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Happy Monday: sous les pavés la Senne

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Bruocsella est née entre les deux bras d’une rivière jadis généreuse. Sans eau, pas de vie urbaine, parce que pas d’énergie, pas de transport fluvial, pas de teinture de draps … et pas de bière. Aujourd’hui voûtée, la Senne ne traverse plus le centre de Bruxelles. Les Bruxellois souhaitent revoir la Senne et RTL détaille les projets de ce retour. Plus au nord, après un premier tronçon, la Senne va revoir le jour sur plus de 200 mètres selon les plans publiés dans la revue de Bruxelles Environnement. Les travaux d’ouverture de l’ancien pertuis et la restauration des berges devraient être terminés pour le printemps. Une partie des plantations qui seront établies sur le site ont même été prélevées sur place avant les travaux.

Le bassin de la Senne c’est aussi la vallée de la Woluwe, celle du Maelbeek, du Neerpedebeek ou encore celle du Molenbeek. Savez-vous que Bruxelles compte encore des sources ? Pas moins de158 étangs sont présents sur notre territoire. S’ils jouent un rôle ornemental important dans la cité, ils constituent aussi d’importants bassin d’orage qui nous protègent des inondations et soulagent nos égouts. S’il en est au Bois de la Cambre ou au Parc de la Pede, il en est aussi au coeur de la ville, comme les Etangs d’Ixelles ou celui du Jardin Botanique. Quant à la Senne, elle devrait bientôt aussi être à ciel ouvert au Parc Maximilien.

L’eau à Bruxelles, c’est finalement toute une histoire. La Coordination Senne vous livre tous les secrets de l’eau à Bruxelles avec de très belles photos. La RTBF propose aussi une promenade aménagée pour vous faire redécouvrir notre cours d’eau originel. C’est tout un maillage bleu qui est en train de se retisser, un patrimoine bleu qui ressurgit. Même les toitures vertes, les potagers urbains et les jardinets qui remplacent des emplacements de parking sont comme des éponges qui retiennent l’eau, procurent de la fraîcheur et luttent contre la minéralisation de la ville et les canicules.

La Senne à Forest et le projet au Parc Maximilien


Dans quelle ville vivons-nous ?

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Nous sommes 1 208 542 à vivre à Bruxelles (1), c’est 13% de plus qu’il y a 10 ans, mais les logements n’ont progressé que de 7%. En semaine la population augmente d’un tiers avec les navetteurs. 46% de nos déplacements se font encore en voiture, mais 45% s’effectuent en transport en commun ou à pied, le vélo faisait 4% en 2017 mais progresse fortement.

Bruxelles procure 626 000 emplois. 97% se situent dans le secteur tertiaire. Un emploi sur deux est occupé par un navetteur. 13% de Bruxellois sont sans emploi. Les Bruxellois gagnent en moyenne 14% de moins que le Belge moyen. A Bruxelles 1 personne sur 4 vit seule.

La qualité de l’air s’améliore, mais on est encore loin du compte pour les polluants qui affectent  les voies respiratoires – les particules fines et oxydes d’azote (NO₂). Le Bruxellois produit 277 kg de déchets collectés par an. Il consomme 96 litres d’eau par jour

54% de la Région est recouverte par de la végétation, mais ces espaces verts sont très inégalement répartis. La nuit, le sommeil de 3 Bruxellois sur 4 est susceptible d’être perturbé par le bruit routier et celui d’1 Bruxellois sur 10, par le bruit du trafic aérien.

Vous en saurez beaucoup plus en consultant le bel état des lieux illustré établi par Bruxelles Environnement.

(1) données de 2019, mais pour certains autres chiffres les données peuvent remonter jusqu’à 2017

 

Un gaspillage indécent

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A Bruxelles, nombre de logements – publics et privés – sont de véritables passoires énergétiques. Toiture mal isolée, châssis pas étanches, absence de doubles vitrages, ventilation inadéquate, chaudière peu performante, … Nous avons eu l’occasion de publier un billet à ce sujet en début d’année, une opportunité pour recueillir des informations à propos des primes disponibles pour remédier à ces situations. Dans certains cas, il s’agit même d’un bonus temporaire – lié à la crise sanitaire – qui va jusqu’à 70% pour ceux qui effectueront ces travaux d’ici le 1er septembre 2021.

