Archives de catégorie : Justice

Appel à la violence.

Des appels à manifester violemment à Bruxelles comme à Liège se multiplient sur les réseaux sociaux et sur WhatsApp. Jusqu’où peut-on aller ? Les auteurs de ces messages ont souvent l’impression qu’ils ne risquent rien tant qu’ils n’ont commis aucun acte. Ils se trompent, inciter à commettre des actes de violence est punissable.

La liberté d’expression n’est pas absolue. Injures, discrimination, racisme, homophobie ou incitation à la haine sont punissables. Il y a infraction dès qu’on appelle à la violence, que l’auteur soit mineur ou majeur, il peut être poursuivi et puni. Même si l’appel n’est pas suivi d’actes. Un auteur majeur risque 6 mois à 3 ans de prison pour un message qui incite à commettre un délit.

Pour les mineurs, ce sont des mesure protectionnelles et éducatives qui seront prises (s’il y a de la place en IPPJ …). Les parents restent cependant civilement responsables des fautes commises par leurs enfants, et cela peut coûter fort cher. C’est un article de la RTBF qui rappelle tout cela à juste titre. Par contre il ne rappelle pas l’obligation d’un usage proportionné de la force de la part des policiers. 26 plaintes ont été déposées  récemment contre des policiers auprès du Comité P.

 

 

 

 

Violence faite aux jeunes.

Non seulement nous laissons extraire de la terre tout ce qu’elle contient, mais nous polluons l’air et le climat de la planète, que nous allons laisser en héritage à une nouvelle génération de jeunes, qui veut simplement un monde plus habitable et plus juste. En Belgique, comme en France, une révolte gronde et a commencé à éclater. Avec ses inacceptables et injustes excès et avec la répression violente et indiscriminée qui a suivi.

Minerval en hausse, kots étudiants hors de prix, transports en commun impayables, professeurs dénigrés, la violence faite aux jeunes a tardé à se voir contestée. Victimes de l’isolement imposé par le Covid, du repli sur des médias dits sociaux et des crises léguées par les générations précédentes, des jeunes commencent à se révolter. Ils nous demandent des comptes. Les questions budgétaires ne peuvent suffire à nous en exempter. Il faut aller chercher l’argent là où il est.

Un lecteur nous envoie ses réflexions. Extraits: « Qu’est-ce donc qu’un État qui procède à autant de violence envers sa jeunesse, qui est son avenir, quand celle-ci ne fait que réclamer un horizon plus souhaitable ? Des bâtiments isolés et des établissements décents, de meilleures conditions d’études, un accès financièrement possible aux études supérieures, des professeurs devant les classes, plus de justice sociale et climatique, dans un monde gangréné par de multiples crises, hérité de leurs aînés. Bref, de la dignité et des perspectives. »

4
1

Usage des sirènes.

Un certain nombre de Bruxelloises et de Bruxellois sont victimes, de jour comme de nuit, du passage intempestif des sirènes de véhicules dits prioritaires. Elles arrivent en 3e position dans les nuisances sonores qui dérangent le plus la population. Réponse du ministre de la Mobilité : « Seules les missions où la vie est en danger sont considérées comme urgentes et doivent utiliser leur sirène pour bénéficier de la priorité. »

« Pour les missions non urgentes : les gyrophares bleus peuvent être utilisés, à condition que la nature de la mission le justifie. La sirène ne peut jamais être activée. » Voilà qui est clair. Une ambulance qui transporte une personne au bras cassé ne peut utiliser sa sirène et encore moins le véhicule qui transporte un détenu, un transporteur de fonds ou l’escorte d’une personnalité. Les gyrophares bleus doivent être la norme.

Comme ces nuisances sonores représentent néanmoins un enjeu de santé publique, elles sont désormais encadrées par une règlementation régionale. Tout est bien défini … ne reste donc qu’à appliquer les règles. Cela relève des bourgmestres pour la police, de la Région pour les pompiers, des hôpitaux pour leurs ambulances, de la justice pour les fourgons cellulaires et d’une masse de transporteurs privés concernés. Et là on attend des résultats.

 

Des colères surgissent.

Quand des jeunes s’attaquent à un bus articulé de la STIB et le détruisent complètement, ce sont 820 000 euros qui partent en fumée. Une colère contre le transport en commun ? Le plaisir de voir ce matériel voler en éclat ? Un jeu grandeur nature ? Qu’est ce qui peut bien justifier une telle violence gratuite ? Les IPPJ affichant complet, les mineurs seront relâchés le jour même et la sanction interviendra des mois plus tard, en exacerbant leur sentiment d’impunité.

A côté de cela, un éditorial du Standaard relève que « des jeunes manifestants crient leur révolte face au vent qui tourne en leur défaveur. Ils ne sont pas à l’origine de cette montagne de dette publique, mais ils doivent aujourd’hui en payer le prix : un enseignement de moindre qualité, des écoles délabrées, des frais d’inscription plus élevés, des transports publics plus chers et moins performants, des logements chers, voire inabordables, et des perspectives qui s’amenuisent ».

Qui écoute ? « Ils ne peuvent avoir la moindre confiance dans la capacité du monde politique à les entendre et à les aider. En Belgique, le gouvernement joue une fois de plus à la roulette russe ». La jeunesse donne de la voix dans la rue et se désolidarise des casseurs qui minent leur message. Une colère qui va plus loin que l’école comme le révèle cet article de BX1. Plus grave, la santé mentale d’un certain nombre de jeunes se dégrade selon le Centre de prévention du suicide. Affaire à suivre.

 

 

Un été chaud.

Greenpeace s’est penchée sur l’été 2026. Il nous a tous et toutes choquées, abîmées, parfois endeuillées. La chaleur a fait souffrir nos organismes. Elle a tué prématurément 2 935 Belges. La nature a été gravement meurtrie par la sécheresse. Des milliers d’hectares ont été détruits par les flammes. La presse – de plus en plus concentrée et taiseuse – c’est enfin remise (temporairement) à parler Climat. Greenpeace a décidé de passer à l’action.

Alors que l’impréparation de nos autorités était pointée du doigt de tous côtés, la réaction de nos responsables politiques fut le silence radio. Pire, alors que des foyers d’incendie sont toujours surveillés dans les Hautes Fagnes, et que le décompte macabre des victimes de la chaleur est toujours en cours, le gouvernement s’empresse déjà de nous faire oublier l’été en focalisant un maximum d’attention sur d’autres dossiers.

Le climat doit figurer en haut des priorités politiques car il conditionne notre santé, notre économie, notre bien-être, notre sécurité…. Œuvrer à la diminution drastique de nos émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, cela passe par la fin rapide, planifiée, progressive et juste de l’usage des énergies fossiles. Pour les financer, il faut mettre à contribution les grands pollueurs, responsables historiques de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Vous pouvez aussi agir ICI en bas de page avec votre plume.