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Une aide au logement novatrice

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A l’approche de la présidentielle américaine de 2020 et face à la crise du logement, CityLab relate la promesse d’un sénateur, candidat démocrate, de procurer une « tax refund » mensuelle à toute personne qui consacre plus de 30% de ses revenus à payer son loyer. Le crédit d’impôts médian pourrait se situer autour de $4,800 par famille.

Vu l’impossible encadrement des loyers d’un parc immobilier américain très largement privé, ce crédit d’impôt pourrait aider 57 millions d’Américains à vivre décemment. Le même sénateur promet aussi de procurer des   » baby bonds ”  aux citoyens qui veulent acquérir leur première maison.

Deux mesures qui tentent d’instaurer une justice sociale, dans un domaine où le marché fait la loi et laisse un certain nombre de citoyens dans l’impossibilité d’exercer leur droit à un logement décent, dans un pays cependant riche.

A la découverte des Gilets Jaunes

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Que savons-nous réellement de ce mouvement, qui s’essouffle en Belgique et qui est miné en France par l’intrusion d’un nombre considérable de casseurs étrangers aux revendications du peuple des bas revenus, qui ne peut faire les frais de la nécessaire transition écologique.

François Ruffin et le réalisateur Gilles Perret sont partis à la découverte de la France d’aujourd’hui et nous livrent un film brut. Tourné en six jours, à la mi-décembre 2018, « J’veux du soleil ! » est le premier film à suivre les « gilets jaunes» au plus près des barricades, des cabanes et des ronds-points. Vingt semaines après le début de ce mouvement d’insoumission exceptionnel, il sorti en salle en France et a déjà été acclamé par 250.000 spectateurs.

Présenté en Belgique par Libération Films et Attac, la séance du 13 mai au cinéma Aventure (Galerie du Centre) est déjà complète, mais vous pouvez encore réserver ci-dessous, la séance du 16 mai, qui sera suivie d’un débat avec des Gilets Jaunes et Mateo ALALUF, professeur de sociologie du travail à l’ULB.

Réservation :
https://cinema-aventure.be/index.php?mact=Agenda,cntnt01,DetailEvent,0&cntnt01id_event=2660&cntnt01returnid=45

 » Soudain, de simples gens d’habitude résignés, longtemps abattus, se redressent, se lient et se liguent. Contre les pouvoirs, ils opposent leurs corps, leurs barricades, leurs cabanes. Leurs voix, surtout : la parole se libère, déchaînée, pour réclamer une part de bonheur. « 

 

Rénover sans déloger

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Redonner de l’espace et de la lumière tout en limitant les déperditions énergétiques au profit des personnes qui habitent les 530 logements sociaux de la cité du Grand Parc à Bordeaux était la mission des architectes français Lacaton et Vassal. Ils ont relevé le défi en accrochant aux bâtiments – tel un jeu de construction – une structure enveloppante qui vient s’ajouter à l’une des anciennes façades.

Cette transformation a été réalisée en site occupé sans déloger aucun habitant. La formule a permis de faire d’appréciables économies par rapport à l’habituelle logique de destruction/reconstruction affirme ICI le journal Le Monde. Cette solide greffe modulaire, en béton et en métal, offre à chaque logement 25 à 45 m2 supplémentaires. Ces espaces, qui disposent de grands rideaux occultant et de fenêtres coulissantes en polycarbonate, peuvent devenir des pièces à vivre, des terrasses ou des jardins d’hiver. Le gain de confort et d’usage est stupéfiant, l’intervention transformant les petites baies d’origine en généreuses portes-fenêtres

Les nouvelles extensions offrent un équilibre bioclimatique qui profite au portefeuille des occupants, et en accord avec le maître d’ouvrage, l’équation générale du programme a permis d’augmenter la surface de logements… mais pas le prix des loyers. Les architectes viennent de recevoir à Bruxelles le prix Mies van der Rohe 2019, prix d’architecture contemporaine bisannuel décerné par l’Union européenne.

cité du Grand Parc à Bordeaux. PHILIPPE RUAULT


Pour qui voter ?