Là, il s’agit de la carotte. Si chez nous, le bâton semble encore loin – puisque le certificat PEB est requis mais reste indicatif – en France, à partir du 1er janvier 2028 selon PAP, un logement qui consomme plus de 330 kilowattheures par m2 de surface habitable et par an, sera considéré comme « indécent ». Lors de la vente ou de la mise en location, un diagnostic de performance énergétique (DPE) sera réalisé. Si le logement se situe dans les deux catégories les plus basses, le bien ne pourra ne pourra plus être mis sur le marché avant d’avoir effectué les travaux d’isolation nécessaires. Si le propriétaire le loue malgré tout, il risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.

Par contre, si les travaux de rénovation énergétique sont réalisés, cela devrait permettre une économie moyenne pour les locataires de l’ordre de 1 000 euros par an et par logement. A Bruxelles, la dépendance énergétique de la Région s’en trouverait aussi allégée, vu que le résidentiel représente près de 37 % de notre consommation, suivi par le tertiaire (35 %) et le transport (21 %). Bien isoler, c’est bon pour la lutte contre le réchauffement climatique, cela fait des économies récurrentes, cela procure de nombreux emplois et cela accroît le confort des habitantes et des habitants de la ville.

 

 

 

 

 

 

Le plaisir des oiseaux à Bruxelles

La mésange bleue vous est sans doute familière et les moineaux – qui avaient quasi disparu -nous reviennent, même dans les nouveaux arbres du piétonnier. C’est que l’usage abusif de pesticides à la campagne ramène les oiseaux en ville, tout comme les abeilles. Avec un peu de patience vous pourriez aussi reconnaître des merles, des pies, des corneilles, des rouges-gorges et même des faucons à la cathédrale et des perruches multicolores qui se sont acclimatées et se montrent envahissantes dans certains squares. Des mouettes et des goélands sont attirés par nos déchets et commencent à proliférer. Vous trouverez un fort beau guide gratuit ICI et un autre avec leur chant LA.

A Forest et à Saint-Gilles des habitants agissent pour le retour des moineaux. Et ICI vous découvrirez comment aider les oiseaux, sans être envahis par les pigeons. Nous y voilà: les pigeons ! Ils se sont multipliés et ont envahi la ville avec des déjections partout et la transmission de maladies aux autres oiseaux. Il est interdit de les nourrir sous peine d’amende, mais la Région n’a pas de vrai programme pour en limiter le nombre.

Nourrir les oiseaux sur votre terrasse ou sur votre balcon est précieux en hiver, en veillant à rendre la nourriture inaccessible aux pigeons. Vous assurer que les oiseaux disposent d’un récipient avec de l’eau pour se laver et boire n’est pas superflu. Installer un nichoir pourrait vous procurer le plaisir de voir s’échapper quelques jeunes mésanges bleues ou charbonnières au prochain printemps. Bien du plaisir avec les oiseaux des villes et ceux des parcs. Natagora vous aidera aussi à les reconnaître et à les abriter.

Soulevons les volets

Ces rues désertes et ces volets baissés ne seront qu’un mauvais souvenir… si nos commerçants en lockdown arrivent à tenir le coup sans recettes jusqu’à la fin du confinement. Lorsque l’on constate que la multinationale Amazon a triplé ses bénéfices, on ne peut s’empêcher de penser que tout ce qu’elle a livré comme marchandises a largement échappé à nos commerçants locaux, qui disposent souvent de ces produits derrière leurs vitrines closes. Un site a pris l’initiative de faire le tri et d’établir la liste des e-commerces belges.

Sans doute est-ce le moment de faire preuve de patriotisme bruxellois, si nous voulons retrouver nos vitrines illuminées après la crise sanitaire. La Ville a lancé des chèques consommation pour les soutenir. Les commerces non essentiels ne peuvent ouvrir leurs magasins, mais rien ne vous empêche de commander des articles à partir de leur site ou par téléphone. C’est ce qu’on appelé le service Click & Collect auquel de nombreux commerçants ont adhéré. Comeos présente ICI une petite vidéo qui vous explique comment cela marche.

Le système Click & Collect vous permet d’aller récupérer à l’entrée du magasin, la commande que vous avez passée sur internet ou par téléphone. Vous évitez ainsi des frais, de trop longs délais de livraison et d’occasionnelles pertes de colis. Vous participez aussi à ce mouvement citoyen qui entend soutenir le commerce local et contribue à sa survie. Même Saint-Nicolas y contribuera selon la RTBF. Win Win.

le magasin de jouets en bois Volte-Face à la rue des Teinturiers, une caverne d’Ali Baba