Archives de catégorie : Sécurité

Un nouveau boulevard urbain

Vous voyez la portion de l’autoroute d’Anvers A12 qui pénètre dans Bruxelles ? Elle va passer de 3 bandes à 2 bandes et la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van Den Brandt, a déposé une demande de permis pour transformer cette autoroute urbaine en boulevard urbain. Moins d’asphalte, plus d’arbres et de plantations en 2024. Une opération proche de celles déjà programmées pour Reyers et Hermann Debroux. En finir avec ces autoroutes, que certains voulaient voir aller jusqu’à la Grand-Place ?

Un article de La Libre en dit plus. Et un autre article de VRTnews, ainsi qu’un billet de De Morgen, tentent d’évaluer l’impact de ce projet sur les navetteurs. Sur son site personnel, la ministre de la Mobilité dévoile également sa vision globale pour l’avenir de la mobilité à Bruxelles et de la place faite à la mobilité douce et partagée. Les nombreuses photos et simulations de l’article en français et néerlandais de VRTnews me dispensent d’un troisième paragraphe. Bonne lecture.

merci à IPM Graphics et à Bruxelles Mobilité pour les photos et vision d’artistes

Covid: raison garder

Vos journaux et vos écrans débordent d’actualités covid. Inutile d’en remettre une couche ici. Peut-être ne savez-vous plus qui croire ? Qui serais-je pour prétendre vous délivrer la vérité ? Les experts se contredisent, les labos sont dans l’ombre, la fondation Gates (active dans l’industrie pharmaceutique) subventionne l’OMS et arrose les grands journaux de subsides, des traitements utilisés ailleurs sont interdits en Belgique et font l’objet d’une omerta, l’information sur les vaccins est incomplète et pas transparente … quand elle ne devient pas propagande, les médecins généralistes sont largués, etc.

Et pourtant, ce petit virus couronné affecte déjà le futur de Bruxelles. Il nous a divisés entre vaccinés et non vaccinés, entre couche-tôt et couche-tard, entre enfants et adultes, entre obéissants et complotistes, … La démocratie en a pris un coup. Plusieurs de nos libertés ont disparu. Reviendront-elles intactes ? Que faire de nos colères ? Quelles solidarités réactiver ? Serions-nous à l’aube d’un changement de civilisation ?

De quoi ce petit bout de code génétique est-il le messager ? Comment a-t-il pu gripper notre belle machine ? Alain de Halleux donne la parole au coronavirus, dans le très beau film « Le Grain de sable dans la machine ». Voyez le résumé et la bande annonce, mais gardez surtout ce lien, pour pouvoir prendre le temps de le regarder en entier sur ARTE. C’est un canari dans la mine. C’est de notre rapport à la nature qu’il s’agit. Ici et ailleurs dans le monde. En ville comme à la campagne. En forêt comme en usine. Un grain de sable précieux pour se rassembler et pour affronter nos vrais problèmes. 

Happy Monday : la reconquête de l’espace public

Un article de la RTBF, très documenté et bien illustré, aborde la question de la répartition de l’espace public disponible en ville. Si la voiture occupe près de 60 % de l’espace public, piétons, cyclistes et transports publics se contentent des autres 40%. Il ne s’agit pas de culpabiliser l’automobiliste, mais de favoriser l’élargissement de la place réservée aux déplacements piétons. La crise coronavirus en a démontré la nécessité et la possibilité. Ne sommes-nous pas tous piétons à un moment donné ? 

A Zurich, ils ont inversé la donne. Pour l’aménagement d’une rue, au lieu de réserver au moins 3 mètres d’asphalte à la voiture, puis voir ce qui reste pour les autres, ils font le contraire : ils mettent d’abord les trottoirs et les pistes cyclables, puis ils regardent ce qu’il  reste pour les autos. Il n’y a pas que des territoires à reconquérir. On peut aussi les partager, rappelle un professeur d’urbanisme à l’UCLouvain. « C’est l’essence de ce qu’on appelle les zones de rencontre, précise-t-il. Il s’agit d’un espace partagé, sans séparation ou marquage de la voirie ou des trottoirs.

