdre des clients. Mais pourquoi cette évolution est-elle bien plus prononcée en Belgique que dans le reste de l’Europe, comme vous le voyez dans le tableau en annexe ?

« Le gonflement des marges bénéficiaires de ces dernières années nous interpelle assurément, mais pour bien l’interpréter, une analyse plus approfondie serait nécessaire », déclare le patron de l’Autorité belge de la concurrence (ABC), Jacques Steenbergen. Mais, faute de moyens, nous n’avons plus effectué de recherches sectorielles ciblées depuis de nombreuses années. » Et les résultats d’une analyse de la Banque nationale ne sont pas attendus de sitôt.

Six changements profonds

L’aggravation des problèmes climatiques et la crise sanitaire ont provoqué des changements radicaux dans la société. Bien que l’emploi, la production et la situation financière des entreprises de la plupart des pays de l’OCDE soient revenus à leur niveau d’avant la pandémie, l’économie actuelle semble très différente de celle de janvier 2020. C’est Business AM qui l’affirme, mais n’aborde pas l’évolution de la pauvreté.

La situation des Bruxellois n’est plus la même non plus, si les entreprises ont reçu d’indispensables aides de l’Etat et de la Région, pour certains indépendants, pour le monde de la nuit et pour le secteur culturel, cela s’est avéré insuffisant. Pour les personnes les plus démunies, la situation c’est encore détériorée, notamment à cause de l’inflation, de l’augmentation rapide du prix de l’énergie, qui pèse lourdement sur leur logement, souvent mal isolé.

Business AM relève l’impact de deux ans de Covid:
1. Les gouvernements sont plus endettés que jamais, la Belgique en tête – tableau ICI
2. Il y a plus d’argent dans le monde que jamais auparavant
3. La demande de services a été remplacée par la demande de biens
4. L’employé, et non plus l’employeur, dicte les lois
5. Une attention accrue pour l’innovation, la numérisation et l’efficacité
6. Accélération de la transition énergétique
Dominique Dewitte s’en explique ICI, tableaux à l’appui.

Réforme du temps de travail ?

La question agite certains de nos voisins, mais peut sembler au point mort chez nous. Et si on travaillait moins, pour donner du travail à plus de salariés ? L’Espagne va expérimenter la semaine de quatre jours sans perte de salaire. Au Québec les jeunes libéraux ont des arguments  et de plus en plus d’employeurs proposent désormais cette formule à leurs salariés.

L’eurodéputé Pierre Larrouturou – l’un des plus ardents promoteurs de la semaine de quatre jours – en a débattu dans l’atelier bruxellois de Philippe Geluck, lui aussi convaincu par cette formule. Le duo y explique comment la semaine de quatre jours pourrait être la solution pour « éviter une crise sociale » et « sortir du chômage ». Ils évoquent les 400 entreprises qui sont déjà passées aux quatre jours.

Alors que l’on semble manquer de bras, il est permis de s’étonner de voir cette formule refaire surface. Des ressources humaines sont cependant là, mais comment les stimuler ? Commencer par permettre aux demandeurs d’asile de travailler ? Nancy Nyffels et Olivier Malay pensent qu’il faut aussi une amélioration des conditions de travail et/ou une revalorisation des salaires pour mobiliser des énergies et des talents. La différence entre bas salaires et revenus de remplacement reste trop peu motivante et le travail devrait pouvoir retrouver sens et satisfactions.

Peu de Flamands vivent à Bruxelles

Bruzz livre une analyse de la situation, traduite pour vous ICI. Seuls 4,8 % des fonctionnaires flamands qui travaillent à Bruxelles acceptent d’y vivre. Ils ne sont pas les seuls à privilégier la navette, le plus souvent en voiture. « En raison de la forte augmentation du télétravail, il n’est plus nécessaire de déménager à Bruxelles pour être proche de son travail », explique le démographe Patrick Deboosere (VUB). Faute de recensement, il estime que le nombre de Bruxellois néerlandophones doit être d’environ 10 %. Le dernier baromètre des langues montrait que seuls six pour cent des personnes interrogées avaient le néerlandais comme langue maternelle.

Patrick Deboosere n’est pas surpris de constater que si peu de fonctionnaires flamands viennent vivre à Bruxelles. Ils sont souvent déjà installés ailleurs avant de venir travailler ici, ou leur partenaire travaille dans une autre ville. « Si vous voulez convaincre certains d’entre eux de faire le grand saut, vous devrez leur faire connaître et aimer la ville. Il y a d’anciennes méfiances. Certaines personnes se sentent vite en danger dans une grande ville, surtout si c’est une ville qu’elles ne connaissent pas ».

Le principal afflux de Flandre est constitué de jeunes. « L’attrait pour Bruxelles est plus grand chez les jeunes de 20 ans. Ils viennent ici pour étudier et restent ensuite en ville. Il faut donc intervenir lorsqu’ils sont jeunes. Mais vers la trentaine, ils quittent à nouveau Bruxelles: difficile de trouver des crèches et des écoles et des prix trop élevés pour se loger ». Certains mettent aussi en avant le manque de qualité de vie,  de sécurité et de propreté, qui sont insuffisamment pris en charge par le régional et par le fédéral.