Décréter l’urgence climatique.

 « Il faut décréter l’urgence climatique, comme pour la crise du covid », c’est Rob Hopkins, mis en avant dans le film Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent, qui l’affirme. Ce militant britannique parie sur l’imagination et les communautés locales pour accélérer la transition écologique. Aux projections de fin du monde, ce professeur, auteur de plusieurs livres sur la transition écologique, préfère les histoires inspirantes qui stimulent l’imagination et qui devraient permettre de construire un autre futur. Ce sont les considérations encourageantes qu’il livre au journal Le Soi.

« Son mouvement, Transition Network, fondé en 2006 et décrit ICI, vise à façonner un avenir durable, résilient, plus solidaire et égalitaire en imaginant et en expérimentant comment vivre sans les énergies fossiles, avec de nouvelles formes d’économie, de consommation, de gouvernance: atteindre plus d’autonomie dans les villes grâce à une relocalisation de l’alimentation et de l’énergie, transférer une partie du pouvoir à des collectivités, réimaginer une économie plus locale où l’argent reste là où il est généré ». Les communautés d’énergie en sont des exemples.

« Les structures démocratiques sont en train d’échouer. Il ne faut pas renoncer à la démocratie, mais elle peut prendre d’autres formes. Je crois beaucoup dans les assemblées citoyennes, comme les conseils de quartier à Barcelone ». « Si on ne parle que d’effondrement, d’extinction, le risque est que les gens soient si terrifiés qu’ils ne fassent rien. Oui, les prévisions sont effrayantes. Mais il faut aussi des voix qui portent un autre message. Je préfère parler des initiatives qui fleurissent: ce n’est pas mentir aux gens que de dire qu’il y a encore une fenêtre d’action pour améliorer le futur si on agit vite ». Il donne des exemples vécus ICI.

Photo Transition Network/ Coopératives citoyennes de production d’énergie

1 réflexion sur « Décréter l’urgence climatique. »

  1. brigittevermaelen

    Oui, et il ne faut compter quasiment que sur nous-mêmes. Les autorités vont encore mettre un temps fou à se mettre d’accord sur des mesurettes qui ne répondent pas à l’urgence climatique.
    Il faudrait p. ex. réformer drastiquement la Politique agricole commune de l’U. E. qui ne place pas du tout l’agriculture biologique et donc quasiment non polluante en 1ère place, on multiplie les grand-messes avec des objectifs chronologiques en complet décalage avec la réalité d’aujourd’hui,…
    Tout cela avec la sacralisation de la croissance, censée créer de l’emploi, la peur du manque (notre chauffage en hiver) etc.

    Mais comment faire en sorte que le citoyen lambda ne cède plus aux sirènes du consumérisme ou de la facilité via la pub, les réseaux sociaux (il faut être tendance), la tentation quotidienne ? Et le bio est encore largement plus cher que le non-bio, ce qui est encore une absurdité.
    On n’apprend pas la sobriété à l’école ni pas vraiment la réflexion critique par rapport au fonctionnement de notre société : toutes suggestions bienvenues, cela urge.

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