Archives pour la catégorie Energie

Rénover sans déloger

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Redonner de l’espace et de la lumière tout en limitant les déperditions énergétiques au profit des personnes qui habitent les 530 logements sociaux de la cité du Grand Parc à Bordeaux était la mission des architectes français Lacaton et Vassal. Ils ont relevé le défi en accrochant aux bâtiments – tel un jeu de construction – une structure enveloppante qui vient s’ajouter à l’une des anciennes façades.

Cette transformation a été réalisée en site occupé sans déloger aucun habitant. La formule a permis de faire d’appréciables économies par rapport à l’habituelle logique de destruction/reconstruction affirme ICI le journal Le Monde. Cette solide greffe modulaire, en béton et en métal, offre à chaque logement 25 à 45 m2 supplémentaires. Ces espaces, qui disposent de grands rideaux occultant et de fenêtres coulissantes en polycarbonate, peuvent devenir des pièces à vivre, des terrasses ou des jardins d’hiver. Le gain de confort et d’usage est stupéfiant, l’intervention transformant les petites baies d’origine en généreuses portes-fenêtres

Les nouvelles extensions offrent un équilibre bioclimatique qui profite au portefeuille des occupants, et en accord avec le maître d’ouvrage, l’équation générale du programme a permis d’augmenter la surface de logements… mais pas le prix des loyers. Les architectes viennent de recevoir à Bruxelles le prix Mies van der Rohe 2019, prix d’architecture contemporaine bisannuel décerné par l’Union européenne.

cité du Grand Parc à Bordeaux. PHILIPPE RUAULT


Happy Tuesday: l’hydrogène pourrait nous sauver

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Contrairement à ce qui est souvent prétendu, la voiture électrique ne serait pas la solution d’avenir, parce qu’elle est liée à des batteries très polluantes et à une production d’électricité encore largement dépendante du pétrole, du gaz, du nucléaire et même du charbon. Produire de l’hydrogène renouvelable (hydrogène vert) est depuis des années un espoir sur le marché de l’énergie. Mais on n’était pas encore parvenu à une véritable percée. L’hydrogène restait encore coûteux et encombrant à fabriquer et à stocker.

La bonne nouvelle vient des chercheurs de la KUL qui ont réussi à mettre au point un panneau solaire spécial, qui produit de l’hydrogène gazeux à partir de l’humidité de l’air. Après 10 ans de recherche, l’efficacité de ce panneau a été portée à 250 litres par jour, un record mondial. Vingt de ces panneaux solaires pourraient fournir de l’électricité et du chauffage à une famille pendant une année entière. Les ingénieurs ont montré leur prototype à la VRT. Les essais sur le terrain sont en cours.

La semaine dernière, le constructeur automobile Toyota a annoncé qu’il avait l’intention de produire de l’hydrogène avec un prototype de l’équipe Martens. L’hydrogène est déjà à l’essai chez Colruyt Group depuis 2012 et pourrait profiter de cette découverte. Plus récemment, une première maison complètement autonome allie la technologie solaire à un système de production d’hydrogène. Joyeux mardi !

Flygskam: la honte de prendre l’avion

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Fuyant l’interminable hiver pour rejoindre des latitudes plus clémentes, les Suédois au pouvoir d’achat confortable sont de grands voyageurs. Cependant, depuis peu se répand parmi eux la « honte de prendre l’avion » et de contribuer au réchauffement de la planète. « Flygskam » devient  un terme courant dans les pays scandinaves. Il traduit le sentiment de culpabilité face aux effets environnementaux néfastes du transport aérien. Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs optent désormais pour le train, même pour de longs trajets.

D’après un sondage, 64% des personnes qui ont réduit leurs voyages, l’ont fait pour des raisons liées au climat. La compagnie ferroviaire nationale SJ a enregistré une augmentation de 21% des voyages cet hiver. Le gouvernement a annoncé son intention de réintroduire les trains de nuit à destination des grandes villes européennes. Vous en saurez plus dans la petite revue de presse sélectionnée pour vous ICI.

