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Un suivi utile

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Parcours d’intégration
Le parcours flamand d’accès à la citoyenneté (inburgering), qui coûtera à l’avenir 360 euros à son bénéficiaire en Flandre, restera finalement gratuit à Bruxelles. VRT News FR confirme que le gouvernement flamand en a décidé ainsi pour éviter que l’instauration d’un paiement pour la seule offre flamande dans la capitale produise un effet dissuasif. Les francophones n’en assumeront donc pas seul la charge, par contre la mise en route au 1er janvier est postposée.

Pas de hausse des bas salaires
Le  groupe des dix n’est finalement pas arrivé à un accord, la FGTB estimant que l’augmentation salariales est insuffisante. Les autres syndicats et les patrons ne comprennent pas comment on peut  » préférer ne rien donner parce qu’on estime que l’augmentation n’est pas suffisante ? ”

Désobéissance civile
Paul Magnette – bourgmestre de Charleroi et président du PS – refuse de se plier aux ordres du fédéral, qui exige l’expulsion d’une famille albanaise, qui ne pose aucun problème, qui est installée à Charleroi depuis huit ans et dont les enfants y sont scolarisés. Un acte de désobéissance civile motivé et non réprimé, jusqu’ici, par Maggie De Block.

Forêts urbaines
Deux lecteurs ont proposé la création d’une forêt urbaine en lieu et place du parking à ciel ouvert de la place du Sablon.

Vers une coalition progressiste bruxelloise

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C’est ce qu’affirment Rudi Vervoort et Laurette Onkelinx (toujours présidente de la fédération PS  de Bruxelles) dont le parti se tasse, mais devance encore légèrement Ecolo. Ils ont donc commencé leurs consultations en recevant le parti écologique et ont constaté des convergences de programmes. Ecolo a insisté sur une nécessaire gouvernance climatique. Priorités et budget seront au menu d’une nouvelle rencontre, si Ecolo est mandaté par sa base.

Mais à Bruxelles, rien n’est simple, le gouvernement régional se compose de deux ailes: la francophone et la néerlandophone, qui doivent gérer la Région ensemble. Personne ne souhaite gouverner Bruxelles avec une N-VA, qui veut la cogestion de la ville par les deux autres Régions. Mais voilà, si Bruzz annonce une groene golf avec le parti Groen qui a fait 20,6% des voix, la N-VA fait cependant un score de 18% et dépasse donc l’Open VLD de Guy Vanhengel et le One.Brussels de Pascal Smet. Une alliance Groen, Open VLD et One.Brussels compterait 10 sièges sur 17 et devrait permettre de se passer de la NV-A.

Les commentateurs bruxellois néerlandophones voient se développer une identité propre à Bruxelles: ‘Brussel is een eigen identiteit aan het vormen’. On se trouve aujourd’hui en face de trois démocraties et non plus deux. Un fossé se creuse aussi de plus en plus entre  Bruxellois néerlandophones et Flandriens.

Pour ce qui est de la montée de l’extrême droite en Flandre, la presse flamande (traduite par la VRT et par Daardaar) écrit qu’elle ne tombe pas du ciel et confirme qu’elle reflète la colère de 18% de la population. Philippe Van Parijs dit à RTBFinfo:  mieux vaut les mouiller (comme ce fut le cas avec la N-VA) que les ostraciser. Pour le PVDA (PTB) “ Le fossé n’est pas entre le nord et le sud du pays mais bien entre les partis traditionnels et les gens ordinaires ”.

Pour qui voter dimanche ?

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Vous êtes plusieurs à m’avoir écrit pour me dire que dans mon billet d’hier à propos des élections, j’en ai dit trop, ou alors pas assez. « Pourquoi ne dites-vous pas le fond de votre pensée en ce moment crucial ? ». Je n’ai aucun problème à dire ce que je pense, ni même à préciser pour qui je vais voter dimanche par procuration, mais est-ce le rôle de ce blog que de donner des consignes de vote ? Ce blog est bien évidemment politique, mais il refuse toutefois d’être partisan. Ses options se basent à la fois sur le contenu de Manifesto, de l’Appel des Bruxellois, des conclusions des Etats Généraux de Bruxelles et sur le livre « Demain Bruxsels », qui en constituent les lignes de force.

Oui, j’espère que lors de ces élections on assistera à une vague verte. Une déferlante pour répondre à l’urgence d’actions déterminées pour le climat et pour apporter de l’espoir à la nouvelle génération qui est dans la rue. Une déferlante, parce que les partis politiques en place n’ont pas même été en mesure de voter la loi climat que demandaient les jeunes. Il faut un coup de semonce pour que les cinq prochaines années soient vertes et solidaires à Bruxelles, en Belgique et en Europe, puisqu’il en est encore temps. Dans l’urgence, de nombreuses personnalités de la société civile ont fait le choix  de renoncer à leur carrière pour entrer comme candidat.e.s d’ouverture dans des partis politiques. Ils et elles méritent votre soutien.

