Archives pour la catégorie Sécurité

Légaliser le cannabis à Bruxelles

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A Bruxelles, 2.402 PV ont été dressés de janvier à septembre 2020 pour possession ou vente de « drogues illégales » sans trop de distinctions. Une augmentation de 30% par rapport à 2019. Près de 400 « dealers » arrêtés. En matière de cannabis, 22% des Bruxellois de 15 à 64 ans déclarent en avoir déjà consommé, 34% chez les moins de 25 ans. Des chiffres moins précis pour l’usage des drogues légales (bière, vin, alcool). Personne ne souhaite évidemment que ses proches deviennent dépendants de drogues – légales ou non – mais il faut arrêter l’hypocrisie et l’argent noir. Philippe Close appelle à sortir les jeunes consommateurs des réseaux criminels, en créant des magasins d’État et non privés (1) pour la vente contrôlée du cannabis.

“Nous dépensons des millions d’euros pour lutter contre le trafic de cannabis alors que les parquets ne poursuivent plus en dessous de 100 grammes”, constate le mayeur de Bruxelles, qui relève « les policiers perdent leur temps à courir derrière les fumeurs de pétards et les dealers”. L’interdiction se révèle manifestement contreproductive. Dans notre pays, un tiers des détentions est lié aux stupéfiants tel que définis par la loi. Si on y ajoute une circulaire et la pratiques des juges, cela devient difficile d’y voir clair. Infor-Drogues et Bruxelles-J tentent de faire le point, sans pouvoir généraliser les pratiques: interdit mais laissé à l’appréciation des juges. Le Soir y a consacré un important dossier en 2019. Prospective Jeunesse s’interroge aussi sur l’avenir des jeunes dealers de rue.

Un million de Belges affirme avoir déjà consommé du cannabis. Ils font partie de toutes les classes d’âge et de toutes les catégories sociales. Des pays comme le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, le Canada, l’Uruguay et certains états américains ont mis fin à la prohibition et établi leur propre système de vente de cannabis avec des résultats encourageants. Une carte blanche et une pétition ont été lancées pour une légalisation des «cannabis social clubs». Une société sans drogue est un mythe. Ne va-t-il pas falloir que la coalition Vivaldi tranche cette question qui est à l’agenda depuis longtemps et qui demande de la clarté ?

(1) article de L’Echo accessible pour les lecteurs qui s’inscrivent gratuitement et sans engagement

Echapper à la Covid-19

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Les pressions se font de plus en plus fortes sur le politique, pour la réouverture des magasins non essentiels et pour une « permission de minuit à Noël », malgré le risque de perdre les premiers bénéfices engrangés par les mesures actuelles. Les médias vous en parlent tous les jours et en milieu de journée, ils vont vous annoncer ce que le Comité de concertation aura décidé pour votre fin d’année. On sait ce que la Région wallonne va proposer, mais on se sait encore rien de ce que Rudi Vervoort va défendre au nom des Bruxellois.

Le vaccin – ou plutôt les vaccins – sont présentés comme nos sauveurs et les compagnies pharmaceutiques ont pris le risque de les mettre en fabrication, sans attendre de faire l’objet de parution dans des revues scientifiques relues par des pairs et sans avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché de l’Europe ou de l’U.S. Food and Drug Administration. N’est-il pas étonnant que tout soit misé sur l’espoir d’un vaccin efficace, pourtant conditionné par une impressionnante série de « si »  et dont l’effectivité reste à démontrer, selon le professeur australien Nicholas Wood ? Et rien – ou si peu – sur la recherche d’un traitement. Pourtant, après 30 ans, toujours pas de vaccin contre le VIH, ni d’ailleurs contre l’Hépatite C, mais par contre, des traitement très efficaces.

Faute de traitement pour nous protéger, outre les gestes barrières, il nous reste notre système immunitaire. Celui qui est inné et celui qui est acquis. On n’en parle sans doute pas assez, alors que de nombreux spécialistes recommandent de renforcer notre immunité. La  Vitamine D (en doses journalières ou hebdomadaires) pour compenser une faible exposition au soleil. La Vitamine C naturelle et en complément alimentaire (plus efficace, mais plus cher en formule liposomale) et le Zinc comme oligo élément quotidien (Zincotab par exemple). Et puis l’huile essentielle pure de Ravintsara (Pranarôm par exemple) à utiliser sans modération, en application sur les poignets, en inhalation ou en diffusion. Je vous fais grâce des nombreuses études disponibles, mais je m’en voudrais de ne pas vous avoir parlé de ces mesures préventives disponibles.

 

Un confinement alterné ?

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C’est la revue Sciences & Avenir qui annonce qu’une pré-publication en anglais – récemment acceptée dans la prestigieuse revue Nature Communications – affirme qu’un confinement alterné, une semaine sur deux, pourrait être aussi efficace que le confinement total de la population.

