Archives pour la catégorie Urbanisme

Une ville résolument plus verte ?

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Le plan Canopée est le nom retenu par la Ville de Bruxelles pour renforcer la présence de végétaux sur son territoire. Il a pour objectif de “rafraîchir” la ville en vue de futures canicules. « L’arbre n’est pas un mobilier urbain, c’est un être vivant ! C’est un lieu de vie, aussi, pour les oiseaux, les insectes. Nous voulons conserver le patrimoine existant. Nous voulons augmenter sa présence aussi » affirme avec conviction l’échevine des Espaces Verts ». Et le bourgmestre d’ajouter  “La végétation est essentielle au bien-être de tous et à la qualité de notre environnement”. 

La Région aussi promet beaucoup plus d’arbres pour nous protéger du soleil et capter le CO2. Fort bien tout cela. En attendant, c’est à la tronçonneuse qu’on laisse abattre128 majestueux platanes avenue de Stalingrad pour faire place à la station de métro Toots Thielemans. Et ce n’est pas tout comme nous le soulignions déjà ICI, à propos de nos places minérales. Bien sûr, on plantera de nouveaux arbres, mais ils mettront du temps à se développer et à fournir une ombre propice aux passants et aux terrasses.

Aujourd’hui, c’est à la colonne du Congrès, que quelques 397 arbres de haute tige sont en train d’être abattus à la cité administrative. Le comité Notre Dame aux Neiges s’émeut et dénonce des permis d’urbanismes qui violeraient selon eux le Plan Particulier d’Affectation du Sol (PPAS) « Pacheco », qui prescrivait le maintien en bonne santé des arbres. La Région conteste ces affirmations et affirme que tout se déroule en parfaite légalité. BX1 et Bruzz en disent plus.
Nous nous demandons si c’est ainsi que Bruxelles deviendra résolument plus verte ?

Happy Monday: habitat groupé à Ixelles

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Une pépite – bien cachée derrière le cimetière d’Ixelles – pourrait réunir des personnes désireuses d’y créer un habitat groupé ou d’y exercer une activité professionnelle. Incroyable qu’une grande halle, une imprimerie, d’autres vastes bâtiments, un parking et des jardins soient encore disponibles en plein coeur d’Ixelles. D’ici au 11 février, cOarchi se propose de coordonner une offre commune d’achat pour un site à haut potentiel: l’ancienne centrale électrique de la rue Volta.

Ce projet d’achat/rénovation vise à rassembler des personnes désireuses de « co-concevoir la ville de demain, de créer ensemble un vivier qui mutualise des espaces et des équipements communs, qui mêle écologie et urbanité, logement et activités professionnelles, patrimoine et architecture contemporaine ». Il y aura des bureaux en coworking, des ateliers, un restaurant, un fab-lab, des salles polyvalentes et des équipements collectifs pour le monde culturel et associatif. Un porteur de projet est aussi recherché pour y implanter une crèche pour 50 enfants. C’est dire si le projet a de l’ambition.

cOarchi – qui y installera aussi ses nouveaux locaux – est à la recherche immédiate de candidats coacquéreurs pour créer ensemble ce village dans la ville, pour y vivre, y travailler, y partager, dans le respect d’un environnement prometteur. Alors, si cette formule vous enthousiasme, ne tardez pas à découvrir les divers projets de cOarchi et à prendre contact avec eux ICI.

 

2020 se termine

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Pour vivre les dernières heures de 2020, qui restera dans toutes nos mémoires, je vous propose un petit regard croisé sur le passé et le futur de Bruxelles. Si vous pouvez en prendre le temps, je vous invite à visionner ces trois précieuses vidéos de quelques minutes, avant de nous revoir le 2 janvier 2021.

La maison du peule de Victor Horta n’existe plus, mais à partir des plans et de traces éparses, des historiens, des architectes et des informaticiens vous proposent une visite virtuelle de la reconstitution de cette oeuvre phare de l’Art Nouveau, dont le musée Horta nous livre tous les secrets.

Sur l’ancien site de Tour et Taxis, le futur rencontre le passé. Après un long abandon, les immenses verrières des vestiges d’un Bruxelles industriel retrouvent leur beauté et sont en route vers de nouvelles affectations. Auvio vous offre une promenade virtuelle des rénovations et pourquoi pas une véritable promenade hivernale dans le site et le parc ?

