Archives pour la catégorie Sécurité

WhatsApp: ce qui change demain

Vous êtes sans doute nombreux à utiliser la téléphonie et la messagerie performante et gratuite de WhatsApp. A partir de samedi, vous allez devoir accepter la nouvelle politique de confidentialité que l’application met en place, après plusieurs reports. Cela va lui permettre de partager vos données avec sa société mère Facebook et accroître les publicités ciblées qui financent son application .… pour autant que vous marquiez votre accord.

Inquiet ou agacé, si vous n’acceptez pas les nouvelles conditions, vous recevrez de nombreux rappels, mais votre compte ne sera pas supprimé, comme annoncé précédemment. Si vous continuez à refuser de signer, les services proposés seront de plus en plus limités pour vous faire plier. Seuls les appels et les notifications resteront actifs. Vous ne pourrez donc plus envoyer de messages à vos contacts. 

Un article de la RTBF annonce les changements qui vont intervenir à partir du 15 mai et le Blog du Modérateur (BDM) vous donne plus de précisions sur l’évolution de la situation. Nombre d’abonnés ont décidé de quitter WhatsApp pour l’application concurrente Signal, qui ne collecte d’autre donnée que votre n° de téléphone et que Wikipédia décrit en détail. Vous verrez ICI comment passer aisément de l’une à l’autre. Reste à espérer que vos contacts seront nombreux à suivre le même chemin que vous.

photo du Blog du Modérateur BDM

Tout progrès est-il un progrès ?

Des images à couper le souffle: en effet. Le plus grand avion du monde a décollé pour la deuxième fois. Une envergure de 117 m, double fuselage, six moteurs, une longueur de 73 mètres, 15 mètres en hauteur et masse maximale au décollage de 590 tonnes. Le plus grand avion du monde sera sans doute aussi le plus bruyant et le plus polluant avec ses 6 réacteurs. On espère bien ne jamais le voir traverser le ciel bruxellois.

Cette prouesse technique, que détaille longuement l’article de Business AM – vidéo à l’appui – pose la question du progrès. Tout progrès est-il vraiment un progrès pour l’humanité et pour la planète. Tout ce qui est techniquement possible est-il nécessairement désirable ? Pour qui ? A côté des ingénieurs, trouve-t-on aussi des philosophes et des décideurs éclairés ? Il faut l’espérer, à lire les « progrès » qui suivent.

Selon l’information diffusée par L’Opinion, des chercheurs américains et chinois ont annoncé avoir réussi à fabriquer des embryons associant cellules humaines et cellules de singe. Si la valeur scientifique de ces travaux est potentiellement colossale, l’utilisation de primates si proches des êtres humains soulève la question des conséquences involontaires, du bien-être et du statut de ces embryons hybrides. Par ailleurs, on peut lire dans Le Monde que des « robots-tueurs » – sorte de soldats autonomes – viennent aussi de faire parler d’eux. Un comité éthique français s’est prononcé contre l’usage de toute forme d’arme programmée, dont l’homme n’aurait pas la maîtrise complète …

Allons-y à pied …

A Bruxelles, 37% des déplacements s’effectuent à pied, selon Bruxelles Mobilité. Un mode de transport disponible 24h/24. Une technologie du passé, pensée pour le futur. La marche est précieuse, tant pour notre santé que pour l’environnement. Marchez-vous une demi-heure tous les jours ? En êtes-vous bien sûr ? Pourtant, le corps médical voit la marche comme une activité santé essentielle à tout âge. Nous sommes programmés pour marcher et cela peut devenir un plaisir. L’informatique et le télétravail ont fait de la plupart d’entre nous des sédentaires. Les transports motorisés ont considérablement contribué à encore réduire notre activité physique.

Comme 60% des déplacements à Bruxelles font moins de 5 kilomètres, la Région explique à BX1, que  la marche sera la thématique principale de la prochaine Semaine de la Mobilité. Nous sommes tous piétons ! En sortant de sa voiture, en descendant du tram ou en rentrant de l’école. Il est donc essentiel d’agir au niveau du confort des piétons depuis la qualité et la largeur des trottoirs, jusqu’à la création et l’entretien d’espaces publics conviviaux, qui doivent aussi devenir des lieux de rencontre et de convivialité qui se distinguent de la voiture individuelle.

