Archives de catégorie : Justice

Promouvoir l’habitabilité.

L’habitabilité de la Terre est une notion qui vise à garantir la capacité de la Terre à abriter la vie de manière digne et durable. Un philosophe et un professeur de droit veulent élever au rang de valeur fondamentale et juridique, ce concept philosophique majeur pour la survie du vivant. L’avenir de la ville en dépend aussi.

Comment est-il toujours possible que le droit ne nous protège pas de dangers existentiels comme la pollution généralisée de l’eau (au PFAS par exemple), des sols (au cadmium), de l’air (aux microplastiques et microparticules) ? Nous savons que le climat se dérègle à cause des énergies fossiles et que des pans entiers de notre planète vont devenir très difficilement habitables d’ici quelques décennies.

C’est pourtant comme si la loi était impuissante face à ces périls. Nous regardons la catastrophe arriver sans pouvoir arrêter les responsables. Sans avoir d’instrument pour les empêcher de nuire. Dans leur livre, Baptiste Morizot et Laurent Neyret ouvrent une brèche. Pour eux, l’écologie a besoin d’une valeur fondamentale, à inscrire dans nos Constitutions, au même rang que la liberté, l’égalité, la dignité humaine : l’habitabilité.

 

 

 

Particratie sans complexes.

Le gouvernement fédéral doit trouver entre cinq et onze milliards. Or, la cacophonie menace au sein de l’Arizona. Georges-Louis Bouchez, président du MR, proposait la semaine dernière de réunir un conclave des présidents de partis dans un lieu clos, à la Dehaene. Il s’y agira aussi d’une nouvelle réforme de l’État. Les budgets des Régions et celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles, poseront les francophones en demandeurs.

Dans un article de Trends Tendances, l’économiste Bruno Colmant exprime son indignation à l’idée de ce retour aux sources de la particratie. « Cela ne choque-t-il personne que des présidents de partis pourraient se réunir en conclave pour discuter de notre avenir fiscal, social, écologique, énergétique et budgétaire? »

La Belgique est une démocratie parlementaire. L’article 33 de la Constitution est limpide : « Tous les pouvoirs émanent de la Nation. » Et ces pouvoirs ne s’exercent que de la manière établie par la Constitution. Elle connaît le Parlement. Elle connaît le gouvernement. Elle ne connaît pas le pouvoir des présidents de partis. Ils ne répondent pas devant le Parlement. Ils ne prêtent pas serment pour exercer le pouvoir exécutif.

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Des seniors se mobilisent.

Rien dit de la 30ème Belgian Pride dans la capitale de l’Europe, parce que la presse l’a largement annoncée et y a consacré des reportages hauts en couleur. Heureux de se retrouver à plus de 200 000 dans les rue des Bruxelles pour faire la fête, les participants ont aussi voulu  rappeler que si les lois changent positivement en Belgique, les mentalités ne suivent pas au même rythme. Une preuve récente ICI.

Beaucoup de femmes, beaucoup de familles et de jeunes. C’est sous le slogan « When Times Get Darker, We Shine Brigther” que les participants ont évoqué des atteintes aux droits des minorités sexuelles et de genre en Europe et ailleurs dans le monde. Rien n’est jamais acquis définitivement. Ici on défile sans crainte, mais ce n’est pas pareil dans toutes les rues.

Ce qui fut neuf, c’est la présence d’un groupe de personnes en chaise ou avec des cannes. Les seniors ont voulu être présents à la Belgian Pride de cette année avec l’aide de nombreux volontaires. Leur présence a aussi mis en évidence la négation de la sexualité dans un très  grand nombre de homes et plus encore la négation de l’homosexualité.

Dignité des seniors.

Le lundi 11 mai c’était la Journée internationale des espèces menacées. C’est ce jour-là qu’a choisi – non sans humour – le Gang des Vieux en Colère pour se faire remarquer en remettant un nouveau costume à Manneken-Pis.

Bien que Bruxelles soit la Région la plus jeune du pays, elle compte néanmoins quelques 163 000 citoyennes et citoyens de plus de 65 ans. Ce sulfureux gang est un mouvement de retraités qui se battent « pour la dignité des personnes âgées et pour le futur des vioques de demain ».

La remise du costume s’est passée à 10:45 à l’Hôtel de Ville dans l’ambiance et le ton qui caractérisent ce mouvement de retraités, qui préfèrent l’humour aux pleurnicheries. C’est au son d’une fanfare et en brusseleir qu’ils ont remis ce nouveau costume et ont fait part de leurs sentiments face à l’âgisme qui pollue parfois notre « vivre ensemble ».

Réponse inattendue à la violence.

Vous vous souvenez du 4 mais 2025, quand des hooligans de Bruges ont déferlé sur Molenbeek, en marge de la finale de la Coupe de Belgique de foot ? Ils saccagent tout sur leur passage. S’en prennent à des magasins qu’ils vandalisent et sen prennent au personnel. « On va vous tuer, ce sera votre dernier jour » « Retourne dans ton pays« . Une véritable ratonnade déferle sur Molenbeek.

Ces violences ont profondément choqué les jeunes, mais plutôt que de choisir la vengeance, une centaine d’entre eux, réunis dans lecomité « Je suis la Belgique-Ik ben Belgie« , ont choisi de réaliser une œuvre avec les débris de carrelage qu’ils ont portée, à pied, jusqu’à Bruges où ils ont été reçus par le bourgmestre, qui placera leur œuvre dans la gare.

Une marche citoyenne de 80 km, des cloches aux pieds, mais comme un pont entre Molenbeek et Bruges, entre francophones et néerlandophones. Accueillis dans des familles. Jamais rentrés dans une église, ils y sont logés à Gand et Alost. En lutte contre le racisme, ils et elles se sentent pris au sérieux par les adultes. L’article de la RTBF en dit plus sur cette expédition inattendue.