En France aussi, on cesse de se vanter de voyager en avion, on s’excuse même de le prendre pour des raisons professionnelles ou on met en avant l’argument de prix plus élevé du ticket de train. Selon un sondage du Figaro auprès de 40.000 votants, 59% de personnes se sont dites prêtes à « préférer le train à l’avion pour des raisons écologiques ». Une rapide et salutaire évolution des mentalités, mais ne s’agit-il pas plutôt d’assumer ses responsabilités de citoyen plutôt que de développer des sentiments de culpabilité ?

Happy Monday: se passer de batteries

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Les sources d’énergie renouvelable se développent, c’est leur stockage qui continue à poser problème. La batterie est lourde, limitée et polluante à la fabrication comme en fin de vie. Les scientifiques estiment cependant que des progrès importants ont été engrangés ces dernières années et les décrivent ICI pour ceux qui veulent en savoir plus.

D’autres scientifiques sont sur de nouvelles pistes, elles permettent de se passer de métaux rares. Les chercheurs du MIT ont développé un accumulateur qui exhale et inhale de l’oxygène et qui peut stocker l’électricité pendant de longues périodes pour un cinquième du prix des technologies actuelles, avec zéro émissions polluantes et sans grandes contraintes d’emplacement.

Et puis le retour des supercondensateurs. Un vélo électrique sans batterie et sans aucune transmission mécanique, sera bientôt sur le marché. « On ne pédalera plus pour déplacer le vélo, mais pour générer de l’électricité. Cela permettra de découpler l’effort de l’utilisateur avec le relief du terrain ». L’effort du cycliste actionne directement une génératrice chargée de produire de l’électricité. Elle alimente le moteur électrique via un ensemble de supercondensateurs qui forment une petite unité de stockage qui s’appuie sur un principe électrostatique. Pas de lithium, mais du carbone, de l’aluminium et du sel et donc au moins 3 avantages environnementaux d’importance: une longévité qui dépassera celle du vélo lui-même, l’absence de matériaux rares et/ou sensibles, et un recyclage facile qui ne pose pas de problèmes majeurs.

Une transition écologique ratée

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Vous vous souvenez, c’est un tout nouveau morceau de ville qui devait se construire entre la colonne du Congrès et le boulevard Pacheco, avec ses logements, son école, sa crèche, ses marches et ses jardins. Une occasion unique de bâtir un quartier du futur, un quartier vert, durable, économe en énergies et convivial pour ses occupants et visiteurs. Le premier projet avait été recalé, voilà que le second – à peine meilleur et objet d’une vive opposition de riverains – vient de recevoir un avis favorable (tout à la fin du fichier) de la Commission concertation, certes avec pas moins de 50 conditions contraignantes et souvent judicieuses à lire ICI et qui vont obliger les architectes à revoir leur copie.

Soyons de bon compte, la Commission s’est livrée à un travail très approfondi qui tient compte d’un certain nombre de remarques exprimées par les plaignants. Elle exige notamment 30% de logements sociaux ou conventionnés, demande d’améliorer la mixité des types de logement,  des accès aux personnes pmr, aux vélos cargos, 20 emplacements pour des voitures partagées, un local à destination des riverains, des toilettes publiques  (seulement étudier la faisabilité), une végétalisation plus accrue et diversifiée, constituer une « forêt urbaine », avoir accès à la salle de sport de l’école, les caractéristiques des revêtements de sol (clairs?), … mais rien à propos de bâtiments passifs qui pourraient produire plus d’énergie qu’ils ne consomment, rien à propos d’îlots de chaleur, rien à propos de perspectives paysagères, d’ensoleillement …

Pourquoi la Commission de concertation n’a-t-elle pas oser remettre un avis défavorable à ce projet du siècle passé, plutôt que d’appliquer des emplâtres sur une jambe de bois ?  C’est qu’avec les diverses conditions à remplir, le projet sera conforme au Plan Particulier d’Affectation du Sol de la Ville (PPAS). Un plan qui date et ne tient pas compte des engagements Climat qui ont été pris. Oui, il eût fallu avoir le courage de dire que ce PPAS est obsolète et que la nouvelle majorité de la Ville devait se voir contrainte de le réécrire. Une occasion ratée. Peur sans doute que les auteurs d’un projet conforme aux prescriptions du PPAS ne réclament des indemnités ?

RAC 4 – S.A.