Archives de catégorie : Urbanisme

Aide sociale ou salaire décent ?

L’augmentation brutale du prix du gaz et la faible performance énergétique de nombreux logement bruxellois pourraient mettre nombre de ménages – sans contrat fixe – en difficulté cet hiver. Le tarif social, accessible à certaines catégories de locataires, peut y palier partiellement. Le gouvernement fédéral annonce aussi une prime unique de 80 € à chacun d’entre nous, pour faire face aux prix élevés de l’énergie.

Belle intention. Merci. Certains estiment cependant que même les salaires les plus bas devraient être suffisants pour couvrir les besoins fondamentaux et même pour mettre de l’argent de côté pour faire face à des imprévus. Comment le fédéral compte-t-il s’y prendre, pour qu’à l’avenir une partie importante de la ville ne reste pas tributaire de toutes sortes d’aides sociales ? Dès lors que certains salaires ou revenus de remplacement ne suffisent plus, n’est-ce pas ceux-là qu’il faut accepter de revoir sans tabou ?

Intervenir dans les frais de chauffage, alors que nombre de logements bruxellois sont de véritable passoires énergétiques, soulève une autre question pour l’avenir de la ville. Bruxelles Environnement propose un plan stratégique, il s’appelle Rénolution. Pour nombre de logements sociaux peu isolés, l’énergie est un puits sans fond. La situation n’est pas seulement coûteuse pour les locataires, mais aussi dommageable pour le climat, vu les gaz à effet de serre, inutilement envoyés dans l’atmosphère.

Happy Monday: une promesse qui persiste

Nous revoilà. Premier lundi de l’année. Comme promis, bruxsels future s’efforcera de vous livrer tous les lundis de bonnes raisons de vous réjouir, de croire dans un futur meilleur, même si ce n’est pas toujours évident de trouver de bonnes nouvelles dans les médias de Bruxelles, du pays et du monde. La crise sanitaire et le changement climatique remplissent largement la presse et éclipsent souvent les autres nouvelles. Belle année 2022, pleine de curiosité.

Le message mail qui vous parvient tous les jours de la semaine a fait peau neuve et le blog aussi. Pour arriver sur le blog, il suffit de cliquer sur le bandeau orange en bas du mail. A partir de là vous pouvez indiquer si vous êtes plutôt d’accord avec l’article ou pas. Pouce vers le haut ou vers le bas. Vous pouvez aussi écrire un commentaire plus complet et même transférer un article sur votre compte Facebook, sur Twitter, sur Instagram ou envoyer un e-mail à vos connaissances. N’hésitez pas à explorer.

L’asphalte et le béton ont imperméabilisé le sol de la ville. Les fortes pluies finissent par engorger inutilement le réseau d’égouts, qui peut déborder et dont l’eau doit être épurée à grands frais avant de rejoindre la Senne. La commune de Forest a misé sur des jardins de pluie pour y remédier. Elle a établi tout un plan de « maillage pluie » détaillé ICI. Ce plan s’inspire du dispositif proposé par Bruxelles Environnement. La Senne respire et les inondations pourraient devenir plus improbables, si les autres communes s’y mettent aussi.

photos jardins de pluie de la commune de Forest et de Bruxelles Environnement

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Des communes s’engagent pour le climat

293 villes flamandes ont signé un pacte local énergie-climat avec des objectifs concrets pour  le verdissement, l’énergie participative, la mobilité durable et les eaux de pluie. Il encourage, par exemple, dans chaque commune la présence d’au moins un arbre par habitant, la réalisation de 50 rénovations collectives par millier d’unités d’habitation, l’installation d’une borne de rechargement électrique par 100 habitants et la perméabilisation d’au moins un mètre carré de sol par habitant.

C’est VRTnws qui annonce que c’est Bart Somers (Open VLD), ministre de l’Intérieur du gouvernement flamand, qui a pris cette initiative. Il sait qu’il a besoin des autorités locales pour arriver à relever l’immense défi climatique. Son plan doit permettre aux communes d’y contribuer concrètement de manière volontaire. Peut-être fera-t-il des émules dans nos 19 communes ?

Son approche a été remarquée par le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmerman, architecte du Green Deal. Il a demandé à Bart Somers de devenir l’ambassadeur Climat auprès des pouvoirs locaux de l ’Union européenne. Une distinction de plus, après un mayorat consacré à transformer la ville de Malines et après avoir été élu « Meilleur bourgmestre du monde » en 2016

photos Pixabay et Open VLD

Un nouveau boulevard urbain

Vous voyez la portion de l’autoroute d’Anvers A12 qui pénètre dans Bruxelles ? Elle va passer de 3 bandes à 2 bandes et la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van Den Brandt, a déposé une demande de permis pour transformer cette autoroute urbaine en boulevard urbain. Moins d’asphalte, plus d’arbres et de plantations en 2024. Une opération proche de celles déjà programmées pour Reyers et Hermann Debroux. En finir avec ces autoroutes, que certains voulaient voir aller jusqu’à la Grand-Place ?

Un article de La Libre en dit plus. Et un autre article de VRTnews, ainsi qu’un billet de De Morgen, tentent d’évaluer l’impact de ce projet sur les navetteurs. Sur son site personnel, la ministre de la Mobilité dévoile également sa vision globale pour l’avenir de la mobilité à Bruxelles et de la place faite à la mobilité douce et partagée. Les nombreuses photos et simulations de l’article en français et néerlandais de VRTnews me dispensent d’un troisième paragraphe. Bonne lecture.

merci à IPM Graphics et à Bruxelles Mobilité pour les photos et vision d’artistes

Bruxelles ville verte ?

Oui assurément … mais pas pour tout le monde. Alors que nous disposons de magnifiques espaces verts et de la proximité de la forêt de Soignes, une grande parties des habitants de Bruxelles ne disposent d’aucun espace vert de proximité. La ville à 15 minutes n’est pas d’actualité pour la verdure, alors que l’OMS recommande au moins 0,5 hectare d’espace vert à moins de 300 mètres de chaque habitation. Une étude d’ISGLOBAL disponible ICI analyse la situation d’un grand nombre de villes.

Un article de Bloomberg, que nous avons traduit pour vous, révèle que malgré la présence de nombreux parcs célèbres, le Grand Paris présente le quatrième taux de mortalité lié au manque d’espaces verts. Copenhague est encore plus mal lotie, en deuxième position, juste derrière Bruxelles, qui fait un très mauvais score qui peut surprendre. C’est parce que ces parcs sont mal répartis. Il y a un véritable « green space gap »  entre les résidents plus riches vivant dans des zones verdoyantes et les populations plus pauvres dans des zones dépourvues d’espaces verts. Pour être plus efficaces, les espaces verts doivent aller là où se trouvent les gens, en s’infiltrant dans les zones denses sous la forme d’un patchwork véritablement étendu à toute la ville.

« Les villes européennes devraient se concentrer sur la récupération des terrains urbains pour en faire des espaces verts », déclare M. Nieuwenhuijsen. Il préconise une approche de remplissage et de récupération utilisant « des solutions basées sur la nature telles que les toits verts et les jardins verticaux, ainsi que d’autres mesures telles que la déviation du trafic, l’arrachage d’un maximum d’asphalte qui imperméabilise les sols, et son remplacement par des espaces verts, des couloirs verts, des plantations d’alignement et des pocket parks sur l’ensemble du territoire.

photo Pixabay