Archives de catégorie : Energie

Obstacles à l’isolation.

Capitale pour le futur de Bruxelles, l’isolation thermique pose problème. Si les travaux d’isolation à l’intérieur d’une maison ou d’un appartement ne demandent généralement pas de permis, ils posent cependant de nombreux problèmes techniques, dont dépose et repose des radiateurs, déplacement de canalisations, re-positionnement des interrupteurs et prises, ponts thermiques, sans compter la perte de place occasionnée par des moyens d’isolation pouvant atteindre 20 cm d’épaisseur.

Si l’isolation par l’extérieur du bâtiment pose peu de problèmes pour la façade arrière, il n’en va pas du tout de même pour la façade avant. Si elle est classée, il est exclu d’obtenir l’autorisation de la recouvrir de nouveaux matériaux. Même non classée ou protégée, la façade avant, dans une rue de maisons mitoyennes, ne va pas pouvoir empiéter de 20 cm sur le trottoir.

On se trouve devant un véritable dilemme: alors que l’isolation des logements est indispensable pour des raisons de facture énergétique et de diminution des gaz à effet de serre, elle s’avère impossible pour des raisons urbanistiques. La RTBF consacre un article bien documenté sur cette question. Le nouveau règlement d’urbanisme devrait prévoir un certain nombre de dérogations. En attendant, mieux isoler sa toiture reste immédiatement possible pour diminuer la source principale de perte de calories. Le programme Renolution et Homegrade peuvent apporter un soutien financier et technique.

Si vos fenêtres captaient de l’énergie ?

C’est ce que la découverte d’une équipe scientifique suisse laisse entrevoir. Si toutes les fenêtres de nos maisons et bâtiments pouvaient capter la lumière et la transformer en énergie, nous pourrions très largement diminuer nos achats d’électricité.

Cette technologie consiste à utiliser un colorant photosensible à la surface d’un semi-conducteur pour convertir la lumière visible du soleil en énergie. Pas seulement la lumière solaire directe, mais aussi la lumière ambiante. C’est là que les Suisses ont battu le record d’efficacité des panneaux solaires entièrement transparents. Ils ont porté le rendement de conversion énergétique à 15 % en cas de lumière solaire directe et à 30 % en cas de lumière ambiante.

Le chaînon manquant: des photosensibilisateurs transparents capables d’ « absorber » la lumière dans tout le spectre de la lumière visible. Ce sont des molécules qui sont activées par la lumière. Cette révolution technologique pourrait ouvrir la voie à une mise en œuvre généralisée des fenêtres génératrices d’énergie. Vous en saurez bien plus dans cet article qui vous révèlera aussi d’autres sources scientifiques.

Happy Monday: vu ailleurs.

Transports illimités. Depuis un an, l’Autriche a lancé un ticket à 3 euros par jour permettant de prendre tous les transports en commun du pays en illimité. Cette mesure s’inscrit dans l’objectif de neutralité climatique en 2040. Mais pour les associations écologistes, le compte n’y est pas encore.

Encourager l’isolation. A Paris, le taux d’imposition de la taxe foncière passera de 13,5 % à 20,5 % en 2023. Cependant, une exonération totale est prévue pour les propriétaires engagés dans la rénovation thermique de leur bien et ceux « rencontrant des difficultés économiques », a précisé la maire de la capitale.

Jets privés bloqués. Des manifestants de Greenpeace et d’Extinction Rebellion se sont rassemblés autour des jets privés à l’aéroport de Schiphol à Amsterdam pour les empêcher de partir. Leurs revendications: moins de vols, plus de trains et interdiction des vols courts et des jets privés non nécessaires. On pourrait y ajouter la taxation du kérosène.

300 arbres. Inspiré par les tiny forest japonaises, c’est à Evere que plusieurs centaines d’arbres ont été plantés sur le terrain de l’espace de coworking Transforma. « L’écologie étant une valeur importante pour nous, planter une micro-forêt nous semblait être un objectif parfait. Cela permet d’avoir, à notre échelle, un impact positif pour la planète ».

Votre avis sur la STIB.

La STIB fait souvent l’objet de commentaires, surtout quand elle accuse des retards ou est défaillante. Aussi, quand son personnel nous prend en otage par des grèves, plutôt que par des opérations de transports gratuits, aussi efficaces pour alerter la direction de la STIB. Important quand on sait la place que les transports en commun vont devoir  occuper comme alternative à la civilisation de l’automobile personnelle.

Soyons de bon compte, le réseau de la STIB est assez complet et performant. Les retards de ses trams et bus qui ne disposent pas de sites propres sont le plus souvent liés au fait qu’ils se trouvent englués dans la circulation automobile ou bloqués par un camion stationnant en double file. Avec très peu de feux de circulation télécommandés par les véhicules de la STIB, ils prennent aussi régulièrement du retard.

D’accord ou pas, vous avez l’occasion d’émettre votre avis. Remplir le questionnaire qu’elle a établi avec Ipsos et Bruxelles Mobilité va vous prendre 10 minutes, mais elles seront utiles en vue d’améliorer le réseau et d’optimaliser les fréquences des véhicules. Une occasion de vous manifester comme citoyenne ou citoyen de Bruxelles.

Réchauffement en cours.

Les changements climatiques sont aussi perceptibles à Bruxelles et l’action climatique en cours est insuffisante. Selon Transitions et Energies, cela va reporter sur les générations futures une part bien trop élevée des engagements de réduction d’émissions. Un scénario inquiétant à mesure que le temps passe. L’enjeu des prochaines étapes de la négociation climatique sera par conséquent d’aller vers un scénario plus rassurant, en accélérant les transitions énergétiques et en isolant les logements.

Les gaz à effet de serre (GES) que nous avons produits sont toujours stockés dans l’atmosphère et compte tenu de l’inertie de ce stock, il faut de vingt à trente ans, pour que la baisse des émissions impacte significativement ce stock. Le temps d’une génération. Le réchauffement climatique est donc bien une affaire générationnelle. L’article de Transitions et Energies la détaille et avance 3 scénarios possibles.

En 2050, la génération Covid aura 30 ans. Le climat qu’elle connaîtra sera largement déterminé par le stock de GES dans l’atmosphère dont elle a hérité en 2020. Le réchauffement moyen aura dépassé 1,5 °C, quel que soit le scénario considéré. Elle devra faire face à des impacts plus sévères que ceux du monde à 1,2 °C prévalant lors de sa naissance. C’est après 2050 que les conditions climatiques divergeront fortement suivant les trajectoires d’émission et la couleur des scénarios retenus.