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Censurer pour la bonne cause

Accusées de diffuser de la désinformation et de la propagande, les chaînes russes d’information en continu RT ainsi que l’agence Sputnik ont été interdites de diffusion chez nous, comme dans la plupart des pays européens. Ursula von der Leyen: ces chaînes diffusent une désinformation toxique et nuisible en Europe. Le citoyen est prié de s’informer à bonne source. L’Europe ne semble pas réaliser qu’elle tire sur l’une des principales valeurs pour lesquelles on meurt à Kiev.

Dans le même temps à Moscou, la critique publique de la politique du gouvernement peut être qualifiée de crime et est passible de 15 ans de prison. La radio indépendante russe Ekho Moskvy (Echo de Moscou) a annoncé jeudi son auto-dissolution, après son interdiction d’antenne par les autorités du fait de sa couverture de l’invasion de l’Ukraine. Des nombreux médias ont depuis cessé de publier. The Conversation interroge Moscou.

Sur la délicate question de la liberté de la presse, le professeur Bertrand Labasse tente ICI de faire le point. Liberté encore plus délicate en « temps de guerre », alors que chaque pays s’efforce d’écrire une histoire qu’il peut vendre à sa population et qui est susceptible de renforcer sa cohésion. Si les journalistes devraient pouvoir exercer leur métier en toute indépendance, c’est bien ce quatrième pouvoir qu’il faut bâillonner lorsque « l’intérêt général » l’exige. On l’a vu aussi chez nous, lorsqu’il était interdit de poser des questions légitimes, qui auraient pu dissuader une partie la population de se faire vacciner contre le Covid 19. La presse a souvent reçu des ordres ou s’est autocensurée.

Qu’est-ce qui vous fait penser que vous êtes apte à faire un tri
que les citoyens seraient incapables de faire ?

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La presse aux ordres ?

Un magnat de la presse a orienté la couverture de la crise sanitaire. Dès février 2021, le CEO de la multinationale suisse Groupe Ringier a donné pour consigne à ses journalistes de suivre la ligne du gouvernement dans leur couverture de la pandémie de coronavirus. Comme vous le verrez ICI, la presse helvète s’insurge face à cette à cette atteinte à la liberté de la presse … qui ne se limite absolument pas à la Suisse. L’enquête se poursuit, on y reviendra.

« Même noble, la fin ne justifie pas les moyens. … Les journalistes doivent enquêter sans a priori et pouvoir écrire librement sur le résultat de leurs recherches. Sinon, ils s’abaissent au rôle de communicants du gouvernement. … Il donne raison aux conspirationnistes qui conspuent la ‘presse mensongère’, convaincus depuis toujours qu’elle est dirigée d’en haut. Car si les jeux sont faits par avance à propos du coronavirus, qui nous dit qu’il n’en est pas de même à propos du changement climatique ? »  écrit Tages-Anzeiger.

Les journalistes helvétiques ont-ils été seuls à subir ce genre de pression ? Au nom de « l’intérêt commun », la vaccination n’est-elle pas la solution qui doit « nous rendre notre liberté » ? Ses inconvénients, ses ratés, ses effets secondaires, ne peuvent être rendus publics sans risquer de semer le doute dans l’esprit des indécis. Pour Reporters sans frontières, de nombreux Etats en ont profité pour museler la presse. Mais alors, que reste-t-il de la liberté ? du « consentement éclairé  du patient »  ? de la démocratie ? C’est un triple vacciné qui pose la question.

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Happy Monday: 4 bonnes nouvelles

Une forêt-jardin. Plus de 10 ans que cette friche du boulevard Sylvain Dupuis est à l’abandon, en attente de constructions. Des citoyens motivés vont y installer un potager collectif, un poulailler et une « forêt comestible ». Ils ont bénéficié d’une convention de 3 ans et du soutien de la commune et de la Région. A Singapour, un terrain à l’abandon un an doit être recouvert d’une pelouse et après 5 ans il faut y planter des arbres. Des règles d’urbanisme simples et efficaces.

Ventiler nos classes. Enfin nos écoles commencent à s’y mettre. Le 7 août  2020, un billet signé sur ce blog avec un lecteur ingénieur, recommandait déjà d’équiper chaque classe d’un testeur de CO2 pour réduire les risques d’infection. Depuis le début de cette année scolaire, Bruxelles Environnement met à disposition des établissements – qui le souhaitent – des capteurs d’air sous forme de prêt. 334 des 650 écoles de la Région sont désormais équipées. Continuez à l’exiger pour vos enfants. 

