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La Belgique a-t-elle à encore un avenir ?

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Alors que le pays connaît sa première vraie crise existentielle depuis des décennies – selon un long entretien de Vincent De Coorebyter et Marc Uyttendaele dans Le Soir – tout le monde s’en fiche, comme si la confiance dans le système belge avait chuté et qu’il ne se trouvait plus personne pour proclamer publiquement qu’il faut le sauver à tout prix.

Le constitutionnaliste et le philosophe, dont les propos ont suscité pas mal de commentaires, évoquent une logique de cogestion des intérêts fédéraux par les entités fédérées, s’il n’est pas possible de voir émerger une coalition au niveau fédéral. Ils évoquent même la question d’un référendum sur l’avenir du pays, bien que non prévu par la constitution et dont l’issue est imprévisible.

Il y a quelques années une étude publiée par Academia s’interrogeait déjà sur “L’avenir du fédéralisme belge » à partir des programmes des partis. Ses conclusions sont ICI.
Et puis, tout récemment, l’ancien parlementaire européen – Olivier Dupuis – vient de se fendre d’une Lettre ouverte au Roi Philippe: De l’avenir de la Belgique et de ses nations, qui ne peut manquer d’en rappeler une autre, adressée à Albert 1er en 1912. Il y esquisse ses solutions que vous lirez ICI en français en HIER in het Nederlands.

Si l’Informateur Paul Magnette devait échouer à rassembler une majorité pour gouverner le pays, quelle carte resterait-il à jouer par le Roi pour maintenir un Etat fédéral ? Sortir un Guy Verhofstadt ? Quelqu’un ou quelqu’une pour prendre la tête d’un gouvernement de salut public ? pour un pays qui ne peut se disloquer, à cause d’une immense dette publique à partager (1), à cause de Bruxelles et à cause de la nécessaire représentation de la Belgique au sein de l’Union européenne … voire même suite à un sursaut patriotique d’un certain nombre citoyens ébranlés par l’annonce de la fin du pays, par incapacité de la classe politique à trouver un accord ?

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(1) Dette publique: 460 milliards d’euros fin 2018, soit 100 % des richesses produites pendant un an en Belgique. La dette sert essentiellement aux entités fédérées (Régions et État fédéral) pour financer des dépenses publiques. Son poids freine les investissements (document RTBF). Chaque citoyen hérite d’une dette de 43.000 euros à la naissance, selon La Libre.

Réduction des emplacements de parking

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C’est la disponibilité (probable) d’une place de stationnement en rue, à proximité de sa destination, qui pousse l’automobiliste à se déplacer avec son véhicule personnel. Parking en surface, parking  souterrain public ou d’entreprise, agissent comme de puissants aspirateurs à voitures. C’est pour diminuer la congestion, la production de CO2 et pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons, que les autorités ont osé commencer à prendre des mesures – pas toujours très populaires –  et avec la crainte de voir diminuer le nombre de personnes visitant la ville.

Supprimer 65.000 places  de parking en surface en 5 ans en les remplaçant par du stationnement souterrain et renforcer les zones à basse émission, est au programme de la Région. Elle vient aussi de rendre plus coûteuse la taxe sur les emplacements de parking à construire par les bureaux. Elle tente enfin, d’unifier la politique de stationnement régionale en ralliant les communes à son Agence de stationnement … avec encore de nombreuses communes  réfractaires comme Saint-Josse.

 

Bruxsels en chiffres

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Avec 62% de citoyens d’origine étrangère, Bruxelles est la capitale la plus cosmopolite du monde après Dubaï (83,9%).

La Ville-Région compte
5.322 diplomates
1.400 journalistes et représentants de presse
15 à 20.000 lobbyists
300 représentants des régions d’Europe
4.000 militaires et employés de l’OTAN
2.500 autres agences internationales
2.000 compagnies étrangères
150 bureaux d’avocats internationaux

Région riche / Cité pauvre
50% des familles vivent dans des quartiers défavorisés
30% de la population est estimée vivre sous le seuil de pauvreté
8% seulement des logement sont à caractère social avec 50.000 familles en attente
70% des Bruxellois sont locataires
le marché immobilier pousse les résidents les plus pauvres vers la zone du canal

(source Brussels Academy  et beaucoup plus de chiffres ICI sur Mini-Bru)

Les propriétaires vont-ils payer un loyer ?

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C’est l’intention de Gaspard Gantzer – candidat à la Mairie de Paris – qui entend lutter contre les quelques 100.000 logements vides, en faisant payer un loyer aux propriétaires de logements inoccupés. C’est à son programme selon un billet d’Immovlan, à partir d’un article du Figaro;

Faute de louer ou de vendre leur bien, les propriétaires devront s’acquitter d’un montant de 30€ du m2, proche du prix d’un loyer moyen à Paris. Pour un appartement inoccupé de 31 m2, cela se chiffrerait donc à 930 € par mois. Pour un bien de 80 m², le propriétaire devrait débourser un « loyer » de  2.400 euros. Selon le candidat à la mairie, les montants exigés ont pour but d’inciter la remise sur le marché de ces biens inoccupés. Ces sommes pourraient aussi être utiles à la mairie pour construire et rénover davantage de logements.

Ce prix de 30 € du m2 – en moyenne – explique sans doute la surface réduite des appartements parisiens qui oscille autour des 31 m2 selon l’Insee. On peut encore s’estimer heureux de la situation à Bruxelles, même si les personnes en attente d’un logement social s’alignent sans fin sur la liste d’attente. Voilà peut-être aussi pourquoi les Français sont les étrangers les plus nombreux à Bruxelles, avec près de 70.000 ressortissants ayant choisi de venir habiter la capitale de l’Europe …

La Flandre paye-t-elle pour nous ?

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C’est la question que pose La Libre. « Les Flamands paient beaucoup plus au gouvernement qu’ils ne reçoivent en retour », souligne la N.VA sur son site web. « La Flandre transfert des milliards vers la Wallonie qui maintiennent bien trop de Wallons dans leurs hamacs« , lâchait Jan Jambon trois semaines avant les élections.

Cet argument, utilisé par d’autres partis flamands, Vlaams Belang en tête, constitue un carburant pour les partis du nord du pays et l’un des moteurs de leurs demandes d’autonomie et de régionalisation.

Mais que paient réellement les Flamands pour les francophones ? L’économiste Eric Dor (IESEG) a réalisé une étude précise sur le sujet, publiée en juillet. Vous pourriez être surpris des réponses que vous allez trouver ICI, même si on fait souvent dire aux chiffres ce que l’on veut bien.