Archives pour la catégorie Mobilité

Favoriser la participation citoyenne

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C’est à l’initiative du groupe eChange – que la RTBF présente ICI – qu’un débat  » Démocratie et participation citoyenne «  a eu lieu entre divers politiques, sur base du travail préparatoire du groupe eChange et avec intervention de citoyens. Il s’est déroulé dans le respect, l’ouverture et la recherche de convergences, c’est sans doute inédit ?

Quelques convergences se sont dégagées :
* Le diagnostic et l’impact négatif du fonctionnement actuel des partis en Belgique.
* L’accord des représentants de tous les partis présents pour se mettre autour de la table pour tenter de dégager ensemble les axes d’amélioration du fonctionnement de la démocratie.
* L’ambition de rendre la démocratie plus efficace et plus participative:
– financement plus équitable des partis, en ce compris dans le cas de la création d’un nouveau ou d’une re-fondation de partis existants,
– diminution de leur impact sur le choix des élus (primaires internes, suppression de l’effet dévolutif de la case de tête)
– émergence positive d’innovations telles que l’assemblée citoyenne (en complément de l’assemblée représentative) et du référendum d’initiative citoyenne dans certaines conditions.

Vous trouverez aussi ICI quelques réflexions de participants.

Un nouveau débat public sera organisé par le groupe eChange sur la question de la Mobilité ce mercredi 27 mars à 19H30 à Bozar (Rotonde Bertouille). Vous pouvez vous inscrire ICI.

 

Pourquoi quittent-ils Bruxelles ?

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La jeune classe moyenne continue de quitter Bruxelles et est remplacée par des populations plus pauvres ou plus riches. Je ne vous apprends rien, la situation n’est pas nouvelle. La cause principale mise en avant par un article du Soir, reste l’impossibilité de trouver un logement à prix modéré. Trop fortunés pour satisfaire aux conditions d’accès des logements sociaux mais pas assez pour se tourner vers les prix du marché, la situation les pousse à quitter définitivement Bruxelles, où la plupart travaillent.

Prix du logement trop élevés, mais pas que. Il y a aussi parfois un sentiment d’insécurité, la congestion automobile, la pollution de l’air, l’absence de jardin, … C’est en collaboration avec l’IHECS, que le journal Le Soir va plus loin dans un dossier assez fouillé dont j’ai regroupé un certain nombre d’extraits. Il en dira beaucoup plus à tous ceux d’entre vous qui s’inquiètent de ce phénomène qui déséquilibre la population de la ville et la prive des contributions de ces Bruxellois qui vont résider hors de ses frontières et iront rejoindre le groupe des navetteurs qui entrent quotidiennement à Bruxelles.

« Par rapport à Paris ou Berlin, Bruxelles n’est certainement pas hors de prix, observe Fouad Ahidar (SP.A), président de la commission Logement au parlement bruxellois. Mais quand on compare le salaire moyen d’un Bruxellois avec les prix de l’immobilier, c’est là qu’apparaît le problème ». En 2017, 50 % des locataires ont un revenu mensuel inférieur à 2.000 euros, plus d’un tiers de leur revenu est consacré au logement. C’est là que se situe le seuil au-delà duquel le logement devient inabordable. « Pour ceux qui touchent de petits salaires, il est devenu presque impossible de se loger à Bruxelles, à moins d’opter pour des habitations à la limite de l’insalubrité situées dans des coins où il ne fait pas bon vivre ».

 

Tram autonome et navette automatique

extrait de la XinhuaVideo de New China disponible sur Youtube ICI

« Grâce à son guidage optique qui suit un marquage au sol invisible, ce nouveau moyen de transport en commun offrirait l’avantage d’un coût d’installation cinq fois moindre qu’un tram sur rails. Enfin, rendue possible par des batteries qui se rechargent en 30 secondes lors de chaque arrêt, l’absence de caténaires lui permet d’être beaucoup plus souple dans le trafic urbain ». C’est la DH qui annonce de nouveaux tests de ce « tram » chinois, dont nous avons déjà parlé.

Lancé sans rails (les cyclistes apprécieront) en mai 2018, il vient d’être expérimenté en version sans conducteur et par une température de – 20°. Il sera bientôt testé dans d’autre villes chinoises. Quand on se souvient des années qu’il a fallu pour installer les rails au boulevard du Souverain et leur prolongation vers Roodebeek, on se prend à rêver d’un réseau de trams sans rails. Encore faut-il pouvoir leur assurer un site propre ou à tout le moins une bande de roulage réservée.

