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Happy Monday: la ville s’embellit

Bourse: les chantiers furent parfois longs, mais aujourd’hui, face à  la Bourse qui se réaffecte, le piétonnier vient de s’offrir un miroir d’eau et un jeu de fontaines, que les enfants se sont empressés d’adopter. 

Cinquantenaire: le parc se rénove et les arcades se révèlent la nuit sous un nouveau jour, tout en consommant moins d’énergie. Le spectacle vaut le déplacement. Reste à protéger les perspectives qui permettent de jouir de la vue, en particulier face aux projets de tours de la rue de la Loi. 

Gare maritime: ancien débarcadère des trains de marchandise du pays, les grandes halles vitrées révèlent une architecture d’exception, que personne de vivant n’avait jamais vue dans toute sa splendeur originelle. Un joyaux en bordure du parc Tour et Taxis qui verdit et s’étale aujourd’hui jusqu’à la place Bockstael. 

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20291

La Région va-t-elle rater le train ?

La société Hype, qui dispose d’une flotte de plus de 600 taxis à hydrogène à Paris est prête à en installer 60 à Bruxelles. Ils ne rejettent qu’un peu de vapeur d’eau. De plus, elle propose de créer une station de production d’hydrogène qui sera accessible au public. Tout cela risque bien de nous échapper, parce que Hype n’a pas reçu de la Région les licences nécessaires pour exploiter ces taxis. Ces licences avaient cependant été accordées, en son temps, pour des taxis électriques, que les chauffeurs de taxis n’ont pas acceptées, à cause d’une autonomie insuffisante et des recharges trop longues pour ces véhicules électriques.

Il suffirait donc d’attribuer ces licences au nouveaux taxis à hydrogène de Hype pour résoudre le problème. Manifestement Rudi Vervoort  (PS) en charge des taxis, Alain Maron (Ecolo) en charge de l’Environnement et de la Qualité de l’air et Elke Van den Brandt  (Groen) en charge de la Mobilité refusent jusqu’ici de se parler pour assurer ce transfert. Dûment relancés par le Collectif Bruxelles Hydrogène de ce blog, ils savent que sans réponse d’ici la fin de ce mois, Hype pourrait choisir une autre ville pour installer sa flotte et sa station de rechargement publique. Pas de réponse à ce jour. Un communiqué de presse vient d’être lancé.

Lorsqu’il s’agira pour les Bruxellois de songer à remplacer leur véhicule thermique, ils devraient avoir un libre choix entre une voiture électrique à batteries ou une voiture à hydrogène. Mais sans stations de production d’hydrogène pour se ravitailler, il n’y a plus de choix possible, pas même pour des voitures partagées de Cambio, ni pour d’autres taxis, ni pour la police ou d’autres services publics. Il reste peu de temps à la classe politique au pouvoir pour se ressaisir. Plus d’informations dans les pdf  Presse et Hype ci-dessous.

https://wordpress.com/post/bruxselsfuture.com/20158

Le club de mauvais Flamands

Eric Corijn, Roel Jacobs, Pascal Smet, Sven Gatz, mais aussi Arno, Marc Didden, Axel Red  Jan Goossens, … figurent sur la longue liste des Bruxellois néerlandophones convaincus. Sont-ils pour autant toujours de bons Flamands ? S’exprimant volontiers en français, pour être compris dans un certain nombre d’assemblées, ils sont considérés par certains comme traîtres à la cause flamande. Louis Tobback ne se gaussait-il pas déjà des Dansaertvlamingen qui coûtent cher à la Flandre ? Oui, notre microcosme culturel est très éloigné d’Anvers et même de Louvain, mais vouloir plus de Flandre, n’est-ce pas aussi vouloir plus de Bruxelles ?

C’est sur un mode ludique, que les jeunes SP.A d’Animo, ont créé – en son temps – le club «ik ben en slechte vlaming». Un badge jaune et noir, qui entendait rappeler que tous les Flamands ne sont pas des nationalistes étriqués. On peut très bien être Flamand, et Bruxellois, et Belge, et Européen et Citoyen du monde, et refuser d’être placé dans le même tiroir que certains Flamands égocentrés. L’expérience vécue d’un Ivan De Vadder de la VRT (voir pdf en bas de page) est révélatrice de la relation d’amour-haine que peut vivre un parfait bilingue avec le Bruxelles où il est né. L’expérience différente vécue par Arlette L. est tout aussi révélatrice.

