Archives de catégorie : Mobilité

Des communes s’engagent pour le climat

293 villes flamandes ont signé un pacte local énergie-climat avec des objectifs concrets pour  le verdissement, l’énergie participative, la mobilité durable et les eaux de pluie. Il encourage, par exemple, dans chaque commune la présence d’au moins un arbre par habitant, la réalisation de 50 rénovations collectives par millier d’unités d’habitation, l’installation d’une borne de rechargement électrique par 100 habitants et la perméabilisation d’au moins un mètre carré de sol par habitant.

C’est VRTnws qui annonce que c’est Bart Somers (Open VLD), ministre de l’Intérieur du gouvernement flamand, qui a pris cette initiative. Il sait qu’il a besoin des autorités locales pour arriver à relever l’immense défi climatique. Son plan doit permettre aux communes d’y contribuer concrètement de manière volontaire. Peut-être fera-t-il des émules dans nos 19 communes ?

Son approche a été remarquée par le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmerman, architecte du Green Deal. Il a demandé à Bart Somers de devenir l’ambassadeur Climat auprès des pouvoirs locaux de l ’Union européenne. Une distinction de plus, après un mayorat consacré à transformer la ville de Malines et après avoir été élu « Meilleur bourgmestre du monde » en 2016

photos Pixabay et Open VLD

Le délit de « pauvreté »

« Trop pauvre pour avoir la bonne voiture et avoir le droit de circuler à Bruxelles ». Un nouveau délit serait-il né ? Si l’élimination progressive des véhicules les plus polluants est un objectif louable de la Région en vue d’améliorer la qualité de l’air que nous respirons tous, plusieurs lecteurs regrettent l’absence de toute mesure d’accompagnement pour les particuliers qui ne peuvent se passer de voiture, mais n’ont pas les moyens d’en acheter une neuve. Pas même un peu de souplesse pour les retards de livraison.

Jean-Marc Sparenberg pense que les victimes risquent d’être nombreuses: on roule rarement en « vieille » voiture diesel par choix, mais plutôt par manque de moyens. Le danger me semble de rendre l’écologie impopulaire dans les milieux les plus fragiles, et de la voir creuser des inégalités sociales déjà bien profondes à Bruxelles. L’enfer (social) est parfois pavé de bonnes intentions (environnementales) ! C’est ainsi qu’est née la révolte des gilets jaunes en France et puis en Belgique

Robert Verstraeten constate que  certaines voitures Euro 4 sont équipées de filtre à particules (par exemple la Focus 110ch de 2009) et elles polluent moins qu’un gros SUV Euro 6 plus récent et plus gourmand. Les moteurs à essence modernes rejettent, quant à eux, des particules encore plus fines. Entre l’objectif plus louable et sa mise en œuvre, il y a un hiatus qui s’appelle lobby automobile. Et il se frotte les mains. Un parc automobile à renouveler servi sur un plateau !

Photo by ev on Unsplash

76.500 véhicules interdits

Vieux de 11 ans et plus, les véhicules diesel de la norme EURO 4 ne pourront plus circuler à Bruxelles dès le 1er janvier. Ils ne représentent que 12% du parc automobile, mais faute de filtre à particules, ils sont responsables de près de la moitié des émissions de particules. Leur interdiction en zone LEZ  (Low Emission Zone) vise à protéger la santé des personnes qui vivent ou travaillent à Bruxelles. La pollution de l’air serait à l’origine de 9.000 décès prématurés par an en Belgique. Vérifiez ICI le statut de votre véhicule et consultez le calendrier 2025/2035.

Pour ceux qui décideront de se passer de voiture – comme 55% des Bruxellois – la prime Bruxell’Air a été quadruplée et proposera une offre en fonction des revenus du ménage. Il sera aussi possible de tester en ligne des alternatives, comme marche à pied, vélo, vélo cargo, transports en commun, voitures partagées ou taxis. Le Soir propose de les comparer.

Pour les professionnels qui doivent remplacer un utilitaire désormais interdit, la prime LEZ sera renforcée. Certains montants et plafonds sont revus fortement à la hausse (jusqu’à 15.000€) alors que les modalités administratives sont simplifiées. Pour les particuliers qui auront des difficultés pour financer l’achat d’un nouveau véhicule, rien ne semble prévu, malgré le moratoire demandé par le MR.

photos Pixabay

Un quota carbone individuel ?

Puisque nous savons ce que la planète est capable d’absorber en matière de CO2 produit, il suffirait de diviser ce montant par le nombre d’habitants de la planète pour attribuer annuellement à chacun son « compte carbone », sorte de « droit de tirage ». Une étude récente révèle ce à quoi les Européens seraient prêts à renoncer pour y parvenir. Ce n’est pas la première fois que cette idée – simple, juste et logique – revient sur le tapis. On l’évoquait déjà dans les années 90 et  Alternatives Economiques y revenait en 2018. Certains parlaient d’une carte de rationnement …

Aujourd’hui, c’est même un quotidien économique et financier français (La Tribune)  qui y consacre une Opinion. Attribuer à chaque personne un même quota annuel de carbone, qu’il pourra consommer à sa guise, un peu à la manière d’une carte de crédit, avec laquelle on achète ce que l’on veut, dans la limite de l’argent disponible sur son compte. Chacun serait libre de consommer ce quota selon ses souhaits: voyage, énergie pour son logement, déplacements, etc. Le montant de ce quota serait dégressif chaque année, pour arriver en douceur à la neutralité carbone souhaitée pour 2050.

Les personnes qui ne consomment pas l’entièreté de leur quota annuel pourront les revendre à ceux qui sont à court. Grâce à  ce « marché », un cercle vertueux pourrait s’enclencher, avec pour résultat une diminution des inégalités sociales et environnementales, qui entraînerait dans son sillage une amélioration de niveau de vie, d’accès à l’éducation, de santé publique, de natalité et réduction des migrations, des famines, des épidémies, etc. Certains préconisent de lancer cette formule sur base volontaire. D’autres se lancent même dans des prévisions chiffrées.

image extraite du site http://www.protegez-vous.ca/maison/credits-carbone/calculateur-ges

Happy Monday: bien finir l’année

Goodfood. Fini la malbouffe. Il y avait déjà le marché bio des Tanneurs et celui de Boitsfort, mais aujourd’hui nous avons répertorié 31 marchés bios. Il y avait aussi des boutiques bios tels que Sequoia, Färm et Bioshop, aujourd’hui il existe 205 points de vente agréés Goodfood. Il y avait déjà les restos bio Tan et Shanti, aujourd’hui on compte 67 restos labellisés Goodfood. Voilà les critères Goodfood. A votre santé.

Laver vos masques papier. Selon une étude du CNRS, il est possible de laver son masque chirurgical 10 fois en machine sans changer son efficacité. On parle là des masques dits chirurgicaux, souvent de couleur bleue ciel et vendus comme jetables. Plutôt que de vous en débarrasser, il est possible de les laver en machine, en conservant une efficacité intacte. Economique et écologique.

Voitures autonomes. Il y a longtemps qu’il n’y a plus de grooms pour manoeuvrer les ascenseurs, ils se croyaient irremplaçables. Les voitures aussi vont se passer de conducteurs. Elles respectent les limitations de vitesse, ne consomment pas d’alcool et font moins d’accidents que les humains. Inutile de les posséder, elles arrivent chez vous à la demande et vous conduisent à l’adresse que vous lui indiquez verbalement. 20 robotaxis de ce type circulent déjà à Shanghai. Et bientôt à Bruxelles ?