Offrir une douche. Vivre dans la rue et dans le froid, c’est aussi manquer de sanitaires. Il vous est  désormais possible d’offrir une douche à une personne sans domicile fixe. Vous pouvez acheter au prix de 5 €  un bon pour une douche  gratuite chez DoucheFLUX. N’hésitez pas, c’est simple et tous les détails sont ICI.

Une église salle d’escalade. Déjà une nouvelle destinée pour l’église désaffectée Saint Antoine à Forest. Artistes, architectes et escaladeurs ont introduit une demande de permis pour en faire une salle d’entraînement à l’escalade très attrayante. Quelques photos ICI

photos extraites de la vidéo BXI et de l’article de Bruzz

Happy Monday : 3 bonnes nouvelles

Des primes pour les véhicules électriques. Il y avait déjà la prime Bruxell’Air pour ceux qui se séparent de leur voiture, maintenant c’est une prime pour l’achat d’un véhicule électrique électrique par un indépendant: de 3 000 à 15 000 €. Bientôt pour les particuliers ? En France, il y a  déjà un bonus écologique de 6 000 € à l’achat d’une voiture à hydrogène par un particulier.

Les moineaux sont de retour. Ils avaient quasi disparu du paysage urbain, mais les revoilà, même sur le piétonnier du centre-ville. Le froid arrive et les prive de leur alimentation habituelle. C’est le moment de les nourrir. Mais alors régulièrement jusque mars. Tout ne leur convient pas. Des graine comme les cacahuètes, mais ni grillées, ni salées et surtout ni lait, ni pain. Vous en saurez plus ICI.

Mangez vos propres fruits. Un lecteur vous propose d’adopter un oranger de la plantation de Bétera (Espagne) et vous recevez votre récolte sous forme d’oranges à domicile. Ou un olivier et l’huile récoltée vous sera livrée. Plus aucun intermédiaire entre vous et le producteur. Tous les détails sur cette expérience étonnante de CrowdFarming se trouvent ICI. Et pour adopter un arbre ou un champ c’est LA.

Habiter plus petit ?

Sans l’aide financière de leurs parents, la plupart des jeunes ne pourront plus se loger aussi grand que nous. Les prix au m2 ne cessent d’augmenter, à la fois à cause de la hausse des matières premières, du coût d’une indispensable meilleure isolation thermique et du prix des terrains. Est-il possible de bien habiter sur une surface plus petite ? L’exemple de Tokyo est intéressant. Il démontre qu’il est possible de bien habiter à deux sur 40 m2 et même sur 10 m2 pour un étudiant. Une société comme Muji (toujours absente de Bruxelles) est championne des rangements efficaces et crée même ses propres électro ménagers adaptés aux petites surfaces et à ses tiny houses. GMY dispose même de machines à laver compressibles …

Cette tendance se marque aussi chez nous, les pièces deviennent polyvalentes et les lits repliables, la cuisine se résume parfois même à un four à micro ondes … Une autre tendance repose sur le partage de biens dont on a l’usage sans en être propriétaire. C’est ainsi que de jeunes adultes choisissent – ou sont contraints – de cohabiter. Chacun sa chambre, mais tout le reste en commun. Des promoteurs aménagent de grandes maisons de maître bruxelloises – souvent sous-utilisées – en coliving offrant des chambres individuelles avec des surfaces et des services communs. Une autre façon de vivre, en attendant d’envisager, éventuellement, de fonder une famille. Les spéculateurs ne sont parfois pas absents de cette formule.

Comment offrir une bonne qualité de vie sur 40 m2 commence – tout doucement – à intéresser quelques architectes, lorsqu’il s’agit de créer du logement neuf, qui doit aujourd’hui comprendre un balcon ou une terrasse. Des habitants aussi s’évertuent à aménager astucieusement le 40 m2 ancien qu’ils peuvent se payer. Le mobilier de seconde main y trouve une bonne occasion de se recycler et donne souvent du caractère au logement. Vivre plus petit exige aussi des pouvoirs publics de libérer de la place dans l’espace public pour que chacun dispose d’un espace vert de proximité ou au moins d’un parc de poche, comme ces pocket parks inaugurés à Laeken.