Demain on rase gratis.

La STIB est fière de publier son enquête: 72% des Bruxellois sont favorables à la construction de la ligne de métro 3. En dehors d’un certain nombre de riverains, qui aurait de bonnes raisons de s’opposer à une nouvelle ligne de métro ? Avec ses comptes en rouge, la question est de savoir si la Région peut se permettre cette nouvelle ligne ? La facture s’élève à 2,3 milliards et elle risque encore de grimper, suite à des problèmes de sous-sol et à la hausse de prix des matériaux de construction. Les personnes interrogées savaient-elles que l’intégralité des investissements de Beliris seront consacrés au seul métro durant des années et qu’il n’y aura plus un franc pour d’autres projets prioritaires à Bruxelles ?

Il en va un peu de même pour la question des pensions et celle des allocations familiales. Personne ne veut qu’on touche à ces avantages acquis. On peut le comprendre, mais cela reste-t-il payable ? Le gouvernement tente d’anticiper sur la situation, mais craint les réactions des électeurs. Le différend qui oppose Sven Gatz au Budget et Clerfayt à la Famille, illustre bien cette difficulté d’arbitrer. Pareil au fédéral, où le dossier pension est sans cesse reporté, alors que le vieillissement de la population occasionne des surcoûts croissants, y compris en soins de santé. Pourra-t-on raser gratis demain ?

Avec les aides distribuées pour la Covid, la guerre en Ukraine, l’inflation, les faillites et les prix de l’énergie qui flambent, les budgets des différentes entités fédérées sont mal en point. Reste donc à emprunter. Ce n’est pas interdit, mais cela a désormais un prix. Emprunter c’est reporter la charge de la dette et de ses intérêts sur la génération suivante. Une génération qui aura bien besoin de budgets solides pour faire face au réchauffement climatique qui ne fera qu’amplifier.

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3 réflexions sur « Demain on rase gratis. »

  1. Bea SUYS

    Nous les utilisateurs du transport commun et qui vit dans les quartiers concernées de la CONSTRUCTION du métro3 sont 100% opposées à ce métro, qui n’ rapportera rien à l’amélioration de la mobilité plutôt le contraire ! et ne tient pas de tout compte des citoyens et citoyennes des quartier. c’est la destruction de ces communes , l’architecture, la commerce local . Les sondages organisé par le Stib sont faux ! basé sur une question à la con  » êtes vous pour le métro , sans donner des détails sur les travaux ni l’influence sur le climat , le bétonnage, etc le gaspillage de notre argent ! Ceux qui connaissent le dossier et si la politique s’intéressaient un peu plus voient clairement ce métro n’est pas justifiable plutôt le contraire . Nos interventions depuis des mois voir des années auprès la politique et les personnes qui décident ils nous écoutent pas ! Si vous désirez en savoir plus regarder entre autre  » sur le web de Ieb  » métro pourquoi pas , et dont look down puis tout simplement nous des habitants. Je vous invite à prendre le tram55 pour constater que ca fonctionne bien même au heures de pointes que les écoles se terminent . Si un jour le métro sera là plus de tram55 mais les rails doivent rester donc même pas avantages pour les cyclises .il y a d’autres lignes des trams et bus de la Stib ou des travaux sont urgent . Beliris; pouvez -vous justifier que vous donner tout l’argent à un métro pour la grandeur des immobilier international pour annoncer il y a un station de métro . Nous avons beaucoup de gares de Sncb peu utiliser car peu de gens les connaissant etc etc.

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  2. potteve

    S’agissant du métro, n’aurait-il pas été plus judicieux, moins coûteux et moins fastidieux de commencer par prolonger la ligne de métro 5 depuis Hermann-Debroux jusqu’au Ring (4 bras) et d’aménager là un grand parking de dissuasion pour les navetteurs ?
    Et puis concrétiser enfin le « RER » bruxellois dont on parle depuis des lunes.

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  3. Philippe DELSTANCHE

    A force de vouloir contenter tout le monde, les politiques qui ne décident pas vont fâcher tout le monde. C’est assez désespérant. Le notion de l’intérêt collectif n’est plus ce qui motive les décideurs politiques, mais bien certains intérêts communautaires sensés garantir des intérêts électoraux personnels ou partisans. L’émergence d’une classe politique davantage sensible à ces enjeux réellement collectifs et de long terme est-elle encore possible dans ce climat de défiance généralisé ?

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