Happy Monday: Oui, on continue

« Il faut prendre conscience que ce qui se joue aujourd’hui est sans précédent dans l’histoire: le destin de l’humanité dans son ensemble. Jamais une cause n’a été aussi essentielle, aussi vitale, aussi pure et aussi belle » (Edgar Morin). Après cela, continuer ici à s’intéresser de près à tout ce qui concerne l’avenir de Bruxelles, a quelque chose de dérisoire et de pathétique. Ni vous, ni moi ne sommes en mesure d’arrêter le changement climatique, la fonte des glaciers ou l’érosion de la biodiversité … mais nous voulons des énergies moins chères, exigeons une réforme de nos institutions ou plus de justice et de démocratie. Presque un luxe par les temps qui courent.

Le gouvernement est contraint de donner des « primes mazout », de prolonger ses centrales nucléaires et s’avère impuissant dans des  nombreux domaines. Il en appelle à l’Europe … qui hésite, par exemple, à taxer le kérosène, tant que la planète entière ne s’y résoudra pas. On doit pouvoir arrêter de penser à tout cela pour ne pas être victime d’éco-anxiété ou sombrer dans le désespoir. On doit encore pouvoir profiter de la vie et faire des projets. Dissocier nos connaissances rationnelles de la situation de notre besoin de vivre l’instant présent avec insouciance, de nous projeter dans le futur et de garder l’illusion que tout va s’arranger.

Dissocier. Le mot est lâché, faute d’un autre plus adapté. Etre conscient de ce qui est en train de se passer, mais pouvoir nous dissocier pour garder le désir de jouir de ce que la vie a toujours à nous offrir. Passer de l’un à l’autre pour survivre. Continuer à se préoccuper concrètement de l’avenir de notre ville, tout en sachant qu’elle est dépendante de manquements et de décisions qui se prennent ailleurs. Après un moment d’hésitation, Bruxsels Future va néanmoins continuer à s’intéresser à tout ce qui peut contribuer à améliorer la qualité de vie et l’environnement du peuple de Bruxelles.

4 réflexions sur « Happy Monday: Oui, on continue »

  1. brigittevermaelen

    Merci de continuer, cher Yvan, dans cet exercice difficile d’appréhender des thématiques très diverses de manière intelligente à mes yeux et toujours dans une concision remarquable.

    Je rejoins totalement l’opinion de Philippe Van Parijs.
    Nous avons besoin de citoyens éclairés, actifs et positifs.

    Et vive la région bruxelloise, en dépit de ses frontières idiotes, de ses institutions largement stupides et bassement politiciennes qui ne tiennent que très peu compte des aspirations et besoins de ses citoyen-ne-s.

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  2. Philippe Van Parijs

    « Après un moment d’hésitation, Bruxsels Future va néanmoins continuer… »
    Bien sûr qu’il faut continuer. Autant que le penser global, l’agir global est indispensable. Mais le penser local doit s’allier au penser global pour guider l’agir local et l’agir local ne fait pas seulement une (petite) différence locale. Il facilite aussi l’agir global.

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  3. Magali Verdonck

    Merci d’avoir fait ce choix ! Ton blog est un phare positif et constructif dans ces temps sombres. On en a besoin.

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