Après le Moyen Age et sa peste noire, les maladies et les épidémies successives ont contraint la ville à s’adapter pour survivre. Sortir les cimetières de la cité, voûter la Senne, percer des boulevards, créer des places vertes et des égouts, lutter contre la pollution et le réchauffement, mettre fin aux zones monofonctionnelles. Tout cela illustré par une vidéo de 5 minutes.

une nouvelle  lune se lève sur Bruxsels en cette 2020 …

Démolir pour construire

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Dans une ville densément bâtie – sauf existence de quelques friches – il est nécessaire de démolir pour construire du neuf. Se pose alors la question de déterminer ce qui doit être conservé et ce qui peut être détruit. Quelles traces du passé une ville doit-elle conserver ? Ainsi, Bruxelles a déjà perdu son ancienne gare du Midi place Rouppe, la Maison du Peuple de Victor Horta ainsi que son hôtel Aubecq, le Centre Rogier (Martini) de Jacques Cuisinier, les immeubles d’angle de la porte de Namur et ceux de la place Stéphanie, et tant d’autres victimes de la « bruxellisation », bien illustrée par cet article de 2017 de la RTBF, avec ses astucieuses photos coulissantes Avant/Après.

Aujourd’hui, la réflexion doit aussi se porter sur les conséquences écologiques de démolitions d’immeubles qu’il possible de rénover ou d’adapter. Nous n’ignorons plus que matériaux ne sont pas inépuisables, même le sable nécessaire au béton finit par se faire rare. L’ARAU s’insurge contre la très large démolition prévue de l’îlot de la place De Brouckère (côté UGC), de la démolition du tri postal de l’avenue Fonsny en sursis, de la rue de la Loi, dont les immeubles –  souvent récents – ne cessent d’être démolis et reconstruits sans l’accord des citoyens. S’oppose aussi formellement à la démolition de l’immeuble Belgacom (aujourd’hui Proximus) au pied du Sablon, à propos de laquelle Quartier des Arts adopte une position plus mitigée.

Le parlement européen, place du Luxembourg, n’a pas 30 ans, mais dès 2017 ses membres ont déjà examiné la possibilité de sa rénovation complète ou de sa démolition/reconstruction, bien que le promoteur estime qu’il n’y a pas de problème de stabilité. Fin 2019, un appel à projets a été lancé pour évaluer les deux solutions, en vue répondre aux problèmes de sécurité et de gaspillage d’énergie qui ont été constatés. Strasbourg en profite pour se profiler comme siège unique. Pour le citoyen, cela fait plutôt mauvais genre et pourrait être vu comme symbolique d’une mauvaise gestion européenne. Comme le constate ma voisine, la maison que j’occupe a 300 ans et est toujours là …

image Michael Gaida Pixabay

 

Quel avenir pour les bureaux ?

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Malgré la Covid-19, pas moins de 300 000 mètres carrés de nouveaux bureaux sont en construction dans le quartier Nord. De projections régionales non encore publiées, il ressort que cela représente deux fois plus que la demande. « Nous devons avoir le courage de changer de cap. Le grand  complexe de bureaux monofonctionnel est une chose du passé » confie Rudi Vervoort dans un article de Bruzz traduit ICI. Le même journal avait déjà publié « Le Corona fait trembler les tours de bureaux » et Métro se charge de faire le point sur le marché actuel.

Pascal Smet dans la DH: « Le quartier Nord illustre parfaitement le type de ville que Bruxelles est devenue pendant la seconde moitié du siècle dernier : une ville de navetteurs pensée exclusivement pour la voiture. Aujourd’hui, la Région veut refaçonner les abords de la gare du Nord pour en faire un quartier exemplaire. La dynamique, les partenaires et la volonté politique sont désormais là pour faire du quartier Nord un symbole de la nouvelle voie que Bruxelles veut emprunter : une métropole vivante et florissante à dimension humaine ». Un groupe de pilotage a été mis en place et une consultation citoyenne y est annoncée.

Si l’avenir de l’immobilier bureaux post-covid vous intéresse, voilà – comme promis – le lien vers la rencontre organisée par Aula Magna et les questions-réponses. Vous trouverez aussi les slides de  l’exposé de Tamas Polsters (ex de Cushman & Wakefield) et les slides de Sophie Coekelberghs (Perspective), qui illustre les étapes du futur du quartier Nord. Là, vous voilà documentés à bonne source.