Archives pour la catégorie Sécurité

Happy Monday: le retour de la scène culturelle

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Flagey a ouvert la voie et invite des artistes belges à retrouver un vrai public en salle.
Au programme, vous trouverez aussi bien le jeune pianiste italien Marco Mantovani, qui a étudié au Conservatoire Royal de Bruxelles, que les musiciens bruxellois du Duo Eido, qui combinent des instruments modernes et historiques. Il y a aussi ces Belges malicieux de 18 ans qui composent Lũpḁ Gang Gang Quartet. Mais Bozar et La Monnaie ne sont pas en reste et ils ne sont pas les seuls à avoir réouvert leurs salles. Il était temps, même si l’équilibre financier est impossible à réaliser – même avec votre présence – avec un taux d’occupation toujours limité pour cause de Covid-19.

C’est là que la Ville de Bruxelles innove, en accordant des dérogations à ses salles, au cas par cas. Le niveau d’occupation pourrait déjà osciller entre 50% et 70%. D’ici à la fin de l’année, la Ville ne veut plus aucun siège vide. C’est avec la collaboration du professeur Nathan Clumeck qu’elle veut favoriser l’occupation de tous les sièges (comme dans les avions). Le professeur émérite y met des conditions de sécurité : la collecte des coordonnées des spectateurs, des réservations obligatoires, l’encadrement du placement du public, une ventilation optimisée (1) des salles et le port obligatoire d’un masque chirurgical, offert à l’entrée à chaque spectateur.

Le monde de la nuit et de l’événement restent les grands oubliés des nouvelles mesures. Il n’est même pas cité et d’aucuns risquent de ne pas survivre. Il est vrai que la situation n’est pas simple à gérer face à une reprise des contaminations et une date improbable pour l’arrivée d’un vaccin. Même si AstraZeneca met déjà en fabrication un vaccin, dont les essais sont loin d’être terminés et approuvés. Le site universitaire The Conversation en français, fait une sérieuse mise en garde. Elle n’a pas empêché l’Europe d’effectuer une commande massive et la Belgique d’en réserver 7.5 millions de doses …

(1) un lecteur recommande SterilAir pour purifier l’air et un autre un simple appareil de contrôle

Marco Montovani, Duo Eidos – photo Marie-Clémence David – et Lupa Gang Gang Quartet à Flagey

 

 

 

 

 

 

 

Impact du coronavirus sur Bruxelles

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Les mesures prises par nos différents gouvernements pour gérer la crise sanitaire déclenchée par l’arrivée du Covid-19 ont eu un impact considérable sur la vie quotidienne des Bruxellois et n’ont pas fini de nous surprendre.

Le groupe de réflexion Aula Magna organise trois rencontres centrées sur l’impact de la crise sanitaire à Bruxelles sur la mobilité, sur le maintien de l’ordre et sur la fonction bureau. Elles se tiendront le samedi de 10 à 12 h à l’Université Saint-Louis, dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire. L’inscription sera gratuite, mais obligatoire. Plus de précisions suivront.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez déjà noter dans vos agendas

Samedi 3 octobre:  Impact sur la mobilité dans et autour de Bruxelles et développement de la mobilité douce.

Samedi 7 novembre: Impact sur le maintien de l’ordre dans l’espace public à Bruxelles, recrutement et formation du corps de Police bruxellois.

Samedi 5 décembre: Impact sur la fonction bureau à Bruxelles suite au développement rapide du télétravail.

 

Gérer le risque

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Nous ne sommes plus dans la crise aiguë et inattendue du printemps. En mars, Il fallait à tout prix éviter la saturation de notre système de santé. Ce fut réussi, grâce aux mesures prises et au dévouement du personnel hospitalier. Aujourd’hui, la situation est différente, même si à Bruxelles elle n’est pas encore partout stabilisée. Nous en savons déjà (un peu) plus sur ce virus et les hôpitaux sont loin d’être saturés. Il ne s’agit donc plus de gérer une crise aigüe, mais de gérer le risque, qui est toujours présent et qui nécessite d’autres mesures.

Des voix se font entendre pour exiger un changement de stratégie. Des voix populaires sur les réseaux sociaux. Des voix tonitruantes à Berlin avec 38.000 manifestants de toutes origines, y compris des fascistes. Des voix scientifiques qui s’opposent aux experts en place. La voix de François Gemenne et Olivier Servais qu’il faudrait peut-être relire ou alors la voix de Pierre-François Laterre. Entendre aussi la voix de ceux qui recommandent des dépistages massifs et la conscientisation des personnes positives, comme on l’a fait pour le sida, tant qu’il n’y avait pas de traitement. Et puis entendre également l’appel de La Vanguardia et Le Monde qui exhortent l’UE de définir une stratégie commune.

