Archives de catégorie : Energie

Une écologie joyeuse.

Fin du gaspillage. Des magasins avec portes grandes ouvertes et chauffage ou climatisation allumés, c’est fini à Bruxelles. Depuis le 1er mars, la Région bruxelloise oblige les commerces qui utilisent des systèmes de chauffage et de climatisation à garder leurs portes fermées, après une période de transition.

Chaleur gratuite. La chaleur résiduelle des fours à chips de PepsiCo est captée et envoyée vers les habitations du quartier furnois Suikerpark. Autrefois, elle était perdue, aujourd’hui ce réseau de chaleur unique en Belgique contribue à réduire les émissions de CO2 et notre dépendance aux combustibles fossiles.

Plus sain et goûteux. Découvrez des aliments oubliés, les bienfaits des fruits à coque, des farines à indice glycémique bas, des légumineuses pleines de protéines. Osez déguster des insectes vraiment comestibles, mais méfiez-vous du tarama industriel. L’alimentation de demain avec Consoglobe.

Un bois de Hal accessible. A deux pas de Bruxelles, le bois de Hal est célèbre dans le monde pour ses tapis de  jacinthes mauves. Depuis peu il est plus accessible pour nous mais aussi pour les animaux, grâce à un « écoduc » de 65m de large qui enjambe le ring. De belles photos ICI.

Mieux préparer l’avenir.

Challenge réussi. Quand les scientifiques ont découvert que le bouclier qui nous protégeait des rayons ultraviolets du soleil était en train de se dégrader, de nombreux pays sont engagés en 1987 à interdire progressivement des produits qui polluent la stratosphère. Bonne nouvelle: les mesures ont porté leurs fruits, le trou se résorbe.

Communauté métropolitaine. Si cette coopération avec les communes de l’ancien Brabant reste toujours bloquée politiquement, le privé en a bien compris l’intérêt. L’ancien site Renault de Vilvorde vient d’être racheté pour 100 millions. Une partie du site deviendra une plaque tournante de la logistique intelligente du XXIe siècle dirigée vers Bruxelles, avec qui la commune est bien reliée.

Recyclage astucieux. Des scientifiques ont découvert un moyen de transformer des déchets industriels – auparavant inutiles – en un matériau vital utilisé dans les batteries. Une alternative durable aux métaux rares. Ils s’en expliquent dans cet article d’Euronews traduit pour vous ICI.

Des canettes consignées. Malgré des engagements antérieurs, les canettes et bouteilles en plastique sont toujours vendues sans consigne. Elles finissent donc en grande quantité dans la nature ou dans les rues. 70 organisations et communes demandent aux responsables politiques d’œuvrer à la mise en place d’un système de consigne attrayant et efficace.

Electricité moins chère.

L’électricité serait l’énergie de l’avenir. C’en sera bientôt fini avec le mazout, le gaz et le charbon, qui polluent l’air que nous respirons et dont les émissions de carbone modifient le climat. Encore faut-il que l’électricité qu’on nous livre soit verte.

Pour la première fois, l’éolien et le photovoltaïque ont produit près de 30% de l’électricité en Belgique. C’est un beau succès. Le reste provient du nucléaire, du gaz et d’achats à l’étranger, pas nécessairement verts. Les prix de l’électricité demeurent cependant peu compétitifs.

Pour se chauffer et se déplacer, les Bruxellois ne passeront à l’électricité que si son prix diminue. Le fédéral ne pourrait-il pas commencer par supprimer complètement toute tva et accises sur l’électricité ? Ces pertes de revenus pourraient être compensées par une taxation supplémentaire du gaz et du mazout, que le fédéral et les Régions veulent précisément voir disparaître progressivement.

Bonnes nouvelles de Vienne.

Bruxelles a froid. Vienne aussi. Sauf que la capitale de l’Autriche dispose d’un plan ambitieux pour mettre fin à sa dépendance vis-à-vis du gaz naturel (importé de Russie depuis 50 ans) grâce à des pompes à chaleur, des forages et de l’efficacité énergétique. Pour atténuer la hausse des prix de l’électricité, la ville offre à ses citoyens un quota énergétique gratuit, au-delà duquel les plus gros consommateurs passent à la caisse. Inspirant.

Vienne a élaboré un plan à long terme pour garantir durablement la chaleur hivernale à ses deux millions d’habitants. Elle va développer ce qui est déjà l’un des plus grands réseaux de chauffage urbain d’Europe, en trouvant de nouvelles sources d’énergie pour l’alimenter. Des ingénieurs ont commencé à creuser le sol, sondant un vaste réservoir d’eau bouillante situé trois kilomètres sous la ville.

Ce plan est cependant encore confronté à des défis techniques et économiques, mais aussi à des vents contraires sur le plan politique, après que le Parti de la liberté, favorable à la Russie et sceptique à l’égard du climat, a été chargé de former un nouveau gouvernement national. En savoir plus et voir des photos dans l’article complet de CityLab (un rien long à charger).

Retour du rationnement ?

Quelle question ! Les timbres de rationnement rappellent sinistrement la guerre. Cependant, lorsque des ressources se font rares ou précieuses, comment les répartir équitablement au profit de tous ? Allouer un quota à chacun est sans doute la manière la plus juste d’y arriver. Cela n’est pas (encore) une nécessité chez nous, où c’est finalement la hausse du prix des produits rares qui les « rationnent » en les réservant aux seuls riches.

Pour l’eau – qui devient rare – le prix n’arrête pas de monter pour tous. Bien commun indispensable et non marchandise, ne serait-il pas équitable de fournir à tous les habitants de Bruxelles une quantité  d’eau minimale à titre gratuit ? Ensuite des tarifs progressifs lorsque la consommation augmente. Libre à chacun de laver sa voiture à l’eau potable, d’arroser sa pelouse, de remplir sa piscine ou d’alimenter son usine, mais alors en  payant le prix coûtant, pour mettre fin à l’énorme déficit actuel de Vivaqua.

Si nous voulons limiter les nuisances liées à l’usage de l’avion et développer l’alternative train, ne pourrait-on attribuer à chaque citoyen un nombre limité d’heures de vol annuels autorisées ? Ceux qui préfèrent ne pas utiliser l’avion, ou n’en ont pas les moyens, pourraient toujours revendre leurs droits à une bourse de consommateurs. Une manière de limiter l’usage de l’avion. On voit déjà les lobbies de l’aérien – peu soucieux du climat – agiter le spectre des pertes d’emploi pour faire fléchir le politique.