Pendant qu’on nous demande de baisser le thermostat pour limiter les changements climatiques, des cafés et des restaurants continuent à chauffer leurs terrasses ouvertes avec du gaz ou de l’électricité. Le parlement bruxellois a débattu de cette question, déjà ancienne, et va devoir conclure la semaine prochaine. Un article de L’Echo résume bien les arguments d’un parlement divisé, avec des députés soucieux du dérèglement climatique en cours et des défenseurs de l’Horeca, grand pourvoyeur de main d’œuvre.
Une saison de chauffage d’une terrasse de 5m x 15 nécessiterait autant d’énergie qu’une voiture qui fait 3 x le tour de la terre ! A Paris, l’interdiction de chauffage est déjà d’application depuis mars 2022 et les amendes sont sévères. A Namur depuis 2021 et à Woluwe Saint-Lambert partiellement. Au parlement bruxellois le MR prend la défense du chiffre d’affaires de l’Horeca pour demander la suppression de cette mesure. Les Engagés demandent de la reporter d’un an en attendant des alternatives. Le PS, qui a pourtant adopté la mesure en gouvernement, estime « qu’il faut se montrer souple ».
Il est vrai que le secteur Horeca a des difficultés, mais n’y en a-t-il pas trop ? Parfois sans concept, ni identité ? Faut-il leur fournir de l’aide ? La Ville propose 600 euros. Quant aux alternatives attendues, il y en a peu en dehors des plaids et des « wollekes » offerts par la Ville de Bruxelles. Accessoirement, des coussins ou des bancs chauffants, qui réchauffent les corps mais pas l’air et qui ne consommeraient que 6 euros par jour contre 60 pour les parasols au gaz.
Après le report des Zones de basses émissions (LEZ) on ne va quand même pas encore reporter l’interdiction de chauffage de la rue ?
Photo Métro FR