“Le confinement a duré trop longtemps et surtout, personne n’est capable de démontrer de façon scientifique le nombre de vies qui ont potentiellement été sauvées. Le confinement strict, massif et prolongé n’est pas bénéfique. Il aurait fallu tester de manière massive pour confiner uniquement les personnes positives. Nous préconisons de dépister massivement, d’isoler les individus positifs, mais surtout protéger les gens à risque ». C’est le médecin chef du service des urgences des Cliniques Saint-Luc qui affirme cela, avec les membres du collectif signataires d’un appel pressant adressé au gouvernement. Vous pouvez en lire ici les principales demandes. Le texte complet figure sur Belgium Beyond Covid. Si vous l’approuvez, vous pouvez y ajouter votre signature.

>>> Le philosophe et sociologue Edgar Morin (France) dialoguera en direct de Bozar avec Béatrice Delvaux ce mercredi 2 septembre à 20h, visible plus tard en continu sur Youtube

Légal de filmer nos policiers

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“Oui, oui et encore oui ! Certains citoyens l’ignorent encore, mais filmer une intervention policière est tout à fait légal. On insiste: ce droit concerne bien tout le monde, pas juste les journalistes” écrit Julien Thomas dans un article du magazine Moustique. “Sur la diffusion des images, on peut discuter. On ne peut pas diffuser d’images qui porteraient atteinte à la dignité des personnes, qui relèveraient de leur vie privée”. Pierre-Arnaud Perrouty, directeur de la Ligue des droits humains (LDH) ajoute: « Ils sont en intervention dans l’espace public, dépositaires de la force publique, et ils doivent donc accepter de se laisser filmer ».

Des consignes claires existent en interne dans certaines zones de police sur le droit des citoyens de filmer. D’autres zones organisent des formations sur ce thème. mais elles ne sont cependant pas obligatoires. « La police n’a pas le droit de faire saisir le matériel de journalistes ou de les obliger à effacer leurs photos. Cela arrive encore régulièrement », explique Martine Simonis, directrice de l’Association de la Presse Professionnelle (APJ). Pour elle, les journalistes jouent un rôle essentiel sur le terrain lors d’intervention policières. « C’est une garantie pour les policiers, mais encore plus pour les citoyens, de savoir que les journalistes puissent être leurs yeux et leurs oreilles et que les journalistes puissent filmer et diffuser les images si une intervention se passe mal, qu’il y a une violence non légitime». Ce que l’AJP veut absolument éviter, c’est d’en arriver à une situation où les violences policières deviennent quasi systématiques comme en France.

Des violences policières semblent actuellement de plus en plus fréquentes sur le territoire de Bruxelles. Un autre article de Moustique met en évidence un certain nombre de dérapages. Ils échappent trop souvent aux poursuites et aux sanctions adéquates. Dans un rapport de 2019, le Comité P s’inquiétait lui-même d’un risque “d’estompement de la norme dès lors que certains faits avérés ne sont in fine pas poursuivis, ni sanctionnés”. Autrement dit, le développement d’un sentiment d’impunité. Ce même sentiment d’impunité peut aussi habiter des citoyens, usant de violences verbales et physiques, qui se retrouvent libérés rapidement ou avec des peines minimes. Le respect mutuel s’impose de la part des policiers comme des citoyens, mais le respect ne se cultive-t-il pas et ne se mérite-t-il pas tous les jours ?

Olivier de Schutter agressé par un policier place Royale – merci au photographe François Dvorak

Oui, on peut réduire les risques d’infection

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A en croire les chiffres officiels, les nouvelles infections au covid-19 semblent en hausse dans 15 communes bruxelloises, même si on n’en est pas encore aux chiffres d’Anvers. Pour limiter les contaminations il y a le maintien de la distance physique, le port d’un masque, le lavage des mains et  l’usage du gel, mais il pourrait être important de s’assurer de la qualité de l’air dans les lieux accessibles au public et notamment dans les écoles, qui vont bientôt réouvrir leurs portes.

Un lecteur, qui est aussi ingénieur et bourgmestre d’une commune de la périphérie, estime qu’il est nécessaire de s’assurer de la qualité de la ventilation de ces locaux publics, afin de limiter la concentration en aérosols potentiellement contaminés. C’est pourquoi il a commencé à distribuer, dès le mois de mai, des capteurs CO2 aux commerces, aux établissements horeca et aux bâtiments publics de sa commune. La RTBF vient d’y consacrer un reportage.

C’est un appareil assez simple, à peine plus grand qu’un paquet de cigarettes (sic), dont le coût oscille entre 20 et 45€. Il se connecte à un simple port USB. Au-delà d’un certain taux de CO2 indicatif, qui représente une valeur de sécurité, il va afficher une couleur orange ou rouge et il va falloir ouvrir des fenêtres ou limiter le nombre de personnes présentes dans un espace donné. Un dispositif qu’on aimerait peut-être voir installé dans nos 19 communes bruxelloises, avant la rentrée des classes et l’arrivée de la saison hivernale, durant laquelle nous vivons davantage à l’intérieur ? Si vous voulez des informations plus techniques, vous les trouverez dans cet article en néerlandais et ICI une expérience bruxelloise de désinfection par brumisation.

En voici un exemple, il y a bien sûr d’autres marques de capteurs de CO2