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La ville de demain

Le développement du télétravail, la prise de conscience écologique, de nouvelles aspirations de vie, le renforcement de la précarité: la crise sanitaire a bousculé toutes les politiques. Savez-vous qu’il peut y avoir un écart de vingt ans d’espérance de vie entre les habitants de Londres ou de Baltimore, simplement en fonction du code postal ou de la station de métro ? Terrible. C’est le Forum de la résilience (français) qui le prétend. Chez nous cela pourrait plutôt se situer entre les deux rives du canal.

Conclusions du Forum: La ville de demain doit garantir le bien-être à tous ses habitants – indépendamment de leur sexe, âge, origine ethnique ou état de santé – et faire de la lutte contre les inégalités une priorité absolue pour contenir les fractures sociale et territoriale. Plus une ville est grande, plus elle est source d’inégalités et de ségrégation spatiale.

Repenser la ville de demain, c’est répondre à des questions très concrètes pour changer la manière dont on y vit: comment répondre aux besoins croissants des citadins en quête de nature et de calme ? Par où je passe à vélo ou à pied pour aller à mon travail ou au restaurant quand les transports en commun sont bondés et que la voiture individuelle est décriée ? Comment changer mes habitudes de consommation, et mes habitudes tout court, pour minimiser mon impact environnemental ? Le Forum avance trois solutions pour accélérer la transition vers un nouveau modèle urbain plus inclusif, résilient et durable. Vous les trouverez ICI.

esquisse de Luc Schuiten pour la place Fontainas dans Cité Végétale

L’anglais a sa place … et à sa place ?

L’anglais a sa place à Bruxelles. Il mériterait de faire partie des langues officielles de la ville, au même titre que le français et le néerlandais. Déjà dans le métro, les annonces se font dans ces trois langues et c’est fort bien ainsi, pour les personnes qui ne maîtrisent ni le français, ni le néerlandais. La familiarisation ludique avec l’anglais pourrait commencer plus tôt, pourquoi pas dès l’enseignement primaire ? Notre ministre du multilinguisme Sven Gatz prendra-t-il les contacts nécessaires avec les deux Communautés ? Qu’en pense de Rand ? En attendant, l’outil français continuera à servir de simple lingua franca pour se comprendre dans cette ville riche de sa complexité.

L’anglais à sa place à Bruxelles. Vous aurez remarqué l’accent grave sur le « à » qui n’est pas superflu. Oui, parfois il faut aussi remettre l’anglais à sa place, dans une cité qui n’est pas sa colonie et dont il n’est pas la langue maternelle pour la plupart des habitants, ni la langue des écoles. L’anglais en plus, pourquoi pas ? mais pas l’anglais à la place de nos langues véhiculaires. De plus en plus souvent, des affiches et des annonces se déclinent uniquement en anglais. Plus commode. Plus branché. Supposé plus consensuel. Le gouvernement régional avec son be.brussels, son Good Move et autres, Equal Brussels et Good Food. Et puis Bozar, La Monnaie, le KVS qui osent parfois des affiches exclusivement en anglais et ils ne sont plus les seuls.

Face à une affiche en français, les Flamands s’insurgent. Uniquement en néerlandais, ce sont les Francophones qui hurlent. Only in English, personne ne dit rien. Même ceux qui ne comprennent pas. Quelle que soit la langue parlée à la maison, les enfants vont devoir apprendre la langue de l’école pour se débrouiller dans la ville: français ou néerlandais. Et l’inverse pour le cours de  seconde langue. Cela fait déjà 3 langues à maîtriser. Et maintenant ils se trouvent, sans préparation, face à des informations dans un 4ème langue: l’anglais ! Pour éviter tout élitisme, ne serait-il pas sage que toute communication se fasse nécessairement en 3 langues, en attendant que toute la population soit quadrilingue …

Le droit à la vérité

Montrée du doigt pour son (trop) faible taux de vaccination, Bruxelles est menacée d’être la seule Région du pays à devoir exiger un coronapass pour se rendre au restaurant ou au cinéma. La Région multiplie donc les lieux où les citoyens peuvent se faire vacciner: gares, lieux de travail, grandes enseignes, … Parmi les personnes non vaccinées, on retrouve des personnes peu ou mal informées, sans médecin traitant, ainsi que celles qui ne font pas confiance aux autorité et puis les antivax et les complotistes. On les accuse souvent de mettre la population bruxelloise en péril, de contribuer à l’arrivée possible d’une quatrième vague.

Ce ne serait donc pas le moment d’exiger de nos gouvernants une information transparente sur les mérites et les risques liés à la vaccination, y compris pour les jeunes invités à se faire vacciner. Face au « solutionisme d’Etat », le droit à la vérité reste cependant un droit inaliénable en démocratie. Relativiser les vertus des différents vaccins et leur longévité vous range sans délais dans le camp des ignares ou des complotistes. Israël, un des pays le mieux vaccinés (150 doses/100 habitants), se débat pourtant avec quatre fois plus d’infections journalières que la France, sans que personne ne comprenne pourquoi.

Plusieurs articles de scientifiques renommés démontrent que l’on nous cache la vérité – y compris Sciensano – pour ne pas saper la confiance aveugle de la population dans les mérites de la vaccination. Des médecins ont été radiés pour ne pas s’y soumettre. Il y a aussi des chiffres inquiétants sur les effets secondaires (publiés demain). Nous avons droit à la vérité: le consentement éclairé du patient. Les vaccinés sont aujourd’hui les meilleurs vecteurs de diffusion du virus: ils ne se protègent plus, alors qu’ils peuvent tout autant transmettre le virus. Un article – en bas de page – de Jean-Michel Claverie, fondateur de la Société Française de Virologie, résume bien la situation et se lit en moins de deux minutes.