Certains quartiers ont tendance à se couper du reste de la société. Retisser le lien par la mobilisation des habitants eux-mêmes, assurer l’interface – et parfois la simple traduction – avec diverses institutions, c’est le pari fou des Voisins Malins, que révèle cet article en français de The Conversation. Une initiative qui a démarré dans la ville de Grigny en France, mais qui dispose aujourd’hui 100 Voisins Malins qui parlent au total 36 langues et dialectes. L’association noue même des partenariats avec Barcelone. Pourquoi pas avec Bruxelles ?
Les Voisins Malins sont des mères de famille, des retraités, des étudiants issus du quartier, mais aussi des comptables, des aides-ménagères, des petits commerçants… Ils sont recrutés et salariés par l’association Voisins Malins, avec des temps partiels d’une vingtaine d’heures par mois. Ils sont devenus des passeurs entre les habitants et diverses institutions, qui leur confient des tâches et rémunèrent l’association. On en dit (beaucoup) plus ICI.
« Une personne du quartier sonne à votre porte. La première méfiance surmontée, vous découvrez qu’elle parle la langue de votre pays, qu’elle a des réponses simples aux questions qui vous hantent et qu’elle vous ouvre, à son tour, les portes de cette ville que vous désespériez de comprendre ». Les institutions formelles – parfois à bout de souffle – n’étant souvent plus le lieu adéquat, il fallait inventer quelque chose qui parte des habitants et avec un management très professionnel.
