Se connaître entre Régions.

C’est avec plaisir que nous vous annoncions la naissance du Standaard en français. Une manière efficace de découvrir ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique et de connaître le regard de la Flandre sur le monde. Une initiative bienvenue, qui complète celle de DaarDaar, qui depuis longtemps traduit en français « le meilleur de la presse flamande ».

C’est donc avec dépit que nous apprenons que la VRT va cesser sa parution en français, en anglais et en allemand. C’est pour des raisons de réduction de budgets, que nous ne découvrirons plus le point de vue de la VRT face à celui de la RTBF. Nous n’allons pas faire de reproches à la VRT, alors que jamais la RTBF n’a traduit du contenu en néerlandais. De Standaard s’y est mis, bien qu’aucun journal francophone ne suive le mouvement.

Dans un pays riche de deux cultures et de deux langues, il est regrettable de rester peu informés sur ce que pensent nos voisins immédiats, que nous rencontrons cependant à la mer et dans les Ardennes. Reste à nos écoles à enfin livrer une nouvelle génération au moins bilingue, si pas trilingue. L’avenir du pays est sans doute à ce prix ?

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Le pouvoir des enfants.

Les enfants sont ceux qui ont le moins de prise sur l’avenir de la planète, mais ils seront aussi parmi les plus touchés par ses transformations. Ils peuvent ainsi ressentir le poids psychologique de ce que l’on appelle le « fossé de la futilité » : le sentiment que les actions individuelles n’ont guère de sens face à l’inaction plus large de la société face à la crise climatique.

Plutôt que de se focaliser sur ce qui ne va pas, l’éducation au climat peut aider les enfants à se demander ce qu’ils peuvent faire. En cultivant leur « agentivité », c’est-à-dire leur capacité à être maîtres de leur existence, et leur esprit critique, elle peut faire émerger une génération prête à agir pour un avenir plus durable.

Il est essentiel de favoriser une agentivité psychologique saine, c’est-à-dire la conviction que nous avons prise sur notre propre vie. Les enfants doivent être accompagnés afin qu’ils ne perdent pas espoir. Cet article en français de The Conversation explique comment les adultes peuvent les y aider. L’objectif est de transformer les sentiments d’impuissance en sentiment d’efficacité personnelle – la conviction que les enfants peuvent agir.

Prêt à Manger qualitatif.

Vous connaissez les restaurants Prêt à Manger BON ? Si la marque Bon n’a pas encore percuté dans l’esprit de la plupart des Bruxellois, cela n’empêche pas cette chaîne bruxelloise de restaurants « fast good » de se développer à marche forcée, en proposant des petits-déjeuners et des lunchs qualitatifs.

Les cinq établissements bruxellois que comptait la chaîne en 2019 se sont multipliés. Ils sont aujourd’hui 16. Ce n’est pas fini: d’ici quatre ans, Bon entend doubler de taille et s’implanter dans d’autres villes du pays. Il s’agit avant tout d’un projet commercial, soutenu par Colruyt. Ce qui est nouveau et intéressant c’est que pour se développer, le commerce s’intéresse à une alimentation locale de qualité produite à Woluwe.

L’article de L’Echo révèle que le projet commercial a enregistré en 2024 une perte opérationnelle de 1,1 million, mais qu’elle persiste et vise l’équilibre en 2027. « Nous voulons être rentables en 2030, quand nous aurons 32 implantations ». L’alimentation saine commencerait-elle à intéresser la finance ? Une nouvelle plutôt encourageante si la qualité est au rendez-vous.

Changer de voiture ?

Lorsque la voiture des Bruxelloises et des Bruxellois arrivera en fin de vie, ou ne sera plus autorisée à circuler en ville, ils et elles se trouveront devant un choix difficile. Se passer de voiture ? Acheter une voiture électrique ? Une voiture hybride ? La crise pétrolière, qui fait monter le prix de l’essence, rebat quelque peu les cartes, tout comme la chute du prix des batteries, des voitures et la multiplication des points de recharge.

Le coût des batteries a chuté de 93 % depuis 2010. C’est ce chiffre qui change tout. Un « pack » qui coûtait plus de 850 euros par kilowattheure en 2010 ne coûtait plus que 91 euros fin 2025, sous l’effet d’une décennie d’apprentissage, d’investissements et de politiques publiques favorables. Batteries, coûts, réseaux… l’industrie automobile franchit le point de bascule et peut s’affranchir du pétrole. Cet article explique ce point de vue et en dit plus sur la situation actuelle.

Chaque borne de recharge installée rend le véhicule électrique plus attractif. Chaque mise à jour logicielle augmente la valeur de toutes les voitures déjà en circulation. Chaque batterie recyclée alimente la chaîne d’approvisionnement et rend la suivante moins coûteuse. Selon l’expert Mobilité de Testachats, si l’on considère le coût total de possession d’une voiture, un véhicule électrique est aujourd’hui moins cher à moyen et long terme qu’une voiture thermique, surtout si on recharge chez soi, comme expliqué ICI.

 

 

Communautés d’énergie.

Deux lecteurs  fort bien informés nous font part de leurs remarques à propos du billet à propos des communautés d’énergie à Bruxelles.

Les communautés d’énergie ne réduisent pas la dépendance à Sibelga puisqu’elles utilisent le réseau électrique. En revanche, elles bénéficient d’une diminution du tarif de distribution si tous les membres sont sous le même transformateur basse tension. Et elles réduisent leur dépendance aux fournisseurs d’énergie.

Le projet « Illuminons le quartier » est une démarche spécifique au départ d’une personne et donc pas très collective. D’autres communautés seraient plus intéressantes à nommer et à analyser. Ceci dit, les démarches sur la Région bruxelloise restent très fastidieuses et énergivores… L’article de presse transmet de façon trop simpliste une  démarche citoyenne pour laquelle une équipe pluridisciplinaire est nécessaire et où beaucoup de conditions doivent être réunies pour en réussir le développement.