Archives de catégorie : Sécurité

La circoncision en question.

La circoncision vient de faire l’objet de multiples débats dans la presse. Particulièrement à Bruxelles, elle est souvent pratiquée pour des raisons religieuses. L’opération continuera à être remboursée lorsqu’elle s’impose pour des raisons médicales. Cela signifie donc qu’elle ne le sera plus pour des raisons religieuses ou rituelles. Un nouveau dilmme en perspective, après le foulard et l’abattage sans étourdissement.

Vu les prix pratiqués – jusqu’à plus de 1000 euros – on évoque déjà le retour des barbiers. A Anvers, des poursuites ont été entreprises contre des mohels intervenant sans assistance médicale. L’ambassadeur des USA s’en est évidement ému et parle d’antisémitisme. C’est dire si c’est un sujet sensible, qui pourrait susciter des clivages supplémentaires à Bruxelles. Une proposition déjà ancienne visait à  en faire un acte purement symbolique, sans inscription dans la chair.

Certains considèrent cependant la circoncision comme une mutilation à l’encontre d’un enfant, qui n’a pas donné son consentement. D’autres disent ne pas comprendre pourquoi l’évolution ou un dieu auraient doté les mâles d’un prépuce, qui serait inutile et qui devrait obligatoirement être coupé. Si cette intervention est réalisée seulement pour des raisons religieuses, ils ne voient pas pourquoi l’État devrait la rembourser.

La fin des trottinettes.

Le gouvernement bruxellois a décidé d’interdire les trottinettes à partir de 2027. “Cette décision fait suite à la hausse du nombre d’accidents, aux nuisances croissantes pour les autres usagers de la route et à l’utilisation des trottinettes à des fins criminelles“, explique le cabinet de la ministre de la Mobilité. En 2025 il y aurait eu 666 blessés impliquant des trottinettes électriques, une hausse de 26 % par rapport à l’année précédente.

Cette décision ne concerne toutefois que les trottinettes en libre-service et non les trottinettes détenues par des personnes privées. La mesure entrera en application en 2027, date de la fin du contrat établi avec les exploitants Dott et Bolt, qui n’ont pas manqué de réagir. Ils estiment avoir pris les mesures nécessaires pour contrôler la vitesse et le stationnement de leurs véhicules, dont ils peuvent toujours retrouver les utilisateurs.

C’est un mode de transport fort utile pour les derniers km qui va disparaître de la ville. Ce sont finalement les mauvais utilisateurs qui ont entrainé une mesure qui s’appliquera à tous. Paris et Barcelone ont déjà pris la même décision. Les problèmes évoqués ne disparaîtront toutefois pas  complètement, vu le maintien des trottinettes privées, nettement moins contrôlables. Vous en saurez plus en lisant cet article de BX1, qui relève aussi les réactions des deux exploitants.

Métro 3: faire le point.

On n’a pas fini de parler de ce chantier interminable et de ce gouffre financier. Les chantiers du Métro 3 entre Albert et Gare du Nord se poursuivent, même si cette mini ligne de métro ne sera desservie que par des trams. On voit mal ce que les usagers vont y gagner. Les trajets de Churchill à Bordet devront en tous cas s’effectuer par 4 trams et 3 correspondances !

En attendant la fin du chantier – dont on n’ose plus fixer ni date ni budget – il va falloir supporter des travaux à Stalingrad, au Palais du Midi, à la place Bara et à la Gare du Nord. Le 4 termine désormais sa course au Wiels et le 10 a son terminus  aérien Gare du Midi. Après, c’est l’attente des correspondances. Et ne parlons pas du 81, qu’on dévie aussi à cause de chantiers à la Barrière de Saint- Gilles et à Cureghem, qui auraient pu attendre. Même ChatGPT ne s’y retrouve plus.

Tout cet énorme gâchis est clairement analysé par Damien Delaunois d’Inter Environnement Bruxelles. Il en fait l’historique, la critique, la mutation et rappelle une alternative plus rapide et (beaucoup) moins couteuse, avec des plans et des schémas. Vous trouverez tout cela dans la synthèse de la réunion qui s’est tenue à Pianofabriek, en présence d’usagers Saint-Gillois excédés. Pour tout savoir, il y a le travail comparatif de Maël Dupriez paru sur BSI et le projet alternatif Prémétro+ qui fait son grand retour.

 

La droite extrême progresse.

Un lecteur nous fait remarquer que le site du Gang des Vieux en Colère contient une petite brochure « anti-fa » très engagée. Elle relève des indices et fait le point sur la progression des doctrines fascistes et d’extrême droite, grâce à des personnes âgées, qui ont parfois côtoyé la Résistance et connu le fascisme au pouvoir en Allemagne avec Hitler, en Italie avec Musolini, mais aussi en Wallonie avec Léon Degrelle et en Flandre avec Staf De Clercq

Si aujourd’hui, on peut se réjouir de l’échec d’Orban et de son parti Fidesz en Hongrie, on ne peut s’empêcher de constater la montée de l’extrême droite en Europe, particulièrement en Italie, mais aussi en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, au Portugal, en Espagne et en Slovaquie. Des partis qui affichent tous un scepticisme  certain envers la démocratie et l’Union européenne.

Leur brochure se veut un outil pour comprendre et résister aux mécanismes, aussi lents que dangereux ,qui se mettent en place ici et ailleurs. Grâce aux réseaux sociaux, aux influenceurs, à la presse et aux « fake news », l’extrême droite bénéficie d’une plus grande visibilité. La presse n’est plus que dans quelques mains. Des milliardaires ne cachent pas leurs visées politiques, surtout en France, mais nous sommes inondés par leurs contenus, comme 21News, financé par Bolloré et Lagardère.

 

Que se passe-t-il dans les Marolles ?

Les Marolles sont-elles en train de perdre leur âme ? Des commerces se vident et quand ils sont repris, ce sont des galeries, des cafés branchés et des tatoueurs. Même là, Airbnb contribue à la hausse des loyers et des nuisances sonores. Les habitants s’inquiètent, déjà qu’ils subissent une certaine « sablonisation » depuis longtemps.

Toutefois, 7 logements sur 10 appartiennent aux pouvoirs publics, qui maintiennent des loyers payables, pour une population qui est locataire à 91%. Si cela se trouve, les jeunes ne peuvent acheter l’appartement de leurs parents. Certains tentent cependant de le faire sous forme de coopérative.

La mutation du Petit Lion se veut rassurante. Cathy, la patronne pendant 30 ans, a vendu son estaminet à un acheteur, qui l’a maintenu dans son jus. Désormais employée de son établissement, Cathy revient de Blankenberge deux fois par semaine pour servir et écouter ses anciens clients. On y vient  autant pour déposer ses soucis que  pour boire un verre. L’article de la RTBF en dit plus.

Extrait de la vidéo de Bruzz

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