Archives de catégorie : Sécurité

Juste une bande de plus.

Une bande de circulation supplémentaire pourrait résoudre nos embouteillages journaliers.

1970 : une bande de plus va régler le problème
1980 : une de plus va régler le problème
1990 : une de plus va régler le problème
2000 : une de plus va régler le problème
2010 : une de plus va régler le problème
2020 : ?

Cliquez ICI la réponse d’un lecteur automobiliste.

Un dimanche sans voitures

Le temps maussade de ce dimanche a évité les trop grandes foules pour cette journée sans voitures, qui a cependant réjoui un grand nombre de Bruxelloises et de Bruxellois dans tous les quartiers. C’est le silence qui étonne chaque année. Fini ce bruit de fond incessant sur l’asphalte et les pétarades des motos. Moins perceptible, la qualité de l’air s’en est aussi trouvée très nettement améliorée, comme le démontrent les chiffres de l’article de Bruzz, traduit pour vous ICI.

Des enfants partout. Il faut donc ce dimanche sans voiture pour revoir tant d’enfants dans nos rues.   » Faire de Bruxelles une ville pour les enfants  » était le thème de cette édition. Ils ne s’en sont pas privés. Place des Palais, « Bruxelles Champêtre » était remplacé par « Bruxelles Bucolique » qui a fait la part belle aux enfants, avec des manèges et des jeux inattendus et même nostalgiques. Cela a dû les changer des jeux vidéos et des dessins animés à gogo.

La ministre Elke Van den Brandt (Groen) en a appelé une fois de plus pour davantage de dimanches sans voitures. Des pourparlers seraient en cours, notamment avec les 19 communes, qui doivent pouvoir s’entendre à ce sujet. Puisqu’il s’agit aussi de faire des économies d’énergie, pourquoi pas tous les dimanches sans voitures, comme lors de la crise pétrolière ?

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Ville à deux vitesses

A la station Schuman luxueusement rénovée, chaque fois qu’un tag apparaît sur les murs, la STIB l’efface. Si c’est un tag à l’acide, elle le recouvre immédiatement d’un autocollant couleur pierre. Cela décourage les tagueurs qui voient leur signature disparaître trop vite. Ainsi la station Schuman conserve intacte son image d’ouverture sur le quartier européen de Bruxelles. Qui s’en plaindrait ?

Par contre, à la station Horta à Saint-Gilles, les tags s’accumulent et ont fini par envahir progressivement tous les murs, sans que la STIB semble soucieuse de les effacer. Les tags appellent les tags et les usagers de la station peuvent avoir une impression de négligence et le sentiment que tout y est permis.

Il n’y a pas que dans le métro qu’il semble y avoir deux poids deux mesures en ville. Le ramassage des dépôts clandestins semble également s’effectuer plus rapidement dans certaines communes que d’en d’autres. Les espaces verts sont aussi tellement plus nombreux par ici que par là et même l’asphalte des rues y semble parfois plus lisse. Les Bruxellois ne sont-ils pas tous égaux ?

Happy Monday: Oui, on continue

« Il faut prendre conscience que ce qui se joue aujourd’hui est sans précédent dans l’histoire: le destin de l’humanité dans son ensemble. Jamais une cause n’a été aussi essentielle, aussi vitale, aussi pure et aussi belle » (Edgar Morin). Après cela, continuer ici à s’intéresser de près à tout ce qui concerne l’avenir de Bruxelles, a quelque chose de dérisoire et de pathétique. Ni vous, ni moi ne sommes en mesure d’arrêter le changement climatique, la fonte des glaciers ou l’érosion de la biodiversité … mais nous voulons des énergies moins chères, exigeons une réforme de nos institutions ou plus de justice et de démocratie. Presque un luxe par les temps qui courent.

Le gouvernement est contraint de donner des « primes mazout », de prolonger ses centrales nucléaires et s’avère impuissant dans des  nombreux domaines. Il en appelle à l’Europe … qui hésite, par exemple, à taxer le kérosène, tant que la planète entière ne s’y résoudra pas. On doit pouvoir arrêter de penser à tout cela pour ne pas être victime d’éco-anxiété ou sombrer dans le désespoir. On doit encore pouvoir profiter de la vie et faire des projets. Dissocier nos connaissances rationnelles de la situation de notre besoin de vivre l’instant présent avec insouciance, de nous projeter dans le futur et de garder l’illusion que tout va s’arranger.

Dissocier. Le mot est lâché, faute d’un autre plus adapté. Etre conscient de ce qui est en train de se passer, mais pouvoir nous dissocier pour garder le désir de jouir de ce que la vie a toujours à nous offrir. Passer de l’un à l’autre pour survivre. Continuer à se préoccuper concrètement de l’avenir de notre ville, tout en sachant qu’elle est dépendante de manquements et de décisions qui se prennent ailleurs. Après un moment d’hésitation, Bruxsels Future va néanmoins continuer à s’intéresser à tout ce qui peut contribuer à améliorer la qualité de vie et l’environnement du peuple de Bruxelles.

Et le climat ?

Les canicules et la sécheresse que nous venons de connaître  – sans oublier les dramatiques inondations wallonnes – ne devraient-elles pas nous rappeler l’urgence d’agir contre le changement climatique avant qu’il ne devienne irréversible ? Le dernier rapport du GIEC du mois d’avril est passé quasi inaperçu, à cause du déclenchement de la guerre en Ukraine et des problèmes énergétiques qui  ont mobilisé tous les médias. L’urgence est tout à coup ailleurs.

Ce rapport, que plus personne n’a envie d’entendre, précise cependant qu’à politique inchangée, le monde se dirige vers un réchauffement compris entre 2,2 et 3,5 °C (valeur médiane : 3,2 °C) à l’horizon 2100, qui aurait de très lourdes conséquences pour le développement futur de nos sociétés.

Pouvoir d’achat, facture énergétique et inflation galopante demandent des actions urgentes. Le climat est manifestement passé à l’arrière-plan. C’est pour le remettre à l’agenda du monde politique que vous êtes invités à deux manifestations: ce dimanche 4 septembre à 16h à la gare centrale et une grande marche pour le climat  le dimanche 23 octobre  à 13 h depuis la gare du Nord. Notez les déjà à votre agenda.