Une enquête menée en 2020 a révélé que 71% des Bruxellois interrogés indiquaient que la crise sanitaire a démontré la nécessité de créer des trottoirs plus larges. Bruxelles Mobilité a démarré un plan pluriannuel et proactif d’entretien des trottoirs, avec un budget de 6 millions d’euros rien que pour 2021. Faudra encore qu’elle s’organise pour qu’ils restent en l’état, après le passage des nombreux impétrants comme Sibelga, Vivaqua et les multiples compagnies de téléphone. Il devrait aussi s’agir de séparer prudemment les piétons des cyclistes, qui ont aussi droit à leurs espaces sécurisés.

une campagne ArBr de Bruxelles Mobilité

Caméras corporelles et police

Les drames et incident récents entre citoyens et police ont fait resurgir la question du port de caméras corporelles par les agents. Tant sur le plan juridique, éthique et financier, des questions semblent encore rester non résolues pour en généraliser l’usage.

Aux USA, 25 États qui ont reçu des subventions pour l’achat de caméras corporelles permettant de filmer les interactions avec le public. Selon une étude récente, les avantages pour la société et les services de police l’emportent largement sur les coûts de ces caméras. Elles montrent une baisse du recours à la force par la police. Parmi les services de police étudiés, les plaintes contre la police ont diminué de 17 % et le recours à la force par la police, lors d’affrontements mortels ou non, a baissé de près de 10 %.

Le coût des caméras corporelles de la police peut s’élever à plusieurs milliers de dollars par agent, étant donné que les coûts comprennent l’achat et l’entretien de l’équipement, le paiement du stockage de l’énorme quantité d’informations que les caméras peuvent collecter et la formation des agents. L’étude affirme cependant que la valeur monétaire des avantages des caméras corporelles – les économies générées par une réduction des plaintes des citoyens et des incidents de recours à la force évités – ainsi que les réductions de coûts qui pourraient résulter de la diminution du nombre d’enquêtes, sont très significatives. Le pdf traduction de l’article de CityLab en dit plus.

Quel avenir pour l’aéroport de Zaventem ?

Comme capitale de l’Europe, Bruxelles a bien évidemment besoin d’un aéroport. Avec ses pistes qui se terminent à moins de 2 km de la Région la plus densément peuplée du pays, l’aéroport de Zaventem est incontestablement mal situé. Sa relocalisation – sans cesse repoussée – n’est plus à l’ordre du jour, pour des raisons tant économiques que politiques. Comme la crise sanitaire a un impact considérable sur la Brussels Airport Company (BAC) et sur Brussels Airlines, ces deux sociétés ne vont pas tarder à solliciter à nouveau l’Etat belge, qui devra fixer les conditions de toute aide.

La société privée BAC est largement dans les mains d’actionnaires canadiens et Brussels Airlines est propriété de Lufthansa. Il ne peut donc être question d’aides financières publiques sans clarifier l’avenir de cette plate-forme aéroportuaire et définir les conditions mises à l’octroi de ces aides. Pour pouvoir se maintenir si près de Bruxelles, Zaventem n’a d’autre choix que de se transformer en aéroport urbain, centré sur les vols passagers à destinations des capitales et grandes villes européennes, non desservies par des trains à grande vitesse. Le France vient de décider d’interdire tout vol intérieur qui peut être assuré en train en moins de deux heures et demi.

Les vols longs courriers sont aisément accessibles depuis Schiphol, Francfort et Roissy. Les vols low cost sans liaison train rapide ont leur place à l’aéroport Bruxelles – Charleroi. Pour les avions cargo, un aéroport dédié a été aménagé à Bierset, en expropriant les riverains avec de l’argent public. Le chargement en soute des avons de ligne pourrait se maintenir à Zaventem. Les vols de nuit doivent y être interdits pour des raisons de santé publique. Quant à la question de l’emploi, les postes perdus à Zaventem se retrouveront aux aéroports de Bierset et Charleroi ainsi que dans le développement des chemins de fer et des trains de nuit, que l’inévitable taxation du carburant des avions rendra enfin plus compétitifs. C’est sur cette base que l’avenir de la plate forme aéroportuaire de Zaventem peut être assuré, sans compromettre celui des personne survolées à Bruxelles et dans les deux Brabants.