Il précise: La vitesse des voitures y est limitée à 20 km/h et les piétons peuvent circuler partout. Les piétonniers se rapprochent d’ailleurs de plus en plus de ces zones de rencontre, vu le nombre d’exceptions qui rendent possible la circulation de véhicules. Que faire avec tout cet espace reconquis ? Des espaces de rencontres, de sociabilité, des « lieux de séjour » et plus uniquement de passage. Des espaces plus verts aussi, puisque la verdurisation est un autre défi de la ville. Comment partagerons-nous l’espace public entre nous en toute convivialité en 2030 ?

Place Dumont – photo extraite de l’article de la RTBF

Happy Monday: une ville enfants admis

Et si la ville durable de demain était avant tout une ville faite pour les enfants ?  Et pourquoi pas par les enfants ? Le développement des villes s’est organisé presque uniquement autour de la voiture. La ville devait s’adapter à la voiture. Elle a donc mis de côté les plus petits, pour qui la ville est un espace dangereux. L’espace urbain est aujourd’hui encore loin d’être un espace de liberté, d’émancipation et de découverte pour les plus jeunes. Encore heureux ceux qui disposent d’un jardin, même si on y cultive nécessairement l’entre-soi.

Les magazines  Les Horizons et Demain la ville se sont penchés sur la question. Non pour larmoyer, mais pour faire des propositions, en commençant par repenser l’usage des biens communs. Une ville construite pour les enfants n’est pas une ville basée sur la multiplication des jardins et des jeux d’enfants. Ce n’est qu’une réponse partielle à leurs besoins d’émancipation, de découverte et de socialisation. Les enfants ont certes besoin de jouer, mais aussi de pouvoir se déplacer et s’approprier la ville en toute sécurité. Dans la rue devant chez eux, les rues d’à côté, celles à proximité de leurs lieux de rencontre où de leurs clubs de sports.

La ville d’Oslo a proposé une application mobile qui permet aux enfants de se faire passer pour des agents secrets chargés de remonter les dangers qu’ils rencontrent sur le chemin de l’école, de la bibliothèque ou de la salle de sport : “bonne ou mauvaise visibilité”, “trafic dense ou faible”, “vitesse élevée ou lente”, etc., Elle a permis ainsi de cartographier les voyages quotidiens faits par les enfants et de pouvoir améliorer leur sécurité sur ces axes prioritaires. Chez nous, la crise sanitaire a favorisé le développement de « rues scolaires », de mesures de la qualité de l’air et d’une expérience malinoise. En route vers une ville « enfants admis ».

Des sorcières parmi nous

Elles ont débarqué en ville hier soir, avec ou sans code CST. C’est l’ULB qui les a invitées pour un grand sabbat satanique, avec la collaboration de la Ville de Bruxelles. « La science ne vaincrait-elle plus les ténèbres ? ». C’est à l’Espace Vanderborght, en face des Galeries Saint-Hubert et à deux pas de La Mort Subite, qu’elles s’exposent à vos regards incrédules jusque mi-janvier.

Poursuivies et violentées à travers les siècles, des milliers de femmes torturées ont fini brûlées vives sur d’innombrables bûchers, ici et à travers le monde. Cette exposition leur rend justice. Elle croise les histoires réelles et leurs représentations à travers les âges et les arts, jusqu’à leur réhabilitation contemporaine, comme le font les mouvements queer et féministes, qui ont pris la sorcière comme emblème de leur révolte. Comme le hurlait Guerilla Poubelle « Nous sommes les filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler ».

Puissances positives, images féministes, icônes de la pop culture, les sorcières cristallisent encore et toujours les passions. Pas moins de 400 objets, œuvres et documents, réunis par les chercheurs de l’université et brillamment présentés par les étudiants de La Cambre. Des objets ethnographiques, des manuscrits, des archives de procès, des peintures, des photos, des films, issus de collections belges et étrangères. Et bientôt de sataniques événements. Une exposition qui mérite votre visite et pourquoi pas, une grande tournée européenne ? Vous pouvez réserver ICI

et comme trop souvent, affichage uniquement en anglais … en hetzelfde voor de Vlamingen
et tant pis pour les francophones