Archives de catégorie : Finances

Taxation au lieu de travail.

Taxer au lieu de travail. Ce n’est pas la première fois que le philosophe et économiste Philippe Van Parijs essaye de tempérer mon ardeur sur la taxation du revenu sur le lieu de travail. Il estime que ce n’est pas une solution pour le refinancement de Bruxelles. Magali Verdonck, docteure en économie ULB estime que l’argument est plus difficile à défendre depuis la généralisation du télétravail et très difficile à opérationnaliser.

Elle précise qu’en Région wallonne et en Région flamande un Fonds des communes permet d’organiser une redistribution entre zones rurales et zones urbaines. Bruxelles ne peut bénéficier d’aucune zone rurale. Il ne faudrait pas se retrouver dans la même situation que la récente réforme de la TVA ou de l’indexation partielle des salaires, qui engendrent un travail administratif disproportionné par rapport à l’avantage obtenu.

Philippe Van Parijs estime que l’allocation de solidarité a pour effet (non anticipé) que la part de l’IPP attribuée à Bruxelles  est supérieure aux autres Régions, alors que la 6e réforme de l’Etat était supposée avoir mis fin à cette anomalie. Une meilleure taxation des donations et des héritages serait une meilleure solution, mais elle est bloquée par la concurrence fiscale.
Pour plus de précisions, vous trouvez ICI leurs réactions complètes.

Taxation au lieu de travail.

Taxer au lieu de travail. Ce n’est pas la première fois que le philosophe et économiste Philippe Van Parijs essaye de tempérer mon ardeur sur la taxation du revenu sur le lieu de travail. Il estime que ce n’est pas une solution pour le refinancement de Bruxelles. Magali Verdonck, docteure en économie ULB estime que l’argument est plus difficile à défendre depuis la généralisation du télétravail et très difficile à opérationnaliser.

Elle précise qu’en Région wallonne et en Région flamande un Fonds des communes permet d’organiser une redistribution entre zones rurales et zones urbaines. Bruxelles ne peut bénéficier d’aucune zone rurale. Il ne faudrait pas se retrouver dans la même situation que la récente réforme de la TVA ou de l’indexation partielle des salaires, qui engendrent un travail administratif disproportionné par rapport à l’avantage obtenu.

Philippe Van Parijs estime que l’allocation de solidarité a pour effet (non anticipé) que la part de l’IPP attribuée à Bruxelles  est supérieure aux autres Régions, alors que la 6e réforme de l’Etat était supposée avoir mis fin à cette anomalie. Une meilleure taxation des donations et des héritages serait une meilleure solution, mais elle est bloquée par la concurrence fiscale.
Pour plus de précisions, vous trouvez ICI leurs réactions complètes.

Fédération Wallonie Bruxelles en faillite ?

Il ne peut y avoir de véritable faillite, mais malgré les pénibles économies prévues, le déficit de 2026 s’élèvera encore à 1,6 milliard d’euros, pour des recettes qui avoisineront les 13,5 milliards d’euros. La FWB dépensera donc environ 12 % de plus que ce qu’elle perçoit. Financée uniquement par dotations, elle ne peut lever aucun impôt et les économies réalisables ne suffiront pas à assainir la situation.

Ce sont Isolde Van den Eynde et Jan Wostyn qui l’affirment dans la presse flamande. Pour eux, une fusion entre le gouvernement wallon et celui de la Communauté française est la seule manière de sortir de l’impasse. Deux gouvernements pour quatre millions de francophones, c’est un luxe, mais aussi un fardeau. Ce changement exigerait cependant une réforme de l’État, qui ne se fait du jour au lendemain. L’agence de la dette tire  aussi la sonnette d’alarme.

Les milieux académiques de Flandre sont convaincus de la nécessité de cette réforme. Ils s’étonnent de voir cet aspect largement absent du débat dans les cercles francophones. Serions-nous à nouveau « demandeurs de rien » ? de crainte de payer cher un changement pourtant inévitable. La communauté flamande est aussi en déficit, mais il est absorbé par le budget du gouvernement flamand, dont elle fait partie.

La circoncision en question.

La circoncision vient de faire l’objet de multiples débats dans la presse. Particulièrement à Bruxelles, elle est souvent pratiquée pour des raisons religieuses. L’opération continuera à être remboursée lorsqu’elle s’impose pour des raisons médicales. Cela signifie donc qu’elle ne le sera plus pour des raisons religieuses ou rituelles. Un nouveau dilmme en perspective, après le foulard et l’abattage sans étourdissement.

Vu les prix pratiqués – jusqu’à plus de 1000 euros – on évoque déjà le retour des barbiers. A Anvers, des poursuites ont été entreprises contre des mohels intervenant sans assistance médicale. L’ambassadeur des USA s’en est évidement ému et parle d’antisémitisme. C’est dire si c’est un sujet sensible, qui pourrait susciter des clivages supplémentaires à Bruxelles. Une proposition déjà ancienne visait à  en faire un acte purement symbolique, sans inscription dans la chair.

Certains considèrent cependant la circoncision comme une mutilation à l’encontre d’un enfant, qui n’a pas donné son consentement. D’autres disent ne pas comprendre pourquoi l’évolution ou un dieu auraient doté les mâles d’un prépuce, qui serait inutile et qui devrait obligatoirement être coupé. Si cette intervention est réalisée seulement pour des raisons religieuses, ils ne voient pas pourquoi l’État devrait la rembourser.

Grandes villes en péril.

C’est avec force que L’Union des Villes et Communes de Wallonie donne raison aux grandes villes wallonnes dans une étude qui parle d’un déséquilibre structurel, et non d’un problème de gestion. Les villes financent des services dont profitent aussi les habitants des communes voisines. Les villes paient donc pour tout un bassin de vie.

Les villes accueillent des travailleurs, des étudiants, des patients, des usagers des administrations, des visiteurs et des consommateurs qui ne sont pas domiciliés sur leur territoire. Elles financent les voiries, les écoles, les piscines, les théâtres, les bibliothèques, la sécurité, les transports et une partie de l’action sociale. Mais les recettes ne suivent pas. L’impôt des personnes physiques revient à la commune où l’on habite, pas à celle où l’on travaille. Cet article résume bien la situation.

Les villes wallonnes épinglent cette injustice. Elles oublient toutefois de faire remarquer que Bruxelles se trouve dans la même situation avec les 400.000 navetteurs qui y viennent chaque jour. Des habitants de Wavre, Waterloo, Ottignies, LLN, … profitent aussi des services rendus par Bruxelles sans y contribuer financièrement. Une répartition équitable de l’impôt des personnes physiques entre lieu de résidence et lieu de travail est seule en mesure de réparer cette injustice.

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