Il ne faudrait pas, pour autant, ranger ces personnes multilingues dans l’inventaire des francophones de Bruxelles. Parler la langue de l’autre, ce n’est pas adopter sa culture, ni sa manière de réfléchir. On peut traduire sa pensée en français tout en restant un Italien, un Anglais ou un Flamand. Beaucoup de francophones de souche wallonne, marocaine ou québécoise ne pensent ou n’agissent d’ailleurs pas nécessairement de même façon.

Bruxelles est de plus en plus cosmopolite et si le français reste encore sa lingua franca, il ne faudrait pas en conclure trop vite que tous ses locuteurs sont des francophones. La francophonie est-elle « une » culture ? Dans ce monde multiforme, pouvons-nous encore assimiler langue et culture ? culture et mode de vie ? communauté et société ?  C’est en cela peut être, que les « mauvais Flamands » montrent une voie: se décentrer de son origine pour mieux rentrer dans un destin urbain commun.

les mauvais Flamands

Energies alternatives: la Région bloque

La Région de Bruxelles semble vouloir tout miser sur la voiture électrique à batteries, en programmant l’installation de nombreuses bornes de recharge sur nos trottoirs, alors que l’Europe, la Flandre et la Wallonie misent à la fois sur les voitures à batteries et sur celles à hydrogène. Il pourrait être très imprudent de la part de Bruxelles de mettre tous nos oeufs dans le même panier, alors que personne ne peut prédire avec certitude laquelle de ces deux filières l’emportera. Il est bon aussi de rappeler que ces deux modes de propulsion ne sont verts que pour autant que l’électricité qu’ils utilisent soit verte.

Nous avons interrogé le ministre-président, les ministres de l’Environnement, de la Mobilité et de l’Urbanisme pour leur demander pourquoi rien ne figure dans leur plan de relance européen à propos de la filière hydrogène. Jusqu’à présent, aucune réponse, malgré des rappels pressants. Deux réunions informelles de lecteurs intéressés par cette problématique vont permettre d’aller plus loin, de faire pression sur les décideurs, de procéder à des essais sur la Mirai à hydrogène de Toyota et même d’effectuer une visite à la KULeuven, dont des scientifiques ont réussi à construire des panneaux photovoltaïques qui produisent de l’hydrogène.

La société belge Van Hool a fourni une première flotte de bus à hydrogène à la ville de Pau, 600 taxis à hydrogène à Paris, toute la flotte de Colruyt passe à l’hydrogène, des trains à hydrogène en Allemagne et bientôt en France, … Si vous voulez vous réserver davantage de surprises et de précisions, vous pouvez consulter les quelques liens sélectionnés pour vous sur le pdf en bas de page. Manifestement, Bruxelles ne peut se permettre d’ignorer cette piste prometteuse.

La ville de Pau possède la première flotte de bus à hydrogène et ils sont belges

Le prix de la régionalisation

En marche vers une Belgique à quatre – et même à cinq avec le fédéral – nous nous sommes penchés ICI sur un certain nombre d’obstacles qui restent à dépasser. Parmi ceux-ci, le prix à payer pour la régionalisation d’un certain nombre de compétences est soulevé  par notre ministre régional des Finances Sven Gatz, mais aussi par le ministre-président germanophone Olivier Paasch et par le président de la fédération bruxelloise du PS, Ahmed Laaouej – qui peut se montrer dubitatif sur la suppression de la Fédération Wallonie Bruxelles et s’oppose à son président de parti.

Wie gaat dat betalen ? Sven Gatz se demande ce qui se passerait si l’on percevait l’impôt des personnes physiques (IPP) sur le lieu de travail et non plus selon le lieu de résidence ? Et si l’on régionalisait l’impôt des sociétés ? Quelles en seraient les conséquences pour les finances bruxelloises ? Sur le pdf en bas de page, le ministre annonce avoir lancé une étude à ce sujet.

Le ministre-président de la Région germanophone Ostbelgien donne son opinion. Il estime que si on lui donne la capacité fiscale, il faudra voir comment l’organiser et tenir compte du fait qu’une grande partie de la richesse en Communauté germanophone est imposée au Luxembourg ou en Allemagne. Si on change le fonctionnement du fédéralisme, il faudra revoir la loi de financement, pour toutes les entités. Pour les germanophones, il faudra tenir compte du fait qu’ils ont beaucoup de transfrontaliers. Ajoutons que pour Bruxelles, il faudra tenir compte du nombre de personnes qui gagnent leur vie à Bruxelles mais résident dans les deux Brabants … où ils paient leurs impôts. Air connu.