Dès cet été, la STIB va tester de navettes électriques autonomes pour le « dernier km ». Pas pour remplacer les bus ou les trams, mais pour prolonger les lignes vers des quartiers éloignés peu denses.  La STIB  ne publie pas de texte, mais propose ICI une courte vidéo très parlante.

Les jeunes ont changé la donne

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Là, tout le monde se doit de revoir sa copie. Il faut contrôler ses propos, limiter ses émissions nocives, arrêter de construire des logements non durables, en finir avec l’obsolescence programmée, tenter enfin de promulguer un règlement Climat … et vite verdir ses promesses électorales. Il y a des comptes à rendre à ces milliers de jeunes qui défilent dans les rues pour exiger un air respirable, un avenir durable et une planète vivable. Ils veulent des engagements et des preuves, pas de simples promesses.

Démonstration. Nous avons souligné ICI l’indigence du projet de reconstruction du site de la Cité administrative et il a été recalé en commission de concertation. Un projet remanié a été présenté la semaine dernière et malgré certaines améliorations, le moins qu’on puisse dire c’est que les nombreux citoyens présents à la concertation se sont montrés plus exigeants. Ils n’ont pas eu de mots assez durs pour constater que c’est comme si les auteurs de projet n’avaient rien entendu des exigences nouvelles qui ont vu le jour: « Pour qui construire ces 1779 emplacements de parking ? » « 443 logements dans des tours cubiques ? » « Abattre 397 arbres à haute tige pour les remplacer par des plumeaux »  « Faire de l’ombre aux logements existants » « Aucun bâtiment passif, du gaz mais pas de géothermie » « On dirait un projet des années 50 », …

Mais à y regarder de plus près, ne serait-ce pas le Plan Particulier d’Affectation du Sol, imposé par la Ville aux auteurs de projet, qui est obsolète et ne correspond plus en rien aux exigences  nouvelles de la lutte contre le réchauffement climatique ? Rédiger un nouveau PPAS causerait évidemment un retard considérable au projet, pourrait entraîner des indemnités pour dédommager les bureaux qui se sont basés sur ce PPAS pour élaborer leur projet. Tout cela pourrait-il justifier de se lancer aujourd’hui dans la construction d’un nouveau morceau de ville complètement dépassé avant même d’être construit ? La Commission de concertation a reporté son avis. Oui, la donne à vraiment changé.

Nouveau projet présenté en commission de concertation (source la DH)

Avion, train ou voiture ?

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Par les temps qui courent, la RTBF a cru bon de faire une comparaison entre modes de transport. Le calcul des émissions de carbone dépendant de nombreux paramètres, elle s’est basée sur des chiffres disponibles sur le site internet de la SNCF, ainsi que sur le calculateur mis au point par greentripper.org. Sans oublier que le comparatif a ses limites : prendre l’avion nécessite de se présenter à l’avance pour l’enregistrement, le temps d’un trajet en voiture est lui aussi souvent allongé par des bouchons, des travaux ou des pauses…

Trois exemples:

Bruxelles – Paris (distance: 312km)

  • En train, la durée de votre trajet s’élève à 1h35 pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 2,6 kg.
  • En avion, votre trajet s’étalera sur 55 minutes pour une émission de CO2 proche de 32 kg pour un aller-simple
  • En voiture, la durée de votre voyage est estimée à 3h30 de route pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 40 kg.

Bruxelles – Londres (distance: 372km)

  • En train, la durée de votre trajet s’élève à 2h55 pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 4,2 kg.
  • En avion, comptez 1h15 de voyage pour une émission de CO2 estimée à 44 kg.
  • En voiture, la durée de votre voyage est estimée à environ 5h pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 40 kg.

Bruxelles – Genève (distance: 793km)

  • En train, la durée de votre trajet s’élève à 5h20 pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 6,8 kg.
  • En avion, comptez 1h15 de voyage pour une émission de CO2 estimée à 68 kg pour un aller-simple.
  • En voiture, la durée de votre voyage est estimée à 8h pour une émission de dioxyde de carbone d’environ 90 kg.