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Des idées pour le canal ?

Situé sur un ancien site industriel le long d’un canal, le projet Merwede fait inévitablement penser à l’opportunité que représentent les terrains autour du canal à Bruxelles. Merwede est en train de devenir un des plus grands quartiers urbains sans voitures des Pays-Bas. D’une superficie équivalente à 34 terrains de football, il comprend 6 000 logements, divers services et une grande place à la végétation dans les espaces publics, les cours et  sur les toits.

C’est un quartier sans voiture, donnant la priorité aux piétons et aux cyclistes. Les résidents et les visiteurs disposent d’un grand choix de vélos et de voitures partagées et de transports publics. Ces 200 bâtiments étagés sont le résultat d’une analyse intégrale des différentes ambitions durables et spatiales étudiées avec la collaboration des habitants concernés.

Merwede allie de szones résidentielles tranquilles à des lieux de rencontre plus animés. L’essentiel à 10 minutes à pied. Vous verrez ICI ce que les concepteurs appellent « Coulisse City », qui apporte de la variété, de la surprise et un sentiment d’intimité dans la ville. Un portfolio avec des photos et des simulations, vous donneront une idée de la nature de cette initiative parmi d’autres projets de Bura. Peut-être pas trop tard pour inspirer les berges de notre canal ?

Photos Bura et Rijnboutt

 

 

Le futur des trottinettes.

La trottinette, facile pour se déplacer en ville et facile à ranger. Elle soulève pourtant toujours des questions: l’encombrement des trottoirs et des coins de rue, une utilisation excessive, une présence qui distrait et inquiète, une fréquence des décès parmi les utilisateurs qui augmente. Brussels Times estime qu’il est temps de réfléchir sur la manière dont nous traitons cette question, dont nous réglementons l’usage et éduquons les utilisateurs.

Des mesures ont été prises pour les autres modes de transport, non seulement dans l’intérêt des citoyens qui ne les utilisent pas, mais aussi dans l’intérêt des utilisateurs eux-mêmes. Ceintures de sécurité dans les voitures, casques pour les cyclistes, gilets de sauvetage sur les bateaux. Voire même des formations et des tests pour obtenir un permis. A quand pour les trottinettes ? alors que le nombre d’accidents enregistrés est passé à 470 au cours des trois premiers mois de 2025 contre 291 en 2024.

À Bruxelles, la vitesse maximale des trottinettes électriques partagées est déjà limitée automatiquement à 20 km/h dans toute la Région, et même à 8 km/h dans certaines zones spécifiques. Les trottinettes privées y échappent, parfois flashées à 106 km/h. Parmi les propositions on trouve: la réduction de la vitesse de 25 à 20 km/h pour tous, l’interdiction à la vente de véhicules dépassant les 20 km/h, le port d’un casque, une immatriculation, un examen et un test de conduite. C’est à ce prix que la trottinette pourrait trouver sa place dans le trafic.

 

Des solutions pour notre mobilité.

Un lecteur assidu m’alerte. Deux professeurs d’économie constatent que nous utilisons davantage le vélo, mais que les embouteillages ne diminuent pas et que les dépenses de mobilité ne cessent de croître. Pas vraiment une bonne nouvelle pour un lundi. Sauf que, les professeurs Bruno De Borger et Stef Proost ne se contentent pas de pointer des problèmes, ils viennent aussi avec des solutions réalistes et à portée de main.

Les embouteillages: une perte de temps pour les automobilistes et les routiers mais aussi un impact sur le marché du travail. Les travailleurs redoutent d’emprunter le ring autour de Bruxelles ou d’Anvers. Pendant ce temps l’État continue de subventionner les voitures de société, l’utilisation des voitures électriques n’est pas taxée et nos transports publics sont excessivement subventionnés.

Une réforme s’impose: réduire systématiquement les subventions pour les voitures de société, n’accorder les subventions pour les transports publics qu’à ceux qui en ont vraiment besoin, introduire des péages kilométriques et des tarifs de pointe pour le transport routier. Cela profitera à notre budget et à notre mobilité. Ils s’en expliquent dans De Standaard, traduit pour vous ICI.

Gratuité des transports en commun.

C’est un sujet qui revient régulièrement à l’avant de l’actualité bruxelloise, avec comme intention première une réduction de l’usage de la voiture privée et l’accroissement du pouvoir d’achat de la population. Pour certains, c’est cependant le type même fausse bonne idée. Un rapport de la Cour des Comptes française la qualifie de démagogique.

Cette mesure est non seulement coûteuse, mais surtout inefficace pour inciter les automobilistes à changer de mode de transport. Par un effet d’aubaine, elle pèse aussi sur la pratique de la marche et l’utilisation du vélo… Cibler davantage les réductions tarifaires selon les critères de ressources semble une formule plus juste et efficace.

La STIB propose un abonnement à 12 euros par an pour les plus de 65 ans, pour les jeunes de 12 à 24 ans et gratuit pour les moins de 12 ans domiciliés à Bruxelles. Si l’application Floya centralise certaines fonctions, ces abonnements ne sont cependant toujours pas valables directement sur les véhicules des TEC, De Lijn et SNCB circulant sur le territoire de la ville, il faut encore passer par Brupass XL.

 

Une société civile active.

Quand une partie importante de classe politique n’est plus capable de placer les intérêts de Bruxelles avant ceux de leurs partis ou de leur égo, il faut se réjouir de pouvoir compter sur une société civile fort présente. La semaine dernière elle s’est montrée particulièrement active sur le plan de la santé, de l’environnement et de la politique.

C’est grâce à l’action de citoyens et d’associations que les véhicules les plus anciens ne pourront plus continuer à polluer l’air de la ville deux ans de plus. Pour la Cour Constitutionnelle, l’ordonnance attaquée entraînait un recul significatif du degré de protection du droit à la santé et du droit à un environnement sain, qui n’est pas raisonnablement justifié. Un délais et des mesures d’accompagnement vont devoir être mis en place.

Vendredi des personnes survolées étaient réunies en pyjama devant le gouvernement flamand pour exiger la fin des vols de nuit. Face à l’absence d’un gouvernement régional, le collectif Respect Brussels a mis les députés bruxellois en demeure. Le15 septembre des associations manifesteront devant le Parlement bruxellois pour rappeler aux députés que l’éducation et la protection de l’environnement ne sont pas « facultatives », mais essentielles pour notre avenir.

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