Qu’on ne s’y méprenne pas, les partis Ecolo et Groen sont indispensables dans ce combat, mais ils n’ont pas le monopole de la force environnementale. Il y a des personnes sincères et décidées à mener la nécessaire transition écologique et sociale dans plusieurs partis dont elles se distinguent, quand ils n’ont pratiqué qu’un simple greenwashing. Il en est aussi qui luttent pour une autre Europe, plus fédérale, plus sociale et plus verte et qui veulent y siéger. C’est pour ces personnalités là que je vous invite à voter dimanche, même si cela doit être contre vos choix habituels. Nous ferons le bilan dans cinq ans et il sera toujours temps de retourner alors à d’autres choix, si cela s’impose. Puisque vous me le demandez, vous trouverez ICI un petit résumé de ce que j’ai appris à l’écoute et à la lecture de divers médias.

Le futur est au bout du crayon

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Le futur de notre ville, celui du pays, de l’Europe et même de l’humanité n’est pas une fatalité. C’est nous qui avons la chance d’en décider dimanche grâce à nos votes éclairés. Il s’agira d’élire les personnes à qui il reviendra de s’atteler à la construction d’un futur durable pour les femmes et les hommes de Bruxelles, du pays, de l’Europe et même de l’espèce humaine. Jamais un tel challenge ne s’est imposé à la classe politique que nous allons élire dimanche en sachant – sans trop dramatiser – que nous sommes la dernière génération capable de sauver la planète. Une telle opportunité ne se présentera peut-être plus jamais.

Qui assurera le mieux l’indispensable et urgente transition écologique et énergétique encore rappelée par les jeunes et les scientifiques ? Qui créera les conditions nécessaires pour un vivre ensemble solidaire et harmonieux ? Qui organisera un autres partage des richesses à la fois plus juste et plus équitable ? Voilà sans doute les trois principales questions qui se poseront dimanche aux Bruxelloises et aux Bruxellois.

Parmi les femmes et les hommes qui se présentent pour cette tâche et qui sont prêts à siéger, à qui ferez-vous confiance pour la mener à bien ? Il vous est permis (et c’est recommandé) de voter pour plusieurs personnes sur une même liste. Pour ma part, j’ai bien relu les réponses de tous les partis aux 100 questions des journalistes de L’Echo (1) et mes choix se porteront sur des femmes et des hommes que j’estime avoir les compétences et la ténacité nécessaires pour mener ce combat capital, loin du profit à tout prix, loin du repli nationaliste et loin d’un communautarisme délétère.

(1) Voilà les premières éponses des partis, les autres sont accessibles ICI aux personnes enregistrées (gratuitement) au journal L’Echo et aux abonnés.

>>>  Le merveilleux film de Luc Jabon « Bruxelles, une traversée urbaine » passe au cinéma Vendôme pour la deuxième semaine consécutive et jusqu’au 28 mai, tous les soirs à 18:50.

 

Siéger là où l’on se présente

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A l’aube des élections du 26 mai, n’est-il pas temps de rappeler à chaque candidate et candidat que là où l’on se présente, il va falloir siéger, si on a la chance d’être élu. Même si aujourd’hui aucun mécanisme n’existe pour dissuader ou pénaliser cette pratique (CRISP) que RTL qualifie « d’attrape-voix » dans une interview de Philippe Close.

Le souhait de nombreux Bruxellois est manifeste. Pour eux, il ne peut être question de berner l’électeur en sollicitant sa voix pour la donner ensuite à un suppléant ou autre candidat non élu, dès le soir des élections. Le respect des résultats d’une élection démocratique est à ce prix.

Pas un seul parti n’échappe à cette regrettable pratique. On en trouve partout :  Zakia Khattabi et Jean -Marc Nollet (Ecolo), Didier Reynders (MR), Paul Magnette, Philippe Close et Karine Lalieux (PS), Bernard Clerfayt (Défi) , … et certainement bien d’autres. Le cdH ferait peut-être exception ? A confirmer. Son chef de file bruxellois, Benoît Cerexhe, a en tout cas affirmé : « Il ne faut plus voir siéger au parlement bruxellois des personnes qui n’ont pas été choisies par l’électeur, mais désignées par les partis ». Il propose ICI au point 4 : « Le candidat qui se présente à une élection et qui a été élu devra impérativement siéger dans l’assemblée pour laquelle il a été élu ».