Plus de 400 personnes se sont retrouvées à l’AB ce dimanche à 17h pour débattre de la place et de la nature de l’espace public à Bruxelles, en présence des candidats aux prochaines élections communales. Priés de répondre aux questions, ils étaient aussi priés d’interroger l’assistance et d’écouter ses propositions. Une sonnette de tram interrompant les bavards et des aboiements de chiens coupant tout propos injurieux. Le ton est donné pour un débat atypique.
Les bancs publics enlevés à Saint- Catherine pour faire place aux terrasses commerciales est le point de départ. Si vous êtes élus, les remettrez-vous ? Les réponses fusent. Quelques acteurs envahissent l’estrade et repoussent les politiciens de leurs bancs pour installer une terrasse payante. Le débat se poursuit en toutes langues, interrompu par des performances et des rappeurs, qui illustrent concrètement les propos, sous les applaudissement d’une foule excitée.
Des Bruxelloises et des Bruxellois sont contraints d’habiter plus petit. Des espaces publics accessibles et verts leur sont donc indispensables. Le débat se poursuit à propos de la sécurité, de la propreté, de l’action de la police, de l’écoute réservée aux travailleurs de terrain et à la société civile. Des réponses sont applaudies et d’autres huées. Ça chauffe. La trentaine de bancs payés par crowdfunding vont-ils partir dans le camion ou on les amène place Sainte Catherine ? La réponse sur les photos. Désobéissance civile pour une bonne cause ? Un débat passionné au-delà de la langue de bois.



Tout à fait d’accord avec Mme Vermaelen : vive le français à Bruxelles ! Assez de cette invasion rampante de l’anglais sous prétexte de commodité mais qui véhicule en stoemelinckx des valeurs très anglo-saxonnes de compétitivité exacerbée, de cupidité débridée, de consommation effrénée qui finissent par me hérisser sérieusement le poil !
Y a pas que le mercantilisme minuté dans vie, il y a aussi le petit café sur la terrasse un oeil trainant sur les jolies filles de passage (tiens, vous avez déjà vu une terrasse avec places assises à Londres ? Moi pas…), le plat du jour au resto du coin, le papotage au bout de la rue, le regard qui se perd dans paysage, le sourire provoqué par des histoires de chiens au parc; bref, le temps laissé au temps comme disait l’autre …
Le respect d’une culture se traduit par le respect de sa langue.
Le « crowfunding » se traduit aisément par « financement participatif », de même que « newsletter » par « infolettre ». Aucune plus-value d’utiliser l’anglais pour des termes qui existent en français, à part pour faire du genre.
Utilisons prioritairement notre langue française qui est en train de se faire grignoter par l’anglais, cheval de Troie du « softpower » anglo-saxon. Pas de paresse intellectuelle svp !
Les Québécois en visite chez nous sont atterrés par l’invasion de l’anglais dans tous les domaines : RTBF (service public…), les pubs, etc.
Vive le français.