Archives de catégorie : Education

Le pouvoir des enfants.

Les enfants sont ceux qui ont le moins de prise sur l’avenir de la planète, mais ils seront aussi parmi les plus touchés par ses transformations. Ils peuvent ainsi ressentir le poids psychologique de ce que l’on appelle le « fossé de la futilité » : le sentiment que les actions individuelles n’ont guère de sens face à l’inaction plus large de la société face à la crise climatique.

Plutôt que de se focaliser sur ce qui ne va pas, l’éducation au climat peut aider les enfants à se demander ce qu’ils peuvent faire. En cultivant leur « agentivité », c’est-à-dire leur capacité à être maîtres de leur existence, et leur esprit critique, elle peut faire émerger une génération prête à agir pour un avenir plus durable.

Il est essentiel de favoriser une agentivité psychologique saine, c’est-à-dire la conviction que nous avons prise sur notre propre vie. Les enfants doivent être accompagnés afin qu’ils ne perdent pas espoir. Cet article en français de The Conversation explique comment les adultes peuvent les y aider. L’objectif est de transformer les sentiments d’impuissance en sentiment d’efficacité personnelle – la conviction que les enfants peuvent agir.

Prêt à Manger qualitatif.

Vous connaissez les restaurants Prêt à Manger BON ? Si la marque Bon n’a pas encore percuté dans l’esprit de la plupart des Bruxellois, cela n’empêche pas cette chaîne bruxelloise de restaurants « fast good » de se développer à marche forcée, en proposant des petits-déjeuners et des lunchs qualitatifs.

Les cinq établissements bruxellois que comptait la chaîne en 2019 se sont multipliés. Ils sont aujourd’hui 16. Ce n’est pas fini: d’ici quatre ans, Bon entend doubler de taille et s’implanter dans d’autres villes du pays. Il s’agit avant tout d’un projet commercial, soutenu par Colruyt. Ce qui est nouveau et intéressant c’est que pour se développer, le commerce s’intéresse à une alimentation locale de qualité produite à Woluwe.

L’article de L’Echo révèle que le projet commercial a enregistré en 2024 une perte opérationnelle de 1,1 million, mais qu’elle persiste et vise l’équilibre en 2027. « Nous voulons être rentables en 2030, quand nous aurons 32 implantations ». L’alimentation saine commencerait-elle à intéresser la finance ? Une nouvelle plutôt encourageante si la qualité est au rendez-vous.

Sucres, sel et graisses.

Le gouvernement met en place un système de classification nutritionnelle des boissons pour lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires. « Plutôt que de soigner les gens une fois qu’ils sont malades, il vaut mieux prévenir en restant en bonne santé. C’est pourquoi nous devons réglementer notre consommation alimentaire, en particulier celle de sucre, de sel et de graisses »

Hélas, il ne s’agit pas d’une décision du gouvernement belge, mais bien d’une mesure prise par le gouvernement indonésien. Elle classe les boissons de A à D, avec des codes couleur en fonction de la teneur en sucre, en sel et en matières grasses pour 100 millilitres de boissons sucrées, déterminée par des tests en laboratoire supervisés par les autorités.

Les autorités visent ainsi à décourager les régimes alimentaires malsains, qui ont contribué à l’augmentation des maladies non transmissibles dans le pays, telles que le diabète, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies cardiaques et l’insuffisance rénale.

Oui aux guichets.

Pour un grand nombre de Bruxelloises et de Bruxellois, le numérique c’est compliqué. Ils en ont souvent assez de devoir utiliser le smartphone et l’ordinateur partout et tout le temps (pour prendre rendez-vous à la commune ou à l’hôpital, pour communiquer avec l’école ou avec le fournisseur d’énergie, pour payer les factures…). Et que dire de l’isolement de ceux qui ne disposent que d’un simple téléphone ?

C’est NON au tout-numérique. C’est OUI au maintien des guichets, du téléphone et du courrier pour accéder aux services essentiels. Avec d’autres, le Gang des Vieux en Colère a revendiqué le droit de dialoguer avec des êtres humains et non de se voir imposer des machines. Cela a abouti à une décision de la Cour constitutionnelle en faveur du droit à ne pas recourir obligatoirement au numérique.

C’est pour la mise pratique de cette décision que l’association Lire et Écrire organise un grand rassemblement à la place Fernand Cocq à Ixelles le jeudi 23 avril à 10h. Il y aura des récits et des témoignages, des créations narratives, des expressions artistiques engagées et la réalisation d’une grande fresque collective. Vous êtes invités à les rejoindre.

>>> suite aux propos du procureur du Roi, repris ici, la ministre en charge tente de se justifier

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Jeunes délinquants en liberté.

La loi de 65 sur la Protection de la Jeunesse permet aux délinquants mineurs d’échapper à l’enfermement avec des adultes et c’est heureux ainsi. Par contre, pour les faits les plus graves, le juge de la jeunesses peut les placer pour une période déterminée en IPPJ (Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse) à régime fermé ou ouvert.

Mais voilà, selon le parquet, 162 jeunes francophones sont actuellement en listes d’attente IPPJ de régime fermé et 98 autres attendent une prise en charge par une équipe mobile. À
Bruxelles, n’y a toujours pas d’IPPJ et le chantier prévu à Forest a connu d’importants retards techniques et des oppositions. Il ne sera probablement terminé que début 2029 et finalement en régime “semi fermé”.

Selon le procureur du Roi, la plupart des jeunes majeurs impliqués dans des violences armées ou du trafic de drogue ont déjà un dossier au tribunal de la jeunesse. Il déplore que son action soit paralysée par l’absence de prise en charge immédiate des jeunes en conflit avec la loi.  » La crédibilité de la justice des mineurs est quasi inexistante “. Le risque est grand de favoriser un sentiment d’impunité et de toute puissance chez ces jeunes remis en liberté faute de places. Julien Moinil – procureur du Roi – tire la sonnette d’alarme.