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Ce n’est pas de moi que vous attendez la réponse à cette question qui va se poser à vous trois fois le 26 mai. Toutefois, ceux et celles qui s’opposent au pouvoir excessif des partis ne voteront pas « tête de liste », pour ne pas se contenter d’avaliser l’ordre des candidats décidé par les états majors des partis. Ils pourront voter pour plusieurs candidat.e.s de leur choix sur une même liste, y compris pour des « candidats d’ouverture », qui soutiennent la liste sans être membres du parti. Cela ne manquera pas d’influer sur la liste des élus qui les représenteront dans les trois parlements ainsi que sur le choix des personnalités qui seront appelées à faire partie des différents gouvernements ou de la Commission européenne.

Les électrices et les électeurs qui estiment que la question du climat et d’un partage plus juste des richesses constituent des enjeux cruciaux pour cette triple élection, n’auront pas trop de peine à retrouver, dans les slogans et les programmes des partis, les candidats qui ont agi et prennent des engagements clairs sur ces sujets. Les élections ne sont-elles pas aussi une occasion de soutenir ou de sanctionner pour leur gestion les femmes et les hommes qui étaient en charge au cours de la dernière législature ?

Pour vous aider à y voir plus clair, un « test électoral » a été mis au point par des académiques à l’initiative de la RTBF, la VRT, La Libre, De Standaard, l’UCLouvain, l’Université d’Anvers et Tree company. Il vous permet de répondre « D’accord » ou « Pas d’accord » à une série de propositions pour chaque scrutin (fédéral, régional bruxellois ou européen) et savoir ensuite quels partis sont les plus proches de vos convictions. Je me suis livré à l’exercice et il me semble que cela ne manque pas d’intérêt, malgré les limites du genre.

 

Pourquoi quittent-ils Bruxelles ?

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La jeune classe moyenne continue de quitter Bruxelles et est remplacée par des populations plus pauvres ou plus riches. Je ne vous apprends rien, la situation n’est pas nouvelle. La cause principale mise en avant par un article du Soir, reste l’impossibilité de trouver un logement à prix modéré. Trop fortunés pour satisfaire aux conditions d’accès des logements sociaux mais pas assez pour se tourner vers les prix du marché, la situation les pousse à quitter définitivement Bruxelles, où la plupart travaillent.

Prix du logement trop élevés, mais pas que. Il y a aussi parfois un sentiment d’insécurité, la congestion automobile, la pollution de l’air, l’absence de jardin, … C’est en collaboration avec l’IHECS, que le journal Le Soir va plus loin dans un dossier assez fouillé dont j’ai regroupé un certain nombre d’extraits. Il en dira beaucoup plus à tous ceux d’entre vous qui s’inquiètent de ce phénomène qui déséquilibre la population de la ville et la prive des contributions de ces Bruxellois qui vont résider hors de ses frontières et iront rejoindre le groupe des navetteurs qui entrent quotidiennement à Bruxelles.

« Par rapport à Paris ou Berlin, Bruxelles n’est certainement pas hors de prix, observe Fouad Ahidar (SP.A), président de la commission Logement au parlement bruxellois. Mais quand on compare le salaire moyen d’un Bruxellois avec les prix de l’immobilier, c’est là qu’apparaît le problème ». En 2017, 50 % des locataires ont un revenu mensuel inférieur à 2.000 euros, plus d’un tiers de leur revenu est consacré au logement. C’est là que se situe le seuil au-delà duquel le logement devient inabordable. « Pour ceux qui touchent de petits salaires, il est devenu presque impossible de se loger à Bruxelles, à moins d’opter pour des habitations à la limite de l’insalubrité situées dans des coins où il ne fait pas bon vivre ».