La planche à billets.

Billet d’humeur

Le gouvernement Vervoort III a fait tourner la planche à billets pour permettre à chacun des membres de la coalition de réaliser ses projets. Le grand argentier Sven Gatz (Open VLD) a prodigué quelques avertissements, sans résultats. Cela a commencé avec Vervoort II par l’achat – presque impulsif et spectaculaire – de l’iconique bâtiment Citroën. Non pour y héberger l’Autoworld du Cinquantenaire pour lequel il était équipé, mais pour créer Kanal, un Centre d’Art Moderne et Contemporain, qui nécessite des travaux importants, alors que la Région ne dispose d’aucune œuvre à y exposer et a donc signé un coûteux partenariat avec le Centre Pompidou pour l’animer.

Ensuite il y a eu Néo, un coûteux projet en rade au Heysel, certes à l’initiative de Philippe Close (PS), mais que Rudi Vervoort (PS) n’a pas fini de renflouer. Ne parlons pas de coût des études du stade de football d’Alain Courtois (MR) qui ne s’est jamais réalisé. Il y a aussi eu les frais liés au Covid. L’inflation. Et surtout la décision de créer la ligne de Métro 3, trop chère à amortir par une Région qui ne compte que 1,2 millions d’habitants. Avec la rénovation et l’entretien des tunnels routiers, trop longtemps négligés, transport et mobilité ont coûté près d’un tiers du budget régional.

Le temps de l’argent bon marché étant révolu, proche de la faillite, le gouvernement laisse une fameuse ardoise à son successeur. Leisterh I (?) devra donc réaliser des coupes sombres et faire rentrer de l’argent supplémentaire. Gestion irresponsable certes, mais aussi sous-financement chronique de la capitale. La poursuite de la ligne de Métro 3 va certes coûter 5 milliards, mais à Mons on va inaugurer, avec 10 ans de retard, une gare pharaonique qui aura coûté 480 millions d’euros, avec un entretien annuel de près d’un million d’euros, pour 100.000 habitants … dont quelques grandes pointures de la classe politique.

4 réflexions sur « La planche à billets. »

  1. Brigitte Vermaelen

    Pourquoi la plupart des partis politiques s’obstinent-ils à persister dans la construction du projet de métro 3 alors que toutes les études scientifiques démontrent que ce métro est hors de prix et tout à fait inutile ?
    C’est totalement démentiel.

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  2. FC

    On devine les origines de toutes ces « décisions » : copinages, coups de tête, renvois d’ascenseurs, calculs médiatiques etc. Pourquoi diable, nos politiques se soucieraient-ils (trop) du bien public alors que :
    1) ce n’est pas leur argent;
    2) qu’ils sont juridiquement protégés des conséquences de leurs actes politiques;
    3) que le renouveau de leurs mandats ne dépend plus des élections mais des négociations qui suivent, du positionnement au sein du parti et du carnet d’adresses;
    4) qu’ils baignent dans une époque où le cynisme, le chacun-pour-soi, l’argent et l’apparence règnent en maître au dépend de l’éthique.
    Si nous voulons éviter un régime plus ou moins populiste et dictatorial, il me semble qu’il faut plus de démocratie directe et moins de particratie, plus de transparence et de contrôle des actions politiques, plus d’éducation politique et sociale de la population (yc les immigrés), plus de sanctions contre les fake-news et les médias laxistes et, évidemment, plus de contrôle des réseaux sociaux.
    Bref, plus d’Etat. Après tout c’est bien ce que demande plus ou moins consciemment ceux, de plus en plus nombreux, qui votent pour l’extrême-droite, non ? De la sécurité, de la cohérence, de la transparence; des concepts qui peuvent se décliner démocratiquement, ou non.

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