L’idée de l’équipe de chercheurs, majoritairement israélienne, serait de mettre en place un confinement alterné, où chaque foyer serait autorisé à sortir de chez lui une semaine, puis confiné la suivante, de façon à ce que seulement 50% de la population soit de sortie simultanément.

Pourquoi ça marche selon eux ? « C’est le théorème du ‘petit monde’, selon lequel dans le monde occidental, chaque personne est connectée à une autre par environ 5 poignées de mains« , explique le mathématicien Miquel Oliu-Barton. Même en affaiblissant les relations sociales par la distanciation, le réseau reste connecté, précise-t-il. « Mais quand on divise la population certaines personnes sont séparées par une distance infinie. Ça change tout« .

Je n’émets pas d’avis à ce sujet, mais vous vous pouvez vous faire votre propre opinion en lisant l’étude en anglais ou en parcourant ICI le résumé en français de Sciences & Avenir.

 

Des policiers agressés

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En contact plus fréquent avec la population, pour faire respecter les consignes sanitaires ou pour des opérations de trafic de drogues, des policiers bruxellois ont dû faire face à plusieurs reprises à la violence des personnes contrôlées. Une policière se dit écoeurée par l’inertie de notre système judiciaire. Le respect mutuel indispensable entre citoyens et forces de l’ordre était à l’ordre du jour de la rencontre programmée le 7 novembre par Aula Magna, elle sera finalement reportée au mois de janvier, face à l’absence de dernière minute d’une des trois personnes intervenantes.

Tout type de violence physique à l’encontre de qui que ce soit est intolérable. On vient cependant d’assister, tout récemment, à de multiples violences à l’égard de policiers en service à Ixelles ainsi qu’à Saint-Josse. La rapide remise en liberté provisoire des personnes arrêtées a ému et ne peut que renforcer un sentiment d’impunité dans le chef des agresseurs, même si cette remise en liberté ne signifie pas qu’ils ne seront pas sanctionnés. Le MR a voulu apporter son total soutien à la police par la voix du député bruxellois David Weytsman, chef de file MR à Bruxelles-Ville, qui a aussi réagit sur Twitter. Christos Doulkeridis, bourgmestre (Ecolo) d’Ixelles, veut une stratégie concertée contre la petite criminalité.

Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), s’est montré particulièrement décidé dans un article du Standaard (traduit ICI par DaarDaar). Il a immédiatement exigé que le parquet rende des comptes et promis la poursuite et la condamnation des agresseurs, s’il apparaît qu’ils ont commis des faits répréhensibles. Vu le principe de séparation des pouvoirs, « il a joué là avec les limites de ce qu’un ministre de la Justice peut se permettre : demander des explications, c’est autorisé, mais intervenir dans une affaire en cours, non ».

 

Happy Monday: une plante contre la covid-19

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Soigner la covid-19 avec une plante ? Ça se saurait. Pas si sûr. N’étant pas médecin, je me suis toujours abstenu d’émettre un avis sur les moyens choisis pour lutter contre le virus SARS-Cov-2. Si on parle sans cesse de vaccins, n’est-il pas étonnant que l’on parle si peu de traitements à utiliser dès les stades précoces, afin de diminuer les risques d’hospitalisation et de décès ?  On se souviendra de la saga de la chloroquine issue de la quinine. Aujourd’hui, c’est une autre plante utilisée contre la malaria, qui commence à faire parler d’elle pour lutter contre les effets de ce coronavirus chez les humains: l’Artemisia annua (armoise annuelle). Elle est connue depuis 2000 ans en médecine chinoise. Les soldats d’Ho Chi Minh se soignaient à l’Artemisia durant la guerre du Vietnam et elle a valu le Prix Nobel de médecine à la chinoise Tu Youyou dès 2015.

Voilà que cette petite plante très banale commence enfin à être évoquée avec intérêt, notamment par la RTBF. Il a déjà été vérifié qu’elle a une action in vitro sur le coronavirus SARS-Cov-2, responsable de la covid-19. Le très sérieux Institut Max Planck a constaté qu’elle prépare le corps et permet d’atténuer la charge virale. Des études sont en cours en Californie et des tests réalisés sur 360 patients au Mexique. La Maison de l’Artemisia fait le point sur ces recherches.

La vente de produits à base d’Artemisia a été interdite en Belgique comme en France. Voilà ce que dit le docteur Van Snick de ce blocage par les lobbies pharmaceutiques. Après brevets, faudra donc attendre que l’industrie pharmaceutique vende la plante sous forme d’artemisine pour s’en procurer. En phytothérapie, on constate cependant qu’il y a intérêt à utiliser la plante en « totum », la synergie de ses composants plutôt que le seul extrait de son principe actif. Le parasite développe très vite des parades face à une seule molécule, alors qu’il lui est plus difficile de contourner l’ensemble des propriétés de la plante. Mais voilà, une plante qui pousse partout, qui n’est pas chère,…  mais qui n’est évidemment en aucun cas brevetable.

photo extraite de La Maison de l’Artemisia